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	<title>Archives des Grasset - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des Grasset - Surbooké</title>
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		<title>Je voulais vivre, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Édition Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 14:46:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
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		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle les connaît, elle voudrait hurler, elle tente de s&#8217;enfuir. En vain. Olivier de la Fère alias Athos la domine de toute sa hauteur, il a sur lui un poignard. Le plus jeune vingt ans à peine, s&#8217;appelle d&#8217;Artagnan, il porte un pistolet. Tous les deux l&#8217;ont aimée. Ils ne sont pas venus l&#8217;assassiner, ils [&#8230;]</p>
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<p><strong>Elle</strong> <strong>les</strong> <strong>connaît,</strong> <strong>elle</strong> <strong>voudrait</strong> <strong>hurler,</strong> <strong>elle</strong> <strong>tente</strong> <strong>de</strong> <strong>s&rsquo;enfuir.</strong> En vain. Olivier de la Fère alias Athos la domine de toute sa hauteur, il a sur lui un poignard. Le plus jeune vingt ans à peine, s&rsquo;appelle d&rsquo;Artagnan, il porte un pistolet. Tous les deux l&rsquo;ont aimée. Ils ne sont pas venus l&rsquo;assassiner, ils vont l&#8217;emmener et la juger. Isaac alias Portos le colosse, Henri autrement appelé Aramis dont les manières cachent un ennemi redoutable, et l&rsquo;Anglais Percy de Winter les ont accompagnés. Celle qui s&rsquo;appelle selon les circonstances Charlotte Backson, Anne de Breuil ou Milady de Winter, est d&rsquo;une beauté à pleurer. Elle sait que son chemin se termine et qu&rsquo;elle aura droit à la mort. À son procès d&rsquo;Artagnan accuse Milady d&rsquo;avoir tué sa compagne Constance, d&rsquo;avoir tenté de l&#8217;empoisonner, d&rsquo;avoir ainsi fait mourir un malheureux à sa place, avant de le pousser à tuer son ancien amant. Percy de Winter jure que cette femme a fait assassiner le duc de Buckingham. Et que son frère qui avait fait d&rsquo;elle son épouse et héritière est mort en trois heures d&rsquo;une étrange maladie. Athos déclare avoir épousé Milady avant de découvrir qu&rsquo;elle avait été marquée du sceau de l&rsquo;infamie. D&rsquo;Artagnan demande la peine de mort. Percy de Winter, Portos, Aramis font de même. Alors Athos lui annonce qu&rsquo;elle va mourir. C&rsquo;en est fini pour cette femme de vingt-cinq ans, qui a par le passé été condamnée sans procès à porter une fleur de lys sur l&rsquo;épaule. Cette mère d&rsquo;un petit garçon, qui une fois encore n&rsquo;a pas été défendue par un avocat, va être décapitée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Milady n&rsquo;a plus de propension « écœurante » pour la luxure</p>
</blockquote>



<p>Vous croyiez la connaître et vous vous trompiez. Non Milady de Winter n&rsquo;était pas cette traîtresse, cette empoisonneuse, cette vipère lubrique que Dumas nous a offerte dans ses <em>Trois</em> <em>mousquetaires</em>. C&rsquo;est ce que nous raconte Adélaïde de Clermont-Tonnerre, une romancière et journaliste originaire de Loches, qui aime à rappeler que sa commune doit sa notoriété à Mme Bellepaire une abonnée historique des <em>Grosses</em> <em>Têtes</em>. Pourtant l&rsquo;autrice tourangelle avait à douze ans adhéré au récit de Dumas. Mais c&rsquo;était à Constance Bonacieux qu&rsquo;elle s&rsquo;était identifiée. C&rsquo;était d&rsquo;Athos dont elle était amoureuse. Et puis avec le temps elle a changé de regard sur l&rsquo;héroïne qui ensorcela d&rsquo;Artagnan. C&rsquo;est pourquoi la romancière nous propose une nouvelle version de ce livre où l&rsquo;on retrouve avec un immense plaisir les personnages qui ont illuminé nos premières lectures. Désormais Milady n&rsquo;a plus de propension « <em>écœurante</em> » pour la luxure. Ce n&rsquo;est plus elle qui détourne le père Sanson de l&rsquo;Église. Et pour cause quand il l&rsquo;enlève du couvent, il a trente ans et elle treize ou quatorze. C&rsquo;est lui qui lui impose son « <em>parfum</em> <em>douceâtre</em> <em>de</em> <em>fluide</em> <em>huileux</em> <em>et</em> <em>d&rsquo;urine</em> ». Elle ne méritait en rien la fleur de lys qu&rsquo;un bourreau incrusta sur son épaule dans une odeur de chair grillée. Le reste est à l&rsquo;avenant avec des hommes qui consomment autant qu&rsquo;ils veulent les corps féminins sans imaginer la réciproque. Même les personnages honnis ont droit à une nouvelle présentation. Le comte de Rochefort, l&rsquo;homme de Richelieu qui passe son temps à s&rsquo;opposer à d&rsquo;Artagnan, devient attirant. Alors relisez autant que vous le souhaitez l&rsquo;œuvre de Dumas, ses romans, ses livres de cuisine s&rsquo;ils vous font envie. Mais n&rsquo;oubliez pas de faire une place dans votre pile à lire (pal) à la version de celle qui aura peut-être prochainement le prix Renaudot. Vous ne serez pas déçus.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/?page=q&amp;recherche=je+voulais+vivre">https://www.bibliosurf.com/?page=q&amp;recherche=je+voulais+vivre</a></p>



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		<title>Les gens qui rêvent, Guillaume Martin-Guyonnet, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 04:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avril 2009, petites routes de la Suisse normande, une région vallonnée aux confins de l&#8217;Orne et du Calvados. Guillaume Martin-Guyonnet a quinze ans, il découvre le mélange du plaisir et de la souffrance à vélo. Il n&#8217;imagine pas encore devenir coureur cycliste professionnel. Avril 2022, Guillaume profite d&#8217;un rare moment de disponibilité pour retourner au [&#8230;]</p>
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<p><strong>Avril</strong> <strong>2009,</strong> <strong>petites</strong> <strong>routes</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>Suisse</strong> <strong>normande</strong>, une région vallonnée aux confins de l&rsquo;Orne et du Calvados. Guillaume Martin-Guyonnet a quinze ans, il découvre le mélange du plaisir et de la souffrance à vélo.  Il n&rsquo;imagine pas encore devenir coureur cycliste professionnel. Avril 2022, Guillaume profite d&rsquo;un rare moment de disponibilité pour retourner au lieu-dit La Boderie où il a grandi. Son palmarès est déjà important : il est le leader de son équipe, il a fini huitième d&rsquo;un Tour de France, il cumule plus de dix victoires chez les professionnels. Guillaume ressent pourtant une insatisfaction permanente, il a peur de tomber, de son statut social, et de son vélo en compétition. Juin 1954, Dani le père de Guillaume a six ans. Il est copain avec le P&rsquo;tit Constant un journalier d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années qui vend sa force de travail contre le couvert et un gîte fait d&rsquo;un lit de paille dans une grange. Dans ce coin normand on vit des fermes et de l&rsquo;usine dont on apprendra plus tard qu&rsquo;on y manipulait de l&rsquo;amiante. Andrée la grand-mère de Guillaume y travaille, du moins quand elle ne fait pas vivre sa maisonnée car Bernard son compagnon n&rsquo;est pas souvent là. Il est mécanicien automobile et parfois contrebandier amenant du calva à Paris. Bernard est arrivé quand Dani avait cinq, ce qui ne l&rsquo;a jamais empêché de prendre soin d&rsquo;Andrée et de son fils. Août 1567, Guy Lefèvre est un érudit de la Boderie, un homme de lettres qui a beaucoup écrit, beaucoup voyagé aussi. Il s&rsquo;apprête à quitter son manoir, à partir à Anvers pour participer à une grande œuvre novatrice : la première édition de la <em>Bible</em> polyglotte qui présentera le texte sacré en cinq langues du grec au syriaque.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Leurs vies ne sont jamais définitivement tracées</p>
</blockquote>



<p>Ce quatrième ouvrage de Guillaume Martin-Guyonnet est sans doute le plus personnel, le plus touchant. Certains remarqueront que le philosophe cycliste a modifié son patronyme depuis la sortie de <a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=31540" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Socrate</strong></em> <strong><em>à</em></strong> <em><strong>vélo</strong></em></a>, en joignant le nom de sa mère à celui de son père. Mais ça n&rsquo;a rien changé, ni à sa manière de courir, ni à son écriture. Celui que Denis Cheissoux appelle le « <em>vélosophe</em> » nous emmène dans le sillage de ses trois personnages qui ont tous vécu au manoir de la Boderie. Guillaume lui-même, son père, et Guy le lettré de la Renaissance. On se contente de peu dans ce coin normand. À vingt-deux ans Guillaume est très content de signer son premier contrat pro qui le rémunère au salaire minimum. Il a pourtant déjà gagné une étape du Tour de l&rsquo;Avenir et la version Espoir de Liège-Bastogne-Liège. Et accessoirement obtenu un master de philosophie. Dani n&rsquo;avait enfant jamais imaginé quitter son village, mais il a suivi ses parents à Paris. Le voilà apprenti typographe, un métier qu&rsquo;il a choisi sachant que dans son milieu personne ne sait ce que faire des études signifie. Guy est un mystique qui se voue entièrement pendant cinq années à la tâche qu&rsquo;on lui a confiée. Au point que sa traduction terminée il n&rsquo;a rien vu venir des massacres de la Saint-Barthélemy, quand les catholiques tuèrent plusieurs dizaines de milliers de protestants. Leurs vies ne sont jamais définitivement tracées. Guillaume fera du vélo son travail en abandonnant l&rsquo;insouciance qui avait longtemps été la sienne. Dani multipliera les expériences professionnelles, il participera aux événements de mai 68, et surtout rencontrera Marie Guyonnet. Guy ne passera pas sa vie dans la défense de Dieu comme il l&rsquo;avait imaginé. Tous reviendront à la Boderie où Guillaume fait revivre le passé en reconstruisant les murs du manoir, tout en s&rsquo;interrogeant sur les contradictions de son existence. Les risques du sport de haut niveau qui altère la santé, et le plaisir ressenti en montant un col dans la douleur.</p>



<p><strong>Portrait d&rsquo;un cycliste qui philosophe sur ses terres de l&rsquo;Orne</strong>, <strong>Denis Cheissoux</strong>,<em><strong> CO2 mon amour</strong></em><br><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-09-fevrier-2025-3821193">https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/co2-mon-amour/co2-mon-amour-du-dimanche-09-fevrier-2025-3821193</a></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="340" src="https://surbooke.fr/wordpress/wp-content/uploads/2025/07/640x340_sc_guillaume-martin-anes.jpg" alt="" class="wp-image-32755" srcset="https://surbooke.fr/wordpress/wp-content/uploads/2025/07/640x340_sc_guillaume-martin-anes.jpg 640w, https://surbooke.fr/wordpress/wp-content/uploads/2025/07/640x340_sc_guillaume-martin-anes-300x159.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



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		<title>Socrate à vélo, Guillaume Martin, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 06:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[roule ma poule 🚴]]></category>
		<category><![CDATA[sport 🏅]]></category>
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		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grande nouvelle : les organisateurs du Tour de France abandonnent les équipes de marque et en reviennent aux formations nationales. Objectifs : développer l&#8217;audience internationale de la course et réduire sa dépendance aux intérêts financiers. Malgré son potentiel modeste, la fédération grecque postule ce qui lui vaut d&#8217;être retenue. C&#8217;est son dossier de candidature qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Grande</strong> <strong>nouvelle</strong> <strong>:</strong> <strong>les</strong> <strong>organisateurs</strong> <strong>du</strong> <strong>Tour</strong> <strong>de</strong> <strong>France</strong> <strong>abandonnent</strong> <strong>les</strong> <strong>équipes</strong> <strong>de</strong> <strong>marque</strong> et en reviennent aux formations nationales. Objectifs : développer l&rsquo;audience internationale de la course et réduire sa dépendance aux intérêts financiers. Malgré son potentiel modeste, la fédération grecque postule ce qui lui vaut d&rsquo;être retenue. C&rsquo;est son dossier de candidature qui a fait la différence. Rédigé par les coureurs qui se prétendent philosophes, il regorge d&rsquo;intelligence. Et les voilà le 10 décembre en stage de préparation à Olympie pour accumuler les heures de selle et former un collectif. Arrivent ainsi Socrate et son œil malicieux, le leader de l&rsquo;équipe, suivi de son lieutenant le musculeux Platon. Celui qui protégera Socrate dans la plaine en bouffant du vent. Juste derrière se présente Aristote un jeune aux dents longues, et on ne parle pas ici de son pédalier. Sûr que cette équipe ne fonctionnera pas à l&rsquo;EPO, ou alors à l&rsquo;Erudition, à la Philosophie et aux Opinions. Et si un ancien employé d&rsquo;une poissonnerie comme Vingegaard a gagné deux fois le Tour, pourquoi Socrate qui a commencé comme fantassin n&rsquo;en ferait-il pas autant ? Car pour gagner la plus grande course du monde il faut être dur au mal. Alors comme notre fier Hellène dispose  en plus d&rsquo;un cerveau peu commun dans le peloton, le voilà bien muni.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Guillaume Martin s&rsquo;est vite lassé d&rsquo;être réduit à ses études </p>
</blockquote>



<p>Pour un peu Guillaume Martin serait plus connu par ses études de philosophie que pour sa carrière de cycliste professionnel. Il est vrai que côté intellect  il peut exhiber son master de philo, sa pièce de théâtre <em>Platon</em> <em>vs</em> <em>Platoche</em>, et trois bouquins qui traitent du rapport du corps et de l&rsquo;esprit. <em>Socrate</em> <em>à</em> <em>vélo</em> en est chronologiquement le premier, et c&rsquo;est un vrai plaisir que de le lire. Guillaume est aussi un excellent coureur, surtout en montagne, parce qu&rsquo;il manque d&rsquo;explosivité dans les sprints. Il a été le meilleur grimpeur du Tour d&rsquo;Espagne en 2020, et a fini 8e de la Grande Boucle l&rsquo;année suivante. Dans <em>Socrate</em> <em>à</em> <em>vélo</em> Guillaume Martin s&rsquo;étonne que l&rsquo;on réduise automatiquement un cycliste à son corps. Alors que nous dit-il le peloton est divers, composé de personnes qui une fois  descendues de leur selle peuvent se passionner pour l&rsquo;art contemporain, le travail à la ferme, les belles voitures. Ou pour rien d&rsquo;autre que leur sport. Guillaume Martin s&rsquo;est vite lassé d&rsquo;être réduit à ses études par des journalistes qui reproduisaient le portrait qu&rsquo;avait fait de lui Pierre Carrey dans <em>Libération</em>. Un article où le journaliste interrogeait le coureur sur ses rapports avec la philosophie. Il revendique le droit d&rsquo;assumer tout autant ses deux passions. C&rsquo;est pourquoi il se qualifie de « vélosophe » et raconte qu&rsquo;il agrémente ses sorties à vélo de l&rsquo;écoute de France Culture. Ce qui ne l&#8217;empêche pas parfois de rouler sans penser à rien, juste en suivant le parcours prévu. Surtout quand l&rsquo;intensité de l&rsquo;effort mobilise l&rsquo;entièreté de ses capacités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Attention aussi aux Hollandais et leur leader Spinoza </p>
</blockquote>



<p>Dans <em>Socrate</em> <em>à</em> <em>vélo</em> Guillaume Martin imagine ce que serait la plus grande course du monde avec pour participants de grands esprits. Les trois vélosophes grecs  précédemment cités luttent ainsi pour les maillots jaune, vert, blanc ou à pois, ou pour une simple victoire d&rsquo;étape. Ils affrontent une équipe d&rsquo;Allemagne où figurent Kant futur auteur d&rsquo;une <em>Critique</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>raison</em> <em>vélocipédique</em>, ainsi que Schopenhauer, Hegel, Leibniz, Marx, et d&rsquo;autres coureurs plus communs. On devra disposer d&rsquo;un minimum de culture cycliste pour apprécier leur nom : Rudi Altich, Erik Zadel, Jens Vogt et Jan Ullrig. Et pour coacher tout ce beau monde, un certain Albert Einstein. Il y a d&rsquo;autres pointures dans le peloton comme les Français Blaise Pascal qui s&rsquo;est aguerri en montant le puy de Dôme dès l&rsquo;âge de sept ans, Henri Bergson, et l&rsquo;excellent rouleur Jacques Anquepil, tous dirigés par Sartre. Attention aussi aux Hollandais et leur leader Spinoza. Nietzsche a un statut particulier dans ce Tour qu&rsquo;il court en indépendant. Il en est de même dans l&rsquo;univers philosophique de Guillaume Martin qui lui a consacré son mémoire de master intitulé « Le sport moderne : une mise en application de la philosophie nietzschéenne ? ». Non parce qu&rsquo;il prétendait avoir découvert chez le penseur allemand un quelconque secret pour pédaler plus vite. Mais parce que la glorification de la victoire chez Nietzsche lui rappelait l&rsquo;essence de la compétition : gagner et non pas participer comme le pensait Coubertin. On ressort heureux de cette lecture, d&rsquo;avoir revu le Port de Balès le plus sauvage des cols pyrénéens, et d&rsquo;avoir beaucoup souri. On n&rsquo;y gagne pas pour autant des certitudes philosophiques, car comme le rappelle Guillaume Martin, Socrate n&rsquo;aimait pas répondre aux questions mais bien davantage en poser.  Mais on retiendra au moins ce slogan du vélosophe Marx qui souhaite que même les plus anonymes des cyclistes puissent gagner une étape : « <em>Baroudeurs</em> <em>de</em> <em>tous</em> <em>les</em> <em>pays,</em> <em>unissez-vous</em> <em>!</em> ».</p>
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		<title>Jacaranda, Gaël Faye, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 14:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman rwandais 🇷🇼]]></category>
		<category><![CDATA[🤍🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le passé de la mère de Milan était une porte close. Venancia était arrivée en France en 1973 sans aucune photo, elle ne racontait rien de sa jeunesse à son fils. Elle n&#8217;écoutait aucune musique rwandaise et expliquait appartenir à une famille française que seule la couleur de sa peau singularisait. Elle parlait d&#8217;ailleurs la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le</strong> <strong>passé</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>mère</strong> <strong>de</strong> <strong>Milan</strong> <strong>était</strong> <strong>une</strong> <strong>porte</strong> <strong>close</strong>. Venancia était arrivée en France en 1973 sans aucune photo, elle ne racontait rien de sa jeunesse à son fils. Elle n&rsquo;écoutait aucune musique rwandaise et expliquait appartenir à une famille française que seule la couleur de sa peau singularisait. Elle parlait d&rsquo;ailleurs la langue de son nouveau pays sans accent tout en continuant à s&rsquo;exprimer en kinyarwanda au téléphone. Milan avait découvert le Rwanda dans les informations télévisées avec des images de mort, de violence et d&rsquo;exode qui le plongeaient dans des angoisses extrêmes. En ce mois de juillet 1994 le génocide des Tutsi par les Hutus arrivait à son terme. C&rsquo;est à ce moment que Claude arriva chez eux. Venancia avait présenté le jeune garçon comme son neveu, et elle avait demandé à son fils avec qui il partagerait sa chambre de lui apprendre à parler français. Et quand Milan apprit que Claude devait rester pour toujours, il sut qu&rsquo;il avait devant lui le petit frère dont il avait tant rêvé. Il faudrait lui faire découvrir la vie de son nouveau pays, soigner sa blessure à la tête, et comprendre pourquoi Claude pleurait la nuit dans son sommeil. Rien de cela n&rsquo;effrayait Milan tant il aimait se serrer contre le jeune garçon pour dormir. Mais Claude quitta Versailles peu après pour le Rwanda, parce qu&rsquo;on avait retrouvé une partie de sa famille, et ce fut très douloureux pour Milan. En 1998 il eut seize ans et ses parents divorcèrent. Ce fut l&rsquo;occasion de changer de rituel de vacances en accompagnant sa mère au Rwanda, où elle n&rsquo;était plus revenue depuis vingt-cinq ans. Il y rencontra sa famille maternelle ainsi qu&rsquo;un jeune homme devenu aussi grand que lui : Claude.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Milan consomme avec eux force bières de banane tout en écoutant des musiques européennes et africaines au risque de subir des «&nbsp;<em>diarrhées qui confinent à une expérience métaphysique</em>&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p><em>Jacaranda</em> est un très grand livre sur un pays qui tente de revivre après un génocide. Ce second roman de Gaël Faye est encore plus fort que <em><a href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=869" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Petit pays</a></em> qui était déjà une belle réussite. Il montre à ceux qui l&rsquo;ignoraient la force de la littérature pour aborder les sujets les plus difficiles. Et c&rsquo;est peu dire que le Rwanda les a accumulés depuis un demi-siècle avec les massacres de 1959, 1961, 1963, 1973 et de 1990. Mais le summum a été atteint en 1994 quand 800 000 personnes moururent en trois mois, dans l&rsquo;immense majorité des Tutsi tués par des Hutu. <em>Jacaranda</em> c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune homme découvrant le pays que sa mère réfugiée en France ne lui a jamais raconté. Et que son père, plus prompt à s&rsquo;émouvoir en 1994 pour la mort d&rsquo;Ayrton Senna que pour ce qui s&rsquo;y passait, avait également éludé devant lui. En arrivant à Kigali Milan le jeune Versaillais est davantage surpris par les conditions de vie de sa grand-mère infirmière que par les séquelles de l&rsquo;histoire récente du Rwanda. Et pour cause, sur place personne ou presque ne lui en parle. C&rsquo;est en s&rsquo;insérant progressivement parmi ceux qui tentent par tous les moyens de revivre, qu&rsquo;il finira par comprendre. Il lui faut pour cela  faire la fête avec Claude, et Sartre un truculent collectionneur de livres et de musiques abandonnés par les Blancs quand ils avaient fui le Rwanda. Alors Milan consomme force bières de banane tout en écoutant des musiques européennes et africaines au risque de subir des « <em>diarrhées qui confinent à une expérience métaphysique</em> ». C&rsquo;est auprès de Stella une jeune fille rwandaise qui vit avec son arrière-grand-mère Rosalie que Milan découvre ce qui s&rsquo;est passé. Les massacres perpétués avec l&rsquo;absolution de l&rsquo;Église ont atteint les sommets de l&rsquo;horreur, même si certains Hutu ont eu le courage de s&rsquo;y opposer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Il y a pourtant un avenir dans ce pays</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est ainsi que Milan comprend que personne ne sait vraiment qui a fait quoi dans ce pays. Bien loin d&rsquo;un lieu de vacances, le Rwanda est un État où l&rsquo;on vit au milieu de génocidaires, ce qui rend fous ses habitants. Or il a été impossible pour les nouvelles autorités de juger tous les criminels, car cela aurait duré deux cents ans. Alors elles ont imaginé les <em>gacaca</em>, des juridictions populaires qui ont au moins permis de libérer en partie la parole. Pour en comprendre l&rsquo;importance, il faut se souvenir que les rescapés d&rsquo;Auschwitz ont énormément souffert de ce qu&rsquo;on ne voulait pas les écouter. Ce qui avait poussé certains au suicide. Mais les douleurs sont toujours là au Rwanda puisque pendant les commémorations, on voit des rescapés incapables de se contrôler, hurler en revivant leur passé. Il y a pourtant un avenir dans ce pays de collines, nous dit Gaël Faye qui y réside depuis plusieurs années. La jeunesse actuelle, qui en grande partie n&rsquo;a pas connu les massacres, déborde d&rsquo;énergie. Et les paysages, du lac Kivu aux merveilleux arbres jacarandas aux couleurs violettes, incitent à espérer. <em>Jacaranda</em> figure dans l&rsquo;ultime liste du prix Goncourt 2024. Impossible de dire s&rsquo;il le mérite plus que les trois autres romans encore en course. Mais de toute façon il restera.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em></strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Jacaranda.html">https://www.bibliosurf.com/Jacaranda.html</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Croix de cendre, Antoine Sénanque, Éditions Grasset</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2023/12/14/croix-de-cendre-antoine-senanque-editions-grasset/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 10:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 février 1367 Antonin et Robert deux frères dominicains du monastère de Verfeil font route vers Toulouse. Antonin est un gosse de riche et il sait lire au contraire de Robert à qui son père avait dit qu&#8217;il serait bon à Dieu parce qu&#8217;il n&#8217;était bon à rien. Le prieur Guillaume les a choisis [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le 11 février 1367 Antonin</strong> <strong>et</strong> <strong>Robert</strong> <strong>deux</strong> <strong>frères</strong> <strong>dominicains</strong> <strong>du</strong> <strong>monastère</strong> <strong>de</strong> <strong>Verfeil</strong> <strong>font</strong> <strong>route</strong> <strong>vers</strong> <strong>Toulouse</strong>. Antonin est un gosse de riche et il sait lire au contraire de Robert à qui son père avait dit qu&rsquo;il serait bon à Dieu parce qu&rsquo;il n&rsquo;était bon à rien. Le prieur Guillaume les a choisis pour aller chercher du parchemin dont il a besoin pour ce qu&rsquo;il doit écrire. Et ça doit être important pour qu&rsquo;un homme aussi économe leur confie trente-cinq écus d&rsquo;or à échanger contre du vélin, un produit luxueux exclusivement fabriqué avec de la peau de veaux mort-nés. Ils devront ensuite acheter des plumes et des noix de galle qui servent à confectionner l&rsquo;encre. Dans la Ville rose le chantier de la cathédrale Saint-Étienne débute à peine, il faudra un siècle à l&rsquo;édifice pour sortir de terre. Les quartiers plus au sud sont déjà ceux des commerçants où les moines sont mal accueillis car suspectés de nuire aux affaires. La période est compliquée depuis que la peste arrivée vingt années plus tôt a tué un tiers des Européens. Se déplacer à Toulouse n&rsquo;est de toute façon pas de tout repos car la ville est aussi celle des lépreux. Pire encore elle est également celle de l&rsquo;Inquisition. Et que peut faire un simple moine quand elle lui tombe dessus comme cela arrive au frère Robert ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">C&rsquo;est ainsi que le mal monstrueux se répandra vers l&rsquo;ouest</p>
</blockquote>



<p>Grasset l&rsquo;éditeur d&rsquo;Antoine Sénanque présente <em>Croix de cendre</em> comme « <em>Un texte exceptionnel, tout à la fois roman d&rsquo;aventures, fresque historique, étude théologique et policier médiéval »</em>.&nbsp;C&rsquo;est effectivement un peu tout cela à la fois. <em>Croix</em> <em>de</em> <em>cendre</em> vous fait voyager dans le temps et dans l&rsquo;espace. Le périple débute en 1348 quand la peste surgit avec les assauts des Tartares contre un comptoir génois de Crimée. Les soldats d&rsquo;Asie centrale n&rsquo;auront pas le dernier mot puisqu&rsquo;ils ne prendront pas le site, mais ils y laisseront leurs morts déjà atteints par l&rsquo;épidémie. C&rsquo;est ainsi que le mal monstrueux se répandra vers l&rsquo;ouest. Par la mer jusqu&rsquo;à Marseille mais aussi par la terre en longeant le Danube. Le livre se termine vingt années après avec le dénouement de sa trame policière. Entre-temps on aura découvert des lieux toulousains qui existent encore aujourd&rsquo;hui, la rue des Filatiers, le quartier des Carmes, l&rsquo;île du Ramier, le Bazacle. On aura voyagé jusqu&rsquo;au lac d&rsquo;Issyk-Koul actuellement au Kirghizistan, mais surtout en Allemagne sur les pas du théologien dominicain Eckhart dont l&rsquo;enseignement est continuellement contesté, notamment par l&rsquo;Inquisiteur Louis de Charnes. L&rsquo;affrontement des deux hommes qui a débuté à la Sorbonne ne prendra fin qu&rsquo;à leur mort. Rien d&rsquo;autre n&rsquo;aurait pu l&rsquo;arrêter, et surtout pas les arguments théologiques. Mais l&rsquo;époque s&rsquo;y prêtait. Peu importaient les morts et les souffrances qu&rsquo;ils suscitaient.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Croix-de-cendre.html">https://www.bibliosurf.com/Croix-de-cendre.html</a></p>



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		<item>
		<title>Oligarque, Elena B. Morozov, Éditions Grasset</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/11/30/oligarque-elena-b-morozov-editions-grasset/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 22:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[économie 👛]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perm ville de l&#8217;Oural, 1975. Grigori Yurdine alias Grisha, sept ans, assiste à l&#8217;enterrement de son père mort dans l&#8217;usine de câbles. Orphelin ou presque sa mère étant internée en hôpital psychiatrique, il est confié à Nikolaï Leonidovitch et à sa femme Maria. En 1992 Grisha est un des élèves les plus brillants de l&#8217;Institut [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Perm</strong> <strong>ville</strong> <strong>de</strong> <strong>l&rsquo;Oural</strong>, <strong>1975</strong>. Grigori Yurdine alias Grisha, sept ans, assiste à l&rsquo;enterrement de son père mort dans l&rsquo;usine de câbles. Orphelin ou presque sa mère étant internée en hôpital psychiatrique, il est confié à Nikolaï Leonidovitch et à sa femme Maria. En 1992 Grisha est un des élèves les plus brillants de l&rsquo;Institut polytechnique de Perm, et aussi un joueur d&rsquo;échecs reconnu de la région. Il espère être embauché au bureau d&rsquo;études de l&rsquo;usine mais est nommé dans le service comptable. C&rsquo;est là qu&rsquo;il découvre les malversations du directeur. L&rsquo;Union soviétique est tombée depuis un an, et la banque mondiale prépare les privatisations d&rsquo;Eltsine. Quand <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Grigori Yurdine apprend par sa sœur que son usine fait partie du lot, il décide de la racheter en s&rsquo;associant au directeur. C&rsquo;est le début d&rsquo;une ascension qui va le mener loin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>&nbsp;Grigori Yurdine n’est pas un prédateur qui construit sa fortune par la violence et les meurtres</p></blockquote>



<p><em>Oligarque</em> c&rsquo;est une histoire haletante écrite par une autrice dont on ne sait rien car Elena B. Morozov est un pseudonyme. C&rsquo;est un thriller qui oscille de 1975 à 2000 entre l&rsquo;économie et la politique, la Russie et la Grande -Bretagne. C&rsquo;est le portrait d&rsquo;un homme ambitieux bien plus fin que les oligarques présentés par Benoît Vitkine dans <a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=14919" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Les</strong></em> <em><strong>Loups</strong></em></a> ou <em><strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=14785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Donbass</a></strong></em>. Parce que Grigori Yurdine n&rsquo;est pas un prédateur qui construit sa fortune par la violence et les meurtres. Son domaine d&rsquo;action ne se limite pas aux matières premières. Il n&rsquo;exhibe pas sa richesse en achetant un club de football comme l&rsquo;a fait Roman Abramovitch avec celui de Chelsea. Plus qu&rsquo;un mafieux, Yurdine est un financier qui sait tirer profit de son environnement. En achetant son usine pendant les années Eltsine. Puis en développant son patrimoine à la City de Londres. Le roman consacre d&rsquo;ailleurs davantage de temps à décrire la <em>crise des subprimes</em> et les comportements toxiques des banquiers londoniens que l&rsquo;effondrement de l&rsquo;URSS.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Oligarque</em>&nbsp;propose une excellente présentation de la crise financière de 2008</p></blockquote>



<p>Contrairement à beaucoup de nouveaux riches russes, Yurdine ne s&rsquo;est pas enfui de son pays pour échapper à Poutine. Il fait des affaires à Londres car c&rsquo;est là et à New York que se construisent les groupes financiers à coups de cessions et d&rsquo;acquisitions. Le récit vaut beaucoup par la description de l&rsquo;aristocratie anglaise qui défend ses privilèges tout en cédant à la tentation des nouveaux produits bancaires par appât du gain. <em>Oligarque</em> propose une excellente présentation de la crise financière de 2008, quand les banques prises de panique ont cessé de se prêter de l&rsquo;argent parce qu&rsquo;elles ne se faisaient plus confiance. Du capital on en trouvait en acceptant de céder son entreprise, mais des liquidités nulle part. D&rsquo;où l&rsquo;épineuse question posée à ceux dont la famille dirigeait la banque depuis des générations : vallait-il mieux tomber avec les honneurs ou travailler avec des personnes au CV plus que douteux ? Le roman reste quand même un thriller dont on attend la fin avec impatience. Car pour l&rsquo;avenir des banquiers, aucun suspens. Hormis chez Lehman Brothers, il n&rsquo;y a pas eu beaucoup de dégâts.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Oligarque.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/Oligarque.html#recherche</a></p>



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		<title>On l&#8217;appelait Maïco, Yseult Williams, Éditions Grasset</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/05/31/on-lappelait-maico-yseult-williams-editions-grasset/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 04:59:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le portrait d&#8217;une maîtresse femme que nous offre Yseult Williams. Celui de Marie-Claude Vaillant Couturier qui passa sa vie à défendre son idéal d&#8217;égalité entre les hommes. Cela la mena à adhérer au parti communiste français, elle qui était née dans une famille bourgeoise où l&#8217;on fréquentait davantage les artistes que les ouvriers. On [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2022/05/31/on-lappelait-maico-yseult-williams-editions-grasset/">On l&rsquo;appelait Maïco, Yseult Williams, Éditions Grasset</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C&rsquo;est le portrait d&rsquo;une maîtresse femme</strong> que nous offre Yseult Williams. Celui de Marie-Claude Vaillant Couturier qui passa sa vie à défendre son idéal d&rsquo;égalité entre les hommes. Cela la mena à adhérer au parti communiste français, elle qui était née dans une famille bourgeoise où l&rsquo;on fréquentait davantage les artistes que les ouvriers. On peinerait à trouver des traces d&rsquo;idéologie chez celle qui travailla comme reporter-photographe, un métier réservé aux hommes. Marie-Claude voulait vivre pleinement, y compris son amour avec Paul Vaillant-Couturier, âgé de vingt ans de plus qu&rsquo;elle, marié et guère fidèle avec les femmes. Elle défendit le régime soviétique en dépit de ce qu&rsquo;elle avait pu constater sur place. Mais celle qu&rsquo;on appelait Maïco est surtout rentrée dans l&rsquo;histoire pour l&rsquo;incroyable courage dont elle fit preuve dans la Résistance, et dans les camps d&rsquo;Auschwitz et de Ravensbruck où elle s&rsquo;évertua à sauver celles qu&rsquo;elle pouvait sauver. De retour en France, le général de Gaulle avait rendu hommage à cette combattante qui s&rsquo;était battue jusqu&rsquo;à la fin, en se révoltant quand les hommes relevant du service du travail obligatoire (STO) avaient été rapatriés avant les déportés. Elle fut ensuite l&rsquo;unique femme qui témoigna des atrocités des Nazis au procès de Nuremberg. Elle venait d&rsquo;être élue députée, au moment où les femmes françaises avaient obtenu le droit de vote, et ne dévia plus de ses convictions jusqu&rsquo;à sa mort.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Maïco est belle, très belle, d&rsquo;une beauté suédoise comme sa grand-mère Ida de Brunhoff</p></blockquote>



<p>Marie-Claude Vogel naît en 1912 dans une famille aisée. Elle hérite de son grand-père maternel, l&rsquo;éditeur Maurice de Brunhoff, la passion de tout ce qui vient de Russie. Mais dans la famille de Brunhoff c&rsquo;est Jean, fils de Maurice et oncle de Marie-Claude, qui décrochera la postérité en créant le personnage de Babar. L&rsquo;édition c&rsquo;est vraiment l&rsquo;ADN de Marie-Claude puisque son père Lucien Vogel dirige la version française de <em>Vogue</em>, il est marxiste et fan de l&rsquo;Union soviétique. Marie-Claude côtoie pendant son enfance de nombreux artistes invités  dans les dîners de ses parents, Max Jacob, André Gide ou Philippe Soupault. Chez les Vogel en dehors de Lucien tout le monde a un surnom. « Co » pour Cosette de Brunhoff la femme de Lucien, « Nicky » pour leur fils Nicolas, « Pitch » et « Maïco » pour leurs filles Nadine et Marie-Claude. Maïco est belle, très belle, d&rsquo;une beauté suédoise comme sa grand-mère Ida de Brunhoff. Elle grandit dans un environnement aisé, hôtel particulier rue Bonaparte, maison de campagne dans un ancien pavillon de chasse de Louis XVI à Saint-Germain-en-Laye. La famille n&rsquo;est pas pour autant riche car rien ne leur appartient. Quand Maïco bachote c&rsquo;est en compagnie de son précepteur. Elle est reconnue pour son intelligence avec toutefois une orthographe calamiteuse. Son premier bac en poche Maïco part en 1930 avec son amie Irène apprendre l&rsquo;allemand à Dresde. Elles se retrouvent en pension et étudient davantage la religion que l&rsquo;histoire en compagnie de jeunes filles nobles, avec en plus un régime alimentaire spartiate. Première révolte d&rsquo;importance pour Maïco qui convainc ses condisciples d&rsquo;alerter leurs parents. Quelques mois après l&rsquo;établissement ferme. Elle en profite pour intégrer les Beaux-Arts à Berlin en résidant dans la famille allemande de son père.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Elle y gagne une seule chose : entrer au service photo de <em>L&rsquo;Humanité</em> où les femmes ne sont pas les bienvenues</p></blockquote>



<p>La misère est partout, Berlin est devenu La Mecque de la prostitution, la ville où les chômeurs se suicident entourés d&rsquo;affiches du parti national-socialiste. De retour à Paris Maïco assiste au départ de son père en Union soviétique lors d&rsquo;un voyage pour le magazine <em>Vu</em> qui publie les plus grands photographes du moment. En 1933 elle l&rsquo;accompagne à Berlin quand il projette d&rsquo;interviewer Hitler, mais n&rsquo;y parvient pas. Maïco repart la même année en Allemagne munie de son Rolleiflex car elle travaille désormais comme photographe. Elle constate les exactions du parti nazi contre les Juifs et les communistes qui disparaissent du jour au lendemain. Maïco ramène à Paris les premières photos du camp de Dachau, les murs d&rsquo;enceinte, les barbelés, les détenus en pyjama rayé. C&rsquo;est à son retour qu&rsquo;elle devient la maîtresse de Paul Vaillant-Couturier dirigeant du parti communiste français. Il a vingt ans de plus qu&rsquo;elle, il est marié avec Ida une Américaine. Lucien s&rsquo;y oppose, alors Maïco quitte le domicile familial. C&rsquo;est le moment pour elle de s&rsquo;initier au marxisme qu&rsquo;elle a jusque là ignoré. Elle n&rsquo;imagine même pas que puisse exister des désaccords entre Staline et Trotsky. Chez <em>Vu</em> Maïco fréquente la nouvelle génération des photographes, Henri Cartier-Bresson, un jeune Hongrois qui ne s&rsquo;appelle pas encore Robert Capa, et couvre avec eux la victoire du Front populaire. Maïco affronte les révélations sur la réalité de l&rsquo;Urss, les procès de Moscou au côté du parti communiste français : la dictature est un mal nécessaire et l&rsquo;avenir s&rsquo;annonce radieux à l&rsquo;Est. En octobre 1937 douze jours après avoir épousé Maïco, Paul Vaillant-Couturier meurt. Elle y gagne une seule chose : entrer au service photo de <em>L&rsquo;Humanité</em> où les femmes ne sont pas les bienvenues. 1937 : premier voyage en Union soviétique. Tout y est laid, les visages sont tristes mais il ne faut pas le dénoncer. La situation est transitoire car le pays vient de loin. Pourtant elle a le temps de prendre conscience du désastre car elle y reste six mois. Revenue en France Maïco se met en ménage avec Pierre Villon le responsable de la propagande du comité central. Après en avoir obtenu  l&rsquo;autorisation de Maurice Thorez !</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Elle rentre en France en héroïne et est élue députée</p></blockquote>



<p>Elle rentre rapidement dans la Résistance après l&rsquo;arrivée des Allemands, ce qui lui vaut d&rsquo;être arrêtée en février 1942 et déportée  à Auschwitz-Birkenau un an plus tard. Elle survit au typhus, bénéficie de l&rsquo;entraide du réseau communiste du camp, organise la répartition de la nourriture. En août 1944 les survivantes françaises de son convoi sont envoyées à Ravensbrück alors que Maïco prépare son évasion. En avril 1945 quand les Allemands désertent le camp, elle prend en main son organisation. Elle rentre en France en héroïne et est élue députée. On lui demande de témoigner au procès de Nuremberg. Elle accepte à la seule condition de faire l&rsquo;aller-retour dans la journée. Maïco ne veut plus dormir en terre allemande. Devant le tribunal elle raconte longuement ce qu&rsquo;elle a vécu, les abominations des camps, elle explique la différence entre Auschwitz camp d&rsquo;extermination et Ravensbrück où les Nazis faisaient mourir les détenus au travail. Quand Viktor Kravtchenko publie un livre pour dénoncer le système concentrationnaire soviétique Maïco prend, avec d&rsquo;autres intellectuels comme Sartre, la défense du régime communiste. Elle le fait aussi devant un tribunal quand <em>Les</em> <em>lettres</em> <em>françaises</em>, publication du PCF, est condamnée pour diffamation contre David Rousset. Marie-Claude Vaillant-Couturier décède en octobre 1996. Dans sa circonscription celui qui lui a succédé est un certain Georges Marchais.</p>
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		<title>Chef, Gautier Battistella, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2022 05:43:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cuisine 🍲]]></category>
		<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;histoire de la cuisine française depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Un festival d&#8217;inventivités, un atout économique national, des chefs adulés sur les cinq continents et qui ont su faire preuve d&#8217;une énergie inimaginable. Des équipes surdouées, qui travaillent les viandes et les sauces, transforment les poissons, font cuire les légumes de mille [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L&rsquo;histoire de la cuisine française</strong> depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Un festival d&rsquo;inventivités, un atout économique national, des chefs adulés sur les cinq continents et qui ont su faire preuve d&rsquo;une énergie inimaginable. Des équipes surdouées, qui travaillent les viandes et les sauces, transforment les poissons, font cuire les légumes de mille manières avant de sublimer les desserts. Mais aussi des pratiques peu ragoûtantes,  l&rsquo;exploitation des petites mains, la misogynie, les agressions sexuelles et les viols, les coups bas entre confrères, les ego surdimensionnés. Et également les règles non écrites que font appliquer les parrains de la profession, ceux que la réussite a placés tout en haut dans le métier. Avec pour tous les cuisiniers l&rsquo;objectif d&rsquo;accéder à la consécration du guide Michelin et de ne pas la perdre. Car ces rois des fourneaux remettent en jeu leur trophée à chaque repas, soit deux fois par jour. C&rsquo;est ce que nous raconte le romancier Gautier Battistella, ancien du Guide, en nous présentant la vie de Paul Renoir, né dans une modeste auberge gersoise et qui va à la force du poignet gagner le titre de « meilleur cuisinier du monde » avant de se suicider. Une fin qui n&rsquo;a rien de fictionnelle puisque c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est mort Bernard Loiseau, une icône de la cuisine française au début des années 2000.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <em>Chez Yvonne</em> <em>tout</em> <em>est</em> <em>bon</em> »</p></blockquote>



<p>On va donc suivre en alternance le parcours de Renoir, et ce qui s&rsquo;est passé dans son restaurant après sa mort quand le roman se transforme en thriller. Nous allons découvrir les enjeux de la restauration de haut vol, une activité où l&rsquo;on peut à la fois gagner beaucoup d&rsquo;argent et en perdre énormément, puisqu&rsquo;on y dépense sans compter. Pour nous le faire comprendre Gautier Battistella nous décrit le cheminement de Paul Renoir en commençant par son apprentissage au côté de sa grand-mère du côté de Lectoure, puis sa première étoile glanée dans un troquet boulevard de Clichy. La seconde arrive après la reprise de l&rsquo;établissement familial, et la consécration parfaitement improbable intervient sur les rives du lac d&rsquo;Annecy. L&rsquo;histoire débute avec Yvonne qui accroche une ardoise à côté d&rsquo;une dizaine de tables dans la ferme familiale. On peut y lire « <em>Chez Yvonne</em>, <em>tout</em> <em>est</em> <em>bon</em> ». C&rsquo;est ici que Paul Renoir découvre le métier de cuisinier. Un jour Eugénie Brazier s&rsquo;arrête chez Yvonne. La mère lyonnaise qui a formé Bocuse, une des deux premières femmes gratifiées de trois étoiles au Michelin, convainc Yvonne de transformer sa cuisine. Plus de cochons de lait ni de canards confits, place aux soles, aux tournedos Rossini et aux cailles pochées. Le niveau de la gastronomie s&rsquo;élève et les tarifs s&rsquo;adaptent. Les paysans du coin qui déboulaient après la messe cèdent la place aux notables qui prennent leurs marques dans le nouveau restaurant phare du Sud-Ouest. Pour Paul c&rsquo;est le début d&rsquo;une longue ascension culinaire qui va le mener au firmament. Ça n&rsquo;est pas facile, il faut travailler dur et savoir saisir les opportunités. Il fait ses gammes comme grouillot chez Bocuse, tâte de la brigade endiablée à Paris, il apprend les bases.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>L&rsquo;occasion pour monsieur Paul d&rsquo;inventer la soupe VGE</p></blockquote>



<p> Une des forces du roman est de nous faire rencontrer plusieurs générations de cuisiniers. D&rsquo;abord celle des Bocuse, Troisgros et des Guérard qui triomphent dans leurs restaurants, se mettent à vendre des livres, et sont même invités à l&rsquo;Elysée. L&rsquo;occasion pour monsieur Paul d&rsquo;imaginer la soupe VGE, agrémentée de truffes noires et recouverte de pâte feuilletée. Ce qui lui permet d&rsquo;annoncer au président qu&rsquo;on va pouvoir casser la croute. C&rsquo;est l&rsquo;âge d&rsquo;or de la cuisine française, et Bocuse sait en jouir avec ses copains puisqu&rsquo;il laisse les rênes de son établissement à ses équipes autant que nécessaire. La période n&rsquo;est toutefois que transitoire, les modes évoluent, les influenceurs américains apparaissent jusqu&rsquo;a ce que triomphe la cuisine moléculaire dont les détracteurs disent qu&rsquo;avec elle il n&rsquo;y a rien dans l&rsquo;assiette et tout sur l&rsquo;addition. Amoureux de la tradition ou renifleurs de nouvelles envies, tous ces artistes ont en commun la réussite sociale. Mais ils vivent aussi avec la peur de la déchéance issue d&rsquo;un critique gastronomique aussi convaincant qu&rsquo;un journaliste de cinéma qui aurait trouvé « <em>trop</em> <em>ronde</em> <em>la</em> <em>fesse</em> <em>gauche</em> <em>de</em> <em>Scarlett Johansson</em> ».</p>
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		<title>La fille de Deauville, Vanessa Schneider, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 00:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Officiellement c&#8217;est un roman, presque un polar. De fait c&#8217;est aussi, un récit, une enquête, la restitution d&#8217;une histoire familiale. C&#8217;est écrit serré, c&#8217;est dense, ça happe le lecteur comme le font de nombreux journalistes quand ils prennent la plume. Benoît Vitkine son confrère du Monde lorsqu&#8217;il raconte l&#8217;Ukraine dans Donbass et Les Loups ou [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Officiellement</strong> <strong>c&rsquo;est</strong> <strong>un</strong> <strong>roman, presque un polar</strong>. De fait c&rsquo;est aussi, un récit, une enquête, la restitution d&rsquo;une histoire familiale. C&rsquo;est écrit serré, c&rsquo;est dense, ça happe le lecteur comme le font de nombreux journalistes quand ils prennent la plume. Benoît Vitkine son confrère du <em>Monde</em> lorsqu&rsquo;il raconte l&rsquo;Ukraine dans <em><strong><a aria-label="Donbass (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=14785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Donbass</a></strong></em> et <a aria-label="Les Loups (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=14919" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Les</strong></em> <em><strong>Loups</strong></em></a>  ou Mathieu Palain dans <a aria-label="Ne t'arrête pas de courir (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=11148" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Ne</em></strong> <em><strong>t&rsquo;arrête</strong></em> <em><strong>pas</strong></em> <em><strong>de</strong></em> <strong><em>courir</em></strong></a>. Peu importe dans quelle rubrique sera classé ce bouquin, seuls les libraires et les blogueurs se poseront la question. Ce qui compte c&rsquo;est le plaisir qu&rsquo;on en tire en revenant dans les années soixante-dix et quatre-vingt, comme dans <em><strong><a aria-label="Tu t'appelais Maria Schneider (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=478" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tu t&rsquo;appelais Maria Schneider</a></strong></em> un des précédents livres de Vanessa Schneider. Il s&rsquo;agit cette fois de suivre la traque du trio qui incarna Action directe (AD), ce groupe qui se voulait révolutionnaire, et qui attaqua des banques et d&rsquo;autres lieux de pouvoir avant de passer aux assassinats. Action directe c&rsquo;était la version française de la Fraction armée rouge allemande et des Brigades rouges italiennes. Des activistes qui imaginèrent renverser le capitalisme avec des armes et des bombes plutôt qu&rsquo;avec des théories. Caterina Bonvicini l&rsquo;a raconté dans <em><strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=756">Le pays que j&rsquo;aime</a></strong></em> pour la version italienne. Vanessa Schneider connaît bien ce mythe de la révolution  car son père haut fonctionnaire a longtemps été maoïste, au point d&rsquo;accrocher le portrait du Grand Timonier sur les murs de son appartement. Il a également séquestré son patron à la direction de la Prévision du ministère des Finances après la victoire de François Mitterrand en 1981. Une interprétation toute personnelle du petit <em>Livre</em> <em>rouge</em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Elle est blonde, attirante, il ne va pas l&rsquo;oublier</p>
</blockquote>



<p>Au sein des trois incarnations d&rsquo;Action directe, Vanessa Schneider met en avant Joëlle Aubron, la troisième roue du carrosse, la petite jeune qui avait quitté sa famille à la fin de l&rsquo;adolescence parce qu&rsquo;elle était une perpétuelle révoltée. Après avoir goûté des squats, de la vie communautaire, de l&rsquo;alcool et de la drogue qui allaient avec, sa rencontre avec Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon lui offre un nouveau cadre de vie et une autorité incarnée par Rouillan. La fille de Deauville c&rsquo;est elle, parce qu&rsquo;elle se rend dans la cité normande pour préparer un rapprochement d&rsquo;AD avec le groupe de Carlos, la quintessence du terrorisme de l&rsquo;époque. C&rsquo;est dans ce lieu cher à Vanessa Schneider que Luigi Pareno, qui traque les terroristes, va approcher Joëlle Aubron pour la première fois. Elle est blonde, attirante, il ne va pas l&rsquo;oublier. Le personnage de ce flic éternel angoissé est le plus romancé du livre. On le suit dans son métier et sa vie privée jusqu&rsquo;à l&rsquo;assaut final qui enverra Rouillan, Ménigon et Aubron en prison. Ils en sont tous sortis, un peu plus tôt pour Joëlle Aubron qui était malade du cancer dont elle est morte deux ans après sa libération. Comme Luigi Pareno, Vanessa Schneider montre de l&#8217;empathie pour cette jeune femme qui avait du sang sur les mains, mais qui dans le roman en appelle à ses parents dans ses pires moments d&rsquo;angoisse. Un vrai gâchis. Comme Maria la cousine de la romancière ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Bourgeois ils ne le sont pas que par la nourriture</p>
</blockquote>



<p>Luigi Pareno, quarante-huit ans, enquêteur d&rsquo;élite est planqué dans une tranchée creusée par les gendarmes. Il neige et ça tombe mal, Luigi Pareno ne supporte pas le froid. Surtout quand il se prive de clopes et de café pour ne pas se faire remarquer. Il les a à portée de main les trois fondus d&rsquo;Action directe, les assassins de Georges Besse le patron de Renault et du Général Audran. Ceux qui ont fait péter une bombe à la Brigade de répression du banditisme, tuant un flic et en blessant vingt-trois. Les meurtriers du chauffeur d&rsquo;Alain Peyrefitte assassiné en lieu et place de son patron. Cela fait des années qu&rsquo;il les cherche, il ne s&rsquo;agirait pas de les manquer. Eux cela fait quatre ans qu&rsquo;ils se planquent en attendant le Grand Soir. Quatre ans à crever de trouille, à s&rsquo;imaginer suivis, à appliquer les consignes de sécurité à la lettre, à en chopper des migraines insupportables pour Joëlle Aubron. Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont pris du poids, ils ont fait du gras à force de manger la cuisine bourgeoise de Nathalie. Un comble pour ce couple de révolutionnaires qui n&rsquo;échangent aucun signe de tendresse devant les autres, la politique primant sur la vie personnelle. Bourgeois ils ne le sont pas que par la nourriture, quand il s&rsquo;agit de coucher en dehors du lit conjugal ils ne s&rsquo;en vantent pas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La justice ça le connaît</p>
</blockquote>



<p>Rouillan, Ménigon et Aubron sont planqués en pleine campagne au nord d&rsquo;Orléans. Impossible pour les gendarmes de s&rsquo;approcher sans être repérés. Ils se sont parfaitement intégrés aux habitants du coin. Jean-Marc paye rubis sur l&rsquo;ongle ses courses, pas comme les hippies qui s&rsquo;étaient montrés après 1968. Il se fait passer pour un magistrat belge en train de rédiger une thèse sur la criminalité. La justice ça le connaît. Ça fait un moment qu&rsquo;il la fréquente, mais pour l&rsquo;accent wallon c&rsquo;est plus compliqué car il vient de Toulouse. Nathalie garde parfois des enfants, et comme elle aime les animaux elle élève une chèvre et des lapins. C&rsquo;est ce qui l&rsquo;a trahie, car les flics ont fait le tour des animaleries et des marchands de graines avec sa photo. Joëlle Aubron est celle qui s&#8217;emmerde le plus dans ce trou paumé, surtout quand on l&rsquo;envoie dormir seule dans une autre maison. Elle s&#8217;emmerde et elle panique rien qu&rsquo;en entendant les mulots dans le grenier. Bien plus que quand elle préparait un braquage ou un attentat. Ce n&rsquo;est pas pour cela qu&rsquo;elle s&rsquo;est engagée. Ce qui la fait vivre c&rsquo;est l&rsquo;action et l&rsquo;adrénaline.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-fille-de-Deauville.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/La-fille-de-Deauville.html#recherche</a></p>
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		<title>La carte postale, Anne Berest, Éditions Grasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 06:03:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le six janvier 2003, Lélia la mère d&#8217;Anne Berest reçoit une carte postale anonyme avec en photo l&#8217;Opéra Garnier. Au verso figurent quatre prénoms : Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques. Ce sont ceux de ses grands-parents maternels, de sa tante et de son oncle tous morts à Auschwitz en 1942. L&#8217;événement n&#8217;a pas de suite jusqu&#8217;à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le</strong> <strong>six</strong> <strong>janvier</strong> <strong>2003</strong>, Lélia la mère d&rsquo;Anne Berest reçoit une carte postale anonyme avec en photo l&rsquo;Opéra Garnier. Au verso figurent quatre prénoms : Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques. Ce sont ceux de ses grands-parents maternels, de sa tante et de son oncle tous morts  à Auschwitz en 1942. L&rsquo;événement n&rsquo;a pas de suite jusqu&rsquo;à ce que Anne sur le point d&rsquo;accoucher demande dix années plus  tard à sa mère de lui raconter l&rsquo;histoire de ces quatre personnes. Ainsi commence <em>La carte postale</em> ce roman qui nous emmène tout d&rsquo;abord à la recherche de la famille Rabinovitch, de la Russie à la France, en passant par la Pologne, la Lettonie et la Palestine. La suite est consacrée à l&rsquo;identification de celui ou celle qui a envoyé la carte. Elle est surtout une réflexion sur ce que signifie être Juif. L&rsquo;histoire, davantage récit que roman, est infiniment émouvante par le destin des personnages, mais aussi par leur volonté toujours contrariée de s&rsquo;insérer dans la société française. Un constat jamais complètement dépassé, et que l&rsquo;on pourrait aussi étendre aujourd&rsquo;hui à tous ceux qui sont suspectés ne pas être réellement français.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Quand ses filles rentrent au lycée Fénelon elles sont considérées comme apatrides d&rsquo;origine palestinienne</p></blockquote>



<p>Ephraim Rabinovitch et Emma Wolf se sont mariés à Moscou en 1919. Il est ingénieur et croit au socialisme pas à la religion. Elle est la fille d&rsquo;un industriel du textile de Lodz en Pologne. Peu après le mariage, le père d&rsquo;Ephraim exhorte ses enfants à émigrer pour se protéger de l&rsquo;antisémitisme, car il ne croit pas à sa disparition malgré la révolution. Il choisit de s&rsquo;installer en Palestine pour cultiver des orangers. Ephraim et Emma iront à Riga en Lettonie pour échapper aux Bolcheviques qui le recherchent, non comme Juif mais en tant que socialiste révolutionnaire. Ephraim commercialise avec succès du caviar jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un baril avarié le ruine à la grande satisfaction de tous ceux qui ne supportaient pas ce nouveau riche. Il rejoint alors ses parents en Palestine <em>via</em> le port de Constanza en Roumanie. Les conditions de vie y sont terribles et Ephraim parvient à peine à faire vivre sa femme et ses trois enfants. Myriam l&rsquo;aînée, Noémie la cadette, et le petit dernier Itzhaak qui plus tard s&rsquo;appellera Jacques. En 1929, Ephraim décide de s&rsquo;installer à Paris où réside son petit frère Emmanuel. Quand ses filles rentrent au lycée Fénelon elles sont considérées comme apatrides d&rsquo;origine palestinienne. Ce qui ne les empêchent pas de faire de brillantes études. À partir de 1933 Ephraim feint de ne pas s&rsquo;inquiéter des bruits sinistres qui proviennent d&rsquo;Allemagne. Il mise sur la demande de naturalisation qu&rsquo;il a déposée pour lui et sa famille. Pour se donner plus de chances, il se choisit un nom français : Eugène Rivroche. Mais l&rsquo;administration est intraitable : il manque toujours un document pour obtenir les papiers tant espérés. Il doit admettre son échec en 1938 et décide de passer l&rsquo;été à la campagne à côté Évreux pour se faire plus discret. Faire oublier qu&rsquo;il est juif devient son obsession. Ça lui est plus facile que pour Emma qui fréquente la synagogue.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Un de ses atouts est qu&rsquo;elle parle six langues dont le yiddish qui est le point commun des prisonniers</p></blockquote>



<p>Le 14 octobre 1940 Ephraim est pourtant le premier à se faire recenser avec Emma et Jacques comme Juifs à la préfecture d&rsquo;Évreux. Avec l&rsquo;espoir de se faire bien voir des autorités. Ses filles s&rsquo;en abstiennent. Quand en 1942 les Juifs sont assignés à résidence seule Myriam qui vient de se marier peut encore se déplacer. Les 14 juillet des militaires allemands et des gendarmes français viennent arrêter Noémie et Jacques. Myriam veut les accompagner mais Ephraim l&rsquo;envoie de cacher dans le jardin. Noémie et Jacques sont internés au camp de Pithiviers où le docteur Adélaïde Hautval, elle-même prisonnière, réquisitionne Noémie comme aide-soignante. Elle dira après la guerre qu&rsquo;elle a été sa meilleure collaboratrice. Un de ses atouts est qu&rsquo;elle parle six langues dont le yiddish qui est le point commun des prisonniers qui sont quasiment tous des Juifs étrangers. Le frère et la sœur montent le 2 août 1942 dans le train et arrivent trois jours plus tard à Auschwitz. Jacques est immédiatement gazé. Noémie mourra après quelques semaines du typhus. Le 8 octobre 1942 les gendarmes viennent chercher leurs parents qui avaient préparé leurs valises avec quelques objets pour leurs enfants qu&rsquo;ils espéraient retrouver. Ils passent par le camp de Drancy et seront gazés dans la nuit du 6 au 7 novembre 1942 à Auschwitz.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Nuit et Brouillard d&rsquo;Alain Resnais a ainsi été retiré de la compétition du Festival de Cannes en 1967 à la demande de l&rsquo;Allemagne</p></blockquote>



<p>Anne Berest découvre le mot juif à six ans quand la maison de ses parents est taguée d&rsquo;une croix gammée. Pour sa grand-mère Myriam, Dieu était mort dans les camps de la mort. Les parents d&rsquo;Anne avaient perpétué le mode de vie d&rsquo;Ephraim et Emma en donnant à leurs enfants une éducation socialiste, laïque et républicaine. Pas de <em>shabbat</em>, ni <em>pessah</em>, ni <em>kippour</em>.<em> Le manifeste du parti communiste</em> plutôt que <em>La Torah</em>. Mais Les Doors, Le Che, Le sous-commandant Marcos et la fête de <em>L&rsquo;Huma</em>. Anne est rattrapée par son histoire quand un camarade dit à sa fille Clara qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas les Juifs dans sa famille. Commence alors une longue recherche pour faire réapparaître les quatre disparus. On découvre avec effroi que pour l’administration française, ils sont morts à Pithiviers et non à Auschwitz. Parce que jusqu&rsquo;aux années 80 personne ne voulait vraiment savoir ce qui s&rsquo;était passé. <em>Nuit et Brouillard</em> d&rsquo;Alain Resnais a ainsi été retiré de la compétition du Festival de Cannes en 1967 à la demande de l&rsquo;Allemagne. Au nom de la réconciliation franco-allemande. Heureusement la diffusion de <em>Shoah</em> de Jacques Lanzmann a peu à peu fait bouger les choses.</p>
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