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	<title>Archives des roman américain 🇺🇸 - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des roman américain 🇺🇸 - Surbooké</title>
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	<item>
		<title>Plan B, Chester Himes, Éditions Lieu Commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 04:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Lieu Commun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça se passe dans un groupe d&#8217;immeubles minables sans eau courante entre la Cent Treizième rue et la Huitième avenue à Harlem. T-Bone n&#8217;a rien à manger, il regarde la télé dans la cuisine avec Tang sa bonne femme. Pour gagner un peu d&#8217;argent il tente de l&#8217;envoyer tapiner à Central Park où traînent les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ça</strong> <strong>se</strong> <strong>passe</strong> <strong>dans</strong> <strong>un</strong> <strong>groupe</strong> <strong>d&rsquo;immeubles</strong> <strong>minables</strong> <strong>sans</strong> <strong>eau</strong> <strong>courante</strong> entre la Cent Treizième rue et la Huitième avenue à Harlem. T-Bone n&rsquo;a rien à manger, il regarde la télé dans la cuisine avec Tang sa bonne femme. Pour gagner un peu d&rsquo;argent il tente de l&rsquo;envoyer tapiner à Central Park où traînent les Blancs. Tang a été belle, son corps évoquait les extases des nègres, il est désormais usé par le vice, la misère et la faim. Soudainement un coursier tambourine à la porte et exhibe un paquet envoyé par un fleuriste. Mais il ne contient rien qui pourrait rendre hommage à Mr T-Bone Smith, qui pourtant s&rsquo;estime tellement au lit avec son manche qu&rsquo;il prend pour de l&rsquo;uranium pur. En ouvrant le colis il découvre à l&rsquo;intérieur un fusil automatique, ainsi qu&rsquo;une consigne que Tang lit à son mac illettré. On lui demande d&rsquo;apprendre le maniement de l&rsquo;arme, d&rsquo;attendre les instructions sans prévenir la police, la liberté est au bout ! C&rsquo;est un M14, l&rsquo;arme de guerre qu&rsquo;il a utilisée en Corée. C&rsquo;est pour le soulèvement annonce fièrement Tang. Elle le voit déjà zigouiller un poulet blanc, le ratatiner, l&rsquo;étaler, ce qui lui ferait sortir la merde de son trou du cul. T-Bone n&rsquo;en veut pas, il a déjà vu les Asiatiques tuer les Noirs comme des mouches avec cette arme. Mais Tang ne supporte plus de vendre sa chatte aux p&rsquo;tits blancs, alors elle s&#8217;empare du fusil et le met en joue. « <em>T&rsquo;as</em> <em>encore</em> <em>écouté</em> <em>cette</em> <em>merde</em> <em>de</em> <em>Pouvoir</em> <em>noir</em> <em>à</em> <em>la</em> <em>con</em>, <em>ces</em> <em>Panthères</em> <em>noires</em> <em>et</em> <em>toutes</em> <em>ces</em> <em>foutaises</em> » lui dit T-Bone. Il arrache le fusil qui n&rsquo;est pas chargé, sort son couteau, et la taillade jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle se ratatine morte sur le sol couvert de sang.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Ça embaume les aisselles pas lavées, le vagin malpropre, le sperme décomposé </p>
</blockquote>



<p>Deux inspecteurs noirs Fossoyeur Jones et Ed Cercueil Johnson sont envoyés sur les lieux où ils trouvent T-Bone camé à mort. L&rsquo;interrogatoire est bref, et dès que Fossoyeur comprend qu&rsquo;il a devant lui un salaud, meurtrier d&rsquo;une femme qui cherchait sa liberté, il le tue d&rsquo;un coup de crosse. Sa version officielle est toute trouvée : il a agi pour se défendre d&rsquo;un homme qui l&rsquo;attaquait avec son couteau. Ça lui vaudra une suspension en attendant le conseil de discipline. Quand Pan et Van deux policiers blonds sont abattus au volant de leur voiture par un Noir à Harlem, la panique s&#8217;empare du quartier. Les habitants sont pourtant habitués à vivre à la dure. Surtout l&rsquo;été quand la chaleur torride et plus encore la puanteur recouvrent tout. Ça schlingue les rats, les chats, les chiens crevés, dont les cadavres sont parfois tellement décomposés qu&rsquo;aucun animal n&rsquo;en voudrait. Ça empeste la vermine dans les murs, le saindoux, la marmelade d&rsquo;orteils. Ça embaume les aisselles pas lavées, le vagin malpropre, le sperme décomposé. Mais lorsque les renforts policiers déboulent, tout le monde sait ce qui va se passer. Alors que l&rsquo;usage pousse les hommes à dessiner sur les murs des sexes démesurés, les leurs ressemblent désormais à un bois d&rsquo;allumette flanqué de deux cacahuètes. Ils ont raison d&rsquo;avoir peur parce que la police new-yorkaise ne peut admettre que l&rsquo;on abatte ses agents en pleine rue. Et puisque les armes de poing et les fusils d&rsquo;assaut ne suffisent à faire taire l&rsquo;arme automatique du tireur, c&rsquo;est un tank qui est envoyé faire le boulot. Quant aux habitants terrorisés qui tentent de fuir le champ de bataille, ils sont consciencieusement abattus par les policiers blancs. Le bilan de la tuerie est profondément déséquilibré : cinq morts chez les policiers blancs, cinquante-neuf chez les Noirs. Quant au fusil qui avait tout déclenché, il était identique à celui trouvé chez T-Bone.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Plan B, B pour Black</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est un roman Noir, très Noir, peut-être le plus Noir qu&rsquo;ait écrit Chester Himes. C&rsquo;est le neuvième et dernier consacré à son célèbre binôme, constitué de Ed Cercueil et Fossoyeur Jones qui avaient débarqué dans son œuvre <em>via</em> <em>La</em> <em>Reine</em> <em>des</em> <em>pommes</em> en 1957. C&rsquo;est un livre que Himes n&rsquo;a pas terminé et dont les vingt dernières pages ont été écrites selon les indications qu&rsquo;il avait laissées. C&rsquo;est une histoire qui n&rsquo;est à aucun moment datée, mais dont l&rsquo;éditeur nous dit qu&rsquo;elle a été rédigée en 1969, à la grande époque des Panthères noires et des Musulmans noirs. <em>Plan</em> <em>B</em>, B pour Black, est un récit apocalyptique d&rsquo;une guerre entre les Blancs et les Noirs qui embrase toute l&rsquo;Amérique. Qui fait remonter à la surface le conflit issu de l&rsquo;esclavage imposé par les Blancs aux Noirs. Un siècle après la Guerre de Sécession, les descendants des Anglais et des autres Européens considèrent encore les Noirs comme des incapables, des ignares, néanmoins indispensables dans leur cuisine et leur jardin. Ils les associent toujours aux mêmes phantasmes sexuels, telle cette femme de milliardaire qui s&rsquo;écrie après avoir couché avec celui qu&rsquo;elle désirait : «<em>Oh </em>, <em>frappe-moi</em>, <em>mon</em> <em>beau</em> <em>nègre</em> <em>noir</em> <em>!</em> <em>Frappe, viole-moi</em> <em>!</em> ». Face à eux une partie de la communauté noire s&rsquo;est jetée dans la violence armée. Mais le combat s&rsquo;avère inégal, car que peut un tireur isolé, même avec un fusil de guerre, face à un véhicule blindé ? C&rsquo;est pourquoi le conflit ravive les fondamentaux avec une scène de lynchage à Central Park.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Pourtant celui qui a orchestré la révolte noire n&rsquo;est pas loin</p>
</blockquote>



<p>Le grand malheur des Blancs, au-delà de leurs morts, est qu&rsquo;ils ne comprennent pas ce qui se passe. Ils ne peuvent imaginer une révolte noire parce qu&rsquo;ils réfutent l&rsquo;idée d&rsquo;une ségrégation. Alors devant leur impuissance, certains imaginent des mini-bombes atomiques, dont l&rsquo;explosion ne libérerait aucune radioactivité, que les policiers auraient dans leurs poches aux côtés d&rsquo;une matraque et d&rsquo;un plan de la ville. Pourtant celui qui a orchestré la révolte noire n&rsquo;est pas loin. Les autorités blanches l&rsquo;ont même eu sous la main pendant son emprisonnement. Il était passé par une structure des Black Panthers, qu&rsquo;il avait jugée trop lente, et qui motiva la création de sa propre organisation. Dans la vraie vie, le mouvement révolutionnaire de libération afro-américain n&rsquo;en voulut pas à Chester Himes puisqu&rsquo;il fit savoir tout le bien qu&rsquo;il pensait de <em>Plan</em> <em>B</em>. Ils auraient toutefois pu ajouter, eux qui avaient fortement féminisé leur mouvement, que l&rsquo;écrivain avait encore des progrès à accomplir. Parce que quand une scène de viol s&rsquo;arrête à la sixième séquence, ce n&rsquo;est pas parce que la victime est morte. C&rsquo;est uniquement parce que les hommes n&rsquo;ont plus rien dans les burettes. Alors que la femme en veut encore&#8230;</p>



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		<title>Everglades, R.J. Ellory, Éditions Sonatine</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2025/05/11/everglades-r-j-ellory-editions-sonatine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 17:11:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En avril 1976 Garrett Nelson shérif adjoint du comté de DeSoto (Floride) participe à une grosse opération policière. Bien que dirigée par la police fédérale et la DEA, l&#8217;Agence fédérale contre le trafic de drogues, elle s&#8217;avère catastrophique avec trois morts dans les forces de l&#8217;ordre. Garrett Nelson a le fémur brisé, mais son artère [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En</strong> <strong>avril</strong> <strong>1976 Garrett</strong> <strong>Nelson</strong> <strong>shérif</strong> <strong>adjoint</strong> <strong>du</strong> <strong>comté</strong> <strong>de</strong> <strong>DeSoto</strong> <strong>(Floride)</strong> participe à une grosse opération policière. Bien que dirigée par la police fédérale et la DEA, l&rsquo;Agence fédérale contre le trafic de drogues, elle s&rsquo;avère catastrophique avec trois morts dans les forces de l&rsquo;ordre. Garrett Nelson a le fémur brisé, mais son artère fémorale est indemne. Il est bon pour dix mois de rééducation au bout desquels il ne peut reprendre son métier. Il a toutefois rencontré une kinésithérapeute avec qui il va tenter de refaire sa vie. Car si à trente-sept ans Hannah Montgomery estime qu&rsquo;il est trop tard pour fonder une famille, elle croit toujours possible de trouver celui avec qui elle aimerait vieillir. En faisant découvrir à son nouveau compagnon la prison de Southern State où son père Frank et son frère Ray travaillent, Hannah lui offre une opportunité professionnelle. Mais est-ce une bonne idée pour Garrett que d&rsquo;opter pour un lieu où pullulent les criminels, alors qu&rsquo;il est dépressif suite au suicide de son père ? Surtout que le pénitencier est installé dans un des endroits les plus inhospitaliers de Floride, avec tout autour des marécages truffés d&rsquo;alligators et de serpents. Et que dire des fauves qui y sont enfermés dont certains savent qu&rsquo;ils passeront sur la chaise électrique ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Ceux qui sont promis à la « Veuve noire » se lavent, pissent et chient sous les yeux des autres</p>
</blockquote>



<p>Ellory est un grand écrivain, par la qualité de ses livres comme par leur quantité. <em>Everglades</em> est son dix-septième roman publié chez Sonatine et le onzième chroniqué sur ce blog. Derrière une trame policière portée par une évasion du pénitencier, <em>Everglades</em> est avant tout une réflexion sur le bien et le mal. Un peu comme dans <em>Seul</em> <em>le</em> <em>silence</em> le roman qui l&rsquo;a fait connaître en France. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;auteur anglais prend son temps dans son récit. Celui de nous décrire la vie des détenus, dans une prison qui s&rsquo;apparente parfois à l&rsquo;enfer. De par la folie de certains qui imposent leur loi aux autres. Et parce que la peine de mort y est appliquée. À Southern State on dort, on mange et on travaille quand on vous le dit. D&rsquo;où l&rsquo;incroyable silence qui marque Nelson quand il y pénètre la première fois. Et c&rsquo;est bien pire dans le couloir de la mort où les détenus sont privés de toute intimité. Ceux qui sont promis à  la « Veuve noire » se lavent, pissent et chient sous les yeux des autres. Alors quand Garrett Nelson y croise le jeune C.J. Whitman jugé et condamné de façon expéditive, il ne le supporte pas. Peu importe qu&rsquo;on ait retrouvé ses empreintes sur l&rsquo;arme qui a tué un bon père de famille, il va essayer d&rsquo;en savoir plus. Même si Whitman semble avoir accepté sa sentence. Entre la violence des détenus et celle de l&rsquo;État de Floride, le choix d&rsquo;Ellory est vite fait. Pour les Whitman comme pour les pires criminels, l&rsquo;odeur d&rsquo;éponge brûlée qui succède à l&rsquo;exécution est indéfendable.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en</strong> <strong>dit</strong> <em><strong>Bibliosurf</strong></em> <strong>?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Everglades.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/Everglades.html#recherche</a></p>



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		<item>
		<title>La cité des marges, William Boyle, Éditions Gallmeister</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2023/10/04/la-cite-des-marges-william-boyle-editions-gallmeister/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 16:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donnie Parascandolo quarante-quatre ans vit seul dans sa maison de Brooklyn. Elle est trop grande pour lui depuis le départ de sa femme Donna qui n&#8217;a pu rester là où leur fils Gabe s&#8217;est pendu. Si Donnie s&#8217;entend bien avec Sottile et Pags en cette année 1991 c&#8217;est parce que ces deux mecs n&#8217;ont pas [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Donnie Parascandolo quarante-quatre ans vit seul dans sa maison de Brooklyn</strong>. Elle est trop grande pour lui depuis le départ de sa femme Donna qui n&rsquo;a pu rester là où leur fils Gabe s&rsquo;est pendu. Si Donnie s&rsquo;entend bien avec Sottile et Pags en cette année 1991 c&rsquo;est parce que ces deux mecs n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfant. Ça évite de faire remonter les souvenirs. Ils bossent ensemble dans la police et sont corrompus comme la quasi-totalité des flics du quartier. Donnie Parascandolo fait des extra pour Big Time Tommy un chef de bande. Il pète des rotules, casse des bras, tout en préférant balancer directement les mecs à l&rsquo;eau qu&rsquo;appliquer des punitions progressives. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait avec Giuseppe Baldini, tant pis pour lui, il n&rsquo;avait qu&rsquo;à payer ce qu&rsquo;il devait à Big Time Tommy. Ava  Bifulco a cinquante et un ans. Elle cumule les emmerdes, de sa voiture qui rend l&rsquo;âme à la maison de retraite où elle bosse. Elle s&rsquo;occupe aussi de son fils Nick, vingt-neuf ans, qui compte beaucoup trop sur elle. Il pourrait habiter chez sa petite amie Alice, mais il préfère rester chez sa mère en rêvant de devenir scénariste. Pourtant Alice est une bombe que ses élèves et ses collègues reluquent sans vergogne. Mikey Baldini tente de séduire Ludmilla l&#8217;employée de banque russe « <em>à</em> <em>la</em> <em>beauté</em> <em>empreinte</em> <em>de</em> <em>lassitude</em> ». Peine perdue il va avoir vingt et un ans et elle le prend pour un gamin. Mikey évite de croiser Donnie Parascandolo qui lui a un jour cassé la gueule, même s&rsquo;il sait qu&rsquo;on l&rsquo;a viré de la police pour avoir frappé son capitaine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">C&rsquo;est le flic qui s&rsquo;est fait virer de la police </p>
</blockquote>



<p>Ce que Mikey ne sait pas c&rsquo;est que son père ne s&rsquo;est pas suicidé en sautant du haut d&rsquo;un pont. Que des flics ripous l&rsquo;ont poussé. Ce que Mikey a par contre compris c&rsquo;est que la mort de son père n&rsquo;a pas éteint la dette familiale envers Big Time Tommy. Alors sa mère Rosemarie, quarante-six ans, prend sur son salaire d&rsquo;aide-soignante pour rembourser ce qui n&rsquo;arrange pas ses rapports avec Mikey. On vous l&rsquo;avait dit, la voiture d&rsquo;Ava Bifulco est une poubelle. Elle l&rsquo;a une nouvelle fois lâchée, heureusement un automobiliste du nom de Don a ramené Ava chez elle. Elle l&rsquo;a invité à manger et il ne s&rsquo;est pas fait prier pour engloutir les spaghettis. Ava qui a perdu son mari il y a pas mal de temps en pince pour son sauveur. Mais voilà son fils Nick l&rsquo;a identifié. Son vrai prénom est Donnie. C&rsquo;est le flic qui s&rsquo;est fait virer de la police. Le même qui avait caressé avec une batte de baseball le jeune Mikey dans son lycée. Voilà le puzzle est en place, les personnages vont pouvoir se croiser, se combiner, jusqu&rsquo;au dénouement. Mais attention le cocktail pourrait être explosif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Les personnages les plus forts sont les femmes</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Délicieux ce roman noir qui ne l&rsquo;est pas tant que ça parce qu&rsquo;on n&rsquo;y trouve pas un seul vrai méchant. Même les petites frappes qui bossent pour des sous-fifres de la mafia ont encore en eux un peu d&rsquo;humanité. Donnie cache ses fêlures issues de la mort de son fils. Ses collègues ripoux sont plus grandes gueules que mauvais. Et Big Time Tommy n&rsquo;est qu&rsquo;un mafieux de peu d&rsquo;envergure. Comme souvent les personnages les plus forts sont les femmes rompues à affronter les périls de la vie. Donna Parascandolo, Ava Bifulco, Rosemarie Baldini, toutes accrochées à des racines italiennes mythifiées qu&rsquo;elles perpétuent en cuisinant comme au pays, des raviolis, du poulet parmigiana, du pain à l&rsquo;ail et des <em>manicotti</em>. Mais qui sauront aussi réinventer leur existence. Alors régalez-vous, voyagez du centre de Brooklyn au bord de l&rsquo;océan. Et profitez de la bande-son concoctée par l&rsquo;ancien disquaire qu&rsquo;est William Boyle. Bruce Springsteen, Neil Young, Patti Smith, Madonna Louise Ciccone et bien d&rsquo;autres ont déposé leurs meilleurs vinyles entre les pages.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-cite-des-marges.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/La-cite-des-marges.html#recherche</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>La Famille, Naomi Krupitsky, Éditions Gallimard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 19:03:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sofia Colicchio est la meilleure amie d&#8217;Antonia Russo sa voisine d&#8217;à côté. Elles vivent à Red Hook un quartier de Brooklyn. Leurs familles s&#8217;y sont installées sur l&#8217;ordre de Tommy Fianzo le patron de Joey et Carlo leurs pères. Le quartier habité par des Italiens et des Irlandais demeure violent même si ça s&#8217;est amélioré. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sofia</strong> <strong>Colicchio</strong> <strong>est</strong> <strong>la</strong> <strong>meilleure</strong> <strong>amie</strong> d&rsquo;Antonia Russo sa voisine d&rsquo;à côté. Elles vivent à Red Hook un quartier de Brooklyn. Leurs familles s&rsquo;y sont installées sur l&rsquo;ordre de Tommy Fianzo le patron de Joey et Carlo leurs pères. Le quartier habité par des Italiens et des Irlandais demeure violent même si ça s&rsquo;est amélioré. Sofia et Antonia savent qu&rsquo;oncle Billy qui vient manger à la maison n&rsquo;est pas vraiment leur oncle. Mais il fait partie de la Famille comme leurs pères. Le métier de Joey Colicchio consiste à aider les gens. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;ils le payent et qu&rsquo;il est toujours servi le premier quand il entre dans un magasin. Il n&rsquo;y a pas que chez les voisins que Joey et Carlo suscitent la peur. Leurs épouses Rosa et Lina ne sont jamais tranquilles quand ils sortent le soir. Il existe toutefois une différence entre les deux hommes. Joey est arrivé enfant à New-York en provenance de Sicile. Il a connu les humiliations de ses parents relégués au sud de Brooklyn, et à seize ans il a approché Tommy Fianzo pour s&rsquo;insérer parmi ces Italiens qui avaient la belle vie. Débarqué adolescent de son bateau Carlo a tout de suite été aidé par Tommy. Ensuite c&rsquo;était trop tard pour échapper à sa mainmise. Un jour de 1928 Carlo Russo est appelé dans la nuit par Tommy Fianzo qui dira à Joey que Carlo piochait dans la caisse, ce qui faisait désordre. Lina Russo ne participera plus aux réunions familiales. Les lien très forts qu&rsquo;elle avait avec Rosa Colicchio seront à jamais distendus. Mais ça n&rsquo;altérera pas l&rsquo;amitié de Sofia et d&rsquo;Antonia, même quand Antonia s&rsquo;imaginera quitter la Famille pour faire sa vie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Sofia et Antonia ont pourtant très jeunes eu envie de s&rsquo;émanciper</p></blockquote>



<p>Il y en a des histoires de mafieux à New York dans les livres comme dans les films. Mais ce premier roman de Naomi Krupitsky change la donne car ce sont cette fois deux personnages féminins qui nous la raconte. N&rsquo;allez pas croire que Sofia et Antonia soient moins fortes que les hommes qui les entourent. Dans ce milieu de Siciliens miséreux débarqués à Ellis Island, les hommes ne sont pas davantage maîtres de leur destin. Seul un petit nombre parviendront à s&rsquo;élever dans la hiérarchie de la Famille. Les autres, Joey, Carlo, et beaucoup d&rsquo;autres, seront toujours redevables de quelque chose. Impossible pour eux de changer de parcours sauf à le payer de leur vie. Et que dire des immigrés juifs qui ont de justesse échappé aux pogroms en Lituanie ou aux nazis à Berlin ? Sofia et Antonia ont pourtant très jeunes envie de s&rsquo;émanciper. Au moins de leur statut de femme, qui pendant et après la seconde guerre mondiale, les condamne à demeurer au foyer familial pour élever les enfants. Antonia aurait aussi voulu comme son père partir ailleurs. Mais comment échapper à ceux qui lui ont permis de manger et d&rsquo;aller au lycée ? De toute façon les deux amies ont compris dès l&rsquo;école dans quel milieu elles vivaient, ceux qu&rsquo;elles côtoyaient s&rsquo;étant chargés de leur rappeler. Alors Sofia et Antonia grappillent des bribes d&rsquo;indépendance même si elles épousent des mafieux nécessairement gominés quand ils sont Italiens. Elles s&rsquo;efforcent de se différencier de leurs mères voire plus quand cela s&rsquo;avère nécessaire. Elles ne veulent pas ressembler à toutes ces épouses qui défilent toujours enceintes. Naomi Krupitsky nous offre un très beau roman qui a rencontré un joli succès aux États-Unis. Tardivement traduit en français, il devrait trouver de nombreux lecteurs chez nous. Voire de spectateurs parce que cette histoire a toutes les qualités pour devenir un film ou une série.</p>



<p><strong>Qu’en dit&nbsp;<em>Bibliosurf</em>&nbsp;?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-famille-93303.html">https://www.bibliosurf.com/La-famille-93303.html</a></p>



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		<title>Les gens des collines, Chris Offutt, Éditions Gallmeister</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/06/16/les-gens-des-collines-chris-offutt-editions-gallmeister/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 05:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Gallmeister]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très bonne surprise que la découverte de ce romancier de l&#8217;Amérique profonde. Chris Offutt est un écrivain des Appalaches, des collines du Kentucky, un peu comme David Joy déjà présenté dans ce blog avec Ce lien entre nous et Là où les lumières se perdent. Sous couvert d&#8217;une enquête policière, Offutt nous raconte une communauté [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Très</strong> <strong>bonne</strong> <strong>surprise</strong> que la découverte de ce romancier de l&rsquo;Amérique profonde. Chris Offutt est un écrivain des Appalaches, des collines du Kentucky, un peu comme David Joy déjà présenté dans ce blog avec <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Ce lien entre nous (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=6102" target="_blank"><strong><em>Ce</em></strong> <strong><em>lien</em></strong> <em><strong>entre</strong></em> <strong><em>nous</em></strong></a> et <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Là où les lumières se perdent (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=13350" target="_blank"><strong><em>Là</em></strong> <strong><em>où</em></strong> <em><strong>les</strong></em> <strong><em>lumières</em></strong> <strong><em>se</em></strong> <em><strong>perdent</strong></em></a>. Sous couvert d&rsquo;une enquête policière, Offutt nous raconte une communauté qui s&rsquo;ouvre peu sur l&rsquo;extérieur, au point qu&rsquo;il faut parfois cinq générations pour s&rsquo;y faire accepter. Ici tout le monde se connaît, on a pris l&rsquo;habitude de régler ses conflits en interne, nul besoin de faire appel à la police pour solder un meurtre. De toute façon quand on trouve un cadavre dans le comté de Rowan on sait qui l&rsquo;a tué : un voisin, une famille ou la drogue. Alors autant dire que Linda Hardin est mal barrée quand on lui signale la mort d&rsquo;une femme retrouvée en pleine forêt. Fût-elle la shérif du coin. Heureusement son frère Mick est de retour au pays, lui qui s&rsquo;est spécialisé dans les homicides à l&rsquo;armée. Quatorze ans qu&rsquo;il y bosse, et dans les pires endroits Irak, Afghanistan, Syrie. Des pays où on risque autant de mourir de la chaleur que d&rsquo;une balle. Ce jour là Mick n&rsquo;est pas au mieux quand il aperçoit l&rsquo;uniforme de Linda. Elle semble s&rsquo;inquiéter pour lui, mais Linda est en réalité venue quémander de l&rsquo;aide. Non seulement son enquête s&rsquo;avère périlleuse, et en plus les huiles de cette partie du Kentucky cherchent à l&rsquo;éjecter. Alors comme Mick apprécie sa sœur il accepte. La période n&rsquo;est pourtant pas faste pour lui. Sa femme Peggy est à quinze jours de son premier accouchement, et elle vient de lui annoncer qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas sûre qu&rsquo;il soit le père. Comme Mick est fou amoureux de Peggy il lui a demandé un test génétique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>L&rsquo;autre personnage important du roman c&rsquo;est la nature abondamment décrite par Chris Offutt</p></blockquote>



<p>Difficile de ne pas apprécier les personnages d&rsquo;Offutt. Les flics qui font leur maximum pour appliquer la loi, comme les paumés de toute sorte. C&rsquo;est encore plus vrai pour Mick Hardin qui n&rsquo;est nulle part plus heureux que dans les lieux qu&rsquo;il a connus en compagnie de son grand-père. Il roule d&rsquo;ailleurs dans son pick-up qui a entre-temps été celui de son père. Lui aussi il les aime ces habitants des collines dont certains sont capables d&rsquo;apprendre à une poule  à marcher à reculons, de connaître l&rsquo;âge des écureuils ou de disposer d&rsquo;une mule toujours susceptible de les mordre. L&rsquo;autre personnage important du roman c&rsquo;est la nature abondamment décrite par Chris Offutt. Une nature omniprésente qui permet aux habitants de se terrer dans des vallons oubliés, inconnus des GPS, pour échapper à ceux qui les cherchent ou dissimuler une culture de ginseng de peur de se la faire carotter. Ce monde des collines est aussi celui  des ours, des pumas, des cerfs, des geais, des colins de Virginie et des chouettes.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Les-gens-des-collines.html">https://www.bibliosurf.com/Les-gens-des-collines.html</a></p>



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		<title>Omerta, R.J. Ellory, Éditions Sonatine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 03:59:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au risque de se répéter R.J. Ellory a du talent, beaucoup de talent. Il en amène une nouvelle preuve avec Omerta son dernier roman publié en France, mais qui est sorti en 2006 à Londres. Une précision qui permet de rappeler que R.J. Ellory n&#8217;est pas un auteur américain même si tous ses romans se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au risque de se répéter R.J. Ellory a du talent, beaucoup de talent</strong>. Il en amène une nouvelle preuve avec <em>Omerta</em> son dernier roman publié en France, mais qui est sorti en 2006 à Londres. Une précision qui permet de rappeler que R.J. Ellory n&rsquo;est pas un auteur américain même si tous ses romans se déroulent aux États-Unis. Ellory est un Anglais né à Birmingham. Il introduit dans <em>Omerta</em> deux éléments que l&rsquo;on retrouve dans beaucoup de ses livres : New York et la mafia. Il parvient pourtant à nous pondre une histoire originale qui nous transporte pendant cinq cents pages. John Harper, auteur d&rsquo;un livre intitulé <em>Empruntes profondes</em>, vit seul à Miami après avoir quitté New York. À 36 ans il espère encore trouver le succès en se remettant à écrire. En attendant on lui demande de pondre des lignes pour combler les trous entre les articles du <em>Herald</em> un journal du coin. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il embarque sur un bateau afin de suivre un concours de pêche au gros. C&rsquo;est dans ces circonstances, par un coup de téléphone, que commence son histoire. Sa tante Evelyn Sawyer qui l&rsquo;a recueilli à la mort de sa mère quand il avait sept ans, le somme de revenir à New York. Elle lui apprend que son père Edward Bernstein n&rsquo;est pas mort quand il avait deux ans comme elle le lui avait toujours dit.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>De sympathiques professionnels tous passés par Attica et Sing Sing</p></blockquote>



<p>On vient de lui tirer dessus alors qu&rsquo;il s&rsquo;opposait au braquage d&rsquo;un magasin de spiritueux, et il a été emmené en urgence à l&rsquo;hôpital Saint Vincent. Harper s&rsquo;y rend, apprend que son père est en réanimation, et découvre que Walt Freiberg un ami de sa famille l&rsquo;attendait. La présence de John Harper au chevet d&rsquo;Edward Bernstein semble intéresser bien du monde. L&rsquo;inspecteur Frank Duchaunak et son coéquipier Don Faulkner,&nbsp; ainsi que Ben Marcus et toute sa clique de sympathiques professionnels tous passés par Attica et Sing Sing. Et pour cause Edward dit « Lenny » Bernstein n&rsquo;est pas un homme ordinaire. C&rsquo;est un mafieux qui s&rsquo;apprêtait à se ranger des voitures en passant un accord avec le clan Marcus. Or son associé Walt Freiberg ne serait pas loin de penser que Marcus aurait accéléré la procédure en le criblant de balles. Autant dire que les jours à venir s&rsquo;annoncent quelque peu agités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>De quoi apprécier encore un peu plus Cathy Hollander la belle jeune femme qui le chaperonne</p></blockquote>



<p>Agités ils vont l&rsquo;être mais progressivement. Ellory prend son temps pour planter son décor. Ils sont sympas ces mafieux juifs qui trimballent John Harper dans les grands restaurants et l&rsquo;habillent chez les meilleurs tailleurs pour l&rsquo;aider à se remettre de la réapparition de son père. On ne peut le nier, avec un costard anglais et les chaussures assorties il a fière allure le nouveau new-yorkais. De quoi apprécier encore un peu plus Cathy Hollander la belle jeune femme qui le chaperonne. Il y a bien sa tante qui ne semble pas vraiment contente de le revoir, toujours à remuer le passé, à lui rappeler le suicide de sa mère. Il y a aussi l&rsquo;inspecteur Duchaunak, un maniaque de Marilyn Monroe qui ne le lâche pas sans que Harper comprenne pourquoi. Et surtout New York, cette mégapole étouffante où il ne semble pas possible de trouver le calme. Mais ne l&rsquo;oublions pas, R.J. Ellory reste un écrivain du bien et du mal. Alors quand tous ces éléments seront en place, le roman va s&#8217;emballer, les masques vont tomber, avec une scène finale que vous n&rsquo;êtes pas prêts d&rsquo;oublier. Comme sept des treize autres romans d&rsquo;Ellory publiés chez Sonatine que vous pouvez trouver sur ce blog. Pour savourer son immense talent (<strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="ici (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?page_id=1349#AuteursE" target="_blank">ici</a></strong>).</p>



<p><strong>« <em>La voix de Southside Johnny s’éteignit, laissant la place à Tom Waits et à son &nbsp;</em>The Ghosts of Saturday Night&nbsp;»</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Tom Waits - The Ghosts Of Saturday Night (After Hours at Napoleone&#039;s Pizza House)" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/w5poYkQnOr0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Jazz Palace, Mary Morris, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 05:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chicago 1915. Le Titanic a sombré trois ans plus tôt. Le Lusitania, un paquebot britannique vient d&#8217;être coulé par un sous-marin allemand. Lenny Lehmann qui habite la capitale de l&#8217;Illinois ne craint ni les icebergs ni les bâtiments de guerres. Il manque pourtant de périr dans le naufrage de l&#8217;Eastland, un vapeur qui circule sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chicago 1915</strong>. Le <em>Titanic</em> a sombré trois ans plus tôt. Le <em>Lusitania</em>, un paquebot britannique vient d&rsquo;être coulé par un sous-marin allemand. Lenny Lehmann qui habite la capitale de l&rsquo;Illinois ne craint ni les icebergs ni les bâtiments de guerres. Il manque pourtant de périr dans le naufrage de l&rsquo;<em>Eastland</em>, un vapeur qui circule sur un des lacs de la région. Benny a quinze ans,  il livre les casquettes de l&rsquo;entreprise familiale que son père Leo dirige avec rudesse. Avec lui pas de <em>shabbat</em>, le samedi est un jour comme les autres pour gagner de l&rsquo;argent. C&rsquo;est ainsi que les Lehmann ont quitté leur taudis pour un quatre pièces en location. Chicago est la ville où il faut voir grand. Celle des abattoirs monstrueux décrits par Upton Sinclair dans <em>La jungle</em>. C&rsquo;est la mégapole d&rsquo;où on envoie du blé dans le monde entier. Alors Leo Lehmann s&rsquo;endette pour embaucher six femmes slovaques qui savent faire les plus petits points. Les Lehmann appartiennent désormais à la classe moyenne, ils ont pu acheter un piano d&rsquo;occasion pour faire donner des leçons à Lenny. Il étudie Mozart, Schubert et Beethoven avec Dimitri Marcopolis un vieux Juif grec. Mais la musique qu&rsquo;il aime est celle qui fait fureur à Chicago. Celle que les musiciens venus de La Nouvelle-Orléans ont amenée en remontant du Sud. Parce qu&rsquo;après la fermeture des bordels où ils jouaient, ils ne pouvaient plus gagner leur vie. C&rsquo;est ainsi que King Oliver, Jelly Roll Morton et Louis Armstrong ont rejoint la grande ville.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Ils se méfiaient de tous les Blancs qui tentaient de voler leur musique</p></blockquote>



<p>Lenny Lehmann a découvert le jazz au cours de ses pérégrinations dans le <em>South Side</em> de Chicago en livrant ses casquettes. C&rsquo;est un quartier de perdition avec des rues qui puent l&rsquo;urine, celui des dockers et des employés du rail. Ici on joue du jazz vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il s&rsquo;est ensuite fait la main dans un cinéma en jouant pour accompagner les images des films muets. Mais la rencontre qui a compté est celle de Napoleon Hill dont le prénom bien français évoque des racines louisianaises. Napoleon Hill joue tous les soirs de la trompette dans des clubs et débute toujours par le <em>Jazz</em> <em>Palace</em>. C&rsquo;est un <em>speakeasy</em>, un établissement clandestin où l&rsquo;on vient davantage boire de l&rsquo;alcool de contrebande qu&rsquo;écouter de la musique. C&rsquo;est une jeune femme nommée Pearl qui le dirige depuis la mort de sa mère. On y croise aussi sa jeune sœur Opal qui danse sans tabous malgré ses seize ans. Au début, les musiciens noirs se méfiaient de Lenny, comme ils se méfiaient de tous les Blancs qui tentaient de voler leur musique, la seule chose qu&rsquo;ils possédaient. Mais quand Lenny posa pour la première fois les mains sur le piano du bouge, Napoleon en était resté ébahi. Ce jeune Blanc était béni des Dieux. Ils vont peu à peu se découvrir et même enregistrer leurs premiers disques ensemble. Les temps sont difficiles. Les parents de Lenny n&rsquo;acceptent pas qu&rsquo;il joue de la musique de nègre, et les Blancs et les Noirs ne fréquentent pas les mêmes plages sur les rives des lacs. D&rsquo;autres menaces planent sur le devenir des musiciens. Les bouges appartiennent à la mafia et malheur à celui qui s&rsquo;en ira jouer ailleurs sans l&rsquo;autorisation des caïds. C&rsquo;est un immigré italien qui les dirigent, un certain Al Capone. La fin de la prohibition est encore lointaine, il faut faire avec lui. Mais ça tombe bien Capone aime la musique.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Jazz-Palace.html">https://www.bibliosurf.com/Jazz-Palace.html</a></p>
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		<title>Là où les lumières se perdent, David Joy, Éditions Sonatine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 05:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le parquet, archicrasseux à cause d&#8217;hommes trop feignants pour pousser un balai, a été mon second indice que tout allait bien : j&#8217;étais à la maison ». D&#8217;emblée le cadre est posé. Ce roman est noir, très noir. Comme toujours chez David Joy qui porte bien mal son nom. On l&#8217;avait constaté sur ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>« <em>Le</em> <em>parquet,</em> <em>archicrasseux</em> <em>à</em> <em>cause</em> <em>d&rsquo;hommes</em> <em>trop</em> <em>feignants</em> <em>pour</em> <em>pousser</em> <em>un</em> <em>balai,</em> <em>a</em> <em>été</em> <em>mon</em> <em>second</em> <em>indice</em> <em>que</em> <em>tout</em> <em>allait</em> <em>bien</em> <em>:</em> <em>j&rsquo;étais</em> <em>à</em> <em>la</em> <em>maison</em> ». D&#8217;emblée le cadre est posé. Ce roman est noir, très noir. Comme toujours chez David Joy qui porte bien mal son nom. On l&rsquo;avait constaté sur ce blog avec <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Ce lien entre nous (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=6102" target="_blank"><em><strong>Ce</strong></em> <em><strong>lien</strong></em> <em><strong>entre</strong></em> <em><strong>nous</strong></em></a>, et on retrouve les mêmes éléments dans <em>Là où les lumières se perdent</em>. Un roman rural qui se déroule dans les Appalaches, quelque part en Caroline du Sud. Car David Joy est attaché à ce territoire comme Jim Harrison pouvait l&rsquo;être au Montana. Ses personnages aiment la nature, la pêche, la chasse à l&rsquo;ours ou au sanglier. Ils s&rsquo;imposent par la force si besoin avec une arme. Charles McNeely est de ceux-là. Pour asseoir son autorité, il achète suffisamment de flics qui ont bien besoin de son argent pour faire vivre leur famille. Les petits blancs qui entourent McNeely survivent comme ils peuvent dans des <em>mobile</em> <em>homes</em> bouffés par la rouille. Les pires d&rsquo;entre eux bossent pour le caïd, les autres baissent la tête. La résistance pourrait toutefois venir de son fils. Jacob McNeely a toujours obéi à son père, mais cette fois il pourrait s&rsquo;y opposer pour sauver son amie d&rsquo;enfance. Là<em> où les lumières se perdent</em> c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune homme qui hésite à tuer le père. Une histoire magnifiée par l&rsquo;écriture d&rsquo;un écrivain qui parvient à mettre un peu de lumière dans un monde glauque. Alors peu importe que l&rsquo;espoir se fasse rare dans ce coin de l&rsquo;Amérique profonde. Jacob veut y croire parce qu&rsquo;à son âge on n&rsquo;a pas encore tout perdu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>McNeely est un nom qui fait peur</p></blockquote>



<p>Jacob McNeely dix-huit ans fume de l&rsquo;herbe. Il bouffe aussi du Xanax pour apaiser ses nuits. De la broutille en comparaison de sa mère qui sniffe la cristal meth que lui vend son père le baron local de la drogue. Dans le comté de Jackson, McNeely est un nom qui fait peur. On ne les approche pas comme ça, on ne se présente pas devant leur maison sans y être convié au risque de se faire bouffer par les chiens les plus féroces de la région. De toute façon Charles McNeely ne prend aucun risque, au point de faire gueuler le tourne-disque pour ne pas être espionné quand il dit quelque chose d&rsquo;important. L&rsquo;argent qu&rsquo;il engrange il le recycle dans son garage où les clients complices acquittent des factures déraisonnables. Jacob est aux ordres du paternel, alors quand il lui demande de le débarrasser d&rsquo;un témoin gênant, Jacob le fait en compagnie d&rsquo;autres petites frappes. Sans discuter et sans plaisir. Et puis il y a Maggie Jennings. La jeune et belle jeune fille, son amie d&rsquo;enfance. Ils ont un moment été ensemble mais Jacob l&rsquo;a quittée pour ne pas l&rsquo;entraver. Parce qu&rsquo;il ne la méritait pas. Aujourd&rsquo;hui Maggie a gagné le droit de partir à l&rsquo;université, sous réserve qu&rsquo;elle puisse payer sa scolarité. C&rsquo;est aussi ce que souhaite Jacob qui sait bien que rester sur place la condamnerait à une existence médiocre. Or de l&rsquo;argent il sait où en trouver. Mais son père n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude de se laisser dépouiller.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/La-ou-les-lumieres-se-perdent.html">https://www.bibliosurf.com/La-ou-les-lumieres-se-perdent.html</a></p>
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		<title>Le carnaval des ombres, R.J. Ellory, Éditions Sonatine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 05:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile de parler d&#8217;un livre qui ne vous a pas vraiment convaincu. Surtout quand on vénère son auteur. Alors comme le roman est présenté par certains pour une des plus belles réussites de R. J. Ellory, n&#8217;hésitez pas à vous forger votre opinion. Ce qui est certain c&#8217;est que Ellory est un immense écrivain dont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Difficile de parler d&rsquo;un livre qui ne vous a pas vraiment convaincu</strong>. Surtout quand on vénère son auteur. Alors comme le roman est présenté par certains pour une des plus belles réussites de R. J. Ellory, n&rsquo;hésitez pas à vous forger votre opinion. Ce qui est certain c&rsquo;est que Ellory est un immense écrivain dont on trouve sur ce blog la présentation de six romans. Il y en aurait même davantage si <em>Surbooké</em> avait été créé plus tôt, car cela fait bien longtemps que le romancier nous régale. <em>Le carnaval des ombres</em> est un roman policier classique, qui se déroule comme souvent chez Ellory dans l&rsquo;Amérique profonde, bien que le romancier soit anglais natif de Birmingham. <em>Le carnaval des ombres</em> est un gros bouquin, pas loin de six cent pages, qui commence très fort. Disons que le premier tiers emporte tout. C&rsquo;est noir, très noir, et totalement emballant. C&rsquo;est ensuite que la tension retombe, et là il ne se passe plus grand-chose, avant de repartir vers la fin avec un dénouement que l&rsquo;on pourrait qualifier de convenu. Les personnages, à commencer par le principal Michael Travis, sont attachants et complexes. Le plus gros du récit est consacré à l&rsquo;enquête que cet agent du FBI mène sur un meurtre commis à Seneca Falks pas très loin de Kansas City. Le roman vaut aussi pour la description de l&rsquo;époque, la fin des années cinquante, la période du maccarthysme.  Il propose également une réflexion sur le rôle du FBI, une institution qui s&rsquo;était attribué beaucoup de pouvoirs. Un peu comme Ellory l&rsquo;avait fait sur la CIA dans <em>Les</em> <em>anonymes</em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cela dura jusqu&rsquo;aux quinze ans de Michael quand sa mère planta un couteau dans l&rsquo;œil de son père</p></blockquote>



<p>Nous sommes en 1958 et l&rsquo;agent spécial du FBI Michael Travis âgé de 31 ans est chargé de sa première enquête. Il est envoyé aider le shérif Charles Rourke sans que le FBI soit sûr que le crime relève de la police fédérale. Il débarque à Seneca Falks une petite ville tranquille du Midwest où des forains, des bohémiens pour Rourke, se sont installés sans être les bienvenus. Le spectacle reçoit pourtant un gros succès car il offre tout ce qu&rsquo;il faut pour séduire les spectateurs : un squelette humain, la femme aux gros pieds, un rat géant, la voiture de Bonnie and Clyde, l&rsquo;homme qui a trop de doigts et bien d&rsquo;autres attractions. C&rsquo;est à la fin de la représentation que l&rsquo;on découvre le corps d&rsquo;un homme sous un manège. Michael Travis est un homme complexe, né dans le Nebraska de deux adultes qui n&rsquo;auraient jamais dû se marier ensemble. Mais comme sa mère Janette Alice Cook était enceinte, elle n&rsquo;eut guère le choix. Janette épousa Jimmy Travis, un connard obstiné, intelligent et misogyne. Son propre père l&rsquo;avait décrit pendant son adolescence comme 50 kilos de viande hachée avec le charme et le bon sens d&rsquo;un poteau de clôture. Le jour de son mariage Jimmy Travis but tellement qu&rsquo;il ne put accomplir son devoir conjugal. Janette se dit que ça s&rsquo;arrangerait avec la paternité mais ce fut pire, même s&rsquo;il ne commença à la battre qu&rsquo;après son accouchement. Cela dura jusqu&rsquo;aux quinze ans de Michael quand sa mère planta un couteau dans l&rsquo;œil de son père. Alors Janette savoura les quelques heures de liberté dont elle bénéficiait. Michael fut placé au centre de protection de l&rsquo;enfance. Sans doute se demanda-t-il de quoi l&rsquo;établissement le protégeait. Assurément pas des cruautés du directeur, ni du règlement qui prévoyait de l&rsquo;envoyer au trou pour pas grand-chose, et pas davantage des autres enfants. Michael dut cohabiter avec le caïd de la place, Anthony Scarapetto qui avait à neuf ans tué un homme. De cette période, Travis gardera beaucoup de traces qu&rsquo;il aura bien du mal à cacher.</p>
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		<title>Un voisin trop discret, Iain Levison, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 05:46:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un roman vaguement thriller, plein d&#8217;humour, que l&#8217;on classera de préférence dans la catégorie « À ne pas manquer ». Une collection de personnages dont on se demande au début ce qui va les relier, les plus anodins révélant peu à peu leur côté diabolique. Une construction parfaitement maîtrisée de l&#8217;histoire. Une présentation tout en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/04/06/ne-vous-fiez-pas-a-la-bonhomie-de-jim-paisible-retraite-et-neanmoins-chauffeur-uber-ce-paisible-voisin-pourrait-bien-dissimuler-quelques-secrets-un-voisin-trop-discret-de-iain-levison/">Un voisin trop discret, Iain Levison, Éditions Liana Levi</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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<p><strong>Un roman</strong> <strong>vaguement</strong> <strong>thriller</strong>, plein d&rsquo;humour, que l&rsquo;on classera de préférence dans la catégorie  « À ne pas manquer ». Une collection de personnages dont on se demande au début ce qui va les relier, les plus anodins révélant peu à peu leur côté diabolique. Une construction parfaitement maîtrisée de l&rsquo;histoire. Une présentation tout en retenue de l&rsquo;impasse des États-Unis en Afghanistan. Quelques jolies réflexions sur la place des hommes dans les couples américains. Une éditrice Liana Levi qui sélectionne ses auteurs avec un énorme talent, de <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Seth Greenland (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=3648" target="_blank"><strong>Seth</strong> <strong>Greenland</strong></a> à <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Alfio Caruso (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=269" target="_blank"><strong>Alfio</strong> <strong>Caruso</strong></a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Antonio Pannacchi (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=605" target="_blank"><strong>Antonio</strong> <strong>Pannacchi</strong></a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Aline Kiner (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=665" target="_blank"><strong>Aline</strong> <strong>Kiner</strong></a> ou <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Milena Agus (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=759" target="_blank"><strong>Milena</strong> <strong>Agus</strong></a>. Soit au total plein d&rsquo;excellentes raisons pour déguster le roman de Iain Levison un Écossais qui vit en Amérique. Côté personnages on découvre à l&rsquo;entame du livre Jim Smith soixante-trois ans, un peu d&#8217;embonpoint, chauffeur Uber à Philadelphie et néanmoins retraité. Pas un méchant, juste un ours mal léché qui tient à sa tranquillité. Le voisin c&rsquo;est lui. Il y a aussi Kyle Boggs militaire gay, qui reprend contact dans un bled pourri du Texas avec Madison son ancienne petite amie du lycée. Ils s&rsquo;étaient quittés en bons termes même si elle aurait bien voulu perdre sa virginité avec lui. Kyle lui propose un <em>deal</em> : l&rsquo;épouser et l&#8217;emmener en Afghanistan où il va être muté en tant que membre des services spéciaux. Madison aura une vie sociale à la base, et elle pourra enfin faire soigner Davis son fils malade qu&rsquo;elle élève seule, tout en se tapant les mecs qu&rsquo;elle choisira. De son côté Kyle profitera de son statut d&rsquo;homme marié pour faire carrière. Il veut être diplomate, ce qui est compatible avec un passage chez les militaires, mais un militaire gay ça ne le fait pas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Faites confiance au talent de Ian Levison</p></blockquote>



<p>En Afghanistan il y a également le tireur d&rsquo;élite Grolsch chargé avec son guetteur Dawles de tuer le terroriste « Robe marron ». Les deux hommes cachés dans une grotte abattent leur cible, appellent l&rsquo;hélico qui doit venir les chercher, quand ils s&rsquo;aperçoivent que les Afghans ont un mortier. L&rsquo;horreur change de camp. Dawles est gravement touché et Grolsch l&rsquo;achève pour qu&rsquo;ils ne tombe pas aux mains des Afghans. On le retrouve à Dubaï pour une semaine de repos qu&rsquo;il passe avec Leann Sullivan, sa capitaine en Afghanistan. Une parenthèse avant leur retour à l&rsquo;enfer de la guerre avec une seule règle : ne pas évoquer leur vie conjugale. Et  Grolsch en a une puisque sa femme Corina, issue d&rsquo;une longue lignée de Portoricains vendeurs de drogue, de stripteaseuses et de voleurs de voitures l&rsquo;attend dans leur nouvel appartement à Philadelphie. Son voisin est justement Jim, qui se comporte plutôt bien avec Corina pour un vieux sauvage. Pas parce que le physique de sa voisine lui a permis pendant des années de se faire admirer dans les clubs pour hommes. Juste parce que le courant passe entre eux. Pourtant Corina a non seulement un fils mais aussi un chien, soit deux raisons d&rsquo;altérer la tranquillité de Jim. Ça y est les éléments du puzzle sont en place et il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à attendre que ça pète. Pour cela faites confiance au talent de Iain Levison. Il n&rsquo;en manque pas.</p>
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