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	<title>Archives des roman japonais 🇯🇵 - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des roman japonais 🇯🇵 - Surbooké</title>
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		<title>Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa, Éditions Albin Michel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 04:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman japonais 🇯🇵]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a soixante-seize ans, elle est probablement un peu sourde, elle a des mains handicapées. Elle s&#8217;appelle Tokue Yoshii et elle souhaiterait travailler dans le magasin de Sentarô, même avec un salaire inférieur de moitié à ce qui se fait d&#8217;habitude. Sentarô fabrique des dorayaki, une sorte de pancake avec à l&#8217;intérieur de la pâte [&#8230;]</p>
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<p><strong>Elle a soixante-seize ans</strong>, elle est probablement un peu sourde, elle a des mains handicapées. Elle s&rsquo;appelle Tokue Yoshii et elle souhaiterait travailler dans le magasin de Sentarô, même avec un salaire inférieur de moitié à ce qui se fait d&rsquo;habitude. Sentarô fabrique des <em>dorayaki</em>, une sorte de <em>pancake</em> avec à l&rsquo;intérieur de la pâte de haricot rouge. C&rsquo;est un métier physique qui demande beaucoup de temps, alors Sentarô utilise de la pâte de haricot industrielle chinoise. C&rsquo;est en amenant sa pâte de haricot que Tokue convainc Sentarô. Une pâte pleine d&rsquo;émotions, le fruit de 50 années d&rsquo;expérience. Pour Sentarô ça change beaucoup de choses. Il a désormais l&rsquo;obligation de rejoindre Tokue à la boutique dès six heures du matin pour faire cuire les légumineuses. Pas si facile pour cet employé qui ne prend jamais de vacances. Il doit surtout envisager son métier différemment. Avec Tokue les cuissons se font en plusieurs étapes, chaque haricot étant scruté pour éliminer ceux qui ne conviennent pas. C&rsquo;est le prix à payer pour ne pas gâcher les <em>azuki</em> fussent-t-ils importés du Canada. Sentarô doit aussi apprendre à confire les haricots dans le sirop pour leur donner un goût sucré. Et ça marche puisque rapidement il est nécessaire de confectionner une seconde fournée l&rsquo;après-midi. Devant cette fatigue supplémentaire Sentarô doit se rendre à l&rsquo;évidence, il doit accepter que Tokue l&rsquo;aide davantage. Malgré son âge. Bien qu&rsquo;il ait toujours souhaité la mettre en retrait de la clientèle pour qu&rsquo;elle ne l&rsquo;effraye pas avec ses doigts. Sauf que la propriétaire du magasin, dont Sentarô n&rsquo;est que le gérant, lui demande d&rsquo;arrêter de travailler avec la vieille femme. Car pense-t-elle un handicap n&rsquo;est jamais bon pour le commerce.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Tokue est toujours disponible pour distiller son savoir</p></blockquote>



<p>Ce court roman navigue avec agilité entre la tendresse des personnages et l&rsquo;horreur de la société japonaise. La tendresse c&rsquo;est le lien qui finit par se créer entre Tokue Yoshii et Sentarô. Pourtant la vieille dame et l&rsquo;homme d&rsquo;âge mûr ont peu en commun. Tokue semble vivre pour la pâtisserie alors que Sentarô ne fabrique ses gâteaux que pour l&rsquo;argent. Il rêve d&rsquo;être écrivain mais il doit s&rsquo;acquitter d&rsquo;une dette financière et morale envers la propriétaire du magasin. Sentarô est pourtant peu à peu séduit par Tokue, sa bienveillance, sa patience. Elle dompte la cuisson des <em>azuki</em>, gère les aléas climatiques pour aboutir à un dessert qui ravit les clients. Elle est toujours disponible pour distiller son savoir. La tendresse est aussi celle que partagent ces deux personnages avec la jeune Wakana, une collégienne qui fréquente avec assiduité le magasin. L&rsquo;horreur du roman c&rsquo;est le secret de Tokue, ce qui lui a été imposé par une société où il paraît inconcevable de se révolter. Mais l&rsquo;histoire penche du côté de l&rsquo;optimisme et de la beauté. Comment pourrait-il en être autrement au pays des cerisiers en fleurs ?</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Les-Delices-de-Tokyo.html">https://www.bibliosurf.com/Les-Delices-de-Tokyo.html</a></p>



<p><strong>L&rsquo;adaptation au cinéma par Naomi Kawase</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Le crépuscule de Shigezo, Sawako Ariyoshi, Éditions, Mercure de France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 06:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman japonais 🇯🇵]]></category>
		<category><![CDATA[Mercure de France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;un critique littéraire a un jour considéré que Sawako Ariyoshi était la Simone de Beauvoir japonaise qu&#8217;il faut avoir peur de la lire. Ce n&#8217;est pas non plus parce que ce roman parle de la fin de vie, et des difficultés qui vont avec, qu&#8217;il faut s&#8217;en abstenir. Au contraire. Car [&#8230;]</p>
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<p><strong>Ce</strong> <strong>n&rsquo;est</strong> <strong>pas</strong> <strong>parce</strong> <strong>qu&rsquo;un</strong> <strong>critique</strong> <strong>littéraire</strong> a un jour considéré que Sawako Ariyoshi était la Simone de Beauvoir japonaise qu&rsquo;il faut avoir peur de la lire. Ce n&rsquo;est pas non plus parce que ce roman parle de la fin de vie, et des difficultés qui vont avec, qu&rsquo;il faut s&rsquo;en abstenir. Au contraire. Car dans ce roman écrit en 1972, Sawako Ariyoshi parvient à mélanger les horreurs des derniers moments d&rsquo;un Japonais de 84 ans à la tendresse de celle qui s&rsquo;en occupe. Et elle a bien du mérite Akiko d&rsquo;accompagner son beau-père dans sa sénilité. Car s&rsquo;il est encore bien charpenté avec peu de cheveux blancs, sa force physique ne le rend que plus compliqué à maîtriser. Il est ainsi capable de s&rsquo;enfuir de chez lui et de vaquer dans les rues de Tokyo sans s&rsquo;en rendre compte. À charge pour sa famille, et à défaut la police, de le récupérer. Jusqu&rsquo;à la mort de sa belle-mère, qui intervient au début du roman, Akiko n&rsquo;avait aucune empathie pour Shigezo Tachibana. Elle ne subissait pas non plus ses accès de mauvaise humeur, qui étaient assumés par son épouse. Et avec le sourire. Ainsi fonctionnait le Japon à cette époque. Aux femmes le sale boulot. Aux hommes le privilège de penser à leur carrière. Mais les temps changent, surtout dans les écrits d&rsquo;une autrice qui revendique son féminisme, en nous proposant comme personnage principal une femme de 40 ans qui travaille à mi-temps. Akiko est secrétaire dans un cabinet juridique. Un statut qu&rsquo;elle a choisi, n&rsquo;en déplaise aux préjugés féodaux encore en cours au Japon, qui poussent certains à nier l&rsquo;apport de son salaire aux revenus de son ménage. Travailler ne lui facilite pas la vie, car Akiko doit en plus se farcir l&rsquo;entretien de sa maison ainsi que la cuisine pour son mari et son fils. Et même avec l&rsquo;électroménager d&rsquo;un Japon qui s&rsquo;est modernisé, c&rsquo;est compliqué.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Sawako Ariyoshi nous décrit un Japon où les hommes rivalisent de lâcheté</p></blockquote>



<p><span style="font-size: 16px; font-weight: 300;">Alors quand elle doit en plus dormir à côté de son beau-père pour le gérer la nuit, elle est proche de craquer. Surtout que Shigezo a développé avec le temps deux particularités : avoir les intestins fragiles et porter un dentier qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais lavé. Le reste du temps Shigezo a toujours faim, et réclame en pleurant comme un enfant. Tous ces fléaux n&#8217;empêcheront pas Akiko de développer une certaine tendresse pour le vieillard. Sawako Ariyoshi nous décrit un Japon où les hommes rivalisent de lâcheté. Elle nous montre un pays dont les habitants n&rsquo;ont qu&rsquo;une idée en tête : apprendre enfin la mort de leurs vieux parents pour s&rsquo;en débarrasser. Il ne s&rsquo;agit pas de les juger mais de constater, comme certains personnages du roman, combien le Japon a refusé d&rsquo;assumer son vieillissement et les dépenses qui vont avec. Et c&rsquo;est bien parce qu&rsquo;Akiko se rend compte qu&rsquo;elle aussi sera un jour vieille, qu&rsquo;elle s&rsquo;occupe de son beau-père. Sawako Ariyoshi nous raconte aussi un pays obsédé par l&rsquo;argent. Où on se dit qu&rsquo;il faut y réfléchir à deux fois avant de mourir quand on voit le coût des obsèques. Surtout qu&rsquo;on ne peut même pas réutiliser les cercueils puisqu&rsquo;on les réduit en cendres.</span></p>
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		<title>Le restaurant de l&#8217;amour retrouvé, Ito Ogawa, Éditions Picquier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 12:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman japonais 🇯🇵]]></category>
		<category><![CDATA[Picqier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une petite faim ? Alors direction le Japon. Pas pour manger des sushis ou des sashimis. Pour savourer de la véritable cuisine nippone, celle que les Japonais côtoient quotidiennement. Et mieux encore, une cuisine qui rend heureux, une cuisine que vous redemanderez. Rinco, jeune femme de vingt-cinq ans, vous attend. Elle vient de perdre sa [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2020/10/14/le-restaurant-de-lamour-retrouve-ito-ogawa-editions-picquier/">Le restaurant de l&rsquo;amour retrouvé, Ito Ogawa, Éditions Picquier</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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<p><strong>Une petite faim ?</strong> Alors direction le Japon. Pas pour manger des <em>sushis</em> ou des <em>sashimis</em>. Pour savourer de la véritable cuisine nippone, celle que les Japonais côtoient quotidiennement. Et mieux encore, une cuisine qui rend heureux, une cuisine que vous redemanderez. Rinco, jeune femme de vingt-cinq ans, vous attend. Elle vient de perdre sa voix suite à un chagrin d&rsquo;amour. Son petit ami indien l&rsquo;a non seulement quittée, mais lui a aussi tout pris. En rentrant dans leur appartement Rinco constate qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien. Envolés les souvenirs de trois années de vie commune. Partis la télévision,  la machine à laver, le frigo, jusqu&rsquo;aux néons et au paillasson. Évaporés les ustensiles avec lesquels chaque soir Rinco cuisinait en attendant le retour de son fiancé. Terminés le mortier hérité de sa grand-mère, le baquet en bois de cyprès pour tenir au chaud le riz. Volée la cocotte Le Creuset payée avec son premier salaire. Sans parler des économies patiemment accumulées pour acheter un restaurant. Car les deux jeunes gens étaient tous les deux cuisiniers : lui dans un établissement indien et elle dans un restaurant turc. Seul vestige de son passé, Rinco récupère la jarre contenant la saumure de sa grand-mère. Une jarre transmise de génération en génération où il suffit de glisser des légumes pour qu&rsquo;ils deviennent un régal. Une jarre magique. Alors Rinco quitte la grande ville et retourne dans le village de sa mère. Pourtant c&rsquo;est peu dire que les deux femmes s&rsquo;apprécient peu. D&rsquo;ailleurs la fille tente de voler les économies de sa mère qu&rsquo;elle croit cachées dans le potager. Pas de chance, elles n&rsquo;y sont pas et Rinco se retrouve nez à nez avec Hermès la truie qui vit dans une soue grandiose à côté du bâtiment principal. Sa mère, qui se soucie comme de l&rsquo;an quarante de ce qu&rsquo;elle donne à manger aux humains dans son bar <em>Amour</em>, ne nourrit sa truie qu&rsquo;avec des produits de l&rsquo;agriculture biologique. Le pompon étant le pain au levain pétri à la main, commandé dans une célèbre boulangerie de Tokyo. Rinco est quand même acceptée au domicile maternel, mais elle doit payer sa nourriture et un loyer. Elle lui emprunte aussi de l&rsquo;argent à un taux quasi usuraire pour transformer le bâtiment annexe en restaurant. Hermès est la première à le tester. Rinco lui a fait du pain en mélangeant des glands à la pâte. Essai concluant. Au bout d&rsquo;un mois de travaux, le restaurant a pris forme. Avec des meubles de récupération, un vieux poêle à bois, un lustre à bougies en verre soufflé qui dormait dans la remise attenante. Dans la cuisine, ni lave-vaisselle, ni micro-ondes, mais une gazinière, un four et un réfrigérateur ainsi que de la vaisselle qui venait de sa grand-mère.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La Favorite qui aurait pu en mourir en ressort ressuscitée</p></blockquote>



<p>Le restaurant est baptisé <em>L&rsquo;Escargot</em> car avec lui sur son dos Rico avancera lentement. On y sert une seule table par jour avec au menu ce que les clients ont commandé. Kuma est le premier et il a demandé un curry qui lui rappelle ce que lui cuisinait son ancienne compagne, une Argentine. Ce sera un curry iranien découvert dans son restaurant turc, un curry à la grenade à la saveur aigre-douce confectionné avec des fruits cueillis dans la forêt. Un curry gagnant. Suivra un repas destiné à La Favorite, une ancienne maîtresse d&rsquo;un notable local et qui ne se déplace plus qu&rsquo;avec une canne. Pour lui redonner goût à la vie Rico lui sert des pommes en saumure, un carpaccio d&rsquo;huîtres, du poulet de Hinai, un risotto de riz nouveau à la poutargue, une selle d&rsquo;agneau rôti, un sorbet de <em>yuz</em>u, un tiramisu au mascarpone avec sa boule de glace à la vanille et un expresso serré. La Favorite qui aurait pu en mourir en ressort ressuscitée. À chaque fois la cuisine de Rico fait mouche, que ce soit avec un repas français végétarien ou un simple menu pour enfants. Elle s&rsquo;en donne du mal, goûtant des navets rouges conservés sous la neige, cueillant des châtaignes, des fruits à coque ou le <em>matabi</em> un kiwi local dans les bois. On ne vous conseille trop de lui rendre visite. C&rsquo;est touchant, poétique, généreux, revigorant, garanti avec des produits locaux sans pesticides. Vous éviterez le <em>fugu</em>, ce poisson prisé des Japonais, mais qui mal préparé est mortel. Ça ne se refuse pas.</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2020/10/14/le-restaurant-de-lamour-retrouve-ito-ogawa-editions-picquier/">Le restaurant de l&rsquo;amour retrouvé, Ito Ogawa, Éditions Picquier</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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