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	<title>Archives des vidéo 🎥 - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Jun 2023 10:58:41 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des vidéo 🎥 - Surbooké</title>
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		<title>Au nom du maintien de l&#8217;ordre, Paul Moreira, Arte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 15:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo 🎥]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Arte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est bien plus qu&#8217;un documentaire extrêmement bien fait sur l&#8217;évolution des techniques de maintien de l&#8217;ordre. Plus qu&#8217;une analyse des nouvelles armes utilisées par les forces de l&#8217;ordre. Comme les lanceurs de balles de défense (LBD) qui vous éborgnent un manifestant en moins de temps qu&#8217;il ne vous faut pour le dire. Ou les grenades [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C&rsquo;est</strong> <strong>bien</strong> <strong>plus</strong> <strong>qu&rsquo;un</strong> <strong>documentaire</strong> <strong>extrêmement</strong> <strong>bien</strong> <strong>fait</strong> sur l&rsquo;évolution des techniques de maintien de l&rsquo;ordre. Plus qu&rsquo;une analyse des nouvelles armes utilisées par les forces de l&rsquo;ordre. Comme les lanceurs de balles de défense (LBD) qui vous éborgnent un manifestant en moins de temps qu&rsquo;il ne vous faut pour le dire. Ou les grenades de désencerclement qui s&rsquo;apparentent à des armes de guerre. <em>Au</em> <em>nom</em> <em>du</em> <em>maintien</em> <em>de</em> <em>l&rsquo;ordre</em> est avant tout une réflexion sur le recul de nos libertés. C&rsquo;est Nicolas Sarkozy qui le dit le mieux quand il affirme goguenard en 2008 que « <em>Désormais</em> <em>quand</em> <em>il</em> <em>y</em> <em>a</em> <em>une</em> <em>grève</em> <em>en</em> <em>France,</em> <em>personne</em> <em>ne</em> <em>s&rsquo;en</em> <em>aperçoit</em> ». Et pour cause cela fait des dizaines d&rsquo;années que l&rsquo;on nous explique qu&rsquo;avec la mondialisation il n&rsquo;est plus possible de vivre comme avant. Que ceux qui osent encore protester parce qu&rsquo;ils bénéficient d&rsquo;un statut relativement protecteur, feraient mieux de retourner au boulot. Et que les autres, les salariés du privé, n&rsquo;ont qu&rsquo;à bien se tenir s&rsquo;ils ne veulent pas perdre leur emploi. Les premiers à s&rsquo;en être aperçus sont ces ouvriers sidérurgiques qui ont hurlé pour conserver leurs usines. Rappelez-vous, cela a commencé chez nous en mars 1979 avec la manifestation organisée à Paris par la CGT en solidarité avec les ouvriers lorrains. Les CRS étaient là pour accueillir comme il faut ceux qui ne demandaient qu&rsquo;à travailler. Dès lors avec la fermeture des usines et des bastions syndicaux, les responsables du maintien de l&rsquo;ordre auront beau jeu de déplorer le bon temps où la CGT savait contrôler ses manifestations. Où les autonomes et autres <em>black</em> <em>blocs</em> n&rsquo;interféraient pas dans les défilés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Et une liberté publique qui s’érode</em></p></blockquote>



<p></p>



<p>Car cette époque est révolue faute de bras dans les rangs syndicaux, d&rsquo;usines pour les employer, de grosses structures et de modes de management qui permettaient aux forces syndicales de se développer. Aujourd&rsquo;hui les emplois ouvriers sont majoritairement dans le tertiaire, et la sociologie chez Amazon n&rsquo;est pas celle qui existait à Hagondange ou à Billancourt. Les autorités qui se plaignaient des « nouveaux manifestants » se sont adaptées, notamment en utilisant les techniques des nasses qui envoient les policiers au plus près des défilés. Officiellement pour protéger ceux qui manifestent des violences extérieures. De fait comme le montre le documentaire pour que les forces de l&rsquo;ordre puissent s&rsquo;insérer comme elles le souhaitent dans les cortèges, se saisir de qui elles veulent sans aucun motif juridique, et qu&rsquo;elles puissent cogner et gazer comme bon leur semble. Si on ajoute le déni des violences policières savamment entretenu par le pouvoir, alors on fait en sorte qu&rsquo;on ne puisse plus manifester sereinement. Et une liberté publique qui s&rsquo;érode, une de plus. Ancien sous-préfet devenu gilet jaune, Laurent Bigot détaille le mode opératoire des policiers dans <em>Au</em> <em>nom</em> <em>du</em> <em>maintien</em> <em>de</em> <em>l&rsquo;ordre</em>. Pourtant il les a aimés les flics quand il les commandait. Il sait qu&rsquo;un policier exécute les ordres reçus, alors quand on leur demande de nettoyer une place ils le font. Laurent Bigot sait aussi combien le degré d&rsquo;exigence a baissé dans le recrutement des flics, ce qui a conduit à embaucher ceux qu&rsquo;il qualifie de « <em>teubés</em> ». Assurément pas une bonne chose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La répression policière est mondiale</p></blockquote>



<p>La montée de la violence dans le maintien de l&rsquo;ordre n&rsquo;est pas spécifique à la France. Le documentaire la présente comme un phénomène mondial qui aurait débuté en 1999 à Seattle lors d&rsquo;une réunion de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce. On pourrait aussi parler de ce qui s&rsquo;est passé à Gênes en 2008 lors d&rsquo;un G8 qui provoqua la mort d&rsquo;une personne et de graves blessures chez six cents manifestants. Amnesty International a dit que ces trois journées avaient constitué « <em>la</em> <em>plus</em> <em>grave</em> <em>atteinte</em> <em>aux</em> <em>droits</em> <em>démocratiques</em> <em>dans</em> <em>un</em> <em>pays</em> <em>occidental</em> <em>depuis</em> <em>la</em> <em>fin</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>seconde guerre mondiale</em> ». La répression policière est mondiale, elle va de pair avec l&rsquo;enrichissement d&rsquo;un petit nombre de personnes. Si on y ajoute en France le recul d&rsquo;autres droits, celui de décider de notre avenir dans un référendum comme en 2005. Ou la possibilité pour le parlement de voter les lois, cela commence à faire beaucoup.</p>



<p><strong>Regarder le documentaire</strong> <strong>sur le site d&rsquo;Arte</strong><br><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-023814/au-nom-du-maintien-de-l-ordre/">https://www.arte.tv/fr/videos/RC-023814/au-nom-du-maintien-de-l-ordre/</a></p>



<p><strong>Vous pourriez aussi apprécier</strong><br><em><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2022/06/12/histoire-populaire-de-limpot-arte-france/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Histoire populaire de l&rsquo;impôt</a></em></p>



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		<title>La syndicaliste, Jean-Paul Salomé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 12:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[vidéo 🎥]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En adaptant au cinéma La syndicaliste de Caroline Michel-Aguirre, Jean-Paul Salomé en a changé l&#8217;angle mais pas le plaisir qu&#8217;on en retire. Faites-vous donc les deux versions, en commençant de préférence par la VO pour ne pas brider votre imagination. Principale différence avec le livre, le film laisse au second plan le mécano industriel qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En</strong> <strong>adaptant</strong> <strong>au</strong> <strong>cinéma</strong> <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2023/02/28/la-syndicaliste-caroline-michel-aguire-editions-stock/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>La</strong></em> <strong><em>syndicaliste</em></strong></a> de Caroline Michel-Aguirre, Jean-Paul Salomé en a changé l&rsquo;angle mais pas le plaisir qu&rsquo;on en retire. Faites-vous donc les deux versions, en commençant de préférence par la VO pour ne pas brider votre imagination. Principale différence avec le livre, le film laisse au second plan le mécano industriel qui a provoqué la « guerre » entre Areva et EDF au sein du nucléaire français. Jean-Paul Salomé propose avant tout le récit du tsunami qui s&rsquo;est abattu sur Maureen Kearney, la principale syndicaliste du groupe Areva. Rien que de très logique car si Caroline Michel-Aguirre travaille depuis longtemps sur les sujets économiques et politiques, le cinéaste est avant tout un raconteur d&rsquo;histoires. Mais on n&rsquo;y perd pas au change tant Isabelle Huppert est bouleversante. Comme le film propose une adaptation fidèle du livre, on pourra se reporter à ma chronique précédente pour davantage de détails sur l&rsquo;intrigue. Alors autant en profiter pour signaler trois belles réussites du film.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em> Il</em> <em>y</em> <em>connaît</em> <em>quoi</em> <em>en</em> <em>tampax ?</em> »</p></blockquote>



<p>La première concerne les discriminations subies par les femmes. Maureen Kearney et Anne Lauvergeon la première patronne d&rsquo;Areva interviennent dans un monde d&rsquo;hommes et on leur fait comprendre. C&rsquo;est naturellement la sans-grade qui en souffre le plus. Mais même « Atomic Anne » n&rsquo;a pas la tâche facile. Dans l&rsquo;univers des plus grandes sociétés les femmes ne sont jamais les bienvenues. Et probablement davantage encore dans celui des ingénieurs. Ce n&rsquo;est toutefois rien en comparaison de ce qu&rsquo;a vécu Maureen Kearney, qui a en plus subi un viol et son traitement médico-judiciaire. On a notamment mis en doute sa sincérité pour ne pas avoir expulsé le manche de couteau qu&rsquo;on lui avait planté dans le vagin. Une réaction bien masculine qui fait dire à une gendarme à propos de son chef enquêteur : « <em>il</em> y <em>connaît</em> <em>quoi</em> <em>en</em> <em>tampax</em> <em>?</em> ». La seconde réussite concerne les difficultés rencontrées par les syndicalistes qui se heurtent à une vieille antienne du patronat français : leur dénier toute compétence. Pensez-vous dit le nouveau patron d&rsquo;Areva à propos de Maureen, elle n&rsquo;est pas même ingénieure. Aurait-elle été à la CGT qu&rsquo;il l&rsquo;aurait renvoyée à ses merguez. Ce qui aurait été une grave erreur, Maureen n&rsquo;ayant aucun talent dans l&rsquo;utilisation du barbecue dont elle laisse avantageusement la manipulation à son mari. Comme quoi Sandrine Rousseau ne dit pas que des bêtises. Corollaire de la supposée incompétence de la syndicaliste, on pardonne bien des choses à celui qui tire sa légitimité de son poste de dirigeant. Alors quand Maureen secoue verbalement son patron en réunion pour obtenir des informations, il lui lance une chaise à la tête. Et que se passe-t-il ? Rien. Personne ne réagit. Il ne faut surtout pas oublier les préséances à respecter en société.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La sympathique Irlandaise a failli y laisser la vie</p></blockquote>



<p>Ce qui m&rsquo;a véritablement bouleversé c&rsquo;est la solitude qui s&rsquo;abat sur Maureen Kearney. Les enquêteurs en jouent en faisant douter son mari et sa fille pour faire tomber ses derniers soutiens. Il faut peut-être avoir vécu ce type de situation pour le ressentir. Pour percevoir combien la défiance de ceux avec qui vous étiez censés agir peut vous faire souffrir. Je n&rsquo;ai heureusement jamais matché avec des pointures de la taille de ceux qu&rsquo;a affrontés Maureen Kearney, car la sympathique Irlandaise a failli y laisser la vie. Mais j&rsquo;ai terminé ma carrière à l&rsquo;Insee avec un directeur général téléphonant à ma cheffe d&rsquo;établissement pour lui dire qu&rsquo;il allait me sucrer des primes. Raison invoquée : un post que j&rsquo;avais déposé sur le blog d&rsquo;un professeur d&rsquo;économie <strong>(<a href="https://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/2018/12/28/les-journalistes-racontent-nimporte-quoi-mais-cest-un-peu-la-faute-de-linsee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>)</strong>. Et bien je n&rsquo;ai pas réussi à obtenir le soutien de mes collègues que j&rsquo;avais probablement lassés. Tout illégale qu&rsquo;ait été la menace de Jean-Luc Tavernier, il avait gagné. C&rsquo;est toujours compliqué de bousculer l&rsquo;ordre établi. De faire comprendre qu&rsquo;un statut institutionnel ne donne pas tous les droits. Que quelqu&rsquo;un qui s&rsquo;engage avec constance n&rsquo;est pas forcément un excité. Heureusement Maureen Kearney n&rsquo;a jamais été lâchée par la CFDT qui lui a payé ses frais d&rsquo;avocat lors de son procès en appel. Elle s&rsquo;en est sortie sans hélas que les responsables de son calvaire soient inquiétés. Henri Proglio et Alexandre Djouhri, qui sont nominalement cités dans le livre et le film, n&rsquo;ont jamais été interrogés. La France insoumise va toutefois demander la création d&rsquo;une commission d&rsquo;enquête sur ce qu&rsquo;elle qualifie de « scandale d&rsquo;État ». Maureen Kearney s&rsquo;en est réjouie. Cette femme, qui a payé bien trop cher son engagement, est par son courage un modèle pour nous. On lui doit de relancer l&rsquo;enquête comme on le doit à la démocratie.</p>



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		<title>Histoire populaire de l&#8217;impôt, Arte France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2022 21:38:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[économie 👛]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo 🎥]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne modifie pas un système d&#8217;imposition sans danger. L&#8217;histoire déborde de révoltes suscitées par le rejet des prélèvements fiscaux. C&#8217;est ce que nous dit l&#8217;excellent documentaire intitulé Histoire populaire de l&#8217;impôt, diffusé en deux fois par Arte. Il retrace pour cela l&#8217;évolution de la fiscalité depuis le Moyen Âge en France, en Grande-Bretagne et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>On</strong> <strong>ne</strong> <strong>modifie</strong> <strong>pas</strong> <strong>un</strong> <strong>système</strong> <strong>d&rsquo;imposition</strong> <strong>sans</strong> <strong>danger</strong>. L&rsquo;histoire déborde de révoltes suscitées par le rejet des prélèvements fiscaux. C&rsquo;est ce que nous dit l&rsquo;excellent documentaire intitulé <em>Histoire</em> <em>populaire</em> <em>de</em> <em>l&rsquo;impôt</em>, diffusé en deux fois par Arte. Il retrace pour cela l&rsquo;évolution de la fiscalité depuis le Moyen Âge en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Ses auteurs n&rsquo;en concluent pas pour autant que le financement de la puissance publique par l&rsquo;impôt serait par essence critiquable. Bien au contraire. L&rsquo;impôt est consubstantiel à la démocratie. Sa généralisation est allée de pair avec l&rsquo;extension des droits des citoyens. Ses reculs ont souvent été payés par la montée des inégalités. Les injustices fiscales génèrent d&rsquo;importantes révoltes. Il serait bon de s&rsquo;en souvenir à un moment où certains érigent les baisses d&rsquo;impôts en progrès sociaux. Un bon fonctionnement de la démocratie a besoin de débats pour trancher. Faut-il toujours payer moins d&rsquo;impôts et en faire porter les conséquences par ceux qui seront ainsi privés de l&rsquo;aide des pouvoirs publics ? Ou plutôt considérer que la mutualisation des richesses permet d&rsquo;assurer une meilleure cohésion sociale au prix de moindres libertés individuelles ? Le débat est ouvert et rien de mieux que l&rsquo;histoire pour l&rsquo;alimenter.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Au début du XVIIIe siècle les rois français sont contraints d&#8217;emprunter faute de pouvoir augmenter les impôts</p></blockquote>



<p>Les auteurs du documentaire font remonter à l&rsquo;année 1215 la première apparition du débat sur le consentement à l&rsquo;impôt. 1215 c&rsquo;est l&rsquo;année où le roi d&rsquo;Angleterre Jean sans Terre, souverain très impopulaire, demande de l&rsquo;argent aux aristocrates pour financer ses guerres. Or ils refusent sauf à être consultés, ce qui donnera naissance à la <em>Magna</em> <em>Carta</em>, la grande charte qui est considérée comme le premier frémissement de la démocratie en Europe. À cette époque, les rois de France ne se financent pas par l&rsquo;impôt. Ils vivent des revenus issus de leurs possessions. Mais très rapidement ce système montre ses limites, surtout pour payer les guerres. Charles VII s&rsquo;autorise donc à taxer les paysans et les artisans pour financer la guerre  de Cent Ans. Il a pour cela à sa disposition la gabelle, un impôt sur le sel, et surtout la taille jusque-là seigneuriale qu&rsquo;il unifie à son profit. Les révoltes qui en découlent ne sont pas suffisantes pour dissuader les rois français d&rsquo;inventer d&rsquo;autres impôts comme le fait plus tard Louis XIV pour payer la construction de Versailles. En 1674 les Bonnets rouges se soulèvent en Bretagne, ce qui entraîne une répression féroce, les pendus jalonnant les routes de la région. Bien d&rsquo;autres refus de l&rsquo;impôt apparaissent en Europe, notamment dans le Saint-Empire romain germanique. Au début du XVIIIe siècle les rois français sont contraints d&#8217;emprunter faute de pouvoir augmenter les impôts. À la fin du siècle Louis XVI  doit réformer l&rsquo;imposition pour rembourser la dette de la royauté. Il convoque les états généraux, l&rsquo;assemblée composée de représentants de la noblesse, du clergé et du tiers état, qui est seule habilitée à le faire. C&rsquo;est la première fois que la question du consentement à l&rsquo;impôt est posée dans le pays. À cette occasion des cahiers de doléances sont remplis partout. Les injustices dénoncées dans l&rsquo;ensemble de la France vont contribuer à déclencher la Révolution, la décapitation du roi, et la création de la République. La nouvelle fiscalité va s’appuyer sur le foncier, en accord avec la théorie dominante des physiocrates selon laquelle seule la terre est créatrice de valeur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En France l’impôt sur le revenu est mis en place en 1914 pour financer la guerre</p></blockquote>



<p>Arrive la révolution industrielle anglaise qui s’appuie sur les hauts fourneaux, la machine à vapeur et leur corollaire la montée de la classe ouvrière. La fiscalité anglaise repose à ce moment sur les taxes foncières et les taxes sur la consommation, le vin, le tabac ou les allumettes. Elles sont profondément injustes car identiques quels que soient les revenus. Pour financer l’expansion du capitalisme qui demande des infrastructures ainsi que la conquête coloniale l’État emprunte pour le plus grand profit des prêteurs. Pour rembourser apparaît la tentation de créer un impôt sur le revenu plus juste, qui est refusé par les gouvernements anglais. Dans l’Allemagne naissante Bismarck s’y plie pour contenir la colère de la classe ouvrière et consolider le nouvel État. En France l’impôt sur le revenu est mis en place en 1914 pour financer la guerre. La déclaration des revenus est toutefois facultative et les hauts revenus pas plus sollicités que les autres. C’est donc par l’emprunt que les États payent la guerre. Des emprunts qui seront remboursés par les peuples à la fin du conflit en France ainsi qu&rsquo;en Grande-Bretagne. Et plus encore en Allemagne qui doit également s’acquitter des réparations de guerre que les vainqueurs lui imposent. Pour éviter une révolution, la république de Weimar met en place une taxe qui prélève jusqu’à 60 % des plus hauts revenus. En France l’impôt progressif est adopté en 1920. Mais pas en Grande-Bretagne car les classes aisées obtiennent la baisse des dépenses publiques. Devant ces nouvelles fiscalités, les banques suisses commencent à publier des publicités dans les journaux afin d’attirer les capitaux français ou allemands. En 1942 William Beveridge propose un modèle de reconstruction pour la Grande-Bretagne avec la mise en place d’une protection sociale. Les chômeurs ne seront plus considérés comme des fainéants. Mieux encore, le remboursement de la dette de guerre attendra. Cette fois même les conservateurs ne peuvent s’y opposer. L’État social est créé, il est financé par l’impôt, pas par les cotisations comme dans le modèle de Bismarck. Le modèle anglais est universel, celui de l’Allemagne s’adresse à ceux qui peuvent payer. Pour financer la croissance française, on invente en 1954 la taxe sur la valeur ajoutée. Cette TVA est indolore pour les entreprises, payée par les consommateurs, et elle dédouane l’État d’augmenter l’impôt sur le revenu. Avec le Marché commun, elle se généralise en Europe car cette taxe est terriblement efficace mais totalement injuste. Le choc pétrolier de 1973 et la récession qui en découle introduisent une nouvelle donne. Pour indemniser  les chômeurs le débat d’un impôt sur les grandes fortunes débute. Il aboutit avec la victoire de François Mitterrand en 1981. Enfin un impôt juste ? Dans les faits non, puisque l’outil de travail puis les œuvres d’art sont exonérés, ce qui n’empêche pas la fuite des capitaux vers la Suisse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La <em>poll</em> <em>tax</em> provoque la chute de Thatcher</p></blockquote>



<p>Pour vaincre le chômage une nouvelle rengaine apparaît aux États-Unis et en Grande-Bretagne : trop d’impôt tue l’impôt. Les ouvriers anglais privés d’emploi vont vite le comprendre en se heurtant à Margaret Thatcher qui s’inspire de penseurs libéraux tels Milton Friedman et Friedrich Hayek. L’époque est à la baisse des impôts, à la réduction des dépenses publiques et aux privatisations. La répression qui s’ensuit met à terre un siècle de culture ouvrière. Moins d’impôts c’est moins d’argent pour les services publics. Principaux bénéficiaires les ménages aisés, principaux perdants les plus pauvres qui ne sont plus soutenus par l’État. C’est l’instauration de la<em> poll tax</em>, un impôt local calculé sans prendre en compte les revenus ni le capital, qui l’incarne le mieux. Elle provoque la chute de Thatcher, sans pour autant que le rejet de cet impôt soit organisé ni structuré par des partis politiques ou des syndicats. Malgré sa défaite la « dame de fer » a marqué pour longtemps l’organisation du pays. En France la montée de la pauvreté apparaît au grand jour avec la création des Restos du cœur. Elle se traduit également par l’apparition d’un nouvel impôt pour financer la protection sociale : la contribution sociale généralisée (CSG). C’est un impôt sur le revenu à taux unique qui complète le financement traditionnel à base de cotisations.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Avec la libre circulation des marchandises les ouvriers vont payer deux fois cette politique</p></blockquote>



<p>Premier janvier 2002, passage à l’euro. Les États qui y adhèrent se dessaisissent d’une prérogative millénaire : le contrôle de la monnaie. La circulation des capitaux en est facilitée au contraire de la capacité des États à prélever l’impôt. Les groupes industriels et financiers sauront s’en servir. Les détenteurs de capitaux, et ceux qui exercent les métiers les plus qualifiés dans leur pays ou ailleurs, aussi. Avec la libre circulation des marchandises, les ouvriers vont payer deux fois les conséquences de cette politique. En perdant leurs emplois qui partent dans d’autres pays, souvent au sein de l’Union européenne. Et en étant de plus en plus privés de l’accès aux services publics. Le vieux principe d’égalité devant l’impôt est désormais caduc. Les pays se livrent alors à une féroce concurrence pour attirer les capitaux. La loi Hartz4 transforme la Saxe-Anhalt, une ancienne province de la RDA, en un <em>Land</em> à bas salaires. Le parti socialiste en France, le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) s’en inspirent. Cet abandon des avantages issus des conquêtes de la social-démocratie est rejeté dans les trois pays qui choisissent le référendum pour ratifier en 2005 la nouvelle constitution de l’Europe. En France, au Danemark et aux Pays-Bas. En vain puisque le projet sorti par la fenêtre, revient deux ans plus tard par la porte, avec le traité de Lisbonne.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>De petits pays européens comme le Luxembourg ou les Pays-Bas n’ont pas grand-chose à envier aux îles exotiques</p></blockquote>



<p>La crise des <em>subprimes</em> de 2008 va casser encore un peu plus l’État social car il faut bien utiliser les deniers publics pour sauver les banques. En Allemagne le ministre des Finances Wolfgang Schäuble introduit le concept de déficit zéro dans la constitution. En France Éric Woerth met en place le bouclier fiscal pour plafonner la contribution des plus riches. Certes les pays de l’Union européenne se concertent à partir de 2009 pour lutter contre les paradis fiscaux qui pillent leurs recettes fiscales. Est-ce efficace ? En partie seulement comme le montrent des enquêtes comme les <em>Panama</em> <em>papers</em>. Mais aussi parce que des petits pays européens comme le Luxembourg ou les Pays-Bas n’ont pas grand-chose à envier aux îles exotiques. Presque partout les pays se fracturent géographiquement. En Angleterre où on vote pour le <em>brexit</em> dans le Nord contrairement à Londres. Entre l’Ouest et l’Est de l’Allemagne selon l’ancienne séparation issue de la guerre. Entre les territoires ruraux ou périphériques et les métropoles en France à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. Avec la numérisation de l’économie, de nouvelles atteintes à la capacité de lever l’impôt apparaissent. Toutefois le projet d’une taxation minimale des impôts dans l’ensemble des pays s’impose. En attendant qu’elle soit effective la crise du covid met en évidence que la protection offerte par les États pour protéger leurs ressortissants est désormais gravement amputée. À force de baisser les impôts l’hôpital est à terre, l’Éducation nationale qui ne peut plus recruter s’en rapproche. Continuer à baisser les impôts, sur les capitaux avec la <em>flat</em> <em>tax</em>, en réduisant les contributions des entreprises sous couvert d’améliorer leur compétitivité, en supprimant la taxe d’habitation et la redevance audiovisuelle, a un prix : la disparition du contrat social. Tout est affaire de choix.</p>



<p><strong>Regarder</strong> <strong>le</strong> <strong>documentaire</strong><br><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/099709-001-A/histoire-populaire-des-impots-1-2/">https://www.arte.tv/fr/videos/099709-001-A/histoire-populaire-des-impots-1-2/</a></p>



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		<title>Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, Marie Portolano, Canal Plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 05:45:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En théorie on ne devrait rien apprendre de ce documentaire qui traite de ce que vivent les femmes journalistes de sport. On reste toutefois pantois à sa vision tant il nous fait prendre conscience de l&#8217;ampleur du désastre. Il est vrai que gagner sa place dans un milieu où les femmes n&#8217;interviennent que depuis peu [&#8230;]</p>
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<p><strong>En théorie on ne devrait rien apprendre </strong>de ce documentaire qui traite de ce que vivent les femmes journalistes de sport. On reste toutefois pantois à sa vision tant il nous fait prendre conscience de l&rsquo;ampleur du désastre. Il est vrai que gagner sa place dans un milieu où les femmes n&rsquo;interviennent que depuis peu de temps n&rsquo;est pas chose facile. Que s&rsquo;exposer à l&rsquo;antenne, surtout à la télévision, quand vous avez aussi été choisie pour votre physique avenant, vous envoie systématiquement au massacre sur les réseaux sociaux, et parfois également dans votre entreprise. Et c&rsquo;est bien là le piège. On aurait quand même pu penser que quelques progrès avaient été accomplis depuis l&rsquo;arrivée des pionnières. Or il n&rsquo;en est rien. Qu&rsquo;elles travaillent sur la télévision publique ou privée, dans les journaux ou sur d&rsquo;autres médias, elles sont nombreuses à témoigner des harcèlements, internes à leur société ou commis à l&rsquo;extérieur, presque jamais condamnés par leur hiérarchie. Et pour cause, quelle meilleure situation que de tenir entre ses mains l&rsquo;avenir professionnel de ces femmes pour profiter d&rsquo;elles ? Alors elles parlent, racontent, tentent de retenir leurs larmes en expliquant ce qu&rsquo;elles ont subi. Embrassées, palpées, ramenée à l&rsquo;état de plante verte, rabaissées, éternellement suspectes d&rsquo;incompétence, menacées de meurtre ou de viol, dénoncées comme « <em>voulant se faire prendre par toute l&rsquo;équipe </em>», la liste est longue car les hommes qui les entourent, les dirigent ou les regardent ne manquent pas d&rsquo;imagination. Plus que tout elles disent la solitude qui a été la leur comme si personne ne savait. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les femmes sont interdites dans ce campement</p></blockquote>



<p>Au début de l&rsquo;histoire était l&rsquo;ineffable Thierry Roland, qui a œuvré à la télévision française à partir des années soixante. Un intellectuel comme on en rêve, qui exprime à l&rsquo;antenne son racisme contre les arbitres roumains ou tunisiens. Roland, le pithécanthrope du journalisme, ne veut pas de femmes dans le foot.  « <em>Le foot se joue avec du poil aux pattes et au menton. Il n&rsquo;est pas prévu pour les femmes journalistes</em> ». Alors il en fait baver à la première à s&rsquo;être assise sur le plateau de <em>Stade deux</em> l&rsquo;émission de sport que toute la France regarde, à une époque où la concurrence du privé ne l&rsquo;a pas encore réduite à peu de chose. Comment Marianne Mako a-t-elle pu supporter d&rsquo;être corrigée en direct par Roland devant les rires gras des autres journalistes ? C&rsquo;est simple, elle n&rsquo;y résiste pas, abandonne assez vite son emploi et change de métier. Roland Un &#8211; les journalistes femmes Zéro. Mais il n&rsquo;en a pas assez. Il se paye aussi Frédérique Galametz qui traite du foot à <em>L&rsquo;Équipe</em>. Logique, ce journal constitue avec <em>France Football</em> l&rsquo;entièreté de son domaine culturel. Les pisseuses n&rsquo;ont rien à y faire. La rédaction de <em>L&rsquo;Équipe</em> n&rsquo;est pas fondamentalement différente de celle de Stade deux. Quand F. Galametz vient signer son contrat, elle aperçoit sur un panneau « <em>Les femmes sont interdites dans</em> <em>ce</em> <em>campement</em> ». Par chance quand elle est attaquée dans un livre par Roland, sa rédaction l&rsquo;autorise à réagir dans le journal. Ce qu&rsquo;elle fait dans un article intitulé « En avoir ou pas » où elle explique que « <em>L&rsquo;essentiel, avec ou sans pénis, avec ou sans poils, c&rsquo;est de filer les bonnes infos </em>». Prends ça dans tes (petites) roupettes. Roland Un &#8211; les femmes journalistes Un. Le match va se poursuivre, toujours aussi déséquilibré.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En 2020 dans <em>L&rsquo;Équipe</em> Clémentine Sarlat révèle qu&rsquo;elle arrivait au travail la boule au ventre</p></blockquote>



<p>En 1997 nouvel épisode. Nathalie Iannetta fait son entrée au service des sports de Canal plus. Charles Biétry vient de réinventer le métier, renvoyant à la préhistoire ce qui se faisait avant. L&rsquo;arrivée d&rsquo;une femme est probablement ressentie comme quelque chose qui colle bien à l&rsquo;image de la chaîne. Pas question de renouveler l&rsquo;épisode Mako. Son chef de service lui fait pourtant comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;est pas favorable à son arrivée. Probablement pas par machisme. Plutôt comme il lui explique, parce qu&rsquo;il sait que chaque erreur commise sera immédiatement reprochée à la journaliste. Finalement, cela se passe bien et à force de travail Nathalie Iannetta fait son trou. Il est vrai qu&rsquo;elle en impose par son énergie et par son intelligence. On pourrait croire l&rsquo;histoire terminée, or il n&rsquo;en est rien. Retour à Stade deux en 2015. Roland et ses chefs sont partis mais les traditions perdurent. Comme beaucoup de jeunes femmes, Clémentine Sarlat est fan de sport et elle a choisi le journalisme pour assouvir sa passion. Ça aurait pu être son bonheur, cela va être un enfer. En théorie elle participe à Stade deux, mais en réalité on ne la laisse pas intervenir. L&rsquo;éternelle caution féminine c&rsquo;est elle. On lui promet toutefois de présenter l&rsquo;émission en compagnie de Matthieu Lartot au retour de son congé maternité. La promesse reste vaine ce qui l&rsquo;amène à démissionner. En 2020 dans <em>L&rsquo;Équipe</em> elle révèle qu&rsquo;elle arrivait au travail la boule au ventre, et fait part de propos sexistes de plusieurs collègues. Ses déclarations libèrent la parole de journalistes femmes du sport d&rsquo;autres médias, et lui amènent le soutien de la directrice de France Télévisions. Les multiples témoignages de consœurs recueillis par Marie Portolano montrent que le service des sports de France deux n&rsquo;est pas une exception. Telle journaliste entend un de ses collègues hurler dans l&rsquo;<em>open space</em>  «<em>J&rsquo;ai envie de baiser </em>». Une autre est convoquée par son chef qui lui annonce qu&rsquo;il ne la laissera repartir que quand elle aura avoué qu&rsquo;elle aime les filles. Une des forces du documentaire est que Marie Portolano et ses consœurs reviennent sur la double page que leur a consacrée <em>Paris Match</em>. On les y voit poser en robe, épaules et jambes nues, sans oublier les talons aiguilles.Toutes regrettent d&rsquo;avoir participé à la séance photo, conscientes d&rsquo;avoir avalisé une image contre laquelle elles se battent par ailleurs. Mais aucune n&rsquo;a osé refuser. Peut-être auraient-elles dû aussi s&rsquo;interroger sur une contradiction incontournable imposée aux journalistes femmes de télévision : ne pénètrent dans la place que des femmes compétentes et belles. Le sport étant avant tout regardé par des hommes, autant leur faire plaisir. Canal l&rsquo;a bien compris en installant dans son émission vedette du dimanche soir une créature pulpeuse juste derrière le présentateur. Elle ne parle jamais, elle n&rsquo;est pas là pour ça. Alors comment en sortir ? Par le travail comme beaucoup l&rsquo;affirment, par l&rsquo;éducation ? Avec un message d&rsquo;espoir : les jeunes hommes qui arrivent dans les rédactions ne seraient plus comme leurs prédécesseurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Pierre Ménès s&rsquo;est approché de Marie Portolano, lui a soulevé sa jupe et touché les fesses. En retour il s&rsquo;est pris un pain.</p></blockquote>



<p>Le travail de Marie Portolano peut aussi s&rsquo;analyser à partir de ce qui se passe depuis quelques semaines au sein du service des sports de Canal. Un des collaborateurs, Sébastien Thoen, a été licencié par la chaîne suite à un sketch  parodique sur une émission de <em>Cnews</em> qui fait partie du même groupe que Canal. Cnews, c&rsquo;est le petit chouchou du grand patron Bolloré, c&rsquo;est le média où Éric Zémour distille son idéologie pernicieuse. À force de condamnations en justice et devant le Conseil supérieur de l&rsquo;audiovisuel (CSA), Cnews coûte de l&rsquo;argent au richissime homme d&rsquo;affaires. Mais peu importe, la chaîne est idéologiquement sûre. Quelque 150 personnes du service des sports de Canal ont affirmé par pétition leur soutien à Thoen. Une cinquantaine l&rsquo;ont fait anonymement, ce qui en dit long sur le climat de terreur qui règne dans l&rsquo;entreprise. Ils n&rsquo;avaient pas forcément tort, car le commentateur vedette de la chaîne Stéphane Guy qui avait apporté son soutien à Thoen à l&rsquo;antenne, a aussi été licencié. En réponse, des employés du service ont défilé avec un masque histoire de ne pas être identifiés. Comme plusieurs femmes journalistes, Marie Portolano a signé cette pétition. Elle quitte aujourd&rsquo;hui la chaîne pour aller sur M6. Laurie Delhostal a aussi signé, et n’apparaît plus depuis à l&rsquo;antenne. Pierre Ménès consultant vedette n&rsquo;a pas signé la pétition. Et pour cause. Comme le révèle le média <em>Les Jours, en</em> 2016 sur le plateau du <em>Canal Football club</em>, Pierre Ménès s&rsquo;est approché de Marie Portolano, lui a soulevé sa jupe et touché les fesses. En retour il s&rsquo;est pris un pain. Il n&rsquo;y a eu ni suites judiciaires ni sanctions de ses employeurs. Marie Portolano aurait pu, et aurait dû porter plainte, mais elle a cédé aux pressions en apprenant la grave maladie qui venait de frapper Ménès. Pourtant, ce n&rsquo;était pas sa première fois. Ménès avait précédemment embrassé sur la bouche, et à l&rsquo;antenne, la journaliste Isabelle Moreau. Quand on visionne la scène, ce qui frappe ce sont les rires gras des participants de l&rsquo;émission. Elle devait figurer dans le documentaire, Isabelle Moreau avait donné son accord après l&rsquo;avoir revue en pleurant, preuve que la cicatrice n&rsquo;est toujours pas refermée. La direction de Canal ne l&rsquo;a pas accepté. Preuve à qui en douterait qu&rsquo;en acceptant le documentaire, elle a surtout cherché à se donner le bon rôle. Reste aussi à savoir si ceux qui se sont tus par lâcheté depuis tant d&rsquo;années oseront s&rsquo;excuser. Hélas on connaît la réponse.</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/03/23/je-ne-suis-pas-une-salope-marie-portolano-canal-plus/">Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, Marie Portolano, Canal Plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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