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	<title>Archives des L&#039;Aube - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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		<title>Gioconda, Nìkos Kokàntzis, Éditions de l&#8217;Aube</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 05:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman grec 🇬🇷]]></category>
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		<category><![CDATA[L&#039;Aube]]></category>
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<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2022/02/02/gioconda-nikos-kokantzis-editions-de-laube/">Gioconda, Nìkos Kokàntzis, Éditions de l&rsquo;Aube</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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<p><strong>C&rsquo;est la brève histoire d&rsquo;un amour fou à l&rsquo;adolescence</strong>. Brève parce qu&rsquo;elle se déroule sur à peine deux années, et parce que Nìkos Kokàntzis nous la raconte sur une grosse centaine de pages. C&rsquo;est une histoire vraie que les Éditions de l&rsquo;Aube nous présente comme un récit. Celle de la fusion de Nìkos et de Gioconda qui sont voisins depuis leur naissance dans un quartier de Thessalonique.  Un lieu pas encore urbanisé dont les maisons sont séparées de terrains vagues où les enfants jouent. Nìkos et Gioconda se les sont appropriés avec leur fratrie. Mais à douze ans, quand Nìkos en a treize, Gioconda est déjà une femme. Elle est belle comme sont beaux tous les membres de sa famille, la grand-mère, les parents et les enfants. Alors les deux adolescents changent de jeux en découvrant que la vie est différente quand ils ne sont plus que tous les deux. L&rsquo;époque est rude, âpre, périlleuse, la Grèce est occupée par les Allemands. Nìkos tâte de la résistance en distribuant des tracts, en peignant des slogans sur les murs. Pas de quoi déstabiliser l&rsquo;envahisseur mais il risque sa vie. C&rsquo;est le temps des queues humiliantes devant les boulangeries dans le froid ou la canicule, de la sous-alimentation, de l&rsquo;avitaminose. Du demi-pain de glace auquel les familles ont droit chaque semaine. C&rsquo;est l&rsquo;époque du café de pois chiches, des vestes taillées dans une vieille flanelle, des livres prêtés. Mais que sont ces manques quand le premier baiser vous entraîne dans le désert à dos de chameau sous un soleil insoutenable, vous fait descendre le&nbsp;Nil blanc parmi les odeurs du soir, et découvrir Samarkand, Kaboul, Bénarès. La suite sera encore plus folle, plus belle encore.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>De toute façon personne ne voulait savoir</p></blockquote>



<p>L&rsquo;histoire de Nìkos et Gioconda s&rsquo;écrit dans l&rsquo;urgence car ils n&rsquo;ont pas le temps. Gioconda est juive, comme de nombreux Thessaloniciens. Ils constituèrent même la majorité des habitants jusqu&rsquo;au rattachement de la ville à la Grèce. La fin du récit on la connaît. On place des Étoiles de David sur les maisons et les boutiques. On en coud sur les vêtements. On interdit des quartiers et l&rsquo;accès aux trams. On réunit tous les Juifs de sexe masculin, hommes, enfants, les malades et même les rabbins Place de la Liberté de huit heures à quatorze heures. Sans aucune raison, juste pour les frapper et les humilier. Plus tard arrivent les camions qui emmènent hommes, femmes et enfants. Nous sommes en 1943, personne ne sait qu&rsquo;ils ne pourront survivre jusqu&rsquo;à la libération des camps. De toute façon personne ne veut savoir. Alors la mère de Gioconda confie à celle de Nìkos quelques bijoux qu&rsquo;elle souhaite transmettre à ses filles à leur retour. Mais qu&rsquo;elle pourra conserver s&rsquo;ils ne reviennent pas en Grèce quand tout sera fini. C&rsquo;est une histoire brève, celle d&rsquo;un monde disparu avec ses habitants. Un monde dont les maisons sont aujourd&rsquo;hui en ruine ou remplacées par des immeubles sans âme, sans espaces de jeux pour les enfants. Un monde que Nìkos Kokàntzis a souhaité nous transmettre après l&rsquo;avoir conservé en lui pendant des années. Parce que quand tous ont disparu il ne reste que les livres. Que son traducteur Michel Volkovitch, son éditeur les Éditions de l&rsquo;Aube, ainsi qu&rsquo;Hippolyte Girardot qui me l&rsquo;a fait découvrir en soient remerciés.</p>



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<iframe title="&quot;Gioconda&quot; de Nikos Kokantzis - La chronique d&#039;Hippolyte Girardot" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/M5Q7e3lHjNg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Le triomphe d&#8217;une utopie, Jean Viard, Éditions de l&#8217;Aube</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2015 10:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[L&#039;Aube]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Drôle d&#8217;idée que de lire de la sociologie. Mais ce livre parle des vacances ce qui est hautement sympathique. C&#8217;est avant tout une histoire de notre temps, celui que nous passons au travail et en dehors. Le temps consacré au turbin est d&#8217;ailleurs aujourd&#8217;hui peu de chose tant il a diminué depuis un siècle alors [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2015/04/05/le-triomphe-dune-utopie-jean-viard-editions-de-laube/">Le triomphe d&rsquo;une utopie, Jean Viard, Éditions de l&rsquo;Aube</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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<p><strong>Drôle d&rsquo;idée </strong>que de lire de la sociologie. Mais ce livre parle des vacances ce qui est hautement sympathique. C&rsquo;est avant tout une histoire de notre temps, celui que nous passons au travail et en dehors. Le temps consacré au turbin est d&rsquo;ailleurs aujourd&rsquo;hui peu de chose tant il a diminué depuis un siècle alors que notre espérance de vie augmentait. Il représenterait aujourd&rsquo;hui de 10 à 12&nbsp;% de notre existence. Faut-il s&rsquo;en inquiéter&nbsp;? Non nous dit Jean Viard qui nous rappelle comment  a évolué le temps de travail. Pendant des siècles, l&rsquo;Église catholique avait imposé le repos dominical. La Révolution française l&rsquo;a supprimé. Et il a fallu attendre 1906 pour le retrouver, la République n&rsquo;ayant désormais plus peur de l&rsquo;Église. Nouvelle avancée avec le Front populaire qui instaure la semaine de 40 heures et les deux premières semaines de congés payés. Puis à nouveau à la fin des années 90 avec les 35 heures. Un moyen de lutter contre le chômage mais aussi une ancienne revendication féministe. La réduction du temps de travail ayant en effet sur la durée permis l&rsquo;insertion massive des femmes dans le marché du travail. Les vacances ont mis du temps à s&rsquo;imposer. Elles n&rsquo;étaient pas réclamées par les Français en 1936, car ce concept était étranger aussi bien aux ouvriers qu&rsquo;aux employés et qu&rsquo;à un grand nombre de patrons. Il était surtout l&rsquo;affaire des rentiers financiers t des propriétaires terriens qui ont fait le succès de Nice ou des premières stations de montagne. Les choses ont bien changé. Une majorité de Français partent désormais en vacances, même si les cités demeurent souvent exclues. Le tourisme est aujourd&rsquo;hui une vraie richesse. Par les flux économiques qu&rsquo;il génère et par la réorganisation spatiale du territoire qu&rsquo;il engendre. Avec  les départs massifs, de nombreux villages ont retrouvé de l&rsquo;activité. En juillet et en août mais aussi le reste de l&rsquo;année grâce aux week-ends prolongés et aux nouveaux modes de vie. La richesse touristique est d&rsquo;ailleurs bien plus que financière. Elle est un atout pour attirer les populations les plus diplômées. À Marseille, Toulouse, Bordeaux ou Nantes. Allez donc les faire venir à Charleville-Mézières !</p>
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