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	<title>Archives des so british 🇬🇧 - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des so british 🇬🇧 - Surbooké</title>
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		<title>Poids plume, Mick Kitson, Éditions Métailié</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 19:24:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Annie était encore une petite « gazille », une p&#8217;tiote, quand on l&#8217;avait vendue et que Bill Perry l&#8217;avait achetée. Elle était rom, son père était mort, elle vivait dans une roulotte avec sa mère, ses frères et ses sœurs. Ils erraient sur les routes et avaient perpétuellement faim ce qui les amena à vendre [&#8230;]</p>
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<p><strong>Annie</strong> <strong>était</strong> <strong>encore</strong> <strong>une</strong> <strong>petite</strong> <strong>«</strong> <strong>gazille</strong> <strong>»</strong>, une p&rsquo;tiote, quand on l&rsquo;avait vendue et que Bill Perry l&rsquo;avait achetée. Elle était rom, son père était mort, elle vivait dans une roulotte avec sa mère, ses frères et ses sœurs. Ils erraient sur les routes et avaient perpétuellement faim ce qui les amena à vendre la roulotte et le poney. Bill Perry avait quarante-deux ans ce qui était vieux pour un boxeur, il avait aussi bu beaucoup d&rsquo;alcool. Bill était né en 1796 d&rsquo;un père mineur et d&rsquo;une mère rom, il vivait dans le centre de l&rsquo;Angleterre. Ce géant dont on disait qu&rsquo;il était le <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8"><em>Slasher</em> de <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Tipton allait livrer son dernier combat qui lui rapporterait de quoi acheter un bar à bière. Trente guinées s&rsquo;il gagnait, vingt en cas de défaite ce qui serait suffisant pour changer de vie. Il en consacra six pour acquérir Annie qu&rsquo;il considéra immédiatement comme sa fille, et il acheta son bar qu&rsquo;il appela <em>The</em> <em>champion</em> <em>on</em> <em>England</em>. Annie n&rsquo;aurait jamais accepté de travailler à la forge, dans l&rsquo;usine sidérurgique ni à la mine comme la plupart des loupiots du coin. Elle nettoyait le bistrot et préparait ragoûts et boulettes de viande. Annie apprit à boxer avec Janey Mee, une belle femme qui avait déjà fait des combats dans la rue, pour se venger des cinq petites frappes qui venaient de l&rsquo;agresser. Pendant l&rsquo;hiver 1842 les cloutiers dont on avait baissé la paye se mirent en grève. Les mineurs et les fondeurs suivirent en réclamant plus d&rsquo;argent et moins d&rsquo;heures de travail. Les patrons brisèrent la grève en embauchant de jeunes indigents ce qui plongea un grand nombre de familles dans la misère. Comme Bill les accueillait sans les faire payer, il perdit beaucoup d&rsquo;argent. Il voulut se remettre à la boxe pour se refaire mais il était trop décrépit. Annie s&rsquo;imposa pour le remplacer dans un combat contre un jeune champion qui s&rsquo;appelait Jem Mason. Elle en sortit vainqueur sans qu&rsquo;il se soit vraiment défendu et elle gagna dix livres. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle débuta sa carrière de boxeuse et qu&rsquo;elle se dit qu&rsquo;elle avait trouvé son mari. Et à défaut celui avec qui elle allait gagner sa vie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Le XIXe siècle britannique était toutefois fois plus dur que la France d’Olivier Dussopt</p></blockquote>



<p>Doublement intéressante cette histoire qui nous emmène au cœur de la révolution industrielle anglaise avec un roman que l&rsquo;on rattache volontiers à ceux de Dickens. Avec pour une fois une femme comme personnage principal. On redécouvre les effroyables conditions de vie des pauvres. Et c&rsquo;était quelque chose en Angleterre, un pays où la bourgeoisie tenait pour inutile de porter assistance aux miséreux. Une démarche qui ne pouvait que les encourager à se vautrer dans la paresse. Un peu ce qu&rsquo;expliquent aujourd’hui les tenants d&rsquo;un durcissement de l&rsquo;indemnisation du chômage. Le XIXe siècle britannique était toutefois fois plus dur que la France d&rsquo;Olivier Dussopt puisque les paroisses étaient tenues de construire leur <em>workhouse</em>, des asiles où on plaçait les miséreux qui finissaient par mourir du travail forcé. On signale au passage la force de l&rsquo;Angleterre dont la littérature nous transmet un peu de l&rsquo;histoire de son industrie. Il doit être difficile d&rsquo;en trouver l&rsquo;équivalent en France où on a découvert plus tard les joies de travailler en usine. Il y a bien Zola mais <em>Germinal</em> que nous avons tous étudié se déroule dans les mines pas au cœur de l&rsquo;industrie. Pour trouver l&rsquo;équivalent des écrits de Dickens on pourrait se tourner vers <em>Les frères Ashkenazi</em> d&rsquo;Israel Joshua Singer, qui offre une incroyable description de la vie à Lodz. <em>Poids plume</em> n&rsquo;est pas pour autant un roman qui se vautre dans le désespoir. Au contraire, Annie qui avait tout pour finir à l&rsquo;asile comme sa famille se bat. Elle s&rsquo;approprie les rings sauvages pour gagner sa vie alors que les combats des femmes sont interdits, et qu&rsquo;il convient de graisser les pattes des argousins pour échapper aux amendes. Elle s&rsquo;en sort aussi grâce à ceux qui l&rsquo;entourent, à commencer par Bill Perry. Un bon gars hélas abîmé par les coups et les pintes, qui va rapidement bénéficier de la protection de sa fille. Annie a vraiment existé, c&rsquo;était l&rsquo;arrière-grand-mère de Mick Kitson. Elle était la petite-fille de William Perry, le <em>Slasher</em> de Tipton. Cette mamie ayant tout au long de sa vie montré de grandes facilités pour inventer des histoires, on ne doute pas que Kitson en ait profité pour arranger ses souvenirs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>La chorale des dames de Chilbury, Jennifer Ryan, Éditions Albin Michel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2020 16:36:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du sang, de la sueur et des sourires, n&#8217;en déplaise à Sir Winston. Nous sommes en 1940 à Chilbury, petit village du Kent. La guerre a commencé, privant la communauté de ses hommes partis se battre sur terre, dans les airs et sur mer. Voire dans les mers puisque Edmund, le premier mort de Chilbury [&#8230;]</p>
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<p><strong>Du sang, de la sueur et des sourires</strong>, n&rsquo;en déplaise à Sir Winston. Nous sommes en 1940 à Chilbury, petit village du Kent. La guerre a commencé, privant la communauté de ses hommes partis se battre sur terre, dans les airs et sur mer. Voire dans les mers puisque Edmund, le premier mort de Chilbury vient d&rsquo;être coulé par une torpille dans son sous-marin. Question quasi insoluble, comment lui rendre hommage quand le cœur du village est privé de ses indispensables voix mâles&nbsp;? C&rsquo;est ainsi que commence ce sémillant portrait des habitants, et plus encore des habitantes du village. Car ici comme ailleurs les femmes vont se prendre en main, et remplacer avantageusement les hommes, y compris au sein de la chorale. Sans oublier de rester dignes en toute circonstance, nous sommes quand même en Angleterre. N&rsquo;allez pas pour autant croire que tous les personnages du roman soient fréquentables, fussent-ils de la Haute. Chez les Winthrop, le général qui vient de perdre son fils, s&rsquo;apprête à prendre quelques libertés avec la morale. Il a de bonnes raisons de le faire, puisque dans cette famille la transmission du patrimoine se fait par les mâles. À défaut, elle s&rsquo;en trouverait dessaisie. Edmund n&rsquo;étant plus, il urge pour son père de lui trouver un successeur. Madame étant enceinte jusqu&rsquo;aux dents, tout espoir n&rsquo;est pas perdu. Mais comme il vaut mieux prévenir que guérir, le général Winthrop s&rsquo;en va trouver Edwina Paltry sage-femme au village pour lui proposer un marché. À charge pour elle de lui garantir le sexe de son rejeton, au besoin en procédant à un échange de bébés, et il lui en sera financièrement reconnaissant. L&rsquo;accord est rapidement conclu, même si son coût s&rsquo;avère plus élevé que ce qu&rsquo;avait provisionné le général. Celui qui se voit comme le principal personnage du village n&rsquo;en est pas pour autant au bout de ses peines. Car même si ses filles, la petite  Kitty et la belle Venetia, ne comptent pas pour lui, cela ne les empêche pas de vivre. Passe encore que Kitty soit amoureuse du sieur Henry Brampton Hall, fraîchement engagé dans la Royal Air Force. Cela se traduit surtout par des pages d&rsquo;écriture dans son journal, où elle se répand contre son infecte sœur qui a séduit Henry. Non que Venetia en soit elle-même amoureuse. Ou qu&rsquo;elle souhaite nuire à Kitty. Il s&rsquo;agit juste pour l&rsquo;aînée de séduire encore et encore tout ce qui porte un pantalon digne d&rsquo;intérêt dans le village. Et elle n&rsquo;a pas froid aux yeux la mâtine. En temps normal tout se passerait comme prévu. Mais nous ne sommes pas en temps normal. Nous sommes en temps de guerre, avec les avions nazis qui se pointent à l&rsquo;horizon. De nouveaux personnages qui apparaissent. Des sentiments parfaitement imprévisibles qui font tout déraper. Alors on s&rsquo;adapte. Les caractères se révèlent. Mais tout en respectant les apparences. Que diriez-vous d&rsquo;une tasse de thé avant d&rsquo;aller déblayer les décombres du dernier bombardement&nbsp;?</p>
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		<title>Tokyo, Mo Hayder, Éditions Presses de la Cité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2020 11:43:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
		<category><![CDATA[Les Presses de la Cité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire est que la camarade Hayder est quelque peu secouée de la cafetière. Pour s&#8217;en convaincre, il suffit de googoliser son nom pour découvrir qu&#8217;elle est partie à 25 ans au Japon après dix années de «&#160;sexe, drogue et rock’n’roll&#160;» pour vivre seule dans une chambre et travailler comme barmaid. [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le moins que l&rsquo;on puisse dire</strong> est que la camarade Hayder est quelque peu secouée de la cafetière. Pour s&rsquo;en convaincre, il suffit de googoliser son nom pour découvrir qu&rsquo;elle est partie à 25 ans au Japon après dix années de «&nbsp;<em>sexe, drogue et rock’n’roll</em>&nbsp;» pour vivre seule dans une chambre et travailler comme barmaid. On ajoute au portrait une fascination assumée pour le morbide et on a une grande partie de Tokyo. Dans le roman deux fois primé, Mo cède la place à une jeune anglaise dénommée Grey qui se retrouve très jeune dans la capitale japonaise sans un sou. Elle finit par être hôtesse dans un bar, pour faire boire les clients sans jamais coucher. Contrairement à Mo, Grey a une motivation qui explique sa venue à Tokyo&nbsp;: elle cherche un film qui relate le sac de Nankin par les Japonais en 1937. Un épisode particulièrement monstrueux de la conquête asiatique des Japonais où plusieurs centaines de milliers de Chinois ont été tués. Sans parler des viols. On laisse aux historiens le débat sur le décompte macabre et on signale que ces meurtres ont longtemps été niés par les Japonais, un peu comme le massacre des Arméniens par les Turcs. Mo Hayder se sert de ces éléments pour nous servir un thriller où s&rsquo;entrecroisent le récit du sac et la recherche du film. À chacun selon ses goûts. On a donc le droit de préférer la partie historique du roman, fût-elle romancée, parce qu&rsquo;elle nous fait découvrir des passages trop peu connus de ce qui s&rsquo;est passé avant-guerre en Chine. Peut-être aussi parce que, quelles que furent les atrocités commises, cette partie du roman fait la part moins belle au morbide. La recherche du film est parfois passionnante quand on découvre la vie japonaise contemporaine et la place occupée par les yakuzas. On vous recommande aussi la vie de Grey dans une maison délabrée de Tokyo en compagnie de deux jumelles russes, Irina et Svetlana, que nul n&rsquo;aurait pu identifier si elles n&rsquo;avaient pas opté pour des couleurs de cheveux distinctes. Plutôt sympathiques les jumelles venues en Asie pour gagner leur vie. Et très concrètes quand elles expliquent à Grey ce que doit faire une hôtesse : «&nbsp;Parler client. Allumer sa cigarette. Toi dire lui formidable. Toi remettre glaçons dans sa saloperie de putain de verre à la con.&nbsp;». Mais quand le roman s&#8217;emballe, c&rsquo;est parfois trop. Les jumelles prennent peur devant le comportement du chef yakuza. Nous aussi. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un thriller doive se transformer en bluette, mais il faut au moins y croire.</p>
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		<title>Le cœur de l&#8217;Angleterre, Jonanthan Coe, Éditions Gallimard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 13:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Comment en est-on arrivé là&#160;?&#160;». C&#8217;est la question posée sur la quatrième de couverture du bouquin de Jonathan Coe. Une question qui fait référence au Brexit qui n&#8217;a pas fini de bouleverser une grande partie des habitants de la perfide Albion, au point de fracturer le pays. Les vieux contre les jeunes, les ruraux contre [&#8230;]</p>
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<p><em>«</em><strong>&nbsp;Comment en est-on arrivé là&nbsp;?&nbsp;».</strong> C&rsquo;est la question posée sur la quatrième de couverture du bouquin de Jonathan Coe. Une question qui fait référence au <em>Brexit</em> qui n&rsquo;a pas fini de bouleverser une grande partie des habitants de la perfide Albion, au point de fracturer le pays. Les vieux contre les jeunes, les ruraux contre les citadins, les ouvriers contre les diplômés voire même les familles elles-mêmes. Faut-il le préciser, Coe comme la majeure partie de ceux qui sont censés composer l&rsquo;élite du pays, a opté pour le <em>Remain</em>. Il ne s&rsquo;agit pas pour autant pour lui de remettre en question le vote, mais plutôt de continuer sa réflexion entamée il y a bien des années sur la société anglaise dans <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Bienvenue au club (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=906" target="_blank">Bienvenue au club</a></em> et <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Le cercle fermé (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=909" target="_blank">Le cercle fermé</a></em>. Dans son nouveau roman Jonathan convoque donc les personnages qui avaient animé les deux premières parties de sa trilogie. Benjamin Trotter a dépassé les cinquante ans, enfin terminé son livre, et profite du moulin qu&rsquo;il vient d&rsquo;acheter. Doug Anderton est toujours journaliste tendance travailliste, restant ainsi fidèle à l&rsquo;engagement syndical qui fut celui de son père. Ce qui ne l&#8217;empêche pas de résider à Chelsea dans la maison de sa richissime épouse. Retrouver ces personnages, dont on pensait que l&rsquo;histoire s&rsquo;était arrêtée avec <em>Le cercle fermé </em>c&rsquo;est comme retrouver par hasard de vieux copains. On ne peut passer à côté d&rsquo;une telle opportunité. Alors on en profite et on se régale de leurs nouvelles aventures, à commencer par celles de Sophie, la nièce de Benjamin, sans doute le personnage principal du roman. Sophie qui commence sa vie professionnelle dans l&rsquo;enseignement supérieur, un métier qui semble encore plus mal rémunéré en Angleterre qu&rsquo;en France. Le bouquin  débute par la mort de la mère de Benjamin, ce qui nous vaut une revue de famille. Le personnage du jour c&rsquo;est  Colin, le père de Benjamin qui va se montrer page après page plus bougon, regrettant la disparition des usines, lui l&rsquo;ancien cadre de British Leyland. Comment pourrait-il comprendre que les Anglais doivent désormais choisir entre des voitures allemandes, françaises ou japonaises&nbsp;? L&rsquo;événement important arrive avec les émeutes de Londres en 2011, déclenchées par la mort d&rsquo;un Antillais abattu par la police.  Beaucoup d&rsquo;Anglais en resteront marqués et dériveront vers un rejet des étrangers. L&rsquo;histoire du pays n&rsquo;est pas pour autant rectiligne car les Britanniques connaîtront un grand moment de fierté lors des jeux de Londres. La cérémonie d&rsquo;ouverture leur permettant de mettre en avant une de leur grande richesse : le rock anglais si cher à Coe.  Cela n&rsquo;aura qu&rsquo;un temps. Entre lâcheté de la classe politique, démagogie d&rsquo;une presse peu ragoûtante, la catastrophe se prépare. N&rsquo;allez pas croire que ce livre est un traité de sciences politiques. C&rsquo;est avant tout le roman d&rsquo;un grand écrivain, une histoire douce-amère où les couples se font et se défont. De grands moments d&rsquo;humour comme quand cette vieille Anglaise refuse de quitter son bateau de croisière après la mort de son mari parce qu&rsquo;elle a payé l&rsquo;intégralité de son billet.</p>
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		<title>La salle de bal, Anna Hope, Éditions Gallimard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 09:47:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1911, asile de Sharston dans le Yorkshire près de Leeds. On y accueille ceux qui viennent s&#8217;y réfugier. On interne aussi des faibles d&#8217;esprit et ceux qui attentent à l&#8217;ordre social. Ella Fay fait partie de cette dernière catégorie. À vingt ans, elle a déjà passé dix années dans une filature quand elle brise une [&#8230;]</p>
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<p><strong>1911, asile de Sharston</strong> dans le Yorkshire près de Leeds. On y accueille ceux qui viennent s&rsquo;y réfugier. On interne aussi des faibles d&rsquo;esprit et ceux qui attentent à l&rsquo;ordre social. Ella Fay fait partie de cette dernière catégorie. À vingt ans, elle a déjà passé dix années dans une filature quand elle brise une vitre pour dire son refus de ses conditions de travail, de son air irrespirable, des poussières en suspension, des ordres des contremaîtres. Tout cela pour un salaire de misère dont la moitié sera préemptée par son père, avant de passer  dans les poches de son mari, qui ne sera pas pour autant avare en coups. Sa mère pourrait en témoigner. John Mulligan est Irlandais. Il a trouvé dans l&rsquo;hospice un lieu de refuge quand rien n&rsquo;allait plus chez lui après la mort de sa petite fille et le départ de sa femme. Mais si l&rsquo;on peut rentrer volontairement à Sharston, on en sort que sur accord de ceux qui gèrent l&rsquo;hospice. Autant dire que les plus nombreux finissent à la fosse commune. La vie est dure pour ceux que l&rsquo;on souhaiterait qualifier de patients. Ella Fay travaille dans l&rsquo;étuve de la buanderie et John aux champs. Le jeune médecin Charles Fuller est le troisième protagoniste du roman. Musicien, il a instauré un bal hebdomadaire chaque vendredi où sont conviés les malades de Sharston, du moins quand ils se sont bien comportés. Le livre vaut beaucoup pour la présentation de l&rsquo;eugénisme que tente d&rsquo;instaurer Fuller. L&rsquo;épisode est réel, puisque Winston Churchill prôna avant la Première guerre mondiale la stérilisation pour améliorer la société anglaise. Que le symbole de la résistance aux Nazis fût celui qui défendit leurs théories ne manque pas d&rsquo;étonner. L&rsquo;histoire est pourtant réelle car Churchill et les eugénistes y voyaient un moyen de se débarrasser non seulement des malades mentaux mais aussi des indigents perçus comme une charge pour la société britannique. Dans <em>La salle de bal </em>Fuller est celui qui porte ce projet, un peu parce qu&rsquo;il y voit un moyen de sortir de sa condition de médecin anonyme en suivant Churchill.</p>
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		<title>La mort selon Turner, Tim Willocks, Éditions Sonatine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 19:14:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;on se le dise. Tim Willocks déserte le roman historique, un domaine où il avait excellé avec La Religion et Les Douze enfants de Paris pour aborder le polar. On oublie le siège de Malte en 1565 qui lui avait permis de pondre un chef-d&#8217;œuvre pour le suivre dans l&#8217;Afrique du Sud contemporaine. Toujours avec [&#8230;]</p>
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<p><strong>Qu&rsquo;on se le dise</strong>. Tim Willocks déserte le roman historique, un domaine où il avait excellé avec <em>La Religion</em> et <em>Les Douze enfants de Paris</em> pour aborder le polar. On oublie le siège de Malte en 1565 qui lui avait permis de pondre un chef-d&rsquo;œuvre pour le suivre dans l&rsquo;Afrique du Sud contemporaine. Toujours avec le même talent et les mêmes ingrédients : une écriture qui nous rend addicts et un héros solitaire qui combat avec une violence crue. Rien que de très logique quand on sait que Willocks est par ailleurs expert dans les arts martiaux et que son métier de médecin l&rsquo;aide à identifier les points de faiblesse du corps humain. L&rsquo;histoire débute par la virée de quelques Afrikaners dans un township du Cap. Pour cause d&rsquo;excès d&rsquo;alcool, une femme noire y laisse la vie, écrasée par un de leurs véhicules contre un container à ordures où elle avait été récupérer un burger. Elle aurait sans doute pu être sauvée si elle n&rsquo;avait pas été laissée délibérément sur place pour fuir les ennuis. L&rsquo;adjudant Turner, un flic noir de la Criminelle, va mener l&rsquo;enquête en suivant les traces de la famille de Margot Le Roux, une riche propriétaire de mines dans le Nord du pays. Là où rien ne pousse, à quelques pas d&rsquo;un désert où nul ne peut survivre. Fille de pauvres blancs, violée à 16 ans, Margot a fait fortune en découvrant des gisements de manganèse qui font vivre la région. Elle réside dans une vaste propriété dont la sécurité est assurée par son compagnon Hennie, un ancien mercenaire anglais, ainsi que par une milice privée dirigée par le Zoulou Simon. Un Blanc et un Noir. Alors que Turner découvre rapidement que le conducteur était Dirk le fils de Margot, elle va tout faire pour le mettre hors de cause. Cela nous vaut la description d&rsquo;un pays gangrené par la violence et la corruption. Un pays où les Noirs restent des nègres pour les anciens fermiers blancs. Où on élimine ceux qui contestent le pouvoir en place. Où certains considèrent « Qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas plus gros problème sur cette terre qu&rsquo;un Noir intelligent ». Où l&rsquo;économie prime sur les principes démocratiques. Turner va pourtant faire son travail, ce qui ne peut que mal finir. Comme Mattias Tannhauser dans La Religion Turner sème la mort sur son chemin. Non pas par plaisir de tuer, mais parce qu&rsquo;il estime que justice doit être rendue. Il est bien le seul à y croire. Mais rien ni personne ne semble être en mesure de l&rsquo;arrêter. Ni les flics corrompus. Ni l&rsquo;amour d&rsquo;une mère pour son fils. C&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;il croit.</p>
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		<title>Lettres à Stella, Iona Grey, Éditions Les Escales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 20:27:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
		<category><![CDATA[Les Escales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stella c&#8217;est Stella Holland, une jeune femme qui va se marier en 1942 à Londres dans une ville en guerre. Les lettres sont celles qu&#8217;elle échange avec Dan, bel aviateur américain, qui a traversé l&#8217;Atlantique pour piloter sa forteresse volante entre l&#8217;Angleterre et l&#8217;Allemagne. Cette correspondance nous est dévoilée par Jess, une jeune anglaise qui [&#8230;]</p>
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<p><strong>Stella c&rsquo;est Stella Holland</strong>, une jeune femme qui va se marier en 1942 à Londres dans une ville en guerre. Les lettres sont celles qu&rsquo;elle échange avec  Dan, bel aviateur américain, qui a traversé l&rsquo;Atlantique pour piloter sa forteresse volante entre l&rsquo;Angleterre et l&rsquo;Allemagne. Cette correspondance nous est dévoilée par Jess, une jeune anglaise qui met par hasard la main dessus en 2011, quand elle pénètre par effraction dans une maison abandonnée afin d&rsquo;échapper à celui qui la poursuit. Petit à petit, Jess découvre la folle histoire d&rsquo;amour qui unit Stella et Dan. Ces deux-là n&rsquo;étaient pourtant pas destinés à se rencontrer car en 1942, Stella épouse le révérend Charles Thorne. Pas vraiment par amour, mais plutôt par opportunité puisque l&rsquo;union permet à Stella d&rsquo;acquérir un statut social. Un vrai progrès pour elle qui a grandi dans un orphelinat. Mauvaise idée. S&rsquo;il parle au ciel, le révérend Thorne dédaigne le septième. Au moins avec les femmes. Leur nuit de noce est un naufrage et les suivantes pas meilleures. Stella s&rsquo;en contente et n&rsquo;en dit rien à son amie Nancy qui serait pourtant à même de lui expliquer qu&rsquo;elle n&rsquo;y est pour rien. La vie de Stella se limite à celle d&rsquo;une femme au foyer qui tente de faire vivre le sien en cette période de disette alimentaire. Un soir Stella accepte pourtant de suivre Nancy dans une de ses sorties nocturnes. Les rencontres sont faciles avec les soldats américains qui sont d&rsquo;autant plus entreprenants qu&rsquo;ils ne savent pas de quoi demain sera fait. Stella dédaigne pourtant les étreintes hâtives et repousse son chevalier servant d&rsquo;un soir. La perte de sa montre dans sa fuite lui vaut de découvrir Dan. Et là l&rsquo;histoire est tout autre. C&rsquo;est un amour fou, sincère, torride qui lui vaut d&rsquo;apprécier tout ce que Charles Thorne a refusé de lui montrer. Le départ de son mari qui s&rsquo;engage dans l&rsquo;armée multiplie les rendez-vous des amants entre deux vols au-dessus de l&rsquo;Allemagne. Pour eux aucun doute : leur  avenir passe par une séparation d&rsquo;avec Thorne. Mais peut-on quitter aussi facilement son mari ? La réponse est nécessairement négative, surtout en cette période. C&rsquo;est ce que Jess découvre peu à peu dans la correspondance de Stella et de Dan. Elle fait tout pour aller plus loin dans cette histoire en enquêtant avec Will Holt, celui qui l&rsquo;a aidée après l&rsquo;avoir découverte dans la maison où elle s&rsquo;était réfugiée. On ne le regrette pas tant l&rsquo;histoire de Stella et de Dan est émouvante. Elle n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas complètement terminée en cette année 2011. Le point final étant amené en tout fin du roman avec l&rsquo;aide de Jess et de Will. </p>
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		<title>Les filles au lion, Jessie Burton, Édition Gallimard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Oct 2018 19:39:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième roman de Jessie Burton après Miniaturiste qui fut un succès mondial et qu&#8217;on avait beaucoup apprécié. Avec Les filles au lion, Jessie Burton nous conte deux histoires qui finissent par se rejoindre. D&#8217;abord celle d&#8217;Odelle Bastien, une jeune femme originaire de Port au Sapin la capitale de Trinité-et-Tobago. Odelle se retrouve à Londres en [&#8230;]</p>
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<p><strong>Deuxième roman</strong> de Jessie Burton après <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Miniaturiste (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=927" target="_blank">Miniaturiste</a></em> qui fut un succès mondial et qu&rsquo;on avait beaucoup apprécié. Avec Les filles au lion, Jessie Burton nous conte deux histoires qui finissent par se rejoindre. D&rsquo;abord celle d&rsquo;Odelle Bastien, une jeune femme originaire de  Port au Sapin la capitale de Trinité-et-Tobago. Odelle se retrouve à Londres en 1962 avec une forte volonté d&rsquo;écrire. Mais elle commence sa vie professionnelle comme vendeuse de chaussures avant de trouver cinq années après un emploi de dactylo dans une galerie de peinture. C&rsquo;est toujours ça de gagné, d&rsquo;autant que Marjorie Quick la directrice la prend sous son aile. Odelle fait la connaissance  dans une soirée de Lawrie Scott, blanc, mignon et maigrelet. Lawrie est possesseur d&rsquo;un tableau, Les filles au lion, qui appartenait à sa mère et il espère le vendre. Mais que vaut cette peinture ? La seconde histoire nous emmène en Andalousie en janvier 1936 soit peu avant le coup d&rsquo;État de Franco. Harold Schloss, un marchand d&rsquo;art autrichien, s&rsquo;est installé dans une belle maison avec sa femme Sarah et sa fille Olive toutes deux anglaises. Sarah est une très belle femme quelque peu névrosée. Olive peint dans l&rsquo;indifférence totale de son père. La famille Schloss fait la connaissance de deux jeunes Andalous, Isaac Robles et sa  sœur Teresa. Isaac est un peintre mais il est surtout dans cette période un ardent Républicain. L&rsquo;arrivée des deux Robles va bouleverser la structure familiale. Le roman, comme le précédent, vaut d&rsquo;abord par le portrait des femmes. Odelle, jeune Caribéenne qui souffre du racisme de la société londonienne. Car elle est non seulement d&rsquo;origine modeste mais aussi noire. Marjorie Quick qui perçoit rapidement le potentiel d&rsquo;Odelle et qui la pousse à publier ses nouvelles. Olive, jeune fille méprisée comme peintre par son père, car seuls les hommes lui semblent dignes d&rsquo;intérêt. Olive qui ne pourra rester indifférence au charme d&rsquo;Isaac. Et Teresa qui semble la seule à voir clair dans la maison des Schloss. Jessie Burton revendique la primauté des femmes dans son roman. Elle célèbre leurs amitiés, Odelle avec Marjorie et Olive avec Teresa. Deux relations dont les protagonistes sauront se porter secours au contraire de ce que font les hommes. Comme on peut s&rsquo;en douter, le tableau de Lawrie Scott a quelque chose à voir avec la présence des Schloss aux environs de Malaga. Mais il sera bien difficile de savoir ce qui s&rsquo;est réellement passé dans un pays dont une grande partie de l&rsquo;histoire a disparu dans les décombres de la guerre civile. Une excellente raison de lire ce livre pour en savoir plus.</p>
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		<title>Ragdoll, Daniel Cole, Éditions Robert Laffont</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 13:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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		<category><![CDATA[Robert Laffont]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Résumons. Vous n&#8217;aimez pas les polars. Vous avez tort. Dès que vous aurez lu le premier chapitre de Ragdoll vous le reconnaîtrez. Mieux encore vous chercherez à expier votre faute en vous vêtant d&#8217;une robe de bure pour avoir le droit de lire la suite. Vous aimez les polars ? Alors vous comprendrez immédiatement que [&#8230;]</p>
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<p><strong>Résumons</strong>. Vous n&rsquo;aimez pas les polars. Vous avez tort. Dès que vous aurez lu le premier chapitre de Ragdoll vous le reconnaîtrez. Mieux encore vous chercherez à expier votre faute en vous vêtant d&rsquo;une robe de bure pour avoir le droit de lire la suite. Vous aimez les polars ? Alors vous comprendrez immédiatement que Daniel Cole s&rsquo;inscrit dès son premier roman au côté des plus grands, James Ellroy, Jim Thomson, Thierry Jonquet ou Harlan Coben. Et qu&rsquo;il n&rsquo;a rien à envier à tous les mangeurs de saumon, islandais, norvégiens ou suédois. Parce que <em>Ragdoll</em> vous rendra immédiatement addict. Alors ce premier chapitre ? Il se déroule dans une des plus célèbres salle d&rsquo;audience au monde, Court One à Londres. Vous pouvez le croire car c&rsquo;est un Anglais qui vous le dit. Vous y pénétrez pour assister au verdict d&rsquo;un procès hors pair. Celui du Tueur crématiste jugé pour avoir assassiné vingt-sept prostituées âgées de quatorze à seize ans. Toutes brûlées vives et retrouvées en train de se consumer. L&rsquo;accusé est Naguib Khalid, un Musulman sunnite d&rsquo;origine pakistanaise. On a retrouvé des traces d&rsquo;ADN de trois de ses victimes sur la banquette arrière de son taxi. L&rsquo;inspecteur qui l&rsquo;a arrêté, William Oliver Layton-Fawkes surnommé Wolf, attend sa condamnation. Non-coupable décide pourtant le jury. À peine le jugement prononcé, Wolf bondit vers Khalid, agrippe sa tête et tente de le tuer. Il est maîtrisé par les policiers au prix d&rsquo;une fracture du poignet et envoyé pour un an en asile psychiatrique. Il en ressort quand Khalid est à nouveau arrêté, pour le même type de meurtre. Wolf est réintégré dans son équipe  quatre années après le procès. Le voilà confronté à une affaire qui va passionner les médias : la découverte d&rsquo;un cadavre composé de six victimes démembrées puis assemblées. Un vrai patchwork surnommé Ragdoll dans la presse britannique. Un patchwork retrouvé à proximité du logement de Wolf, comme si l&rsquo;assassin voulait le défier. Dans la foulée, le tueur publie la liste de ses six prochaines victimes avec la date de leur mort. Mieux encore, il communique cette liste à une chaîne de télé trash dont la présentatrice vedette n&rsquo;est autre que l&rsquo;ancienne femme de Wolf. À la recherche d&rsquo;un record d&rsquo;audience, Andrea égrène à l&rsquo;antenne les noms des condamnés. En premier le maire de Londres, puis quatre inconnus et enfin Wolf. Le lien avec l&rsquo;affaire du Tueur crématiste est rapidement établi car la tête de Ragdoll est celle de Khalid. Vous ne décrocherez plus du bouquin, suivant pas à pas Wolf et ses collègues qui échouent malgré l&rsquo;énergie dépensée à protéger celles et ceux dont la mort est programmée. Le maire de Londres décède dans les locaux des policiers d&rsquo;une mort atroce. Toute l&rsquo;équipe est pourtant sur les dents. Simmons leur chef, l&rsquo;inspecteur Baxter la collègue de Wolf, Edmunds le petit nouveau plus fort qu&rsquo;on aurait pu le penser. Retenez bien ces noms, vous en retrouverez certains dans le second volume que vient de publier Cole. Mais en attendant, vous terminerez obligatoirement <em>Ragdoll</em>. Pour savoir.</p>
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		<title>La maison au bord de la nuit, Catherine Bannner, Éditions Presses de la cité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2018 18:48:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[so british 🇬🇧]]></category>
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		<category><![CDATA[Les Presses de la Cité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Envie d&#8217;ailleurs&#160;? De vous retrouver peinard à la terrasse d&#8217;un café au large de la Sicile&#160;? Qu&#8217;est ce qu&#8217;on vous offre&#160;? Un limoncello&#160;? Un orancello&#160;? Et après, quelques boulettes de riz parfumées aux herbes&#160; avec des sardines&#160;? Ça tombe bien, c&#8217;est ici que ça se passe. Vous êtes sur la terrasse de la Maison au [&#8230;]</p>
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<p><strong>Envie d&rsquo;ailleurs</strong>&nbsp;? De vous retrouver peinard à la terrasse d&rsquo;un café au large de la Sicile&nbsp;? Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;on vous offre&nbsp;?<em> Un limoncello&nbsp;? Un orancello&nbsp;?</em> Et après, quelques boulettes de riz parfumées aux herbes&nbsp; avec des sardines&nbsp;? Ça tombe bien, c&rsquo;est ici que ça se passe. Vous êtes sur la terrasse de la <em>Maison au bord de la nuit</em> à quelques encablures de Palerme. Sur l&rsquo;île de Castellamare et vous allez y rester pendant un siècle pour suivre une famille sur quatre générations avec un pont commun : faire vivre leur café. Tout commence avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;Amadeo Esposito, un jeune médecin né en Toscane mais qui n&rsquo;a pas trouvé d&rsquo;autres lieux pour exercer son métier. Rien de plus normal, Amadeo est un enfant abandonné, sans fortune, et le maire de Castellamare est le seul à lui avoir proposé de venir travailler. Amadeo est le bienvenu car l&rsquo;île est démunie de tout. Les habitants possèdent pour unique richesse quelques chèvres, des barques de pêche et Sant&rsquo;Agata qu&rsquo;ils prient à tout de bout de champ. Le bienvenu c&rsquo;est quand même beaucoup dire, car l&rsquo;île est aussi régie par <em>il</em> <em>conte</em> d&rsquo;Isantu. Une sorte d&rsquo;autocrate qui a tout pouvoir sans parler de l&rsquo;unique automobile de Castellamare. Il faudrait aussi évoquer la comtesse, la belle Carmela qui s&#8217;emmerde à cent sous de l&rsquo;heure dans son île. Une raison parfaitement valable pour séduire<em> il dottore</em> et pour lui dire que ce n&rsquo;est pas la première fois qu&rsquo;elle trompe son cocu de mari. Ce qui est ballot c&rsquo;est que Carmela accouche le même jour que la femme qu&rsquo;Amadeo a épousée entre-temps. Avouez qu&rsquo;il y en a qui aime se compliquer la vie. Amadeo y gagne l&rsquo;inimitié du comte qui lui interdit d&rsquo;exercer la médecine. Pour faire vivre sa famille, Amadeo reprend le café du village. On va y suivre ses trois fils, puis sa fille Maria-Grazia, leurs enfants et les enfants de leurs enfants. Maria-Grazia est la plus intelligente. Elle le tient en partie de sa mère Pina, l&rsquo;institutrice de l&rsquo;île. Le temps passe. Le fascisme happe les jeunes garçons qu&rsquo;il embrigade dans une organisation paramilitaire. Arrivent les premiers prisonniers politiques envoyés par Rome.  Puis la guerre qui épargne l&rsquo;île mais pas ses enfants envoyés combattre en Abyssinie. Robert, un parachutiste anglais rescapé du débarquement en Sicile, y trouve refuge. Il épouse longtemps après Maria-Grazia. L&rsquo;île se développe après la guerre. Les habitants disposent désormais d&rsquo;une liaison maritime avec la Sicile en lieu et place des barques des pêcheurs. Les touristes arrivent l&rsquo;été, attirés par des découvertes archéologiques. La famille Esposito doit lutter contre la concurrence d&rsquo;un hôtel beaucoup plus moderne. Maria-Grazia transforme le café. Après la radio qui avait fait son apparition avant-guerre, la télévision s&rsquo;impose. Les deux fils de Maria-Grazia et de Robert sont destinés à perpétuer la tradition familiale. Mais la modernité attire  de plus en plus les enfants loin de Castellamare. Allez donc savoir si le café traversera les difficultés économiques amenées par la banque qui finance désormais toute l&rsquo;économie locale. Et qui appartient au fils du comte…</p>
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