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	<title>Archives des Rivages - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Jun 2025 20:08:21 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Rivages - Surbooké</title>
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		<title>Mourir en juin, Alan Parks, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 20:08:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman écossais]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>28 mai 1975, l&#8217;inspecteur en chef Harry McCoy est envoyé sur un terrain vague de Glasgow. Deux ados viennent d&#8217;y trouver un corps. C&#8217;est un SDF qui semble avoir une soixantaine d&#8217;années et qui en a probablement dix de moins. L&#8217;homme s&#8217;appelle Govan Jamie, et l&#8217;inspecteur McCoy le connaît. C&#8217;est un clodo qui traîne avec [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>28 mai 1975,</strong> <strong>l&rsquo;inspecteur</strong> <strong>en</strong> <strong>chef</strong> <strong>Harry</strong> <strong>McCoy</strong> est envoyé sur un terrain vague de Glasgow. Deux ados viennent d&rsquo;y trouver un corps. C&rsquo;est un SDF qui semble avoir une soixantaine d&rsquo;années et qui en a probablement dix de moins. L&rsquo;homme s&rsquo;appelle Govan Jamie, et l&rsquo;inspecteur McCoy le connaît. C&rsquo;est un clodo qui traîne avec le père du policier, lui-même SDF. Le légiste conclut à une mort naturelle, ce qui signifie que l&rsquo;homme est décédé d&rsquo;un arrêt cardiaque, et plus encore de l&rsquo;alcool et de la misère. Sauf que deux semaines plus tard, McCoy apprend d&rsquo;un adolescent qu&rsquo;un deuxième homme serait mort dans les mêmes circonstances. Personne ne croit le jeune Gerry, sans doute parce qu&rsquo;il vit lui aussi dans la rue. Peu après Judith West débarque au commissariat en déclarant que son fils Michael âgé de neuf ans a disparu. Il n&rsquo;était pas dans sa chambre quand elle y est entrée le matin à sept heures. La recherche du garçon s&rsquo;annonce complexe, ses parents ayant toujours refusé de le prendre en photo. Aucun espoir non plus d&rsquo;obtenir un portrait de son école car Michael n&rsquo;était pas scolarisé. Et il faut faire avec la mère qui hurle, se griffe le visage, tout en appelant à son Seigneur. Pourtant à en croire le révérend West de l&rsquo;Église des Souffrances du Christ, l&rsquo;époux de Julie, il n&rsquo;y aurait nul besoin de chercher Michael, puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais eu d&rsquo;enfant. Pour avoir immédiatement lancé des recherches « pour rien », McCoy se prend une soufflante du commissaire Long. Il aurait dû comprendre que cette femme, qui avait débarqué avec une bible grande comme un annuaire téléphonique, était cinglée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Une ville ravagée par la désindustrialisation </p>
</blockquote>



<p>Très belle trouvaille que cette série que je découvre avec beaucoup de retard puisque <em>Mourir</em> <em>en</em> juin est le sixième volume consacré à l&rsquo;inspecteur Harry McCoy. Alan Parks semble pourtant être apprécié par de nombreux critiques de la littérature noire, si on en croit la citation de <em>Libération</em> que l&rsquo;éditeur a mise en exergue du roman : « <em>Chaque</em> <em>fois</em> <em>qu&rsquo;il</em> <em>referme</em> <em>un</em> <em>épisode</em> <em>de</em> <em>cette</em> <em>saga</em> <em>écossaise</em>, <em>le</em> <em>lecteur</em> <em>se</em> <em>dit</em> <em>qu&rsquo;il</em> <em>vient</em> <em>de</em> <em>lire</em> <em>le</em> <em>meilleur</em> ». Je ne me prononcerai pas sur ce point, mais ce qui est sûr c&rsquo;est que j&rsquo;y reviendrai. Parks nous propose un très beau portrait de Glasgow dans la décennie soixante-dix. Une ville ravagée par la désindustrialisation, qui a perdu ses chantiers navals et les emplois qui allaient avec. Dont l&rsquo;urbanisation ancestrale recule devant la construction d&rsquo;autoroutes. La Glasgow d&rsquo;Alan Parks ressemble furieusement à la Belfast de Robert McLiam, les bombes en moins. On n&rsquo;est plus chez Dickens, mais comme dans l&rsquo;Angleterre de l&rsquo;écrivain anglais, les pauvres ne survivent que par les soupes populaires et l&rsquo;alcool.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Il se nourrit de currys et de tourtes bien grasses</p>
</blockquote>



<p>McCoy est à l&rsquo;image de sa cité. C&rsquo;est un flic cabossé par la vie, une jeunesse en foyer d&rsquo;accueil, un ulcère à l&rsquo;estomac qui le fait souffrir. S&rsquo;il aime son métier, s&rsquo;il est acharné, il ne supporte plus ni le sang ni l&rsquo;odeur de la morgue. Alors comme beaucoup d&rsquo;habitants de Glasgow, McCoy fréquente assidûment les pubs où il use et abuse des pintes et du whisky, et se nourrit de currys et de tourtes bien grasses. Il en a besoin pour survivre à la guerre des gangs, aux assassinats sordides, à la misère sociale. Et même à la recherche des ripoux de la police alors qu&rsquo;il est lui-même sous l&rsquo;influence du futur maître de Glasgow. Heureusement, il vit avec une actrice magnifique, « <em>une</em> <em>vraie</em> <em>gauchiste</em> ». Une femme si belle qu&rsquo;on dit de lui qu&rsquo;avec Lindsay il boxe au-dessus de sa catégorie. Les romans noirs ne sont jamais aussi réussis que quand ils sont ancrés dans le social. Et là on est en plein dedans.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en</strong> <strong>dit</strong> <em><strong>Bibliosurf</strong></em> <strong>?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Mourir-en-juin.html">https://www.bibliosurf.com/Mourir-en-juin.html</a></p>



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		<title>Rouge ou mort, David Peace, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 07:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[football ⚽]]></category>
		<category><![CDATA[sport 🏅]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un roman en rouge et noir. Rouge comme les couleurs du Liverpool Football Club que Bill Shankly a dirigé de 1959 à 1974. Ce qui a fait de lui le plus grand manager du football britannique au côté d&#8217;Alex Ferguson, un autre Écossais qui fut pendant vingt-sept années l&#8217;emblématique coach de Manchester United. Et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C&rsquo;est un roman en rouge et noir</strong>. Rouge comme les couleurs du Liverpool Football Club que Bill Shankly a dirigé de 1959 à 1974. Ce qui a fait de lui le plus grand manager du football britannique au côté d&rsquo;Alex Ferguson, un autre Écossais qui fut pendant vingt-sept années l&#8217;emblématique coach de Manchester United. Et noir comme les romans qu&rsquo;écrit habituellement David Peace, des romans au caractère social bien affirmé, un peu comme le football de Liverpool. <em>Rouge</em> <em>ou</em> <em>mort</em> c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un ancien gamin de quatorze ans qui a quitté l&rsquo;école pour descendre à la mine, avant de devenir footballeur parce que cela lui offrait un avenir plus riant. Il fut un joueur honnête, plusieurs fois sélectionné en équipe d&rsquo;Écosse, et il devint un entraîneur mythique. Bill Shankly avait une vision bien précise de son sport : le football est une discipline collective où tout le monde joue pour l&rsquo;équipe et pour les supporteurs. Cette conception était parfaitement adaptée à la capitale du Merseyside, une ville historiquement prolétaire, même si les métiers à tisser qui avaient fait sa fortune au XIXe siècle s&rsquo;étaient tus depuis longtemps. Mais Liverpool, contrairement à Manchester, est restée une cité ouvrière, peut-être à cause de son port et de ses dockers. C&rsquo;est pourquoi le Liverpool FC est célèbre dans le monde entier par son <em>kop</em>, ses tribunes animées où on encourage les <em>reds</em> en chantant <em>You&rsquo;ll Never Walk Alone</em>, <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8"><em>Tu ne marcheras jamais seul</em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>On prend un immense plaisir à voir défiler les joueurs historiques</p>
</blockquote>



<p><meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">David Peace nous propose une historiographie quasi exhaustive des années Shankly à Liverpool. Cela donne un bouquin de près de 1 000 pages qui ravira les fans du club. Les autres  lecteurs pourront sauter les comptes rendus détaillés des matchs car l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas là. Le gros intérêt de <em>Rouge</em> <em>ou</em> <em>mort</em> vient de la description du Liverpool FC de l&rsquo;intérieur. On prend un immense plaisir à voir défiler les joueurs historiques. Ray Clemence le portier qui passa quatorze années au Liverpool FC et que Shankly dégotta à <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Scunthorpe. Kevin Keegan alias « Mighty Mouse » l&rsquo;attaquant de poche issu du même club ou encore John Toshack l&rsquo;avant-centre gallois. Et puis tous les autres joueurs ou entraîneurs auxquels l&rsquo;équipe de Shankly s&rsquo;est confrontée. Gordon Banks le légendaire gardien qui écœura le roi Pelé un jour de Coupe du monde, Peter Shilton un autre portier historique. Georges Best la première rock-star du foot britannique dont Vincent Duluc a raconté l&rsquo;histoire dans <strong><em><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2015/01/03/le-cinquieme-beatles-vincent-duluc-editions-stock/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le cinquième Beatles</a></em></strong>. Best n&rsquo;aurait sans doute jamais pu jouer à Liverpool tant <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Shankly privilégiait le collectif aux vedettes. Le terme de <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">« vedette » était de toute façon très relatif. Si les clubs achetaient très cher certains joueurs, les footballeurs n&rsquo;en voyaient pas la couleur. Encore inconnu quand il est engagé, Ray Clemence touche 50 livres par semaine. Quand il arrive, Kevin Keegan reçoit une liste de logeuses et d&rsquo;appartements où il pourra habiter. Malgré la méticulosité de <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Shankly, la diététique de l&rsquo;époque fait sourire aujourd&rsquo;hui. Les joueurs avalent des steaks-frites avant les matchs. En déplacement en Roumanie, Shankly emmène des bouteilles de coca-cola pas d&rsquo;eau minérale. Les clubs que rencontre Liverpool sont également plus variés qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Lucton, Scunthorpe United, Leyton Orient, Lincoln City, Charlton Athletic, Rotherham United, Bury Football Club sont autant d&rsquo;équipes qui n&rsquo;apparaissent plus dans la première ou seconde division du championnat anglais.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il va tout reprendre à zéro à commencer par la pelouse d&rsquo;Anfield</p>
</blockquote>



<p><br>Huddersfield 17 octobre 1959. Le Liverpool Football Club est en seconde division. Il n&rsquo;a plus rien gagné depuis son titre de 1947. Le président et un des administrateurs du club sont venus voir Bill Shankly l&rsquo;entraîneur local pour lui demander de travailler avec eux. Ils sont persuadés qu&rsquo;il est l&rsquo;homme dont le Liverpool FC a besoin pour retrouver son ancien statut. Shankly accepte de devenir manager de Liverpool sous la condition d&rsquo;avoir les pleins pouvoirs, et de gagner 2 500 livres par an soit 500 de plus qu&rsquo;à Huddersfield. Il va tout reprendre à zéro en commençant par la pelouse d&rsquo;Anfield pas même équipée d&rsquo;une rampe d&rsquo;arrosage. Il refait aussi le pitoyable terrain d&rsquo;entraînement partiellement empierré de Melwood. Shankly fait aménager les infâmes toilettes du stade par respect pour les spectateurs qui paient son salaire. Il lance une campagne de détection en invitant tous les gamins du coin à faire un essai. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à l&rsquo;issue de la saison 1961-1962 que Shankly parvient à faire remonter le Liverpool FC en première division. Trois ans d&rsquo;attente pendant lesquels il a modifié le métier d&rsquo;entraîneur en supervisant tous ses adversaires. Trois ans à régulièrement demander de nouveaux joueurs à ses dirigeants peu enclins à accepter à cause de leurs finances bancales. Trois ans à motiver comme aucun autre ses joueurs. À danser dans les vestiaires pour les remercier un par un. Trois ans pour retrouver le droit d&rsquo;affronter Everton l&rsquo;autre club de Liverpool. Deux saisons encore et le club devient champion d&rsquo;Angleterre en 1963-1964. Shankly est célébré comme jamais, ce qui ne l&#8217;empêche pas de dire que ce titre n&rsquo;est pas le sien. C&rsquo;est celui de ce qu&rsquo;il qualifie d&rsquo;équipe de la classe ouvrière. Et ça continue pendant la saison 1964-1965. Première victoire du club en coupe d&rsquo;Angleterre avec 250 000 personnes qui acclament les joueurs à leur retour à Liverpool. Demi-finale de la Coupe d&rsquo;Europe. Nouveau titre de champion d&rsquo;Angleterre en 1965-1966 avec également une finale dans la Coupe d&rsquo;Europe des vainqueurs de coupe, avec toujours la primauté donnée à l&rsquo;attaque. Marquer encore et encore, telle est la devise de Shankly au point qu&rsquo;un des entraîneurs adverses compare son équipe à la grande équipe hongroise de 1954, celle de Puskás et de Koksis. C&rsquo;est pourquoi Shankly est admiratif de l&rsquo;Ajax d&rsquo;Amsterdam, un club inconnu qui met un soir de Coupe d&rsquo;Europe une tôle au Liverpool FC. À l&rsquo;Ajax joue un jeune qui deviendra une icône du football : Johan Cruyff. L&rsquo;équipe de Shankly remporte pendant la saison 1972-1973 le championnat et la Coupe de l&rsquo;UEFA, premier trophée européen du club en battant en finale le Borussia Mönchengladbach. Puis la Coupe d&rsquo;Angleterre la saison suivante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il est invité dans tous les stades où le public l&rsquo;acclame dès qu&rsquo;il se montre</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est alors en 1974 qu&rsquo;il décide de se retirer. Il refuse de revenir sur sa décision contre une confortable augmentation de salaire, de devenir directeur général du club et toute fonction de dirigeant. Shankly a soixante ans, il est fatigué. Cela fait quarante-trois ans qu&rsquo;il a consacré sa vie au football, comme joueur puis comme entraîneur. Des années qu&rsquo;il se tourne vers le match à venir dès la fin du précédent. Pour lui et Ness son épouse il est temps de tourner la page. Shankly est Écossais mais il reste à Liverpool auprès de ses merveilleux supporteurs. Il part avec un seul regret : ne jamais avoir remporté la grande Coupe d&rsquo;Europe. Il part juste après avoir engagé Ray Kennedy un nouveau grand joueur du Liverpool FC. Son adjoint Bob Paisley lui succède. Bill Shankly ne coupe pourtant pas tout de suite avec son club. Hanté par la peur de l&rsquo;inactivité il continue à suivre les entraînements et à se rendre à Anfield. Il faut l&rsquo;intervention d&rsquo;un dirigeant qui tient à préserver Bob Paisley pour que Shankly se retire chez lui. Pas pour s&rsquo;y cloîtrer, il joue au foot avec des gamins de son quartier, il est invité dans tous les stades où le public l&rsquo;acclame dès qu&rsquo;il se montre. Sa simplicité lui permet d&rsquo;être ovationné par les supporteurs des autres équipes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Des primes qui n&rsquo;on plus rien à voir avec ce que gagnent les supporteurs</p>
</blockquote>



<p>Bill Shankly se veut proche des gens, il est chrétien et socialiste. Pas comme adhérent du parti travailliste, même s&rsquo;il rencontre Harold Wilson le Premier ministre anglais. Shankly considère que les habitants d&rsquo;un pays doivent être égaux. Ce n&rsquo;est pas ce que décident les Britanniques le 3 mai 1979 en donnant congés au parti travailliste. Place aux conservateurs, à Margaret Thatcher. Le monde change y compris celui du football. Alors que les clubs étaient quasiment les seuls à décider des mutations des joueurs, alors que les footballeurs touchaient des salaires mesurés, ils sont désormais en droit de recevoir d&rsquo;énormes primes à la signature de leur nouveau contrat. Rien à voir avec ce qui se profile pour les habitants de Liverpool avec la politique de Thatcher. Un jour une équipe de télévision italienne débarque dans la ville pour comprendre pourquoi le club domine le football européen. Elle découvre que le taux de chômage atteint 25 %, que les friches industrielles dévorent la cité, que toutes les usines de British Leyland à Dunlop et Lucas licencient. Qu&rsquo;il ne s&rsquo;y passe rien hormis le football. Alors Bill Shankly leur explique que le football n&rsquo;est pas rien. Qu&rsquo;il constitue à Liverpool la fierté des travailleurs. Une chose qu&rsquo;on ne retrouve nulle part ailleurs sauf à Glasgow. Il décède le 29 septembre 1981 à Liverpool.</p>



<p><strong>Le chant des supporteurs à Anfield</strong></p>



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		<title>1886 &#8211; L&#8217;affaire Jules Watrin, Pascal Dessaint, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 13:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas un roman noir malgré le pedigree de Pascal Dessaint qui en a une tripotée au compteur. C&#8217;est un roman social, une recherche digne de l&#8217;historien qu&#8217;est aussi Dessaint sur un événement qui a marqué la vie de Decazeville cité minière et sidérurgique de l&#8217;Aveyron. C&#8217;est le récit d&#8217;une révolte ouvrière à l&#8217;image [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ce n&rsquo;est pas un roman noir malgré le pedigree de Pascal Dessaint</strong> qui en a une tripotée au compteur.  C&rsquo;est un roman social, une recherche digne de l&rsquo;historien qu&rsquo;est aussi Dessaint sur un événement qui a marqué la vie de Decazeville cité minière et sidérurgique de l&rsquo;Aveyron. C&rsquo;est le récit d&rsquo;une révolte ouvrière à l&rsquo;image de celles qui se sont déroulées dans le Nord et qui avaient inspiré <em>Germinal</em> à Émile Zola. C&rsquo;est à coup sûr une histoire qui n&rsquo;a pas disparu de la mémoire collective du nord de l&rsquo;Aveyron tant elle a eu de l&rsquo;importance à la fin du XIX° siècle localement et jusqu&rsquo;au Parlement français. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faut la connaître si on souhaite comprendre quelque chose à ce territoire. Car l&rsquo;histoire est prégnante, elle façonne les comportements actuels, elle ne s&rsquo;efface pas des mémoires, à Decazeville comme à Nîmes et dans les Cévennes (<strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2023/09/26/__trashed-4/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></strong>), au contraire des paysages qui comme ceux des mines de l&rsquo;Aveyron se sont profondément transformés depuis que la mine n&rsquo;avale plus les forêts et les bois.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">On l&rsquo;appelle « Le Prussien »</p>
</blockquote>



<p>Pascal Dessaint organise son récit en trois temps : le meurtre, la grève et le procès. Le meurtre c&rsquo;est celui de Jules Watrin, sous-directeur des Houillères &amp; Fonderies de l&rsquo;Aveyron. On l&rsquo;appelle « Le Prussien » parce qu&rsquo;il est né à Metz et qu&rsquo;en 1886 cette cité lorraine n&rsquo;appartient plus à la France. L&rsquo;homme a été formé à l&rsquo;École des mines de Saint-Étienne d&rsquo;où il est sorti major avant de travailler un peu partout en France dans des mines et des fonderies. On le dit rigoureux, respectueux de l&rsquo;ordre, il aurait même de bons rapports avec les ouvriers. Le meurtre intervient le 26 janvier 1886 après que certains mineurs se sont mis en grève. Ils l&rsquo;ont décidé en découvrant leur salaire du mois précédent. Le lendemain ils partent à 200 en sabots à Decazeville pour rencontrer Watrin et exiger de meilleures rémunérations, une baisse du temps de travail, des garanties pour l&#8217;emploi des syndicalistes, et le départ du sous-directeur. Quand ils le voient ils sont désormais 2 000, mais Watrin s&rsquo;échappe et se réfugie à l&rsquo;étage d&rsquo;une bâtisse où des hommes parviennent à entrer puis à le blesser. La colère des assaillants n&rsquo;est pas pour autant calmée, ils le jettent par la fenêtre puis le piétinent jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il meurt.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Mille cinq cents mineurs face à deux mille soldats</p>
</blockquote>



<p>Le lendemain du meurtre l&rsquo;armée est dans la place, le calme revient, les mineurs reprennent le travail et plusieurs hommes sont arrêtés. La Compagnie promet quelques améliorations au statut des mineurs mais ne tient pas ses engagements reprenant d&rsquo;une main ce qu&rsquo;elle donne de l&rsquo;autre. Commence alors une grève longue et dure. Mille cinq cents mineurs face à deux mille soldats qu&rsquo;on a été chercher jusqu&rsquo;à Mende. Les grévistes demandent entre autres un salaire minimum et la mise en accusation des directeurs et administrateurs de la Compagnie. Certes l&rsquo;ingénieur Watrin a été tué mais ce sont eux les assassins, eux qui affament les mineurs et leur famille. Le mouvement dure 108 jours jusqu&rsquo;au 14 juin 1886. On plastique les jardins des « traîtres » qui veulent reprendre le travail. Enfin la Compagnie cède, elle accepte les revendications. Place au procès où comparaissent les huit personnes accusées d&rsquo;avoir tué Watrin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Étienne Lantier le personnage de Germinal c&rsquo;est lui</p>
</blockquote>



<p>Le récit de Pascal Dessaint détaille avec minutie les six mois du conflit en s&rsquo;appuyant sur de nombreuses archives de presse. <em>Le</em> <em>cri</em> <em>du</em> <em>peuple</em> fondé par Jules Vallès, et <em>L&rsquo;intransigeant</em> qui ne s&rsquo;est pas encore rallié au Général Boulanger, ne traitent pas les évènements comme <em>Le</em> <em>Gaulois</em> journal réactionnaire. Les élus de la République interviennent dans la foulée d&rsquo;Émile Basly. Cet ancien mineur, dix-huit ans au fond du côté de Valenciennes, syndicaliste renvoyé par la Compagnie des mines, a été élu député de Paris. Étienne Lantier le personnage de <em>Germinal</em> c&rsquo;est lui. Il multiplie les voyages depuis Paris où il ferraille à l&rsquo;Assemblée comme élu de l&rsquo;extrême gauche aux côtés de Jules Guesde et de Clemenceau. Le Tigre n&rsquo;a pas encore trahi ce qui en fera un modèle pour Manuel Valls. <em>1886</em> débute et se termine en évoquant le conflit intervenu en 2015 au sein de la société Air France. Les salariés s&rsquo;en étaient pris à deux cadres représentant leur direction qui allait supprimer trois mille emplois sur deux ans. Le DRH et son adjoint avaient réussi à s&rsquo;enfuir en abandonnant leur chemise. Les assaillants furent jugés. Ainsi l&rsquo;histoire s&rsquo;est-elle répétée à un siècle d&rsquo;intervalle. Aux mêmes causes les mêmes effets. La lutte des classes n&rsquo;est pas morte.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;1886&quot; de Pascal Dessaint - Un retour sur les lieux du crime" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/R9NOQWgEbPY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Qu&rsquo;en pense <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/1886-L-affaire-Jules-Watrin.html">https://www.bibliosurf.com/1886-L-affaire-Jules-Watrin.html</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Du bruit sous le silence, Pascal Dessaint, Éditions Rivages</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2023/09/12/du-bruit-sous-le-silence-pascal-dessaint-editions-rivages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 17:14:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maurice Tamboréro se prépare à gagner pour la quatrième fois de suite le Bouclier de Brennus. Le Graal pour tout joueur de rugby. Tamboréro est demi de mêlée au Racing club toulousain et il fait partie des meilleurs. Mais en ce mois de février 1997 Tamboréro est abattu dans la rue d&#8217;une balle en plein [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong>Maurice</strong> <strong>Tamboréro</strong> <strong>se</strong> <strong>prépare</strong> <strong>à</strong> <strong>gagner</strong> <strong>pour</strong> <strong>la</strong> <strong>quatrième</strong> <strong>fois</strong> <strong>de</strong> <strong>suite</strong> le Bouclier de Brennus. Le <em>Graal</em> pour tout joueur de rugby. Tamboréro est demi de mêlée au Racing club toulousain et il fait partie des meilleurs. Mais en ce mois de février 1997 Tamboréro est abattu dans la rue d&rsquo;une balle en plein cœur alors qu&rsquo;il circule à vélo dans le centre de la ville rose. L&rsquo;enquête est confiée à deux policiers. Le commissaire Élie Verlande né à Dunkerque qui a atterri il y a trois ans dans la cité mondine, et le capitaine de police Benoît Terrancle originaire du Sud-Ouest. Les deux hommes ont peu de points communs, le nordiste ignore tout du rugby alors que le local y a joué. Verlande vit avec sa vieille mère qu&rsquo;il ne supporte pas, Terrancle multiplie les conquêtes. Tuer un joueur du Racing c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;un simple assassinat. C&rsquo;est attenter à une fierté toulousaine, toucher au sacré, parce que comme l&rsquo;explique le président du club, le Racing est avant tout un phénomène culturel. C&rsquo;est un symbole qui appartient à tous les Toulousains. Alors autant dire que les deux policiers vont devoir marcher sur des œufs. L&rsquo;enquête s&rsquo;annonce difficile. Par superstition Tamboréro utilisait toujours le même parcours pour se rendre au stade. Il l&rsquo;avait récemment raconté dans <em>Sud&rsquo;Ol</em> l&rsquo;hebdo local consacré au rugby. Certes les enquêteurs découvrent rapidement le lieu d&rsquo;où a été tirée la balle. Ils y trouvent des restes de barres et de boissons énergétiques mais aucune empreinte digitale. Juste des traces de pas, du 42 ce qui <em>a priori</em> exclut les « gros » de l&rsquo;équipe toulousaine. Mais on le sait les policiers sont des teigneux, des personnes qui ne lâchent pas. Un peu comme les rugbymen.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
<cite>« <em>Des</em> <em>filles</em> <em>avec</em> <em>qui</em> <em>l&rsquo;essai</em> <em>n&rsquo;est</em> <em>jamais</em> <em>loin</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>transformation</em> »</cite></blockquote>



<p>Pas de panique le demi de mêlée toulousain Antoine Dupont est bien vivant, et même dispo pour l&rsquo;actuelle Coupe du monde de rugby. C&rsquo;est donc bien une fiction que nous propose Pascal Dessaint. Une fiction qui date de 1999, que je viens de relire pour mieux profiter des <em>hakas</em> et des sifflets envoyés à Macron au Stade de France. Ça tombe bien parce que ce bouquin, qui nous fait découvrir quelques-unes des faces cachées du plus grand club français, est palpitant, haletant, comme les meilleurs matchs, avec ses attaques, ses coups bas et ses rebondissements. Si vous ignorez tout du jeu « inventé » par William Webb Ellis, précipitez-vous sur <em>Du</em> <em>bruit</em> <em>sous</em> <em>le</em> <em>silence</em> pour découvrir ce qui différencie les gros des gazelles. Pour vous convaincre qu&rsquo;au rugby « <em>il</em> <em>y</em> <em>a</em> <em>les</em> <em>déménageurs</em> <em>de</em> <em>piano</em> <em>et</em> <em>ceux</em> <em>qui</em> <em>en</em> <em>jouent</em> ». Que le combat, le sentiment du collectif et la douleur sont des éléments essentiels au sein d&rsquo;une équipe. On dévore le livre avec le même besoin d&rsquo;en connaître la fin que pour un grand match. <em>Du</em> <em>bruit</em> <em>sous</em> <em>le</em> <em>silence</em> est autant un roman noir qu&rsquo;un polar par sa capacité à nous montrer une micro-société, celle du rugby qui se prépare à entrer dans l&rsquo;ère du professionnalisme. Les joueurs ne sont pas encore salariés, ils sont défrayés avec de l&rsquo;argent qui coule sous le manteau, que le fisc est impuissant à taxer. Les troisièmes mi-temps sont encore de mise avec leurs lots d&rsquo;alcool et de filles avec qui « <em>l&rsquo;essai</em> <em>n&rsquo;est</em> <em>jamais</em> <em>loin</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>transformation</em> ». Le roman est également un formidable portrait des deux enquêteurs, qui vont davantage se combattre que collaborer, pour comprendre comment et pourquoi le demi de mêlée vedette du grand Racing club toulousain ne poussera plus jamais ses avants à se saisir du ballon avant que les arrières ne fassent se lever tout le stade.</p>
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		<title>Juste une balle perdue, Joseph d&#8217;Anvers, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 05:05:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[🤍🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Elle s&#8217;appelait Ana et j&#8217;ai su dès le départ que ça allait merder ». Roman est un boxeur de dix-huit ans qui prépare son championnat programmé dans un mois. Un combat gagné contre un géant venu des pays de l&#8217;Est lui a permis d&#8217;intégrer l&#8217;académie. Il s&#8217;entraîne dur, on le voit un jour champion [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2023/07/23/juste-une-balle-perdue-joseph-danvers-editions-rivages/">Juste une balle perdue, Joseph d&rsquo;Anvers, Éditions Rivages</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>«</strong> <em><strong>Elle</strong></em> <em><strong>s&rsquo;appelait</strong></em> <em><strong>Ana</strong></em> <em><strong>et</strong></em> <em><strong>j&rsquo;ai</strong></em> <em><strong>su</strong></em> <em><strong>dès</strong></em> <em><strong>le</strong></em> <em><strong>départ</strong></em> <em><strong>que</strong></em> <strong><em>ça</em></strong> <em><strong>allait</strong></em> <em><strong>merder</strong></em> <strong>»</strong>. Roman est un boxeur de dix-huit ans qui prépare son championnat programmé dans un mois. Un combat gagné contre un géant venu des pays de l&rsquo;Est lui a permis d&rsquo;intégrer l&rsquo;académie. Il s&rsquo;entraîne dur, on le voit un jour champion du monde, mais Roman a commencé à sortir le soir dans un quartier où il trouve ce qui lui manque : des filles, de l&rsquo;alcool, des joints, du speed, des combats à poings nus. Il compense à l&rsquo;entraînement tout en se rendant compte que son niveau baisse. Un soir Luigi l&rsquo;amène au <em>Squat</em> le club qui déchire tout dans la ville. Pensez un peu, la plupart des gens sont à moitié dénudés et par moment l&rsquo;alcool jaillit du plafond. C&rsquo;est en sortant qu&rsquo;il découvre Ana. Le lendemain il se réveille avec elle dans une villa luxueuse où elle vit avec une dizaine de jeunes âgés de dix-huit à vingt-deux ans. On est en juillet, le ciel est lapis-lazuli, alors il reste. Le propriétaire du domaine s&rsquo;appelle Igor, il  est plus âgé que les autres, il a une Jaguar XKSS, et laisse la propriété à ceux qu&rsquo;il appelle ses anges. Ils ont accès à plusieurs hectares, un Bösendorfer blanc est posé à côté de la piscine. Au loin il y a la mer. Seule contrepartie exigée : accomplir les missions demandées par Igor et ne jamais en parler.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Joseph d&rsquo;Anvers fait penser à Henri Lœvenbruck</p>
</blockquote>



<p>Vraiment pas fréquent de tomber sur un tel livre même après avoir apprécié <em>Un</em> <em>garçon</em> <em>ordinaire</em> qui est un très bon bouquin. Mais <em>Juste</em> <em>une</em> <em>balle</em> <em>perdue</em> c&rsquo;est autre chose. C&rsquo;est un roman qui vous marque comme peu sont capables de le faire. Un roman noir comme indiqué dès la première phrase, pas un roman social ancré dans une ville. C&rsquo;est le portrait d&rsquo;un homme qui fuit son passé d&rsquo;enfant battu, placé en foyer, et qui se jette dans une aventure trépidante qu&rsquo;on ne saura jamais situer géographiquement. Plus qu&rsquo;à Dennis Lehane, Jean-Claude Izzo ou Sabri Louatah qui sont les romanciers d&rsquo;une ville, Boston, Marseille et Saint-Étienne, Joseph d&rsquo;Anvers fait penser à Henri Lœvenbruck l&rsquo;auteur du merveilleux <a href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=1643" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Nous</em></strong> <strong><em>rêvions</em></strong> <strong><em>juste</em></strong> <strong><em>de</em></strong> <em><strong>liberté</strong></em></a>, l&rsquo;histoire de quatre garçons qui partent à moto dans une fuite perpétuelle. C&rsquo;est ce que fait Roman en se jetant dans la fête, l&rsquo;alcool et la drogue sans envisager l&rsquo;avenir. Et puis il y a  Ana tout aussi fracassée que lui par son passé. Ces deux-là vont rapidement se dire « je t&rsquo;aime ». Peu importe ce que sera demain. C&rsquo;est beau, touchant, forcément voué à l&rsquo;échec, mais peu importe. Comme Roman et Ana on en aura profité.</p>



<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/?page=q&amp;recherche=Juste+une+balle+perdue">https://www.bibliosurf.com/?page=q&amp;recherche=Juste+une+balle+perdue</a></p>



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		<title>Un garçon ordinaire, Joseph d&#8217;Anvers, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 17:06:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, Kurt Cobain est mort. Ce matin d&#8217;avril 1994 est pour Victor un matin ordinaire sauf que Kurt Cobain est mort. Déjà ses copains de lycée remettent en cause la thèse du suicide et parlent d&#8217;assassinat. Quand certains meurent à vingt-sept ans, la perspective du bac apparaît d&#8217;autant plus misérable. Alors autant se lâcher tout [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2023/07/19/un-garcon-ordinaire-joseph-danvers-editions-rivages/">Un garçon ordinaire, Joseph d&rsquo;Anvers, Éditions Rivages</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui,</strong> <strong>Kurt Cobain</strong> <strong>est</strong> <strong>mort.</strong> Ce matin d&rsquo;avril 1994 est pour Victor un matin ordinaire sauf que Kurt Cobain est mort. Déjà ses copains de lycée remettent en cause la thèse du suicide et parlent d&rsquo;assassinat. Quand certains meurent à vingt-sept ans, la perspective du bac apparaît d&rsquo;autant plus misérable. Alors autant se lâcher tout de suite, même si c&rsquo;est difficile de savoir comment faire avec les filles. Surtout avec Alice. Pour célébrer leur idole décédée Victor et ses potes peignent une phrase du chanteur devant le lycée, et ils remplacent les drapeaux officiels par les leurs. Hélas ce fait d&rsquo;armes de la radicalité ne survit pas à la nuit, tout est effacé le lendemain, tout a disparu devant le bahut. La punition est rude pour le petit groupe qui cultive avec application sa singularité au ciné-club comme chez le disquaire indé pour écouter les Sonic Youth et les Pixies. Leur refuge c&rsquo;est leur groupe, Tom à la batterie, Victor à la guitare, Youri à la basse, qui se retrouvent dans une vieille remise au fond du jardin des parents de Tom. Ceux qui sont blindés parce qu&rsquo;ils dirigent le Mammouth du coin. Quand ils ne jouent pas aux musicos, ils vont à <em>La</em> <em>Taverne</em>, le seul bar rock de la ville, celui que leurs parents ont fréquenté. Ou alors ils se retrouvent au foyer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Pas de révolte chez ces fans de Kurt Kobain,</p>
</blockquote>



<p>Vraiment émouvant ce troisième roman de Joseph d&rsquo;Anvers un auteur aux talents multiples puisqu&rsquo;il a aussi quatre albums au compteur et des compositions pour d&rsquo;autres artistes. <em>Un</em> <em>garçon</em> <em>ordinaire</em> c&rsquo;est le récit forcément autobiographique des derniers mois de lycée dans une petite ville qui n&rsquo;est jamais nommée. Le bac est en vue pour Victor et ses copains, c&rsquo;est le sésame qui les fera passer dans la vie d&rsquo;adulte tant souhaitée. Ce n&rsquo;est pas pour autant qu&rsquo;ils sont pressés d&rsquo;y parvenir, car cette fin d&rsquo;adolescence entre potes et les premiers amours a aussi son charme. Pas de révolte chez ces fans de Kurt Kobain, pas vraiment de tensions avec les parents qui leur mettent la pression pour obtenir ce foutu diplôme. Même le demi-course payé en lieu et place de la 103 pour aller au lycée est passé crème. ll y a certes Youri qui se fout du bac, préfère jouer de la basse, brancher les filles, et rouler à moto. Mais Youri n&rsquo;est pas comme eux, c&rsquo;est un peu leur grand frère. Il y a aussi Karim qui vient d&rsquo;un autre monde, celui des HLM construits à la va-vite au début des années soixante-dix, quand les pères pensaient offrir une vie meilleure à leur famille. Karim a vite compris qu&rsquo;il ne pourrait s&rsquo;en sortir qu&rsquo;avec son diplôme puisqu&rsquo;il traîne déjà le handicap réservé à ceux qui viennent d&rsquo;ailleurs. Alors ils bossent un peu, boivent des bières, profitent de la musique enregistrée sur des cassettes BASF chrome, et des <em>Black Sessions</em> diffusées sur France Inter. Et Victor dix-sept ans rêve des lèvres d&rsquo;Alice dont les parents ont eu la bonne idée de déménager, et d&rsquo;inscrire leur fille en milieu d&rsquo;année dans son lycée.</p>



<p><strong>La</strong><em><strong> Black Session </strong></em><strong>de</strong><em><strong> </strong></em><strong>Lloyd Cole</strong><em><strong>&nbsp;</strong></em><strong>enregistrée</strong><em><strong> </strong></em><strong>le</strong><em><strong> </strong></em><strong>09/11/1993</strong><br><a href="https://blacksession.fr/bsnum.php?id=40">https://blacksession.fr/bsnum.php?id=276</a></p>



<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Un-garcon-ordinaire.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/Un-garcon-ordinaire.html#recherche</a></p>



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		<title>44 jours, David Peace, Éditions Rivages</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2023/01/01/44-jours-david-peace-editions-rivages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 20:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[football ⚽]]></category>
		<category><![CDATA[sport 🏅]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Rivages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lendemain de Noël 1962, la carrière de Brian Clough prend fin dans la boue et la glace d&#8217;une surface de réparation du Roker Park de Sunderland. Simulation hurlent ses adversaires. Pas lui dit l&#8217;arbitre, il ne simule jamais. Clough tente bien de rejouer après l&#8217;opération mais en vain. L&#8217;avant-centre prodige, 251 buts en 274 matchs [&#8230;]</p>
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<p><strong>Lendemain</strong> <strong>de</strong> <strong>Noël</strong> <strong>1962</strong>, la carrière de Brian Clough prend fin dans la boue et la glace d&rsquo;une surface de réparation du Roker Park de Sunderland. Simulation hurlent ses adversaires. Pas lui dit l&rsquo;arbitre, il ne simule jamais. Clough tente bien de rejouer après l&rsquo;opération mais en vain. L&rsquo;avant-centre prodige, 251 buts en 274 matchs pour Middlesbrough et Sunderland, presque uniquement en seconde division, se retrouve sans rien. Gros et alcoolique.1974, l&rsquo;ancien joueur devenu manager arrive à Leeds autre ville industrielle du nord de l&rsquo;Angleterre. Il succède à Don Revie parti diriger l&rsquo;équipe nationale. Les deux hommes se haïssent au point que dès son arrivée Clough fait brûler le bureau et toutes les affaires de son prédécesseur. Leeds vient de gagner le championnat, Brian Clough l&rsquo;a emporté avec Derby County deux ans avant. La presse qui connait le franc-parler de Clough lui demande ce qu&rsquo;il va apporter à Leeds. Mieux gagner répond celui qui n&rsquo;aime pas se faire marcher sur les pieds au point de déclarer : « <em>Je</em> <em>ne</em> <em>crois</em> <em>pas</em> <em>en</em> <em>Dieu.</em> <em>Je</em> <em>crois</em> <em>en</em> <em>moi.</em> <em>Brian</em> <em>Howard</em> <em>Clough.</em> ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Rapidement son président a voulu le virer</p></blockquote>



<p>Clough souhaite surtout se débarrasser de l&rsquo;héritage de Revie, même du costume que son prédécesseur a porté pendant treize ans parce que selon lui le vêtement est vieux et qu&rsquo;il sent mauvais. Il a appris son nouveau métier à Hartlepool, un petit club de quatrième division au nord de Middlesbrough sa ville natale. Il y a peint les tribunes, débouché les canalisations et conduit le bus des joueurs. Rapidement son président a voulu le virer avec son adjoint et ami Peter Taylor. Mais Clough s&rsquo;est appuyé sur les supporters pour contraindre son dirigeant à démissionner. Ses bons résultats le font remarquer par Derby County qui l&#8217;embauche en compagnie de Peter Taylor. Derby n&rsquo;a rien gagné depuis la Coupe d&rsquo;Angleterre en 1946 et le club vient de se maintenir dans la douleur en seconde division. Dès son arrivée Clough fait partir seize joueurs, le recruteur, les jardiniers, des employés. Peine perdue, le club finit dix-huitième, à une place de la relégation. Mais il remonte en première division l&rsquo;année suivante, avant d&rsquo;être titré un an après. Il emmène dans la foulée Derby jusqu&rsquo;en demie-finale de la Coupe d&rsquo;Europe, ce qui ne l&#8217;empêche pas de présenter sa démission l&rsquo;année suivante parce qu&rsquo;il ne supporte plus son président. En réponse les supporters l&rsquo;applaudissent lors du premier match disputé sans lui, et les joueurs demandent son retour.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ce fut pour lui un accident industriel</p></blockquote>



<p>Si vous avez aimé <a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=19457" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Rouge</strong></em> <strong><em>ou</em></strong> <em><strong>mort</strong></em></a> de David Peace, l&rsquo;histoire du Liverpool Football Club de Bill Shankly, alors ne manquez pas <em>44</em> <em>jours</em>. Quarante-quatre jours c&rsquo;est la durée du passage de Brian Clough à la tête de Leeds United qui figurait encore parmi les grands d&rsquo;Angleterre. Son échec était presque écrit car Clough détestait ce club, comme il détestait Don Revie qui lui avait savonné la planche en partant. Mais il avait besoin de retrouver un club, un grand, et Leeds était le champion sortant. Ce fut pour lui un accident industriel entre deux réussites exceptionnelles, à Derby puis à Nottingham Forest. Brian Clough, la plus grande gueule du championnat anglais, était pourtant un entraîneur qui allait marquer l&rsquo;histoire. Il s&rsquo;inscrivait dans la filiation de ce qu&rsquo;avait fait Bill Shankly à Liverpool qu&rsquo;il aurait un jour convié à parler à ses joueurs dans le vestiaire. Clough se disait comme Shankly socialiste, plus que Shankly, car il soutenait les candidats travaillistes. Mais il montrait beaucoup moins de bienveillance pour ses joueurs que l&rsquo;entraîneur écossais. Si Shankly encourageait ceux qu&rsquo;il avait retenus pour porter le maillot rouge, Clough était capable de pourrir son équipe. Sa philosophie de jeu était basée sur la circulation du ballon au sol, tout le contraire du traditionnel <em>kick</em> <em>&amp;</em> <em>rush</em> britannique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>&nbsp;Le récit de David Peace retrace une époque révolue du football</p></blockquote>



<p>Les bouquins de David Peace montrent combien le football est un marqueur de la société. Ce sport était celui de la classe ouvrière quand les usines tournaient encore en Angleterre. On sait qu&rsquo;il allait se transformer en entreprise de spectacle avec les arrivées de Thatcher et de la mondialisation. <em>44</em> <em>jours</em> est écrit en alternant la période de Derby et celle de Leeds. Si Clough a façonné le club de Derby en choisissant ses joueurs,  il n&rsquo;en a pas eu la possibilité à Leeds. Leeds la tricheuse hurlaient les supporters des équipes qui rencontraient le club phare du Yorkshire, une attitude que ne supportait pas Shankly. Leeds dont les joueurs filaient des coups sur tous les terrains, emmenés par leur rugueux capitaine Billy Bremner. « <em>Ils</em> <em>sont</em> <em>dégueulasses</em> <em>et</em> <em>ils</em> <em>trichent.</em> <em>Ils</em> <em>en</em> <em>font</em> <em>un</em> <em>art.</em> » avait dit Clough à un de ses meilleurs potes. Le récit de David Peace retrace une époque révolue du football dans laquelle les joueurs se déplaçaient davantage en bus qu&rsquo;en avion tout en fumant abondamment. Clough n&rsquo;était pas en reste étant lui-même un amateur de clopes, de cognac et de whisky. Les joueurs s&rsquo;arrêtaient pisser dans les aires de service et en profitaient pour se faire embrasser par les serveuses. Les pages du bouquin sentent bons les <em>fish ans chips</em>, les pintes qu&rsquo;on prenait dans les pubs. Elles nous font voyager dans tous ces stades qui ont tant fait rêver ceux qui aiment la patrie du foot. Wembley, Stoke, Huddersfield, Middlesbrough ou Sunderland. Des villes dont les équipes n&rsquo;étaient pas encore construites avec les chéquiers des milliardaires.</p>



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		<title>Mystic River, Dennis Lehane, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2021 06:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous ceux qui considèrent que le roman noir, le thriller ou encore le roman policier constituent une littérature de seconde zone devraient lire Dennis Lehane. Ils s&#8217;apercevraient que la classification imposée par Gallimard, collection blanche pour les ouvrages prestigieux, Série noire pour les bouquins de détente, laisse dubitatif. Car Dennis Lehane, tout auteur de thrillers [&#8230;]</p>
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<p><strong>Tous ceux qui considèrent</strong> que le roman noir, le thriller ou encore le roman policier constituent une littérature de seconde zone devraient lire Dennis Lehane. Ils s&rsquo;apercevraient que la classification imposée par Gallimard, collection blanche pour les ouvrages prestigieux, Série noire pour les bouquins de détente, laisse dubitatif. Car Dennis Lehane, tout auteur de thrillers qu&rsquo;il soit, est un immense écrivain. L&rsquo;égal aux États-Unis de Truman Capote, de Faulkner, d&rsquo;Hemingway ou de Steinbeck. Et ce autant par sa capacité à captiver ses lecteurs que par l&rsquo;analyse de la société où vivent ses personnages. On l&rsquo;avait déjà vérifié avec sa trilogie composée de <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Un pays à l'aube (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=386" target="_blank">Un pays à l&rsquo;aube</a></em>, <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Ils vivent la nuit (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=1897" target="_blank">Ils vivent la nuit</a></em> et de <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Ce monde disparu (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=2700" target="_blank">Ce monde disparu</a>. </em>C&rsquo;est tout autant vrai avec <em>Mystic River</em> que beaucoup connaissent par l&rsquo;adaptation cinématographique de Clint Eastwood. Dans ce roman sorti en 2001 Lehane nous raconte l&rsquo;histoire de trois amis, Sean Devine, Jimmy Marcus et de David Boyle, que l&rsquo;on découvre âgés de onze ans en 1975. Le père de Sean est contremaître, celui de Jimmy charge les camions. David n&rsquo;a pas de père, que des oncles. Ils vivent tous à Est Buckingham un quartier de Boston. Forcément de Boston car Dennis Lehane n&rsquo;est l&rsquo;écrivain que d&rsquo;une ville. Jimmy et Dave habitent les Flats alors que Sean réside au Point. Deux quartiers prolos mais pas du même niveau. Prolo moins aux Flats, prolo plus au Point. On loue son logement aux Flats tandis qu&rsquo;on l&rsquo;achète au Point. Alors qu&rsquo;ils sont dans la rue David est enlevé par deux hommes qui le font monter dans leur voiture en se faisant passer pour des flics. Il réapparaît quatre jours plus tard. Dave ne raconte à personne ce qu&rsquo;il a vécu, mais il n&rsquo;oubliera jamais les deux hommes qui l&rsquo;ont ramassé dans la rue. Ceux qui resteront à jamais pour lui Gros Loup et Loup miteux. Jimmy et Dave resteront eux aussi marqués et n&rsquo;auront de cesse de se demander comment aurait évolué leur existence s&rsquo;ils étaient montés dans le véhicule à la place de Dave. On retrouve les trois protagonistes en 2000. Jimmy Marcus est sorti de prison depuis treize ans. Un temps champion de la cambriole, il s&rsquo;est rangé des voitures pour élever sa fille Katie qui vient de perdre sa mère. Il a épousé Annabeth avec qui il a eu deux filles, et gère une épicerie. Katie a dix-neuf ans, elle est plus belle que jamais, et elle enterre sa vie de jeune fille avec ses deux meilleures amies. Après moult libations, elle les dépose chez elles et repart en voiture. Officiellement Kate doit assister le lendemain à la communion de sa demi-sœur Nadine, mais elle a en secret prévu de se marier. Avec un jeune homme, Brendan Harris, que son père Jimmy déteste comme toute la famille Harris sans que l&rsquo;on sache pourquoi. On la retrouvera morte dans un parc de la ville. Devenu policier Sean Devine est chargé de l&rsquo;enquête, lui qui peine à se remettre du départ de sa femme. Un temps vedette du baseball, David Boyle vivote aux Flats. Il rentre un soir chez lui et explique à sa femme qu&rsquo;il a été attaqué par un junkie. Et qu&rsquo;il se pourrait bien qu&rsquo;il l&rsquo;ait tué en se défendant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>L&rsquo;homme ou la femme que vous aimez est rarement à la hauteur de votre amour</em></p></blockquote>



<p> Alors débute l&rsquo;enquête qui va rapprocher à nouveau les anciens amis, ce dont ils se seraient bien passés, eux qui sont déjà des rescapés de la vie. Même Sean malgré sa voix de bande-annonce. Car il en a vu des horreurs en tant que flic, lui qui en plus passe son temps libre au téléphone à espérer que sa femme lui parle. Mais comme lui explique une des protagonistes du roman :  « <em>L&rsquo;homme ou la femme que vous aimez est rarement à la hauteur de votre amour </em>». Sean Devine n&rsquo;a jamais voulu d&rsquo;enfants, mais il se trouve que celle qui est encore son épouse a une petite fille, sans qu&rsquo;il sache si elle est de lui ou d&rsquo;un autre. Jimmy Marcus n&rsquo;aurait jamais cru pouvoir élever Katie quand il l&rsquo;avait récupérée. Il a également un temps douté pouvoir oublier sa première femme tant elle était belle. Il a pourtant réécrit son histoire, motivé qu&rsquo;il était de ne pas retourner en prison, où il avait bien cru mourir pendant sa première nuit d&rsquo;internement. Cela ne l&#8217;empêche pas de côtoyer ses beaux-frères qui sont les voyous les plus craints du quartier. Dave est le paumé de la bande, n&rsquo;ayant jamais été en capacité d&rsquo;oublier ce qu&rsquo;il avait vécu. C&rsquo;est aussi le plus décati socialement, dans le quartier des Flats qui est devenu le refuge de la délinquance au contraire du Point colonisé par la bourgeoisie de Boston. De leur rencontre sortira peut-être l&rsquo;explication de la mort de Katie Marcus, mais aussi beaucoup de souffrances.</p>
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		<title>Ce monde disparu, Dennis Lehane, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 17:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Troisième volet de la trilogie bostonienne de Denis Lehane, Ce monde disparu ne dépare les deux premiers volets Un pays à l&#8217;aube et Ils vivent la nuit. C&#8217;est un bouquin envoûtant, dans lequel on rentre dès les premières pages, en se demandant comment font certains auteurs pour nous captiver alors que tant de livres nous [&#8230;]</p>
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<p><strong>Troisième volet de la trilogie bostonienne de Denis Lehane</strong>, <em>Ce monde disparu</em> ne dépare les deux premiers volets <em><a rel="noreferrer noopener" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=386" target="_blank">Un pays à l&rsquo;aube</a></em> et <em><a rel="noreferrer noopener" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=1897" target="_blank">Ils vivent la nuit</a></em>. C&rsquo;est un bouquin envoûtant, dans lequel on rentre dès les premières pages, en se demandant comment font certains auteurs pour nous captiver alors que tant de livres nous tombent des mains. Sans doute faudrait-il évoquer ici le talent de Dennis Lehane, sa capacité à nous raconter des histoires et plus généralement le genre du livre, car un roman policier emmerdant constitue fondamentalement un non-sens On retrouve dans ce troisième volume Joe Coughlin en 1943, presque dix ans après la mort de son épouse Graciela, en compagnie de son fils Tomas. Il a cédé le poste de chef de la mafia à Tempa à son frère d&rsquo;armes Dion Bartolo, qu&rsquo;il côtoie depuis leurs débuts communs dans le dangereux métier de gangster à Boston. Joe n&rsquo;est pas complètement rangé des voitures puisque qu&rsquo;il est quand même le <em>consigliere</em> de la famille Bartolo. C&rsquo;est-à-dire son conseiller tout en étant aussi associé à Meyer Lansky à Cuba, ce qui relativise quand même son éloignement de l&rsquo;Organisation. En ces temps de guerre, la mafia déplore que le gouvernement américain lui ait retiré tant de clients en les envoyant en Europe ou dans le Pacifique. Allez donc avec ça faire tourner le business des filles, de la drogue, des loteries ou même la récupération des assurances sur la vie que chaque bon commerçant est invité à payer pour assurer son avenir économique. Heureusement que la Famille avait anticipé ces difficultés en stockant de l&rsquo;alcool industriel, qui se révélera tellement utile à l&rsquo;armée américaine pour fabriquer du caoutchouc synthétique, quand les Japonais auront mis la main sur les circuits d&rsquo;approvisionnement du caoutchouc naturel dans le Pacifique. Et pour attester encore un peu plus du côté incontournable des gangsters, quoi de mieux pour le renseignement militaire que de s&rsquo;appuyer sur ceux qui contrôlent les docks pour repérer les espions allemands ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Son personnage n&rsquo;en devient que plus intéressant, lui qui doit sa survie bien plus à son intelligence qu&rsquo;à son calibre</p></blockquote>



<p>Dès le début du roman une rumeur&nbsp;vient troubler la relative tranquillité de Coughlin. Un commanditaire aurait mis sur sa tête un contrat pour une exécution prévue le mercredi des Cendres. Allez-donc dans ces conditions profiter de l&rsquo;argent que vous avez amassé, parce que des ennemis potentiels, Joe n&rsquo;en manque pas. Anciens rivaux écartés, concurrents en quête de nouveaux territoires, pervers en tout genre que l&rsquo;on ne manque pas de croiser dans son métier, élu corrompu ce qui à l&rsquo;époque constitue un pléonasme. Sans parler de l&rsquo;Organisation elle-même, qui si elle clame haut et fort qu&rsquo;elle ne s&rsquo;attaque ni aux femmes ni aux enfants, ne connait pas de limites quand son intérêt est en jeu. <em>Ce monde disparu</em> n&rsquo;est toutefois pas qu&rsquo;un roman policier. Pas non plus un récit où ça défouraille à tout-va. C&rsquo;est une histoire qui accorde une large place à la psychologie de Joe Coughlin, à ses rapports avec son fils. Et pour cause car la filiation joue un rôle important dans la trilogie, Joe ayant quitté sa famille pour la remplacer par la mafia. Son personnage n&rsquo;en devient que plus intéressant, lui qui doit sa survie bien plus à son intelligence qu&rsquo;à son calibre. Un peu comme Meyer Lansky, avec qui il partage une autre caractéristique : aucun n&rsquo;est d&rsquo;origine italienne, ce qui ne les a pas empêchés de diriger pendant des années tout ou partie  de la mafia américaine. Coughlin va mener son enquête en vivant sa liaison avec la femme du maire. Une preuve si l&rsquo;en était du bon goût du personnage, mais ce qui constitue une source d&rsquo;ennuis supplémentaire pour l&rsquo;Irlandais. Avec tout cela, il ne faut pas s&rsquo;étonner que la tension ne cesse de monter en attendant ce fameux mercredi.</p>



<p></p>
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		<title>Ils vivent la nuit, Dennis Lehane, Éditions Rivages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 12:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite du mythique Un pays à l&#8217;aube, Ils vivent la nuit est peut-être un poil en retrait du tome un de la trilogie de Dennis Lehane. Mais c&#8217;est quand même un sacré bon bouquin. Les deux livres ont d&#8217;ailleurs été portés à l&#8217;écran. C&#8217;est n&#8217;est pas une gage absolu de qualité, mais ça constitue un [&#8230;]</p>
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<p><strong>Suite du mythique</strong> <em><a rel="noreferrer noopener" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=386" target="_blank">Un pays à l&rsquo;aube</a></em>, <em>Ils vivent la nuit</em> est peut-être un poil en retrait du tome un de la trilogie de Dennis Lehane. Mais c&rsquo;est quand même un sacré bon bouquin. Les deux livres ont d&rsquo;ailleurs été portés à l&rsquo;écran. C&rsquo;est n&rsquo;est pas une gage absolu de qualité, mais ça constitue un indice. Les deux tomes sont tous deux difficiles à classer : romans noir, <em>thrillers</em>, romans américains ou pourquoi pas romans historiques tant ils nous apprennent sur la sortie de la Première guerre mondiale en Amérique. On pourrait même vanter leur actualité. Car <em>Un pays à l&rsquo;aube démarre</em> avec la grippe espagnole qui tua un demi-million de personnes rien qu&rsquo;aux <em>States</em>, soit plus que ce qu&rsquo;on peut craindre du Covod19 aux États-Unis. Et pourtant Trump y met du sien. <em>Ils vivent la nuit</em>, qui se déroule en partie pendant la grande dépression, nous aide aussi à comprendre la période actuelle. C&rsquo;est une des richesses que nous offrent les écrits de Dennis Lehane en plus de leurs qualités narratives. On avait quitté la famille Coughlin dans le Boston de la fin des années vingt. On la retrouve en pleine Prohibition en 1926. L&rsquo;alcool coule à flots pour le plus grand bonheur de la pègre. Thomas Coughlin est toujours commissaire de police. Danny, héros de l&rsquo;épisode précédent est parti.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Si les chefs de gang sont pétris de qualités, du dynamisme au management, ils n&rsquo;ont jamais fait preuve du sens de l&rsquo;humour</p></blockquote>



<p> Place à Joe, le petit dernier, que l&rsquo;on avait laissé aux portes de l&rsquo;âge adulte. C&rsquo;est désormais un apprenti gangster qui tente de faire sa place alors que la concurrence est rude. Mal lui en prend de braquer un tripot clandestin du caïd local. Et surtout de lever sa maîtresse. Car si les chefs de gang sont pétris de qualités, du dynamisme au management, ils n&rsquo;ont jamais fait preuve du sens de l&rsquo;humour. Cela vaut à Joe un long séjour au pénitencier de Charlestown histoire de poursuivre sa formation dans l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;horreur. Dans cette prison, on y meurt plus souvent sous le couteau des autres détenus que de la chaise électrique. Mais Sacco et Vanzetti, deux anarchistes italiens y sont passés, ce qui fit tomber le réseau électrique lors de leur exécution. Joe survit avec difficulté sous la protection d&rsquo;un vieux parrain Maso Pescatore, sort du pénitencier, et migre vers Tampa en Floride. À charge pour lui de développer la vente d&rsquo;alcool sur place pour le compte du <em>Capo mafioso</em>. Cuba est à côté, la canne et le rhum sont avec les cigares la spécialité locale. Ce serait dommage de ne pas en profiter. La richesse psychologique de Joe, avide de réussite mais encore marqué par son éducation, la découverte du Sud luxuriant, les agissements du Ku Klux&nbsp;Klan qui rejette aussi bien les Noirs, les Cubains que les Italiens, tout concourt à la confection d&rsquo;une histoire passionnante. Une de plus pour Dennis Lehane qui nous amènera sans faute à lire le tome 3.</p>
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