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	<title>Archives des Les Éditions de Minuit - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des Les Éditions de Minuit - Surbooké</title>
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		<title>Courir, Jean Echenoz, Les Éditions de Minuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Nov 2019 13:47:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[sport 🏅]]></category>
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		<category><![CDATA[Les Éditions de Minuit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soixante-dix ans après sa première médaille olympique, on se souvient encore de lui. Et pour cause puisqu&#8217;il a été le plus grand coureur de fond de tous les temps. Celui qui battait record sur record. Émile Zatopeck a ainsi traversé les années pour rester dans un coin de notre mémoire, lui qui ne cherchait jamais [&#8230;]</p>
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<p><strong>Soixante-dix ans après sa première médaille olympique</strong>, on se souvient encore de lui. Et pour cause puisqu&rsquo;il a été le plus grand coureur de fond de tous les temps. Celui qui battait record sur record. Émile Zatopeck a ainsi traversé les années pour rester dans un coin de notre mémoire, lui qui ne cherchait jamais la gloire. Jean Echenoz nous en livre un portrait dans un petit livre particulièrement accessible, ce qui n&rsquo;est pas toujours le cas chez ce grand écrivain. Rien ne disposait Zatopek à pratiquer l&rsquo;athlétisme. Rien si ce n&rsquo;est à coup sûr ses gènes. Parce que du côté d&rsquo;Ostrava en Tchécoslovaquie là où il était né, il fallut pas mal de circonstances pour pousser Émile sur une piste. Il se serait bien contenté de son emploi chez Bata, mais voilà les Allemands ont envahi ce territoire histoire de porter secours aux Sudètes. Ils décident donc d&rsquo;organiser une course entre les <em>Übermensch</em> et une bande de Tchèques faméliques, déguenillés, histoire de bien montrer quelle était la race supérieure. Par chance Émile ne finit que deuxième, car une place de moins et c&rsquo;était les ennuis assurés. Il se prend quand même au jeu et s&rsquo;entraîne sérieusement. Que Zatopek fût doué, on le comprit rapidement. Mais il révolutionna aussi la manière de se préparer en travaillant sa vitesse. Reste quand même son style qui questionna tous les spécialistes. Zatopek courait en balançant sa tête, grimaçant, mais il refusa toujours de modifier son allure. Le style du coureur n&rsquo;était pour lui rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une connerie. Seule l&rsquo;efficacité comptait. Arrivent les jeux de Londres en 1948. Zatopeck gagne le 10&nbsp;000 mètres en accélérant brutalement à mi-course. Fatigué à l&rsquo;arrivée ? Apparemment pas parce qu&rsquo;il trottine la ligne franchie avant de demander un verre d&rsquo;eau. Quatre ans plus tard, il remporte le 5&nbsp;000 mètres, le 10&nbsp;000 et le marathon qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais couru. Zatopeck est une idole dans son pays. Une idole qui va se heurter à la nouvelle donne politique. Le temps est venu des Procès de Prague. On arrête, torture, fait avouer et on pend ceux qui sont dénoncés comme ennemis du pouvoir. L&rsquo;industrie locale du chanvre ne s&rsquo;est jamais si bien portée. Or le parti communiste n&rsquo;a qu&rsquo;une peur, que Zatopek profite d&rsquo;une course à l&rsquo;étranger pour y rester. Il n&rsquo;en a jamais eu l&rsquo;intention  mais il doit se plier aux ordres. Après les morts de Staline et de Gottwald, l&rsquo;étau se desserre. Zatopek part à Melbourne pour courir le marathon. Sur le déclin il finit sixième. Sa vie aurait pu se terminer tranquillement quand les Soviétiques reviennent à Prague en 1968. Zatopeck qui soutenait  Dubček est envoyé dans une mine d&rsquo;uranium. Respire c&rsquo;est bon pour la santé. Six ans plus tard, il est promu éboueur à Prague. Mauvaise idée, les habitants le reconnaissent, les éboueurs refusent qu&rsquo;il porte les poubelles, et il est acclamé quand il court derrière le camion. On lui trouve donc un autre poste. On ne touche pas à un tel champion !</p>
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		<title>Article 353 du code pénal, Tanguy Viel, Les Éditions de Minuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 18:43:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Les Éditions de Minuit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un huis clos qui se déroule intégralement dans le bureau d&#8217;un juge d&#8217;instruction où Martial Kermeur vient d&#8217;être amené menotté. Et cet ancien ouvrier de l&#8217;Arsenal de Brest, licencié comme ses collègues avec 400 000 francs d&#8217;indemnités, raconte comment il a foutu à la mer le promoteur Antoine Lazenec. Pendant une partie de pêche [&#8230;]</p>
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<p><strong>C&rsquo;est un huis clos</strong> qui se déroule intégralement dans le bureau d&rsquo;un juge d&rsquo;instruction où Martial Kermeur vient d&rsquo;être amené menotté. Et cet ancien ouvrier de l&rsquo;Arsenal de Brest, licencié comme ses collègues avec 400 000 francs d&rsquo;indemnités, raconte comment il a foutu à la mer le promoteur Antoine Lazenec. Pendant une partie de pêche aux crabes sur le bateau de Lazenec, un Merry Fisher de neuf mètres. Sa vie y passe, au moins depuis son licenciement de ce qui fut le gagne-pain de tant d&rsquo;ouvriers de la rade de Brest. Sa femme qui est partie, son fils Erwan qui lui fut confié par la justice. Comment il a été embauché par le maire de son village pour s&rsquo;occuper du « château ». Pas vraiment un château, mais une belle demeure appartenant à la commune, sise au milieu d&rsquo;un vaste parc qu&rsquo;il devait entretenir tout en faisant visiter les éventuels acheteurs. Avec en compensation, le droit d&rsquo;habiter la petite dépendance de 45 mètres carrés en pierre bretonne. Elle manquait de lumière mais lui permettait de voir l&rsquo;océan. Lazenec fut cet acheteur, débarquant un jour pour clamer à qui voulait l&rsquo;entendre qu&rsquo;il y avait ici du potentiel pour sortir le pays de la misère. La maquette qu&rsquo;il exhiba séduisit avec son petit immeuble de 30 appartements face à la mer. En lieu et place du château. Kermeur fut de ceux qui achetèrent sur plan, alléché par les promesses de rentabilité du Madoff finistérien. Mais si les travaux débutèrent, arasant la belle bâtisse communale, ils n&rsquo;allèrent pas plus loin. Et personne n&rsquo;osait se plaindre de celui qui menait grand train, roulait en Porsche et se pavanait au milieu des notables dans les loges du stade de foot à Brest. Personne même pas Le Goff le maire du village qui disparaissait peu à peu dans l&rsquo;alcool avant de se tirer une balle dans la tête. Personne alors que tous avaient compris comment l&rsquo;histoire se terminerait : par la faillite de ces petites gens qui s&rsquo;étaient vus trop beaux, trahissant même leurs conditions ouvrières. Le plus lucide était sans doute Erwan Kermeur, désormais dix-sept ans, qui ne pouvait pas ne pas voir comment sombrait son père. Comment disparaissaient ses projets d&rsquo;achat d&rsquo;un bateau financé par l&rsquo;indemnité de licenciement. Alors Martial Kermeur explique que l&rsquo;histoire ne pouvait se terminer autrement au risque de se retrouver dans le cabinet d&rsquo;un juge d&rsquo;instruction.</p>
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		<title>Continuer, Laurent Mauvignier, Éditions de Minuit</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2016/11/08/continuer-laurent-mauvignier-editions-de-minuit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 20:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Les Éditions de Minuit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça commence comme dans la vraie vie au Kirghizistan. Avec des hommes puant l&#8217;alcool qui s&#8217;en prennent à deux touristes français, une mère et son fils, en voyage à cheval. Ça continue toujours comme dans la réalité avec l&#8217;intervention d&#8217;un jeune couple kirghize qui fait fuir les huit hommes avec un pistolet. Car ce peuple [&#8230;]</p>
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<p><strong>Ça commence comme dans la vraie</strong> vie au Kirghizistan. Avec des hommes puant l&rsquo;alcool qui s&rsquo;en prennent à deux touristes français, une mère et son fils, en voyage à cheval. Ça continue toujours comme dans la réalité avec l&rsquo;intervention d&rsquo;un jeune couple kirghize qui fait fuir les huit hommes avec un pistolet. Car ce peuple de nomades est d&rsquo;abord accueillant et chaleureux malgré les ravages de la vodka. Héritage soviétique oblige. Les  Soviétiques sont partis et ont laissé sur place ce fléau social qui pousse les Kirghizes à boire de la vodka dans des verres à bière histoire de faire passer le koumis, le lait de jument fermenté. Sybille savait pourtant qu&rsquo;il était imprudent d&#8217;emmener Samuel arpenter seuls ces montagnes d&rsquo;Asie centrale. Mais elle y avait vu l&rsquo;unique moyen d&rsquo;extirper son fils de 16 ans de son état de skinhead à Bordeaux. Une ville où elle était venue s&rsquo;installer après sa séparation d&rsquo;avec son mari. Elle avait pris sa décision le jour où les gendarmes lui avaient ramené Samuel d&rsquo;une fête qui avait mal tourné. La maison de Lacanau ravagée et le viol évité de peu. Elle avait vendu la propriété familiale à laquelle elle tenait tant en Bourgogne, mis son appartement en sous-location et direction Bichkek la capitale du Kirghizistan. L&rsquo;ultime espoir pour elle de récupérer Samuel. Il n&rsquo;avait pas eu son mot à dire ayant échappé au pensionnat catholique que voulait lui infliger Benoît son père. Il déteste ce pays dont les habitations puent la crasse et le mouton, avec des chiottes à l&rsquo;hygiène inconcevable en France. Dont il ne comprend quasiment pas la langue, même s&rsquo;il a étudié le russe, la langue de ses grands-parents maternels et souvent pratiqué l&rsquo;équitation. Les débuts du périple sont difficiles, Samuel se réfugie derrière la musique de Nirvana et de Bowie avec toujours l&rsquo;angoisse de voir péricliter sa réserve de piles. Ils quittent les sentiers, montent à plus de 4&nbsp;000 mètres, traversent des rivières, atteignent des plateaux fangeux, infiniment plus dangereux que les loups et les ours. Ils rencontrent deux touristes français et festoient dans des yourtes. Si Sybille et Samuel se rapprochent, ils ne parviennent pas pour autant à effacer des années de malheur. Car Benoît les avait prévenus&nbsp;: c&rsquo;était folie de partir dans ce pays sauvage.</p>
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