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	<title>Archives des Picqier - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des Picqier - Surbooké</title>
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		<title>Une soupe à la grenade, Marsha Mehran, Éditions Picquier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 05:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman iranien 🇮🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Picqier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un bouquin à l&#8217;image de sa couverture : coloré, chatoyant, plein de vie. Un bouquin qui vous fait du bien. Pourtant la vie de ses trois héroïnes, à l&#8217;image de celle de son autrice Marsha Mehran, n&#8217;a pas été facile. Comme Marsha les trois sœurs Aminpour ont quitté l&#8217;Iran dans des temps où il [&#8230;]</p>
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<p><strong>C&rsquo;est un bouquin à l&rsquo;image de sa couverture</strong> : coloré, chatoyant, plein de vie. Un bouquin qui vous fait du bien. Pourtant la vie de ses trois héroïnes, à l&rsquo;image de celle de son autrice Marsha Mehran, n&rsquo;a pas été facile. Comme Marsha les trois sœurs Aminpour ont quitté l&rsquo;Iran dans des temps où il valait mieux pour elles s&rsquo;en aller. Le régime du Shah s&rsquo;effondrait ce qui n&#8217;empêchait pas les forces de l&rsquo;ordre d&rsquo;arrêter et de torturer qui elles voulaient. La suite, en la personne d&rsquo;un chef religieux, ne leur aurait pas été plus favorable. Mais cela Marjan l&rsquo;aînée, Bahar la cadette et la toute jeune Layla ne pouvaient le savoir. Elles se sont donc retrouvées à Londres avant de migrer par la suite en Irlande, à l&rsquo;ouest du pays sur la baie de Clew. Sans lien avec l&rsquo;Iran leurs parents étant décédés, n&rsquo;ayant rien emporté dans leur fuite hormis quelques tapis, elles vont néanmoins perpétuer leurs racines en cuisinant. En proposant aux habitants de leur village les multiples saveurs, odeurs, recettes de la nourriture persane. Marsha Mehran vous les propose dans son roman qui sent l&rsquo;aneth, la sarriette, le cumin, le curcuma, le basilic, les pétales de rose, le <em>za&rsquo;feran</em> autrement dit le safran, les pistaches et les dattes. Et comme chaque chapitre commence par une recette, vous apprendrez à cuisiner les <em>dolmas</em>, des feuilles de vigne farcies, ainsi que la soupe de lentilles rouges. Vous mijoterez amoureusement les jarrets d&rsquo;agneau pour élaborer l<em>&lsquo;abgoosht</em>. Côté dessert vous aurez droit aux <em>baklavas</em> à base de pâte filo et aux oreilles d&rsquo;éléphant. Vous n&rsquo;oublierez pas le pain <em>lavash</em>, cette fine galette saupoudrée de graines de sésame et de pavot que les Iraniens partagent avec tous les pays qui les entourent. Sans oublier la  soupe à la grenade dont vous apprendrez qu&rsquo;elle a aussi un caractère explosif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Elles doivent aussi vaincre les fêlures qu&rsquo;elles ont ramenées de Téhéran</p></blockquote>



<p>Mais ces recettes ne seraient rien sans l&rsquo;enthousiasme des sœurs Aminpour qui se donnent du mal pour faire découvrir leur cuisine aux Irlandais. Elles doivent pour cela trouver et retaper un local. Leur choix se porte sur l&rsquo;ancienne boulangerie que  le Napolitain Luigi Delmonico utilisait jusqu&rsquo;à son décès. Or le baron local de bière,Thomas McGuire, lorgne dessus depuis sa fermeture pour en faire une boîte de nuit. Ce qui n&rsquo;est pas rien quand on sait qu&rsquo;en Irlande on boit de la bière comme si c&rsquo;était de l&rsquo;eau. Heureusement Estelle, la veuve de Luigi, refuse de lui vendre sa boutique. Le bail signé, les trois sœurs ouvrent le <em>Babylon</em> <em>Café</em> en cinq jours. Tout juste le temps pour Marjan de faire l&rsquo;aller-retour jusqu&rsquo;à Dublin pour s&rsquo;approvisionner en ingrédients, et à ses sœurs de peindre les murs en pourpre tendance syrah. Heureusement pour elles Marjan, Bahar et Layla ignorent les propos des vieilles bigotes, et dédaignent ceux qui les traitent de Bronzées et d&rsquo;Arabes. Elles doivent aussi vaincre les fêlures qu&rsquo;elles ont ramenées de Téhéran. Pour cela quoi de mieux que l&rsquo;amour qui ne tarde pas à toucher la jeune Layla. Le succès n&rsquo;est donc pas loin. De toute façon comment aurait-on pu imaginer que la finesse des mets iraniens ne prennent pas le dessus sur la cuisine irlandaise ?</p>
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		<title>Le restaurant de l&#8217;amour retrouvé, Ito Ogawa, Éditions Picquier</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2020/10/14/le-restaurant-de-lamour-retrouve-ito-ogawa-editions-picquier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 12:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman japonais 🇯🇵]]></category>
		<category><![CDATA[Picqier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une petite faim ? Alors direction le Japon. Pas pour manger des sushis ou des sashimis. Pour savourer de la véritable cuisine nippone, celle que les Japonais côtoient quotidiennement. Et mieux encore, une cuisine qui rend heureux, une cuisine que vous redemanderez. Rinco, jeune femme de vingt-cinq ans, vous attend. Elle vient de perdre sa [&#8230;]</p>
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<p><strong>Une petite faim ?</strong> Alors direction le Japon. Pas pour manger des <em>sushis</em> ou des <em>sashimis</em>. Pour savourer de la véritable cuisine nippone, celle que les Japonais côtoient quotidiennement. Et mieux encore, une cuisine qui rend heureux, une cuisine que vous redemanderez. Rinco, jeune femme de vingt-cinq ans, vous attend. Elle vient de perdre sa voix suite à un chagrin d&rsquo;amour. Son petit ami indien l&rsquo;a non seulement quittée, mais lui a aussi tout pris. En rentrant dans leur appartement Rinco constate qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien. Envolés les souvenirs de trois années de vie commune. Partis la télévision,  la machine à laver, le frigo, jusqu&rsquo;aux néons et au paillasson. Évaporés les ustensiles avec lesquels chaque soir Rinco cuisinait en attendant le retour de son fiancé. Terminés le mortier hérité de sa grand-mère, le baquet en bois de cyprès pour tenir au chaud le riz. Volée la cocotte Le Creuset payée avec son premier salaire. Sans parler des économies patiemment accumulées pour acheter un restaurant. Car les deux jeunes gens étaient tous les deux cuisiniers : lui dans un établissement indien et elle dans un restaurant turc. Seul vestige de son passé, Rinco récupère la jarre contenant la saumure de sa grand-mère. Une jarre transmise de génération en génération où il suffit de glisser des légumes pour qu&rsquo;ils deviennent un régal. Une jarre magique. Alors Rinco quitte la grande ville et retourne dans le village de sa mère. Pourtant c&rsquo;est peu dire que les deux femmes s&rsquo;apprécient peu. D&rsquo;ailleurs la fille tente de voler les économies de sa mère qu&rsquo;elle croit cachées dans le potager. Pas de chance, elles n&rsquo;y sont pas et Rinco se retrouve nez à nez avec Hermès la truie qui vit dans une soue grandiose à côté du bâtiment principal. Sa mère, qui se soucie comme de l&rsquo;an quarante de ce qu&rsquo;elle donne à manger aux humains dans son bar <em>Amour</em>, ne nourrit sa truie qu&rsquo;avec des produits de l&rsquo;agriculture biologique. Le pompon étant le pain au levain pétri à la main, commandé dans une célèbre boulangerie de Tokyo. Rinco est quand même acceptée au domicile maternel, mais elle doit payer sa nourriture et un loyer. Elle lui emprunte aussi de l&rsquo;argent à un taux quasi usuraire pour transformer le bâtiment annexe en restaurant. Hermès est la première à le tester. Rinco lui a fait du pain en mélangeant des glands à la pâte. Essai concluant. Au bout d&rsquo;un mois de travaux, le restaurant a pris forme. Avec des meubles de récupération, un vieux poêle à bois, un lustre à bougies en verre soufflé qui dormait dans la remise attenante. Dans la cuisine, ni lave-vaisselle, ni micro-ondes, mais une gazinière, un four et un réfrigérateur ainsi que de la vaisselle qui venait de sa grand-mère.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La Favorite qui aurait pu en mourir en ressort ressuscitée</p></blockquote>



<p>Le restaurant est baptisé <em>L&rsquo;Escargot</em> car avec lui sur son dos Rico avancera lentement. On y sert une seule table par jour avec au menu ce que les clients ont commandé. Kuma est le premier et il a demandé un curry qui lui rappelle ce que lui cuisinait son ancienne compagne, une Argentine. Ce sera un curry iranien découvert dans son restaurant turc, un curry à la grenade à la saveur aigre-douce confectionné avec des fruits cueillis dans la forêt. Un curry gagnant. Suivra un repas destiné à La Favorite, une ancienne maîtresse d&rsquo;un notable local et qui ne se déplace plus qu&rsquo;avec une canne. Pour lui redonner goût à la vie Rico lui sert des pommes en saumure, un carpaccio d&rsquo;huîtres, du poulet de Hinai, un risotto de riz nouveau à la poutargue, une selle d&rsquo;agneau rôti, un sorbet de <em>yuz</em>u, un tiramisu au mascarpone avec sa boule de glace à la vanille et un expresso serré. La Favorite qui aurait pu en mourir en ressort ressuscitée. À chaque fois la cuisine de Rico fait mouche, que ce soit avec un repas français végétarien ou un simple menu pour enfants. Elle s&rsquo;en donne du mal, goûtant des navets rouges conservés sous la neige, cueillant des châtaignes, des fruits à coque ou le <em>matabi</em> un kiwi local dans les bois. On ne vous conseille trop de lui rendre visite. C&rsquo;est touchant, poétique, généreux, revigorant, garanti avec des produits locaux sans pesticides. Vous éviterez le <em>fugu</em>, ce poisson prisé des Japonais, mais qui mal préparé est mortel. Ça ne se refuse pas.</p>
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		<title>La coquette de Shanghai, Anyi Wang, Éditions Philippe Picquier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2020 06:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman chinois 🇨🇳]]></category>
		<category><![CDATA[Picqier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La coquette c&#8217;est Xiaoqiu, fille de Xiao Mingming, née 18 mois après le divorce de sa mère, qui avait eu deux enfants avec son mari avant qu&#8217;il n&#8217;écope de dix années de prison. Naître sans père était loin d&#8217;être un avantage dans la Chine des années 50. Mais Xiaoqiu était riche d&#8217;une flamme intérieure, et [&#8230;]</p>
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<p><strong>La coquette c&rsquo;est Xiaoqiu</strong>, fille de Xiao Mingming, née 18 mois après le divorce de sa mère, qui avait eu deux enfants avec son mari avant qu&rsquo;il n&rsquo;écope de dix années de prison. Naître sans père était loin d&rsquo;être un avantage dans la Chine des années 50.  Mais Xiaoqiu était riche d&rsquo;une flamme intérieure, et d&rsquo;un regard à nul autre pareil, qui faisait dire à ceux qui la croisaient qu&rsquo;elle avait des yeux de chat. Autant d&rsquo;atouts qui lui permirent de surmonter les difficultés qu&rsquo;elle rencontrait dans cette Chine accrochée à ses conventions. Ne pas avoir de père était déjà un lourd handicap, même s&rsquo;il aurait mieux valu en faire le reproche à sa mère, artiste de théâtre qui avait grandi à Shanghai avant la guerre avec le Japon. Avoir une mère comme Xiao Mingming constituait une autre difficulté, car Xiao Mingming n&rsquo;aima jamais Xiaoqiu. Pas même quand sa fille intégra très jeune son théâtre. Xiao Mingming battait sa fille et trouvait normal que son fils le fasse aussi. Attirer le regard des hommes n&rsquo;était pas non plus une bonne idée dans cette Chine traditionnelle, au risque de se traîner une sale réputation. Et comme si cela ne suffisait pas, naître en 1950, signifia une quinzaine d&rsquo;années plus tard devoir en passer par  les affres de la Révolution culturelle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Le livre nous en apprend beaucoup sur la société chinoise</p></blockquote>



<p>Xiaoqiu migra donc de force à la campagne. Non pas pour profiter du bon air, mais pour intégrer une équipe de production. Son activité agricole ne la dispensa pas pour autant de connaître les tourments de la faim. Pas assez de gras dans l&rsquo;alimentation, selon les compagnons qui avaient été eux aussi envoyés aux champs. Le roman d&rsquo;Anyi Wang n&rsquo;en est pas pour autant une litanie d&rsquo;horreurs. Car Xiaoqiu surmonte à sa façon toutes ces difficultés. L&rsquo;absence d&rsquo;amour de sa mère comme ses coups ne lui sabrent pas le moral. La Révolution culturelle qu&rsquo;elle traverse est exempte de morts, ce qui est loin d&rsquo;avoir été le cas dans l&rsquo;ensemble de la Chine. Même la guerre sinon-japonaise ne bouleverse la vie de Xiao Mingming qui la fuit en se réfugiant à Hong Kong. La capacité d&rsquo;adaptation de Xiaoqiu nous donne le moral, et surtout le livre nous en apprend beaucoup sur la société chinoise. Sur sa capacité à prolonger ses valeurs traditionnelles en dépit du régime communiste. Sur l&rsquo;impossibilité des jeunes Chinois à vivre leur sexualité. Sur la constance des hiérarchies sociales qui se perpétuent malgré l&rsquo;idéologie officielle. Et même sur la cuisine locale.</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2020/05/31/la-coquette-de-shanghai-anyi-wang-editions-philippe-picquier/">La coquette de Shanghai, Anyi Wang, Éditions Philippe Picquier</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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		<title>Bonsoir, la rose, CHI Zijian, Éditions Philippe Picquier</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2018/06/06/bonsoir-la-rose-chi-zijian-editions-philippe-picquier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2018 20:07:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Picqier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Xiao&#8217;e habite à Harbin, tout là-haut au nord de la Chine. Plus au nord que Vladivostok, pas loin du fleuve Amour. C&#8217;est une jeune fille modeste de la campagne qui est venue dans cette ville polluée pour tenter d&#8217;y gagner sa vie. Elle décroche un travail de correctrice dans un journal mais peine à trouver [&#8230;]</p>
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<p><strong>Xiao&rsquo;e habite à Harbin</strong>, tout là-haut au nord de la Chine. Plus au nord que Vladivostok, pas loin du fleuve Amour. C&rsquo;est une jeune fille modeste de la campagne qui est venue dans cette ville polluée pour tenter d&rsquo;y gagner sa vie. Elle décroche un travail de correctrice dans un journal  mais peine à trouver un logement. Après deux tentatives inabouties, elle atterrit chez Léna, une vieille femme juive dont la famille s&rsquo;est réfugiée en Chine après la Révolution d&rsquo;Octobre. Pourtant Léna ne tient pas à partager son logement bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait plus de famille, car elle est habituée à vivre dans son petit monde entre ses plantes, son piano et avant tout ses souvenirs. Léna accepte toutefois d&rsquo;accueillir  Xiao&rsquo;e suite à l&rsquo;intervention d&rsquo;une connaissance commune. Mais elle lui fixe des règles de vie très strictes : pas de cuisine et encore moins de petit ami à son domicile. La cohabitation se met en place et Léna se montre généreuse en guidant Xiao&rsquo;e dans le choix d&rsquo;une garde-robe qui la met en valeur. Les deux femmes se rapprochent et célèbrent même le Nouvel an ensemble en déjeunant dans un restaurant occidental. Un véritable événement pour Xiao&rsquo;e qui ne connaît presque que la nourriture chinoise. Au fil des pages, CHI Zijian nous fait découvrir une foultitude de plats :  langouste au piment, fromage de soja, légumes sautés, tiges de chrysanthèmes ou encore soupe aux algues. Elle nous dresse le portrait d&rsquo;une Chine qui ressemble pour beaucoup à l&rsquo;Occident avec ses téléphones portables, ses supermarchés  Carrefour et ses Pizza Hut. Ou encore ses jeunes gens qui se fréquentent avant le mariage. Mais le pays reste  ancré dans ses traditions, surtout à la campagne. Xiao&rsquo;e traîne pour cela un secret dont elle n&rsquo;arrive pas à se remettre. Sa mère a été violée, ce qui lui a conféré le statut honteux de bâtarde. Quand il le découvrit, son père se mit à battre Xiao&rsquo;e et à la couvrir d&rsquo;injures alors qu&rsquo;il chérissait son frère. Il n&rsquo;avait plus eu dès lors qu&rsquo;une idée en tête : se débarrasser de sa femme qu&rsquo;il traitait de pute ainsi que de sa fille. La mort de ses parents, sa mère d&rsquo;abord puis son père, ne changea pas grand-chose pour Xiao&rsquo;e qui devint le souffre-douleur de la seconde femme de son père. Au fil du roman, on découvre que Léna porte elle aussi un secret intime qui nous est dévoilé dans les dernières pages. Un secret guère plus enviable que celui de Xiao&rsquo;e. D&rsquo;où le titre du livre que la traductrice nous explique dans sa postface : « <em>La femme est une rose, l&rsquo;homme est une abeille. Quand il a fini de butiner son pollen, qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus d&rsquo;attraits pour lui, il s&rsquo;envole vers une autre rose</em> ».</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2018/06/06/bonsoir-la-rose-chi-zijian-editions-philippe-picquier/">Bonsoir, la rose, CHI Zijian, Éditions Philippe Picquier</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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