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	<title>Archives des Gallmeister - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Oct 2023 16:36:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Gallmeister - Surbooké</title>
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		<title>La cité des marges, William Boyle, Éditions Gallmeister</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 16:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donnie Parascandolo quarante-quatre ans vit seul dans sa maison de Brooklyn. Elle est trop grande pour lui depuis le départ de sa femme Donna qui n&#8217;a pu rester là où leur fils Gabe s&#8217;est pendu. Si Donnie s&#8217;entend bien avec Sottile et Pags en cette année 1991 c&#8217;est parce que ces deux mecs n&#8217;ont pas [&#8230;]</p>
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<p><strong>Donnie Parascandolo quarante-quatre ans vit seul dans sa maison de Brooklyn</strong>. Elle est trop grande pour lui depuis le départ de sa femme Donna qui n&rsquo;a pu rester là où leur fils Gabe s&rsquo;est pendu. Si Donnie s&rsquo;entend bien avec Sottile et Pags en cette année 1991 c&rsquo;est parce que ces deux mecs n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfant. Ça évite de faire remonter les souvenirs. Ils bossent ensemble dans la police et sont corrompus comme la quasi-totalité des flics du quartier. Donnie Parascandolo fait des extra pour Big Time Tommy un chef de bande. Il pète des rotules, casse des bras, tout en préférant balancer directement les mecs à l&rsquo;eau qu&rsquo;appliquer des punitions progressives. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait avec Giuseppe Baldini, tant pis pour lui, il n&rsquo;avait qu&rsquo;à payer ce qu&rsquo;il devait à Big Time Tommy. Ava  Bifulco a cinquante et un ans. Elle cumule les emmerdes, de sa voiture qui rend l&rsquo;âme à la maison de retraite où elle bosse. Elle s&rsquo;occupe aussi de son fils Nick, vingt-neuf ans, qui compte beaucoup trop sur elle. Il pourrait habiter chez sa petite amie Alice, mais il préfère rester chez sa mère en rêvant de devenir scénariste. Pourtant Alice est une bombe que ses élèves et ses collègues reluquent sans vergogne. Mikey Baldini tente de séduire Ludmilla l&#8217;employée de banque russe « <em>à</em> <em>la</em> <em>beauté</em> <em>empreinte</em> <em>de</em> <em>lassitude</em> ». Peine perdue il va avoir vingt et un ans et elle le prend pour un gamin. Mikey évite de croiser Donnie Parascandolo qui lui a un jour cassé la gueule, même s&rsquo;il sait qu&rsquo;on l&rsquo;a viré de la police pour avoir frappé son capitaine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">C&rsquo;est le flic qui s&rsquo;est fait virer de la police </p>
</blockquote>



<p>Ce que Mikey ne sait pas c&rsquo;est que son père ne s&rsquo;est pas suicidé en sautant du haut d&rsquo;un pont. Que des flics ripous l&rsquo;ont poussé. Ce que Mikey a par contre compris c&rsquo;est que la mort de son père n&rsquo;a pas éteint la dette familiale envers Big Time Tommy. Alors sa mère Rosemarie, quarante-six ans, prend sur son salaire d&rsquo;aide-soignante pour rembourser ce qui n&rsquo;arrange pas ses rapports avec Mikey. On vous l&rsquo;avait dit, la voiture d&rsquo;Ava Bifulco est une poubelle. Elle l&rsquo;a une nouvelle fois lâchée, heureusement un automobiliste du nom de Don a ramené Ava chez elle. Elle l&rsquo;a invité à manger et il ne s&rsquo;est pas fait prier pour engloutir les spaghettis. Ava qui a perdu son mari il y a pas mal de temps en pince pour son sauveur. Mais voilà son fils Nick l&rsquo;a identifié. Son vrai prénom est Donnie. C&rsquo;est le flic qui s&rsquo;est fait virer de la police. Le même qui avait caressé avec une batte de baseball le jeune Mikey dans son lycée. Voilà le puzzle est en place, les personnages vont pouvoir se croiser, se combiner, jusqu&rsquo;au dénouement. Mais attention le cocktail pourrait être explosif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Les personnages les plus forts sont les femmes</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Délicieux ce roman noir qui ne l&rsquo;est pas tant que ça parce qu&rsquo;on n&rsquo;y trouve pas un seul vrai méchant. Même les petites frappes qui bossent pour des sous-fifres de la mafia ont encore en eux un peu d&rsquo;humanité. Donnie cache ses fêlures issues de la mort de son fils. Ses collègues ripoux sont plus grandes gueules que mauvais. Et Big Time Tommy n&rsquo;est qu&rsquo;un mafieux de peu d&rsquo;envergure. Comme souvent les personnages les plus forts sont les femmes rompues à affronter les périls de la vie. Donna Parascandolo, Ava Bifulco, Rosemarie Baldini, toutes accrochées à des racines italiennes mythifiées qu&rsquo;elles perpétuent en cuisinant comme au pays, des raviolis, du poulet parmigiana, du pain à l&rsquo;ail et des <em>manicotti</em>. Mais qui sauront aussi réinventer leur existence. Alors régalez-vous, voyagez du centre de Brooklyn au bord de l&rsquo;océan. Et profitez de la bande-son concoctée par l&rsquo;ancien disquaire qu&rsquo;est William Boyle. Bruce Springsteen, Neil Young, Patti Smith, Madonna Louise Ciccone et bien d&rsquo;autres ont déposé leurs meilleurs vinyles entre les pages.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-cite-des-marges.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/La-cite-des-marges.html#recherche</a></p>



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		<title>Histoire de Tönle, Mario Rigoni Stern, Éditions Gallmeister</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 13:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ail et parmesan 🇮🇹]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années il avait vécu du commerce, portant de l&#8217;autre côté de la frontière des souliers ferrés pour les hommes et des vêtements pour les femmes. Avec ses ventes il rapportait de l&#8217;eau-de-vie, des carottes, du tabac, et si tout se passait bien de quoi acheter de l&#8217;orge ou de la farine, du fromage [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Pendant</strong> <strong>des</strong> <strong>années</strong> <strong>il</strong> <strong>avait</strong> <strong>vécu</strong> <strong>du</strong> <strong>commerce</strong>, portant de l&rsquo;autre côté de la frontière des souliers ferrés pour les hommes et des vêtements pour les femmes. Avec ses ventes il rapportait de l&rsquo;eau-de-vie, des carottes, du tabac, et si tout se passait bien de quoi acheter de l&rsquo;orge ou de la farine, du fromage salé ou deux <em>stockfischs</em>. Mais un jour les douaniers royaux lui tombèrent dessus peu avant qu&rsquo;il ne ramène les marchandises chez lui, il en blessa un et dut s&rsquo;enfuir. Pour Tönle Bintarn le coup était rude. Il quitta son plateau d&rsquo;Asiagio qui avait appartenu à l&#8217;empereur François-Joseph avant de passer aux mains du roi Victor-Emmanuel. Tönle traversa à nouveau la frontière et se dirigea vers la Styrie où il avait déjà travaillé dans les mines de fer. Pour vivre il s&rsquo;associa avec Giuseppe Pasqualini un colporteur d&rsquo;estampes qui le mena en Bavière, à Brno puis à Cracovie où ils se séparèrent. Giuseppe voulait tenter sa chance en Russie et Tönle allait rentrer au pays pour retrouver ses parents, sa femme, ses deux fils qui ne l&rsquo;attendaient pas. Il allait aussi découvrir la petite Giovanna dont il ignorait la naissance. Au pays Tönle ne pouvait pas se montrer, encore moins aller au village, et il s&rsquo;enfuyait à la moindre alerte. Alors il repartit sans pouvoir vendre des estampes, car il n&rsquo;était pas un sujet de François-Joseph. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il organisa sa vie : partir au printemps travailler dans les États des Habsbourg et revenir l&rsquo;hiver chez lui, mû par une force irrépressible, pour profiter du cerisier qui avait poussé il y a bien longtemps sur le toit de sa maison.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Peu leur importait à qui ils étaient rattachés </p>
</blockquote>



<p>Ce classique de la littérature italienne est d&rsquo;une immense beauté. Il nous plonge au cœur des saisons rythmées par les travaux des paysans du nord de l&rsquo;Italie. Citoyens de l&rsquo;Empire austro-hongrois un jour, intégrés à l&rsquo;Italie par la suite. Ignorant les États ils avaient pris l&rsquo;habitude de circuler d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre en fonction de leurs besoins. Les habitants du plateau d&rsquo;Asiagio parlaient un dialecte que les notables venus du Sud ne comprenaient pas. Peu leur importait à qui ils étaient rattachés, ils élevaient des agnelles pour qu&rsquo;elles mettent bas et qu&rsquo;elles donnent de la laine. Ici on cultivait l&rsquo;orge, le seigle, le lin, les lentilles, et les pommes de terre que Tönle avait ramenées d&rsquo;Autriche. Un pauvre restait toujours un pauvre apte à se transformer en chair à canon pour défendre les frontières. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on leur imposa au printemps 1915 sous le prétexte d&rsquo;aller arracher Trente et Trieste aux Austro-Hongrois. Pire encore les vieux, les enfants et les femmes durent quitter les villages transformés en champs de bataille. Tönle Bintarn refusa cette folie et resta sur place en passant plus de temps dans les forêts avec ses bêtes que dans sa maison. Il ne se considérait ni italien, ni autrichien même s&rsquo;il avait servi dans l&rsquo;armée de l&rsquo;Empereur François-Joseph. Il était juste un berger et un vieux prolétaire socialiste. Magnifique !</p>



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		<title>Les gens des collines, Chris Offutt, Éditions Gallmeister</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/06/16/les-gens-des-collines-chris-offutt-editions-gallmeister/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 05:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très bonne surprise que la découverte de ce romancier de l&#8217;Amérique profonde. Chris Offutt est un écrivain des Appalaches, des collines du Kentucky, un peu comme David Joy déjà présenté dans ce blog avec Ce lien entre nous et Là où les lumières se perdent. Sous couvert d&#8217;une enquête policière, Offutt nous raconte une communauté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Très</strong> <strong>bonne</strong> <strong>surprise</strong> que la découverte de ce romancier de l&rsquo;Amérique profonde. Chris Offutt est un écrivain des Appalaches, des collines du Kentucky, un peu comme David Joy déjà présenté dans ce blog avec <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Ce lien entre nous (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=6102" target="_blank"><strong><em>Ce</em></strong> <strong><em>lien</em></strong> <em><strong>entre</strong></em> <strong><em>nous</em></strong></a> et <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Là où les lumières se perdent (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=13350" target="_blank"><strong><em>Là</em></strong> <strong><em>où</em></strong> <em><strong>les</strong></em> <strong><em>lumières</em></strong> <strong><em>se</em></strong> <em><strong>perdent</strong></em></a>. Sous couvert d&rsquo;une enquête policière, Offutt nous raconte une communauté qui s&rsquo;ouvre peu sur l&rsquo;extérieur, au point qu&rsquo;il faut parfois cinq générations pour s&rsquo;y faire accepter. Ici tout le monde se connaît, on a pris l&rsquo;habitude de régler ses conflits en interne, nul besoin de faire appel à la police pour solder un meurtre. De toute façon quand on trouve un cadavre dans le comté de Rowan on sait qui l&rsquo;a tué : un voisin, une famille ou la drogue. Alors autant dire que Linda Hardin est mal barrée quand on lui signale la mort d&rsquo;une femme retrouvée en pleine forêt. Fût-elle la shérif du coin. Heureusement son frère Mick est de retour au pays, lui qui s&rsquo;est spécialisé dans les homicides à l&rsquo;armée. Quatorze ans qu&rsquo;il y bosse, et dans les pires endroits Irak, Afghanistan, Syrie. Des pays où on risque autant de mourir de la chaleur que d&rsquo;une balle. Ce jour là Mick n&rsquo;est pas au mieux quand il aperçoit l&rsquo;uniforme de Linda. Elle semble s&rsquo;inquiéter pour lui, mais Linda est en réalité venue quémander de l&rsquo;aide. Non seulement son enquête s&rsquo;avère périlleuse, et en plus les huiles de cette partie du Kentucky cherchent à l&rsquo;éjecter. Alors comme Mick apprécie sa sœur il accepte. La période n&rsquo;est pourtant pas faste pour lui. Sa femme Peggy est à quinze jours de son premier accouchement, et elle vient de lui annoncer qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas sûre qu&rsquo;il soit le père. Comme Mick est fou amoureux de Peggy il lui a demandé un test génétique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>L&rsquo;autre personnage important du roman c&rsquo;est la nature abondamment décrite par Chris Offutt</p></blockquote>



<p>Difficile de ne pas apprécier les personnages d&rsquo;Offutt. Les flics qui font leur maximum pour appliquer la loi, comme les paumés de toute sorte. C&rsquo;est encore plus vrai pour Mick Hardin qui n&rsquo;est nulle part plus heureux que dans les lieux qu&rsquo;il a connus en compagnie de son grand-père. Il roule d&rsquo;ailleurs dans son pick-up qui a entre-temps été celui de son père. Lui aussi il les aime ces habitants des collines dont certains sont capables d&rsquo;apprendre à une poule  à marcher à reculons, de connaître l&rsquo;âge des écureuils ou de disposer d&rsquo;une mule toujours susceptible de les mordre. L&rsquo;autre personnage important du roman c&rsquo;est la nature abondamment décrite par Chris Offutt. Une nature omniprésente qui permet aux habitants de se terrer dans des vallons oubliés, inconnus des GPS, pour échapper à ceux qui les cherchent ou dissimuler une culture de ginseng de peur de se la faire carotter. Ce monde des collines est aussi celui  des ours, des pumas, des cerfs, des geais, des colins de Virginie et des chouettes.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Les-gens-des-collines.html">https://www.bibliosurf.com/Les-gens-des-collines.html</a></p>



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		<title>Le jeu de la Dame, Walter Tevis, Éditions Gallmeister</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2021/03/29/elisabeth-na-quune-obsession-dans-la-vie-jouer-aux-echecs-et-avant-tout-battre-les-meilleurs-les-maitres-russes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 05:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un accomplissement par les échecs. C&#8217;est ce que connaît Elizabeth Harmon entre les années cinquante et soixante aux États-Unis. Une histoire peu commune que nous raconte Walter Tevis, écrivain de romans noirs et de science-fiction. Peu commune parce que son personnage principal est une fille, et qu&#8217;une fille n&#8217;est pas censée jouer aux échecs à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/03/29/elisabeth-na-quune-obsession-dans-la-vie-jouer-aux-echecs-et-avant-tout-battre-les-meilleurs-les-maitres-russes/">Le jeu de la Dame, Walter Tevis, Éditions Gallmeister</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un accomplissement par les échecs.</strong> C&rsquo;est ce que connaît Elizabeth Harmon entre les années cinquante et soixante aux États-Unis. Une histoire peu commune que nous raconte Walter Tevis, écrivain de romans noirs et de science-fiction. Peu commune parce que son personnage principal est une fille, et qu&rsquo;une fille n&rsquo;est pas censée jouer aux échecs à cette période. Surtout quand elle est très jeune. On découvre Élisabeth à huit ans au début du roman, quand elle apprend la mort de sa mère dans un accident de voiture, et qu&rsquo;elle se retrouve orpheline. Direction le foyer Methuen de Mount Sterling dans le Kentucky, avec son dortoir à vingt lits et les calmants obligatoires chaque soir. Shaibel, le factotum du foyer, lui apprend les échecs. Beth est douée. Elle gagne sa première partie. Shaibel la fait progresser, lui offre des livres sur les échecs. Au bout de trois mois Elisabeth comprend qu&rsquo;il ne pourra plus la battre. Pourtant elle n&rsquo;a toujours pas neuf ans. Intervient M. Ganz le professeur du club d&rsquo;échecs du lycée de la commune qui s&rsquo;incline aussi devant Elisabeth. Alors Ganz obtient de la directrice de l&rsquo;orphelinat que la petite fille vienne défier les adhérents de son club au lycée. Ils sont en terminale et deux fois grands plus qu&rsquo;elle. Elle les bat tous sans gâcher un seul coup. Beth a toujours rechigné à prendre ses cachets. Elles les stocke et pioche dans sa réserve en fonction de ses besoins. Alors quand la direction de l&rsquo;orphelinat met fin à la distribution Élisabeth se retrouve en manque. Elle en vole, et son larcin découvert elle est privée temporairement d&rsquo;échecs. À treize ans Beth est adoptée par une famille modeste les Wheatley. Elle est bien accueillie par Mme Wheatley mais ne verra quasiment jamais son mari. Elisabeth gagne son premier tournoi en battant le champion du Kentucky. Ses gains sont une bénédiction pour elle, car ils lui permettent d&rsquo;acheter des livres pour progresser ainsi que quelques vêtements. Ils ouvrent également des perspectives à sa mère adoptive qui se plaint de ne pouvoir boucler ses fins de mois. Les victoires d&rsquo;Élisabeth attirent l&rsquo;attention de la presse nationale et lui valent à quatorze ans une interview dans le magazine <em>Life</em>. L&rsquo;évènement la consacre dans son collège alors qu&rsquo;elle était jusqu&rsquo;alors snobée par les filles de bonne famille qui l&rsquo;entouraient.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ce combat d&rsquo;une jeune fille contre les meilleurs ambassadeurs d&rsquo;un État apparaît pourtant improbable</p></blockquote>



<p>Nul n&rsquo;est besoin de connaître toutes les arcanes des échecs, de maîtriser les défenses sicilienne et française, de pratiquer l&rsquo;attaque Nimzovitch-Rossolimo pour apprécier <em>Le</em>&nbsp;<em>jeu</em>&nbsp;<em>de</em> <em>la</em> <em>Dame</em>. On peut d&rsquo;ailleurs sauter la description des parties sans perdre le fil du roman. Car son intérêt vient d&rsquo;abord des folles ambitions d&rsquo;Élisabeth. Tout d&rsquo;abord montrer que les échecs ne sont pas réservés aux hommes. Ensuite arriver tout en haut de la hiérarchie mondiale en battant les seuls qui comptent : les Russes. Ce combat d&rsquo;une jeune fille contre les meilleurs ambassadeurs d&rsquo;un État apparaît pourtant improbable. Car Elisabeth est seule, seulement aidée par intermittence par un de ses condisciples. Et sa solitude vient de loin, des fêlures de l&rsquo;orphelinat jamais réparées. Beth doit aussi affronter son addiction pour les calmants et l&rsquo;alcool. En face se trouvent les représentants d&rsquo;une longue tradition, jeunes ou vieux, fatigués ou sportifs de haut niveau pratiquant le javelot en plus des échecs. Alors Elisabeth s&rsquo;accroche et fait fi de la terreur que lui inspirent ses adversaires. Elle surmonte l&rsquo;angoisse de l&rsquo;horloge qui décompte son temps pendant les parties. Ce qui lui vaut l&rsquo;estime et l&rsquo;admiration de joueurs qui ont tout connu et qui la jugent digne d&rsquo;appartenir à leur confrérie. Une très belle dame jamais matée et qui surfe vers le mat.</p>
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