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	<title>Archives des Aux forges de Vulcain - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des Aux forges de Vulcain - Surbooké</title>
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		<title>Les promesses orphelines, Gilles Marchand, Éditions Aux forges de Vulcain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 15:43:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Aux forges de Vulcain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La maison de campagne. C&#8217;était là où Gino passait l&#8217;été avec son frère et sa mère. Son père les rejoignait pendant les quinze jours qui étaient les plus beaux. Ils allaient à la pêche aux écrevisses, ils l&#8217;écoutaient raconter ses histoires de boulot. Dans ces années cinquante les logements se faisant rares, leur appartement parisien [&#8230;]</p>
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<p><strong>La</strong> <strong>maison</strong> <strong>de</strong> <strong>campagne</strong>. C&rsquo;était là où Gino passait l&rsquo;été avec son frère et sa mère. Son père les rejoignait pendant les quinze jours qui étaient les plus beaux. Ils allaient à la pêche aux écrevisses, ils l&rsquo;écoutaient raconter ses histoires de boulot. Dans ces années cinquante les logements se faisant rares, leur appartement parisien n&rsquo;avait qu&rsquo;une chambre qui était celle des deux frères. Les parents qui dormaient dans la salle à manger avaient trouvé cette maison du côté d&rsquo;Orléans. L&rsquo;exode rural ayant fait baisser les prix, chacun y avait sa pièce. C&rsquo;est à côté qu&rsquo;il l&rsquo;avait rencontrée derrière une boule à neige, entourée d&rsquo;odeurs de gaufres, de saucisses, et de notes d&rsquo;accordéon. Puis elle disparut, Gino avait huit ans. Son père était arrivé en France dans les années trente pour fuir le fascisme. Il participait désormais à la construction du téléphérique de l&rsquo;Aiguille du Midi, le plus haut du monde. Cela le rendait fier, et heureux de s&rsquo;être rapproché de son pays d&rsquo;origine. Un jour il avait rapporté à Paris une photo dédicacée de Raymond Kopa, qu&rsquo;il était allé voir jouer en Suisse pendant la Coupe du monde de football. Dès lors elle le remplaçait à table quand il était absent. C&rsquo;est en repartant vers les Alpes que sa camionnette « Cinzano » fut percutée par un véhicule qui le tua. La vie reprit son cours, Gino était distrait mais apprécié des professeurs, son frère avait de bonnes notes. Leur mère cherchait du travail, la photo de Kopa était toujours là, la Vieille tante passait les voir tous les jours. Et puis leur mère annonça qu&rsquo;ils allaient déménager à la campagne pour recommencer quelque chose tous les trois.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Comment s’identifier à ces progrès quand on habite un coin perdu du Loiret ?</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est un roman mélancolique, apaisant, que nous propose Gilles Marchand. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune garçon que les hasards de la vie envoient dans un village anonyme près d&rsquo;Orléans, et que nous allons suivre des années soixante au début du XXIe siècle. Gino n&rsquo;a pas de dons particuliers, ni avec les filles ni pour les études, et ça ne le gêne pas. Gino se passionne pour Roxane qu&rsquo;il ne verra que pendant quelques vacances, et pour la modernité qui déboule dans la France des Trente Glorieuses. L&rsquo;électroménager, la télévision, le phonographe, la musique qui va avec qu&rsquo;il découvre avec la Vieille tante : les Beatles, <em>The</em> <em>House</em> <em>of</em> <em>Rising</em> <em>Sun</em>, les Kinks. Et surtout la conquête spatiale de Youri Gagarine aux premiers pas de Neil Armstrong sur la lune. Mais comment s&rsquo;identifier à ces progrès quand on habite un coin perdu du Loiret ? En vouant son existence à l&rsquo;Aérotrain, ce véhicule sur coussin d&rsquo;air imaginé par l&rsquo;ingénieur Bertin, qui se déplaçait à 400 kilomètres-heure. C&rsquo;était d&rsquo;autant plus facile que les dix-huit kilomètres de la voie d&rsquo;essai allaient être construits entre Paris et Orléans. Le récit de Gilles Marchand déborde d&#8217;empathie pour ses personnages, il est lent et plein d&rsquo;humour. Gino imagine ainsi qu&rsquo;à peine avoir enfilé son maillot de bain à Orléans, il serait arrivé à Arcachon. Et s&rsquo;il avait oublié sa serviette ça ne serait pas grave, il ferait l&rsquo;aller-retour <em>fissa</em>.</p>



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<p></p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Les-Promesses-orphelines.html">https://www.bibliosurf.com/Les-Promesses-orphelines.html</a></p>



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		<title>Le soldat désaccordé, Gilles Marchand, Éditions Aux forges de Vulcain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 17:25:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Aux forges de Vulcain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il les aime, les petits, les sans-grade, ceux qui vivent à côté, dans leur monde, indifférents ou presque à ceux qui les entourent. Après Requiem pour une apache qui avait été une merveilleuse surprise, Gilles Marchand revient avec Le soldat désaccordé, une très belle histoire d&#8217;amour qui se déroule pendant la guerre de 14-18. Celle [&#8230;]</p>
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<p><strong>Il les aime, les petits, les sans-grade, </strong>ceux qui vivent à côté, dans leur monde, indifférents ou presque à ceux qui les entourent. Après <strong><em><a href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=6167" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Requiem pour une apache</a></em> </strong>qui avait été une merveilleuse surprise, Gilles Marchand revient avec <em>Le soldat désaccordé</em>, une très belle histoire d&rsquo;amour qui se déroule pendant la guerre de 14-18. Celle que Brassens « préférait » parce qu&rsquo;elle fut une des pires avec les tranchées, les hommes déchiquetés par les bombes au côté des rats et des poux. Et pourtant pendant ces quatre années d&rsquo;horreur une jeune Alsacienne, Française ou Allemande on ne sait pas bien, a cherché son amoureux qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas eu le droit d&rsquo;aimer avant que ne démarre le conflit. Indifférente aux massacres, aux ordres imbéciles des généraux qui envoyaient les soldats à l&rsquo;abattoir, qui les fusillaient s&rsquo;ils le jugeaient nécessaire, Lucie a tenté de rejoindre Émile. Il ne comptait pas, il n&rsquo;était qu&rsquo;un pion pour ceux qui imaginaient les batailles sans jamais les vivre. Lucie ne valait pas davantage, elle qui n&rsquo;était pas mariée, Française pour les uns mais native d&rsquo;une région dont de nombreux habitants se ressentaient Allemands. La guerre n&rsquo;était de toute façon pas faite pour les femmes. « <em>On la réservait à ceux qui servaient de passe-temps aux mitrailleuses teutonnes </em>».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Gilles Marchand a privilégié les sources littéraires pour écrire son roman</p></blockquote>



<p>Pour nous raconter cette histoire, Gilles Marchand met en scène un narrateur qui a  participé au conflit. Il l&rsquo;a même prolongé en faisant par la suite son métier de la recherche des disparus. La fonction avait son importance pour d&rsquo;innombrables veuves en attente de leur pension, et pour celles qui cherchaient à faire réhabiliter leur mari fusillé. Le travail était ardu car nombre de ceux qui avaient survécu en étaient sortis privés de mémoire ou fous. Il y eut ainsi le cas du soldat amnésique ramené d&rsquo;Allemagne dans un train pour les prisonniers aveugles, fous ou mutilés, et qui ne se souvenait de rien. Une fois sa photo publiée par le ministère des Pensions qui cherchait à l&rsquo;identifier, beaucoup l&rsquo;avaient réclamé. Historien par ses études, Gilles Marchand a privilégié les sources littéraires pour écrire son roman. Il cite dans sa postface quelques-uns des ouvrages qu&rsquo;il a consultés. Entre autres <em>Ceux de 14 </em>de Genevoix, <em>Le Feu</em> de Barbusse, <em>Croix de bois</em> de Dorgelès, et <em>À l&rsquo;Ouest rien de nouveau </em>d&rsquo;Erich Maria Remarque côté allemand. On peut aussi penser à <em>Au revoir là-haut</em> de Pierre Lemaitre. Dans une <em>interview</em> Gilles Marchand explique qu&rsquo;il a cherché à s&rsquo;immerger dans le langage de l&rsquo;époque. Les références historiques sont toutefois bien présentes dans son roman, comme celle du rôle joué par l&rsquo;armée canadienne qui sut s&#8217;emparer de positions allemandes, alors que les Français et les Anglais avaient précédemment échoué. Il explique en quoi les méthodes canadiennes faisaient appel à l&rsquo;intelligence des soldats. Marchand insiste aussi sur l&rsquo;importance des Amérindiens, qui avaient été montrés dans une cage dans l&rsquo;exposition de 1892 au Jardin d&rsquo;acclimatation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les autres mois Émile lui écrivait des poèmes qu’il n’envoyait pas</p></blockquote>



<p>Il n&rsquo;était pas parti la fleur au fusil, mais on leur avait tellement dit qu&rsquo;ils étaient leurs ennemis qu&rsquo;ils avaient fini par le croire. Son sort avait été rapidement scellé avec la perte d&rsquo;une main dès l&rsquo;automne 1914. Ensuite il fut chauffeur, cantinier, il exerça toute sorte de métier pour aider ses camarades, sa patrie, son pays. Après guerre il rencontra Blanche Maupas qui allait passer vingt ans pour prouver que son caporal de mari avait été fusillé par erreur. Alors il devint enquêteur afin de réhabiliter des soldats ou retrouver la dépouille d&rsquo;un de ceux qui n&rsquo;étaient pas revenus. Il avait fait la guerre, il suffisait de regarder sa main, et on l&rsquo;écoutait. Un matin de 1925 il fut convoqué dans un restaurant par une certaine Jeanne Joplain qui lui demanda de chercher son fils qui n&rsquo;avait plus donné de nouvelles depuis sa lettre de Verdun de 1916. Il était vivant, elle en était sûre. Moins d&rsquo;un mois après il retrouva la trace d&rsquo;Émile Joplain. Et il rencontra Paul Mascaret qui prétendait avoir été son meilleur ami. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il lui raconta l&rsquo;histoire d&rsquo;amour  du disparu. Lucie Himmel était alsacienne, d&rsquo;une famille pauvre qui se considérait française même si l&rsquo;Alsace avait été annexée. En 1907 âgée de quatorze ans, Lucie partit travailler comme servante à Saint-Dié, à l&rsquo;ouest de la frontière dans une grande maison. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle rencontra Émile qui tomba amoureux dès qu&rsquo;il la vit. Il habitait Paris alors ils se revoyaient tous les étés en juillet. Les autres mois Émile lui écrivait des poèmes qu&rsquo;il n&rsquo;envoyait pas et Lucie des lettres qu&rsquo;elle conservait. En 1913 la famille trouva les poèmes, comme il n&rsquo;était pas acceptable que le fils d&rsquo;un industriel en écrivît à une domestique, on renvoya la Prussienne en Alsace.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Le-Soldat-desaccorde.html">https://www.bibliosurf.com/Le-Soldat-desaccorde.html</a></p>



<p><strong><em>La guerre de 14-18</em></strong></p>



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		<title>Requiem pour une apache, Gilles Marchand, Éditions Aux forges de Vulcain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 06:36:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Aux forges de Vulcain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jolene. Elle leur avait donné sa voix. À tous ceux qui composaient cette cour des miracles, chinetoques, bougnoules, bamboulas,&#160;youpins, gros tas, sacs d&#8217;os, Poils de carotte, nabots, avortons. Des gens plus aux normes. Jolene ce n&#8217;était pas son nom. On l&#8217;appelait ainsi parce que chaque fois qu&#8217;elle apparaissait, elle mettait une pièce dans le juke-box [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Jolene</strong>. Elle leur avait donné sa voix. À tous ceux qui composaient cette cour des miracles, chinetoques, bougnoules, bamboulas,&nbsp;youpins, gros tas, sacs d&rsquo;os,  Poils de carotte, nabots, avortons. Des gens plus aux normes. Jolene ce n&rsquo;était pas son nom. On l&rsquo;appelait ainsi parce que chaque fois qu&rsquo;elle apparaissait, elle mettait une pièce dans le juke-box et la chanson de Dolly Parton résonnait dans la salle. On a écrit d&rsquo;elle qu&rsquo;elle était grande, blonde, des yeux bleus avec une poitrine arrogante, ce qui allait bien avec Dolly qui en connaissait un rayon question protubérances mammaires. En vérité, on avait fini par la trouver belle même si elle n&rsquo;avait pas de quoi mouler un buste de Marianne d&rsquo;hôtel de ville. Sa mère était femme de ménage, une de celles qui ne prennaient jamais de vacances, tout en rêvant du Sud parce qu&rsquo;elle faisait confiance à Nino Ferrer. Son père s&rsquo;était mis à boire mais il repeignait la Tour Eiffel alors ta gueule. Quand il perdit son travail il passa ses journées dans le rade en bas de chez lui, jusqu&rsquo;à qu&rsquo;on ne comprenne plus ce qu&rsquo;il disait parce qu&rsquo;il avait des problèmes avec les consonnes. Jolene retourna à l&rsquo;école et ne fut plus rien. Son instit tenta de l&rsquo;aider, en vain puisqu&rsquo;elle n&rsquo;avait besoin que d&rsquo;une chose : son papa. Au collège, elle fut transparente. On ne la voyait pas, on ne lui parlait pas. Et Albert est arrivé un soir avec sa mère. Il les aidait pour le loyer. L&rsquo;Albert elle a jamais pu le sentir. À presque 18 ans Jolene eut une semaine pour trouver un boulot et un appartement. Elle passa quinze ans sur les marchés, toujours à dépanner, pas assez souriante pour qu&rsquo;on la garde, à nettoyer la vaisselle avant de trouver un emploi de caissière. Au moins c&rsquo;était au chaud et elle était assise.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>C&rsquo;est la chanson de Dolly Parton qui avait attiré son attention</p></blockquote>



<p>C&rsquo;est un soir d&rsquo;averse qu&rsquo;elle est rentrée chez nous, dans ce qui n&rsquo;était encore qu&rsquo;un hôtel. Le patron on l&rsquo;appelait Jésus. Il avait écrit sur un panneau  « <em>Aimez-vous les uns les autres</em> », et il portait une grande barbe. Il y avait des affiches des Beatles, des Doors, de Little Richard. L&rsquo;histoire de Jolene nous est racontée par un musicien dont la carrière a débuté à la fin de la guerre du Vietnam et qui avait eu du succès. Il s&rsquo;était fait appeler Wild Elo parce que c&rsquo;était la mode des noms américains. Il avait joué dans l&rsquo;hôtel puis y était retourné des années plus tard quand les concerts avaient cessé. Il avait pris une chambre, la douze, et s&rsquo;y était installé. Il y avait ce couple de retraités qui avaient passé leur vie à se manquer. Marcel l&rsquo;ancien boxeur plombier, Annie qui ne voulait pas prononcer une phrase qui l&rsquo;avait déjà été. Bonnie and Clyde et quelques autres. Jolene il ne l&rsquo;avait pas remarquée, c&rsquo;est la chanson de Dolly Parton qui avait attiré son attention. Et puis un jour Jolene avait repris l&#8217;employé du gaz venu relever le compteur.&nbsp;Elle l&rsquo;avait prié de revenir le lendemain en commençant par dire bonjour. Parce que dans cet hôtel on disait bonjour qu&rsquo;on soit client, patron ou représentant avait-elle précisé. Elle avait décidé qu&rsquo;ils ne seraient plus jamais des moins-que-rien.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Bonne pâte Jésus leur facilite l&rsquo;existence en inventant le velours des Carpathes</p></blockquote>



<p><br><em>Requiem pour une apache</em> est un livre qui vous tombe sur la tête sans que vous l&rsquo;ayez vu venir. Il y a la langue de Gilles Marchand, quelque chose de vraiment pas commun mais pas pour autant artificiel. Ils sont peu nombreux à y parvenir, David Lopez dans <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Fief (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=744" target="_blank">Fief</a></em>, quelques auteurs de romans noirs, Boudard dans <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="L'étrange Monsieur Joseph (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=3701" target="_blank">L&rsquo;étrange Monsieur Joseph</a></em> également. Et puis les personnages. Des pseudo gilets jaunes, tous plus au moins cassés, qui n&rsquo;auraient pas envie de bloquer les ronds-points mais d&rsquo;accéder à une vie paisible. De construire leur Arche de Noé. Bonne pâte Jésus leur facilite l&rsquo;existence en inventant le velours des Carpathes. Quelque chose de fort et doux à la fois, avec du citron vert, du sirop de gingembre dont il n&rsquo;avait jamais su que faire, et une bonne dose de vodka. Jésus fait payer ses clients en fonction de leurs possibilités. Certains ont de l&rsquo;argent et ne rechignent pas à le donner. D&rsquo;autres logent gratis. Tous préparent le petit-déjeuner quand ils sont les premiers levés. Le parti des jeanaimarre a choisi et accepté ses règles. Gilles Marchand en est à son quatrième livre publié aux Forges de Vulcain. Il est rédacteur au <em>Who&rsquo;s Who</em>. Classieux le mec. Également batteur dans plusieurs groupes de rock, il accorde une grande place à la musique dans son récit. On y croise Janis Joplin, <em>Tommy</em> des Who,  <em>California Dreamin&rsquo;</em> des Mamas and the Papas, <em>Lucille</em> de Little Richard, les Doors, <em>Twist and Shout</em> des Beatles ainsi que <em>Smoke  on the Water </em>de Deep Purple. Il n&rsquo;y a que du bon chez ce garçon. Alors si vous n&rsquo;avez pas assez de temps pour lire tout ce qui vous fait envie, vous savez désormais par quoi commencer.</p>



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