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	<title>Archives des Joëlle Losfeld - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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		<title>La fête des mères, Richard Morgiève, Éditions Joëlle Losfeld</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 12:46:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
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		<category><![CDATA[Joëlle Losfeld]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Richard Morgiève n&#8217;est pas un écrivain comme les autres. Il n&#8217;est pas le plus connu malgré ses 35 bouquins et ses quelques prix littéraires. Mais il suscite souvent l&#8217;admiration de ses lecteurs. Sa première supportrice est son éditrice Joëlle Losfeld qui le soutien depuis le début. Richard Morgiève occupe chez moi une place à part [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2023/10/08/la-fete-des-meres-richard-morgieve-editions-joelle-losfeld/">La fête des mères, Richard Morgiève, Éditions Joëlle Losfeld</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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<p><strong>Richard</strong> <strong>Morgiève</strong> <strong>n&rsquo;est</strong> <strong>pas</strong> <strong>un</strong> <strong>écrivain comme les autres.</strong> Il n&rsquo;est pas le plus connu malgré ses 35 bouquins et ses quelques prix littéraires. Mais il suscite souvent l&rsquo;admiration de ses lecteurs. Sa première supportrice est son éditrice Joëlle Losfeld qui le soutien depuis le début. Richard Morgiève occupe chez moi une place à part parce qu&rsquo;il est seul auteur que j&rsquo;ai croisé parmi ceux que j&rsquo;ai chroniqués. C&rsquo;était il y a longtemps, je l&rsquo;ai à peine côtoyé avant de le perdre de vue. Morgiève ne se présentait pas comme un auteur même s&rsquo;il avait déjà publié plusieurs polars. Il vivait sa vie dans le XIe arrondissement et évoquait davantage avec ses copains son passé de débarrasseur de caves que ses bouquins. J&rsquo;avais été modérément convaincu par la qualité de <em>Gare</em> <em>indienne</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>paix</em> qui venait de sortir, ce qui montre au moins qu&rsquo;il ne faut trop me faire confiance en matière d&rsquo;écriture. Les quelques fois où je l&rsquo;ai vu, Morgiève débordait d&rsquo;une énergie qu&rsquo;il tentait en vain de canaliser en courant notamment dans le Morvan ou en gagnant haut la narine un concours de longueur de nez. Puis j&rsquo;ai lu <em><strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2019/04/01/un-petit-homme-de-dos-richard-morgieve-editions-ramsay/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Un petit homme de dos</a></strong></em><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=26779" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a> publié en 1988 dont j&rsquo;ai écrit qu&rsquo;il faisait partie des plus beaux romans d&rsquo;amour. Que ce bouquin était peut-être même plus émouvant que Les <em>Russkoffs</em> de Cavanna alors que je vénère le Rital de <em>Charlie Hebdo</em>. <em>Un petit homme de dos</em> avait été longtemps remisé avant de réapparaître pour éblouir ses lecteurs avec une magnifique histoire de filiation. <em>La fête des mères</em> partage beaucoup de ces caractéristiques. Ce roman a lui aussi végété avant d&rsquo;être proposé dans sa version actuelle. C&rsquo;est Jacques Bauchot, une ancienne connaissance de Morgiève qui lui a un jour demandé d&rsquo;écrire sa biographie. Morgiève avait fini par se reconnaître dans son histoire et en avait fait un roman publié sous le nom de Bauchot chez Renaud Delourme. Échec total en termes de ventes, oubli du livre, avant que Morgiève ne se l&rsquo;approprie à nouveau en 2022, le retravaille et le sorte sous son nom.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
<cite>On écoute du rock et du blues anglais sur des Teppaz</cite></blockquote>



<p>C&rsquo;est surtout la recherche de la filiation, des parents, de l&rsquo;identité que les deux livres partagent. Celle du père dans <em>Un petit homme de dos </em>et de la mère dans <em>La fête des mères</em>. Une mère très belle, toxique, qui ne cesse de quémander l&rsquo;admiration de son fils à coups de « <em>Ça me va ?</em> ». L&rsquo;histoire nous emmène dans un milieu aisé, catholique. On croise au gré des sorties Lino Ventura au volant de sa voiture. On écoute du rock et du blues anglais sur des Teppaz, on fredonne <em>Black trombone</em> de Gainsbourg. Le récit est au début plutôt lent pour mieux nous faire découvrir les personnages. Jacques a un faible pour le gruyère râpé comme Morgiève en avait un avec sa fille pour le saint-marcellin dans <em>Andrée</em>. À l&rsquo;école on boit le lait de Mendès France. Jacques tente de comprendre la judaïcité qu&rsquo;on lui prête. Puis tout s&#8217;emballe, la maladie surgit, il faut lutter, l&rsquo;amour réapparaît au sein de la tribu Bauchot. On s&rsquo;accroche à Jacques jusqu&rsquo;en Amérique, en Afrique, et en Provence, à s&rsquo;en lever tôt le matin pour connaître la fin. Morgiève n&rsquo;a encore une fois pas été retenu pour les principaux prix littéraires. Est-ce injuste ? Il faudrait tellement lire pour répondre à la question. Mais comme beaucoup de ceux qui ont profité de ce roman, si vous le lisez, vous vous en souviendrez.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Sa mère leur mène la vie dure en composant des menus spartiates</p>
</blockquote>



<p>Jacques Bauchot a dix ans, il entend sa mère traiter son père de pauvre pisseur. C&rsquo;est à ce moment qu&rsquo;il se rend compte qu&rsquo;il ne l&rsquo;aime pas comme son père. Peut-être même ne l&rsquo;a-t-il jamais aimée. Jacques fait partie d&rsquo;une famille versaillaise des années soixante. Il a trois frères, Pierre-Henri alias Malraux son frère aîné et Paul son cadet qu&rsquo;on appelle aussi La Mouette. Antoine est encore un bébé, il ne compte pas, ce qui n&#8217;empêche pas Jacques de le détester car il lui vole sa mère. Le statut social de la famille transparaît dans le logement à deux niveaux et dans la présence d&rsquo;Yvette la cuisinière qui est aussi affectueuse avec Jacques que sa mère est froide. Riches ils ne l&rsquo;ont pas toujours été, mais son père est désormais banquier d&rsquo;affaires. La famille est tout sauf unie. À dix ans Jacques ne partage rien avec Pierre et Paul. Son frère aîné est violent avec lui, il le traite de Juif et l&rsquo;appelle Jacob. Sa mère leur mène la vie dure en composant des menus spartiates selon le principe que « <em>Il</em> <em>vaut</em> <em>mieux</em> <em>deux</em> <em>maigres</em> <em>qu&rsquo;un</em> <em>obèse</em> ». Son père ne dit rien, il a pourtant eu faim dans les camps de concentration. Sa mère ne tolère que les livres scolaires et la Bible dans la chambre de ses fils. Pas de télévision pour que la dépravation ne sorte pas du tube. Et s&rsquo;il y a bien deux robinets à la douche ils ne distribuent que de l&rsquo;eau froide.</p>



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<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-fete-des-meres.html">https://www.bibliosurf.com/La-fete-des-meres.html</a></p>



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		<title>Les hommes, Richard Morgiève, Éditions Joëlle Losfeld</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Oct 2017 18:12:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Joëlle Losfeld]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Richard Morgiève est nostalgique des années 70. Celles où l&#8217;on rêvait de rouler en DS 21 ou mieux encore en DS 23. Le temps de ses vingt ans qu&#8217;il nous fait revivre avec son double Mietek Breslauer. Un gentil voyou juif d&#8217;origine polonaise, parlant vaguement le yiddish, orphelin de longue date, fidèle en amitié et grand [&#8230;]</p>
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<p><strong>Richard Morgiève</strong> est nostalgique des années 70. Celles où l&rsquo;on rêvait de rouler en DS 21 ou mieux encore en DS 23. Le temps de ses vingt ans qu&rsquo;il nous fait revivre avec son double Mietek Breslauer. Un gentil voyou juif d&rsquo;origine polonaise, parlant vaguement le yiddish, orphelin de longue date, fidèle en amitié et grand séducteurs de femmes. Un peu proxo,  même s&rsquo;il ne met pas ses conquêtes sur le trottoir, se contentant de se faire entretenir par celles qu&rsquo;il croit aimer. Un dur à cuire comme dans les romans de José Giovanni, capable de rosser les petites frappes qui l&rsquo;attendent au coin d&rsquo;une rue et de ne rien dire aux flics qui l&rsquo;interrogent à coup  de bottin. Un grand sentimental aussi puisqu&rsquo;il prend soin de sa voisine de palier, Madame Test, qui finit difficilement sa vie dans un appartement situé bien trop haut pour ses vieilles jambes. Mieteck vit de vols de voitures. Une activité plutôt rémunératrice mais pas suffisamment dangereuse pour le faire replonger. Car quand on a été en taule, on a aucune envie d&rsquo;y retourner. En progressant dans le roman, on vous met au défi de ne pas tomber sous le charme de Mietek comme cela vous arriverait dans la vraie vie si vous rencontriez Richard Morgiève. Car c&rsquo;est bien son existence qu&rsquo;il nous raconte dans ce livre. Un peu romancée car il n&rsquo;a jamais fait de prison ni mis quiconque sur le trottoir. Mais pour le reste Mietek lui ressemble bougrement. Cela tombe bien car auteur de vingt-sept romans, Morgiève n&rsquo;est jamais aussi convainquant que lorsqu&rsquo;il nous raconte sa vie. Essayez donc <em><strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2019/04/01/un-petit-homme-de-dos-richard-morgieve-editions-ramsay/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Un petit homme de dos </a></strong></em>qui nous présente son père polonais qui se suicida quand il avait quatorze ans. Ou encore Fausto où il met en scène ses années d&rsquo;orphelin.  Une grande partie de l&rsquo;histoire des Hommes est véridique. Le quartier Pernety dans le quatorzième arrondissement avec ses bistrots crasseux comme celui de la mère Renée. Débarras 2000, la société créée avec des copains pour vider les caves. L&rsquo;amitié avec François à qui Morgiève a dédicacé nombre de ses livres. François si compliqué dans ses rapports avec sa famille. Sa capacité à s&rsquo;occuper de l&rsquo;enfant d&rsquo;un autre. L&rsquo;attirance pour l&rsquo;écriture qui taraude Mieteck est aussi la sienne. Et écrire, ça Richard Morgiève sait faire.</p>
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