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	<title>Archives des Liana Levi - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
	<lastBuildDate>Sat, 17 May 2025 21:31:14 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Liana Levi - Surbooké</title>
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		<title>Cœur noir, Silvia Avallone, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 20:06:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ail et parmesan 🇮🇹]]></category>
		<category><![CDATA[🤍🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Emilia Innocenti et son père Riccardo s&#8217;engagent dans le chemin qui mène à Sassaia, ils savent que l&#8217;histoire de ce hameau est terminée. Les abris pour le bétail sont en ruine, la Vierge noire de la chapelle est défigurée. Ils avancent à pied sur le chemin muletier avec leurs valises, craignant d&#8217;anéantir ce moment [&#8230;]</p>
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<p><strong>Quand Emilia Innocenti et son père Riccardo s&rsquo;engagent dans le chemin qui mène à Sassaia</strong>, ils savent que l&rsquo;histoire de ce hameau est terminée. Les abris pour le bétail sont en ruine, la Vierge noire de la chapelle est défigurée. Ils avancent à pied sur le chemin muletier avec leurs valises, craignant d&rsquo;anéantir ce moment qu&rsquo;ils ont attendu pendant tant d&rsquo;années. Plus haut il y a la maison familiale délabrée, avec un chauffe-eau défectueux, des volets cassés, des fentes dans les murs qui laissent passer l&rsquo;air, l&rsquo;électricité à refaire. S&rsquo;y rattachent aussi les souvenirs de la tante Iole morte là où elle a vécu. Ricardo préférerait que sa fille renonce à son projet d&rsquo;installation dans ce bout du monde, mais Emilia ne cède pas. À Sassaia il n&rsquo;y a que deux habitants. Basilio Raimondi a soixante-quatre ans et en paraît beaucoup plus. Il est si avare de paroles qu&rsquo;on le croirait sourd et muet. L&rsquo;autre est Bruno maître d&rsquo;école dans le village voisin, qui pas plus que Basilio, n&rsquo;est au courant de la venue d&rsquo;une trentenaire avec des cheveux roux et des taches de rousseur. Aucun des deux n&rsquo;est prêt à entendre des voix dans ce lieu d&rsquo;un silence absolu sauf pendant les vacances d&rsquo;été. Il leur faudra pourtant faire avec, même si Emilia n&rsquo;est pas loin de suivre son père à Ravenne quand il part du hameau. Parce que cette jeune femme hantée par son passé, redoute avant tout de ne pas pouvoir s&rsquo;endormir avec la télé. Or ici il n&rsquo;y en a jamais eu et on se contente au mieux de deux barres de téléphone. Alors elle  demande à Bruno de la retrouver dans sa maison, et de lui parler jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle s&rsquo;endorme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Emilia est au moins aussi torturée que ne l&rsquo;étaient les héroïnes de ses précédents romans </p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est un très grand livre que ce <em>Cœur</em> <em>noir</em>, le sixième de Silvia Avallone qui a connu le succès dès son premier roman <em>D&rsquo;Acier</em>, primé dans son pays et traduit en douze langues. Il faut le savoir, l&rsquo;Italie de cette autrice née dans les Alpes et qui vit à Bologne, n&rsquo;est pas celle de la <em>Dolce</em> <em>Vita</em>. Les deux héroïnes de <em>D&rsquo;Acier</em> grandissaient à l&rsquo;ombre de la misère sociale, et celle de <em>Marina</em> <em>Bellezza</em> son troisième livre subissait les affres d&rsquo;une Italie acculturée. La télé de Berlusconi forgeait les cerveaux tout en annonçant la prise du pouvoir de Meloni. Dans <em>Cœur</em> <em>noir</em> Emilia est au moins aussi torturée que ne l&rsquo;étaient les personnages de ses précédents romans, et son <em>alter</em> <em>ego</em> Bruno l&rsquo;est presque autant. Mais miracle, le mélange des malheurs laisse parfois poindre la lumière. Elle arrive ici dans un lieu fait pour l&rsquo;espoir. Un hameau perdu dans le Piémont où à défaut d&rsquo;hommes et de femmes, on aperçoit des grands-ducs, des perdrix, des sangliers, des chevreuils et des cerfs. Où le passé revit grâce à un quasi-hermite qui utilise toute son énergie à restaurer des églises. Et c&rsquo;est sans doute pour cela que cette histoire est belle à pleurer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">C&rsquo;est ici qu&rsquo;elle a tenté de se reconstruire </p>
</blockquote>



<p>Alors on part à la recherche du secret d&rsquo;Emilia dont on apprend vite qu&rsquo;elle a ressenti à treize ans une implacable rage à la mort de sa mère. « <em>Celle</em> <em>de</em> <em>Ravenne</em> » l&rsquo;avait payé d&rsquo;un enfermement au Couvent, un établissement qui n&rsquo;avait rien de religieux. C&rsquo;était une prison pour mineures, avec des barreaux, le réveil à sept heures, et des énormes clefs en cuivre qui ouvraient les serrures. C&rsquo;est ici qu&rsquo;elle a tenté de se reconstruire aux côtés de son amie Marta son aînée de deux ans, et d&rsquo;autres jeunes filles tout aussi paumées, le plus souvent immigrées. Il faut les voir à peine sorties de l&rsquo;adolescence, les hormones en ébullition, avec comme seule solution de mater le Mec-d&rsquo;en-Face, un bellâtre qui s&rsquo;exhibait sur son balcon. Des deux Marta était la plus forte, elle avait surtout compris qu&rsquo;il leur fallait utiliser l&rsquo;incarcération pour faire des études. Au point de lire en détention <em>Crime</em> <em>et</em> <em>châtiment</em>  de Dostoïevski, ce qui effrayait les matonnes. La cause de ce parcours infernal ne nous est révélée qu&rsquo;à la fin du roman. Ce qui laisse le temps à la magnifique Silvia Avallone de nous dévoiler les beautés de la polenta au maccagno le fromage local, l&rsquo;amour d&rsquo;un père, les trahisons. La vie.</p>



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		<title>L&#8217;agent, Pascale Dietrich, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 18:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier, thriller]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anthony Barreau est agent. Pas d&#8217;auteurs ou de stars, il gère les contrats que l&#8217;on pose sur la tête de certains indésirables avec à la clef 10 % de commission pour lui. Une rémunération facile à gagner ? Certes mais encore faut-il être capable de mettre en relation celui qui planifie le crime et le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Anthony</strong> <strong>Barreau</strong> <strong>est</strong> <strong>agent</strong>. Pas d&rsquo;auteurs ou de stars, il gère les contrats que l&rsquo;on pose sur la tête de certains indésirables avec à la clef 10 % de commission pour lui. Une rémunération facile à gagner ? Certes mais encore faut-il être capable de mettre en relation celui qui planifie le crime et le tueur. Alba Ferrari était encore il y a peu championne de biathlon, avant qu&rsquo;un accident brise une de ses chevilles et sa carrière. Elle y a perdu sa vélocité à skis et versé dans une réelle appétence pour l&rsquo;alcool. Alba a heureusement conservé son adresse peu commune au tir. Quand un des trafiquants de drogue parmi les plus sanguinaires du pays sollicite Anthony pour éliminer un secrétaire d&rsquo;État, l&rsquo;agent sait qu&rsquo;Alba n&rsquo;est pas prête pour cette mission. Ce serait trop risqué pour un premier contrat, surtout que l&rsquo;ancienne sportive n&rsquo;en a pas fini avec son sevrage alcoolique. Thérèse soixante-quinze ans dirige une agence matrimoniale qui vivote à l&rsquo;heure des applications numériques. Et comme rien ne va, un léger AVC l&rsquo;a envoyée chez son neveu qui n&rsquo;a qu&rsquo;une idée en tête : la coller dans un Ehpad pour qu&rsquo;elle finisse sa vie en toute sécurité. Mais la septuagénaire n&rsquo;a aucune envie de se laisser faire. Côtoyer les croulants, alors qu&rsquo;elle a toujours tout fait pour être indépendante, ce n&rsquo;est pas son truc. Ça y est le décor est posé et il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;attendre que tout éclate.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size">Il se veut aussi celui qui résout les conflits proprement</p>
</blockquote>



<p>Réjouissant en diable ce polar où Pascale Dietrich trace son chemin d&rsquo;autrice de grand talent, dans la foulée des <strong><em><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=10338" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mafieuses</a></em> déjà</strong> présenté sur ce blog. <em>L&rsquo;agent</em> c&rsquo;est un polar qui ne se prend pas au sérieux, et qui penche davantage du côté de Lawrence Block version Bernie Rhodenbarr que de Thierry Jonquet. Les deux auteurs sont d&rsquo;excellents écrivains qui diffèrent par leur humour. Et comme le New-Yorkais, Pascale Dietrich adore le second degré. C&rsquo;est pourquoi elle nous propose sa version éthique des crimes. Car Anthony Barreau ne se contente pas d&rsquo;envoyer <em>ad</em> <em>patres</em> des individus pour de l&rsquo;argent. Il se veut aussi celui qui résout les conflits proprement. De toute façon cet homme, qui ne s&rsquo;est jamais remis d&rsquo;avoir grandi sous l&rsquo;autorité de l&rsquo;aide sociale, a du cœur. La preuve : il promène quotidiennement ses deux chiens. Papa un Saint-Hubert qui débusque les explosifs comme personne. Et Maman son <em>alter</em> <em>ego</em> version femelle spécialisée dans la recherche de la cocaïne et de l&rsquo;héroïne. Alors comme Anthony ne manque pas non plus d&#8217;empathie, comment aurait-il pu refuser d&rsquo;aider une vieille dame qui veut uniquement profiter des dernières années de son existence. Il fallait bien cette forte motivation pour qu&rsquo;ils passent leurs vacances ensemble dans le camping municipal de Vierzon. Une charmante cité, davantage connue pour son rôle dans le réseau SNCF, que pour l&rsquo;attrait de ses hébergements de plein air. Mais l&rsquo;idée n&rsquo;est finalement pas si saugrenue quand votre profession vous fait côtoyer des sicaires bas de plafond, toujours prêts à régler leurs différents à l&rsquo;arme lourde. Alors autant migrer dans les endroits les plus improbables.</p>



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		<title>N&#8217;entre pas dans mon âme avec tes chaussures, Paola Pigani, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 17:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est une histoire méconnue une histoire que nous ne voulons pas entendre. Celle des Manouches, des Gitans, des Romanichels, des Bohémiens et autres Forains, tous ces nomades ou gens du voyage qui ont, plus encore qu&#8217;aujourd&#8217;hui, été persécutés pendant la seconde guerre mondiale. Le comble de l&#8217;horreur a été le génocide des Tsiganes de l&#8217;Est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C&rsquo;est une histoire méconnue</strong> une histoire que nous ne voulons pas entendre. Celle des <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Manouches, des Gitans, des Romanichels, des Bohémiens et autres Forains, tous ces nomades ou gens du voyage qui ont, plus encore qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, été persécutés pendant la seconde guerre mondiale. Le comble de l&rsquo;horreur a été le génocide des Tsiganes de l&rsquo;Est de l&rsquo;Europe à Auschwitz. Un quart d&rsquo;entre eux ont fini dans les fours crématoires. Mais l&rsquo;État français a lui aussi persécuté les nomades pendant la guerre en les enfermant dans des camps. C&rsquo;est ce que nous raconte Paola Pigani dans <em>N&rsquo;entre pas dans mon âme avec tes chaussures</em>, qui n&rsquo;est pas un bouquin d&rsquo;histoire mais un récit en partie construit à partir de ses souvenirs. Car Paola a côtoyé des familles nomades quand elle était enfant. Cela se passait dans le Poitou, là où sa famille d&rsquo;origine italienne avait abouti après être passée en Belgique. Elle raconte que son père le Rital avait fait de leur maison une véritable auberge espagnole en accueillant ceux qui s&rsquo;y pointaient. S&rsquo;en étaient suivies des relations durables avec une famille de nomades. Ces souvenirs Paola Pigani les raconte au début de son livre. Elle parle de la famille Seine. De son frère qui jeune adulte a été accepté chez les <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8">Winterstein tout <em>Gadjo</em> qu&rsquo;il était. Cela lui avait coûté une balafre sur le visage après un combat au couteau et un hérisson  à manger. Mais après il était des leurs, il eut une fille qui parla à Paola de sa grand-mère Alexienne internée pendant six ans au camp des Alliers. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est né <em>N&rsquo;entre pas dans mon âme avec tes chaussures</em> qui est à la base un proverbe tsigane signifiant qu&rsquo;on n&rsquo;entre pas impunément dans la mémoire de ce peuple. De Paola Pigani j&rsquo;avais déjà présenté le très réussi <em><strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/09/08/et-ils-dansaient-le-dimanche-paola-pigani-editions-liana-levi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Et ils dansaient le dimanche</a></strong></em> sur la mémoire des ouvrières lyonnaises de la soie. Ce roman des nomades du Poitou est de la même veine. Il parle de ceux dont on ne parle jamais. De ceux qu&rsquo;on a estimé normal d&rsquo;enfermer pendant et après la guerre au cas où. De les faire patauger pendant tout ce temps dans le froid, la faim, en leur volant plus que la liberté, leur univers et leur culture.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Tout est sale dans le camp, les internés n’ont pas droit à la pudeur, ils sont contraints à patauger dans la fange</p></blockquote>



<p>1940, Alba jeune fille de quatorze ans, blonde aux yeux bleus. Elle vit avec ses parents du théâtre ambulant du côté de Saint-Jean-d&rsquo;Angély en Charente-Maritime. L&rsquo;exode, la fuite vers la zone libre de milliers de Français, rendrait presque commun le nomadisme de cette famille qui se déplace au gré des travaux agricoles. Mais un récent décret du 6 juin 1940 a interdit la circulation des individus errant qui constitueraient un danger pour la défense nationale. Sa mise en application amène le garde champêtre à les rassembler. Les identifier a été facile car depuis 1912 l&rsquo;État français fournit aux nomades un carnet anthropométrique qu&rsquo;ils doivent présenter à chaque déplacement et faire viser par le maire. On les avertit que le camp des Alliers sur la commune d&rsquo;Angoulême les attend. Tout à côté de la voie ferroviaire Paris-Bordeaux. Alors Louis le père d&rsquo;Alba et ses moustaches, Maria sa mère aveugle, Alba et ses frères, et tous les autres se mettent en marche emmenant avec eux leurs ânes, leurs chevaux et leur roulotte. À charge pour le <em>schmits</em> et leurs képis de les encadrer. À l&rsquo;entrée du camp on leur prend roulottes et animaux, puis on les pousse dans les baraques qu&rsquo;ils partagent à deux ou trois familles. Les portes sont disjointes, il y a des châlits recouverts de paillasses, un poêle et une table rudimentaire. Les Manouches sont censés être internés pour recevoir une éducation à l&rsquo;hygiène, pour les empêcher de voler, pour leur faire perdre le goût du nomadisme. Tout est sale dans le camp, les internés n&rsquo;ont pas droit à la pudeur, ils sont contraints de patauger dans la boue. Ils voudraient travailler. Mais encore faudrait-il qu&rsquo;ils puissent manger suffisamment et sortir du camp. Ils souhaiteraient cultiver des légumes mais ils n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;utiliser le crottin de leurs animaux pour enrichir la terre. Ils sont surtout minés par leurs conditions de vie qui sont contraires à leurs habitudes et à leur culture. Ils sont Français et on les soupçonne d&rsquo;être apatrides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-dailymotion wp-block-embed-dailymotion wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Alto Braco, Vanessa Bamberger, Éditions Liana Levi</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/08/15/alto-braco-vanessa-bamberger-editions-liana-levi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 18:53:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brune enterre Douce, elle rend sa grand-mère à l&#8217;Aubrac. Des deux sœurs Rigal, Douce la plus jeune est pourtant partie en premier. C&#8217;est pourquoi Annie l&#8217;aînée, qu&#8217;on a toujours appelée Granita, est aussi du voyage vers l&#8217;Alto Braco, les hautes terres en occitan ancien. Douce était la plus belle, on l&#8217;avait même comparée à Ava [&#8230;]</p>
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<p><strong>Brune</strong> <strong>enterre</strong> <strong>Douce</strong>, elle rend sa grand-mère à l&rsquo;Aubrac. Des deux sœurs Rigal, Douce la plus jeune est pourtant partie en premier. C&rsquo;est pourquoi Annie l&rsquo;aînée, qu&rsquo;on a toujours appelée Granita, est aussi du voyage vers <em>l&rsquo;Alto</em> <em>Braco</em>, les hautes terres en occitan ancien. Douce était la plus belle, on l&rsquo;avait même comparée à Ava Gardner, Granita avait pour elle l&rsquo;énergie. Elles ont ensemble élevé Brune dont la mère était morte quelques jours après avoir accouché. Les deux sœurs étaient montées en 1960 travailler dans un bistrot d&rsquo;Asnières l&rsquo;ambition chevillée au corps. Un an plus tard on leur confiait la gestion d&rsquo;un bar. Encore vingt ans et elles achetaient <em>Le</em> <em>Catulle</em> un restaurant du XVIIe arrondissement où Brune allait grandir. Brune emmène Douce à Lacalm un village du plateau où ses deux grands-mères l&rsquo;envoyaient passer ses mois d&rsquo;août. Après l&rsquo;enterrement Brune dort dans la maison de son cousin Bernard le boucher de la famille. Il réside de l&rsquo;autre côté d&rsquo;une des frontières de l&rsquo;Aubrac. À Nasbinals en Lozère alors que Lacalm est situé dans l&rsquo;Aveyron et qu&rsquo;une autre partie du plateau relève du Cantal. Trois pays que l&rsquo;on appelait dans un autre temps le Gévaudan, le Rouergue et l&rsquo;Auvergne. Bouchère c&rsquo;est ce que Douce n&rsquo;avait jamais voulu être. Elle avait refusé de succéder à ses parents, préférant gagner sa vie en cuisinant la viande locale à la capitale. Une autre manière de contribuer à l&rsquo;économie du plateau au côté des éleveurs. Douce avait quitté l&rsquo;Aveyron quand elle s&rsquo;était retrouvée enceinte d&rsquo;un homme marié.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Douce et Granita avaient trimé tant et plus</p></blockquote>



<p>C&rsquo;est un roman sur les racines, sur la transmission, le retour au pays, c&rsquo;est un peu de son histoire personnelle que nous livre Vanessa Bamberger. Car l&rsquo;autrice a elle aussi été élevée par ses deux grands-mères originaires de l&rsquo;Aubrac. C&rsquo;est également un reportage fort bien documenté sur la vie de ce plateau dont on trouvera difficilement l&rsquo;équivalent en France. Glacial et enneigé l&rsquo;hiver, parcouru par les touristes et les pèlerins à destination de Compostelle l&rsquo;été. Un écosystème fragile dont les acteurs tentent de s&rsquo;adapter à la modernité, pas toujours de la meilleure façon. Pour Brune qui ramène sa grand-mère où elle était née, c&rsquo;est d&rsquo;abord la découverte des secrets familiaux. À commencer par la compréhension du souhait de Douce de revenir sur l&rsquo;Aubrac alors qu&rsquo;elle s&rsquo;en était abstenue pendant tant d&rsquo;années. Certes Douce et Granita avaient trimé tant et plus, ignorant les week-ends et les vacances pour accumuler toujours davantage comme tous les Aveyronnais qui se respectent. Il était de bon ton chez les deux restauratrices de détester 35 heures, RTT et fonctionnaires. Soit tout ce qui résumait le statut de leur petite-fille directrice d&rsquo;une crèche. Les deux sœurs avaient même ignoré la procession estivale de leurs confrères, qui chaque année prenaient plaisir à montrer leur luxueuse berline étrangère dans les rues de Laguiole. Alors pourquoi donc avoir tant insisté pour être enterrée en Aveyron ? </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ils coupent les cornes pour intensifier l&rsquo;élevage en stabulation </p></blockquote>



<p>Ce secret en amènera d&rsquo;autres. Comme il amènera Douce à comprendre le fonctionnement de la vie sur le plateau. Les élevages en théorie extensifs mais pas toujours reluisants. Car la condition de la survie des exploitations est de disposer d&rsquo;assez de terres. De pouvoir envoyer les bêtes aux estives. Alors certains éleveurs seraient prêts à tuer père et mère pour vingt mètres carrés de pelouse. D&rsquo;autres plutôt que de laisser les vaches pâturer les fleurs, qui donnent du goût à la viande, préfèrent les nourrir au maïs. Ils coupent les cornes pour intensifier l&rsquo;élevage en stabulation et piquent les bêtes aux antibiotiques plus que nécessaire. Les charolaises plus lourdes ont fait leur apparition, mais elles privent les agriculteurs des signes de qualité locaux. Et plus question ensuite pour les vaches de mettre bas seules comme les aubracs l&rsquo;ont toujours fait. Quant au bio la plupart ne veulent pas en entendre parler parce qu&rsquo;ils le pratiqueraient depuis longtemps. Pourtant quand il pleut certains champs se mettent à mousser. De toute façon l&rsquo;économie de l&rsquo;élevage ne tient sur le plateau que par ses débouchés italiens. C&rsquo;est dans ce pays que les broutards seront engraissés au maïs par lot de 1 000. Un spectacle que personne ne souhaite évoquer. Peu importe, ici on vénère avant tout la réussite économique qu&rsquo;elle passe par la migration à Paris ou par la construction d&rsquo;un restaurant étoilé comme celui de Michel Bras au-dessus de Laguiole.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Alto-Braco.html">https://www.bibliosurf.com/Alto-Braco.html</a></p>



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		<title>Jazz Palace, Mary Morris, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 05:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman américain 🇺🇸]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chicago 1915. Le Titanic a sombré trois ans plus tôt. Le Lusitania, un paquebot britannique vient d&#8217;être coulé par un sous-marin allemand. Lenny Lehmann qui habite la capitale de l&#8217;Illinois ne craint ni les icebergs ni les bâtiments de guerres. Il manque pourtant de périr dans le naufrage de l&#8217;Eastland, un vapeur qui circule sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chicago 1915</strong>. Le <em>Titanic</em> a sombré trois ans plus tôt. Le <em>Lusitania</em>, un paquebot britannique vient d&rsquo;être coulé par un sous-marin allemand. Lenny Lehmann qui habite la capitale de l&rsquo;Illinois ne craint ni les icebergs ni les bâtiments de guerres. Il manque pourtant de périr dans le naufrage de l&rsquo;<em>Eastland</em>, un vapeur qui circule sur un des lacs de la région. Benny a quinze ans,  il livre les casquettes de l&rsquo;entreprise familiale que son père Leo dirige avec rudesse. Avec lui pas de <em>shabbat</em>, le samedi est un jour comme les autres pour gagner de l&rsquo;argent. C&rsquo;est ainsi que les Lehmann ont quitté leur taudis pour un quatre pièces en location. Chicago est la ville où il faut voir grand. Celle des abattoirs monstrueux décrits par Upton Sinclair dans <em>La jungle</em>. C&rsquo;est la mégapole d&rsquo;où on envoie du blé dans le monde entier. Alors Leo Lehmann s&rsquo;endette pour embaucher six femmes slovaques qui savent faire les plus petits points. Les Lehmann appartiennent désormais à la classe moyenne, ils ont pu acheter un piano d&rsquo;occasion pour faire donner des leçons à Lenny. Il étudie Mozart, Schubert et Beethoven avec Dimitri Marcopolis un vieux Juif grec. Mais la musique qu&rsquo;il aime est celle qui fait fureur à Chicago. Celle que les musiciens venus de La Nouvelle-Orléans ont amenée en remontant du Sud. Parce qu&rsquo;après la fermeture des bordels où ils jouaient, ils ne pouvaient plus gagner leur vie. C&rsquo;est ainsi que King Oliver, Jelly Roll Morton et Louis Armstrong ont rejoint la grande ville.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Ils se méfiaient de tous les Blancs qui tentaient de voler leur musique</p></blockquote>



<p>Lenny Lehmann a découvert le jazz au cours de ses pérégrinations dans le <em>South Side</em> de Chicago en livrant ses casquettes. C&rsquo;est un quartier de perdition avec des rues qui puent l&rsquo;urine, celui des dockers et des employés du rail. Ici on joue du jazz vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il s&rsquo;est ensuite fait la main dans un cinéma en jouant pour accompagner les images des films muets. Mais la rencontre qui a compté est celle de Napoleon Hill dont le prénom bien français évoque des racines louisianaises. Napoleon Hill joue tous les soirs de la trompette dans des clubs et débute toujours par le <em>Jazz</em> <em>Palace</em>. C&rsquo;est un <em>speakeasy</em>, un établissement clandestin où l&rsquo;on vient davantage boire de l&rsquo;alcool de contrebande qu&rsquo;écouter de la musique. C&rsquo;est une jeune femme nommée Pearl qui le dirige depuis la mort de sa mère. On y croise aussi sa jeune sœur Opal qui danse sans tabous malgré ses seize ans. Au début, les musiciens noirs se méfiaient de Lenny, comme ils se méfiaient de tous les Blancs qui tentaient de voler leur musique, la seule chose qu&rsquo;ils possédaient. Mais quand Lenny posa pour la première fois les mains sur le piano du bouge, Napoleon en était resté ébahi. Ce jeune Blanc était béni des Dieux. Ils vont peu à peu se découvrir et même enregistrer leurs premiers disques ensemble. Les temps sont difficiles. Les parents de Lenny n&rsquo;acceptent pas qu&rsquo;il joue de la musique de nègre, et les Blancs et les Noirs ne fréquentent pas les mêmes plages sur les rives des lacs. D&rsquo;autres menaces planent sur le devenir des musiciens. Les bouges appartiennent à la mafia et malheur à celui qui s&rsquo;en ira jouer ailleurs sans l&rsquo;autorisation des caïds. C&rsquo;est un immigré italien qui les dirigent, un certain Al Capone. La fin de la prohibition est encore lointaine, il faut faire avec lui. Mais ça tombe bien Capone aime la musique.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en dit <em>Bibliosurf</em> ?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Jazz-Palace.html">https://www.bibliosurf.com/Jazz-Palace.html</a></p>
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		<title>Les abeilles grises, Andreï Kourkov, Éditions Liana Levi</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2022/03/14/les-abeilles-grises-andrei-kourkov-editions-liana-levi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 07:58:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman ukrainien 🇺🇦]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De&#160;la&#160;poésie&#160;au&#160;milieu&#160;de&#160;la&#160;guerre. De l’amitié au-delà des nationalités. L’amour de la nature comme mode de vie. De la douceur avant tout. C’est l’art de l’écrivain ukrainien Andrei Kourkov, né en Russie et d&#8217;expression russe, que de nous les transmettre dans un roman apaisant, qui nous donne de l’espoir malgré ce qui se passe en ce moment dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>De</strong>&nbsp;<strong>la</strong>&nbsp;<strong>poésie</strong>&nbsp;<strong>au</strong>&nbsp;<strong>milieu</strong>&nbsp;<strong>de</strong>&nbsp;<strong>la</strong>&nbsp;<strong>guerre</strong>. De l’amitié au-delà des nationalités. L’amour de la nature comme mode de vie. De la douceur avant tout. C’est l’art de l’écrivain ukrainien Andrei Kourkov, né en Russie et d&rsquo;expression russe,  que de nous les transmettre dans un roman apaisant, qui nous donne de l’espoir malgré ce qui se passe en ce moment dans son pays. Alors direction le Donbass, un territoire où se déchirent depuis 2014 Ukrainiens et Russes, 13 000 morts au compteur dont plusieurs milliers de civils. Un conflit larvé qui va et vient et dont les habitants de la région sont les victimes absurdes. Eux qui ont vécu ensemble si longtemps sans que leurs origines ne les gênent. Direction aussi vers la Crimée dont l’annexion par la Russie s’est faite autant aux dépens des Tatars que des Ukrainiens. Comme si ce peuple musulman, originaire de l’Asie centrale, déporté et massacré par Staline, n’avait pas déjà assez payé sa singularité. «&nbsp;<em>Poutine</em>&nbsp;<em>ne</em>&nbsp;<em>ment</em>&nbsp;<em>pas</em>&nbsp;» dit à leur propos une femme du roman pour justifier les discriminations qu’ils subissent. On sait désormais quoi en penser.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>L’armée<em> </em>ukrainienne<em> </em>s’est<em> </em>enterrée<em> </em>depuis<em> </em>trois<em> </em>années<em> </em>à<em> </em>quelques<em> </em>kilomètres</p></blockquote>



<p>Sergueïtch et Pachka. Ce sont deux laissés pour compte qui vivent dans la zone grise du Donbass, coincée entre l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses. C’est-à-dire entre l’Ukraine et la République autoproclamée. Sergueïtch et Pachka sont ennemis depuis l’enfance, ils perçoivent différemment ce conflit, et sont forcés de coopérer dans ce&nbsp;<em>no</em>&nbsp;<em>man’s</em>&nbsp;<em>land</em>&nbsp;pour ne pas sombrer. À quarante-neuf ans Sergueïtch est retraité pour avoir travaillé dans les mines. Mais lui comme Pachka ne touchent plus leur pension parce que Mala Starogradivka, leur village déserté, est quasi coupé du monde. L’armée ukrainienne s’est enterrée depuis trois années à quelques kilomètres. La pègre locale se montre dans le coin tout comme l’internationale militaire russe qui s’est installée dans ses propres casemates. Sergueïtch n’a pas peur, il craint uniquement que la guerre pulvérise ses ruches. C’est pourquoi il envisage de les emmener au printemps là où les fleurs sauvages et le sarrasin remplacent les trous d’obus. Là où on peut se promener sur les chemins de traverse. De toute façon s’il lâchait ses abeilles à côté de chez lui, elles pourraient prendre peur et ne plus revenir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Un<em> </em>peu<em> </em>d’humanité<em> </em>est<em> </em>toujours<em> </em>bienvenue</p></blockquote>



<p>Avant la guerre Sergueïtch proposait que l’on vienne dormir au-dessus de ses ruches. Il avait installé pour cela une couchette avec un fin matelas dont avait profité le gouverneur de la région. Ce géant, qui recherchait les bienfaits des vibrations des abeilles, avait payé jusqu’à 1 000 dollars la séance. Aujourd’hui les journées de Sergueïtch s’écoulent entre les corvées de charbon et d’eau, les moments du thé ou de la vodka, les rêves de lard pour accompagner les pommes de terre, et de temps en temps la crainte des détonations des canons. Impossible de manger des œufs car ses voisins ont emmené leurs poules, sauf à aller jusqu’au plus proche village et à les échanger contre du miel. Plus de vaches ni de brebis donc pas de lait non plus. Les souris et les rats sont les derniers animaux même si on les voit peu. Pas de télévision faute d’électricité. Un jour un jeune soldat ukrainien frappe à sa porte, une mitraillette à canon court accroché à l’épaule. Il a juste envie de rencontrer Sergueïtch depuis le temps qu’il l’observe à la jumelle. Ils prennent le thé, papotent et le soldat repart avec le portable de Sergueïtch qu’il promet de recharger. Un peu d’humanité est toujours bienvenue. Une autre fois Pachka débarque accompagné d’un soldat sibérien venu s’engager chez les séparatistes. Ils amènent du pain, du lard et de la saucisse fumée. Avec les concombres et les tomates en saumure de Sergueïtch, ainsi que sa vodka, ils passent un sacré bon moment. À l’image de ses rencontres Sergueïtch vit dans un village partagé. On y compte autant de rues Chevtchenko que de rues Lénine. Sergueïtch a choisi son camp aussi renomme-t-il sa rue Lénine en rue Chevtchenko. Pas Andrei le footballeur, Taras le grand poète ukrainien. Et pour que tout soit bien clair il fait l’inverse dans la rue de Pachka. Mais pour ses abeilles ce sera différent. Elles n’ont pas de camp. Quand après l’hiver elles sortiront de leurs ruches, elles partiront butiner où elles voudront. Chez les Russes ou chez les Ukrainiens.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;en</strong> <strong>dit</strong> <em><strong>Bibliosurf</strong></em> <strong>?</strong><br><a href="https://www.bibliosurf.com/Les-abeilles-grises.html#recherche">https://www.bibliosurf.com/Les-abeilles-grises.html#recherche</a></p>
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		<title>Liana Levi : une éditrice qui nous veut du bien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 06:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-être l&#8217;avez-vous remarqué, sur ce blog on aime les Éditions Liana Levi. À cela une bonne raison. Leurs livres sont faits pour nous. Ils nous racontent des histoires. Truisme ? Pas tant que ça. Chez eux pas de place pour les angoisses de l&#8217;auteur devant sa page blanche. C&#8217;est tout pour le lecteur. Liana Levi [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Peut-être</strong> <strong>l&rsquo;avez-vous</strong> <strong>remarqué</strong>, sur ce blog on aime les Éditions Liana Levi. À cela une bonne raison. Leurs livres sont faits pour nous. Ils nous racontent des histoires. Truisme ? Pas tant que ça. Chez eux pas de place pour les angoisses de l&rsquo;auteur devant sa page blanche. C&rsquo;est tout pour le lecteur. Liana Levi est ce qu&rsquo;on appelle une petite maison d&rsquo;édition. « Petite » n&rsquo;a rien de péjoratif, cette dénomination fait référence à la taille de l&rsquo;équipe, du catalogue et au nombre de parutions. Six cents titres disponibles, au plus vingt nouveautés chaque année, et une dizaine de reprises en poche. Sur <em>Surbooké</em> quatorze de leurs romans sont présentés. Avec ceux lus avant la création du blog, on se rapproche de ce qui représente un an de leur travail. « Maison d&rsquo;édition » est un terme sympa. Un peu comme maison de couture, sans doute parce que dans les deux cas on a affaire à du cousu main. Liana Levi la Milanaise est arrivée en France après le bac pour entrer à Sciences Po. Elle a commencé à travailler pour plusieurs publications italiennes avant de créer sa maison d&rsquo;édition en 1982. Elle est située dans le Ve arrondissement de Paris comme la quasi-totalité des éditeurs, même si Gallimard est dans le VIIe. Pourquoi une telle concentration ? Sans doute parce qu&rsquo;il y a des accords de diffusion entre éditeurs, mais on est preneur de toute autre explication.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Parmi les derniers romans on vous recommande <em>Vies</em> <em>dérobées</em> de Cinzia Leone</p></blockquote>



<p>Le catalogue de Liana Levi a accueilli dans un premier temps des livres historiques, souvent consacrés aux communautés juives. Il a ensuite fait la part belle aux romans avec un réel tropisme pour ceux venus d&rsquo;Italie. Les éditions Liana Levi publient la Sarde Milena Agus, notamment <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Mal de pierres (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=759" target="_blank"><em>Mal</em> <em>de</em> <em>pierres</em></a></strong>. Ils font connaître Silvia Avallone, une jeune romancière qui dans <em>D&rsquo;acier</em> et <em>Marina</em> <em>Bellezza</em> présente une jeunesse italienne désenchantée. <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Willy Melodia (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=269" target="_blank"><em>Willy</em> <em>Melodia</em></a></strong> d&rsquo;Alfio Caruso, est la remarquable histoire d&rsquo;un jeune Sicilien qui s&rsquo;en va jouer du piano pour les chefs mafieux aux États-Unis. <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Canal Mussolini (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=605" target="_blank"><em>Canal</em> <em>Mussolini</em></a></strong> est le récit romancé de la prise du pouvoir du <em>Duce</em>, vue par des paysans d&rsquo;Émilie-Romagne déplacés dans les marais Pontains près de Rome. Parmi les derniers romans italiens on vous recommande <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Vies dérobées (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=11709" target="_blank"><em>Vies</em> <em>dérobées</em></a></strong> de Cinzia Leone. Le catalogue couvre désormais bien d&rsquo;autres pays, les États-Unis avec <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Mécanique de la chute (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=3648" target="_blank"><em>Mécanique</em> <em>de</em> <em>la</em> <em>chute</em></a></strong> de Seth Greenland ou <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Un voisin trop discret (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=7470" target="_blank"><em>Un</em> <em>voisin</em> <em>trop</em> <em>discret</em></a></strong> du réjouissant Iain Levison. Le Vietnam avec plusieurs livres de Kim Thúy dont <em><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Em (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=9637" target="_blank">Em</a></strong></em>, ou encore la Croatie avec <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="La réparation du monde (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=8173" target="_blank"><em>La</em> <em>réparation</em> <em>du</em> <em>monde</em></a></strong> le grand roman de la <em>Mittleeuropa</em> de Slobodan Šnajder. Le catalogue français commence à être important, notamment Aline Kiner magnifique raconteuse du Moyen Âge dans <em><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="La nuit des béguines (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=665" target="_blank">La nuit des béguines</a></strong></em> à Lionel Salaün dont on trouvera deux présentations sur ce blog, et aux romans policiers de Pascale Dietrich comme <em><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Les mafieuses (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=10338" target="_blank">Les mafieuses</a></strong></em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les éditeurs sont confrontés à maintes difficultés</p></blockquote>



<p>Dans une interview de 2013 Liana Levi expliquait que chaque fois qu&rsquo;elle choisit un livre elle se pose la même question. Comment le résumer en trois lignes pour le proposer à un représentant, un libraire ou sur une page Internet, de telle manière que le lecteur soit attrapé en quelques mots. Elle précisait que cette démarche était aussi nécessaire pour préserver la rentabilité de son entreprise. Un objectif qui est atteint autour de 4 000 ventes par livre, et qui ne l&#8217;empêche pas de sortir des bouquins dont elle ne peut espérer une telle diffusion. Sans grand risque on classe le roman de Šnajder dans cette catégorie. On  comprend Liana Levi car les éditeurs sont confrontés à maintes difficultés. La plus importante est que le succès d&rsquo;un livre est aléatoire, mais le financement des stocks, qui tournent peu et sont donc coûteux, n&rsquo;est pas à négliger. On vous en dit plus <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="ici (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/version-html/2675368/ip1644.pdf" target="_blank">ici</a></strong>. Chez Liana Levi cela se traduit, comme explicité plus haut, par des bouquins attrayants. L&rsquo;hommage rendu par Paola Pigani aux ouvrières lyonnaises de la viscose, <strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=10742" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Et ils dansaient le dimanche (s’ouvre dans un nouvel onglet)"><em>Et</em> <em>ils</em> <em>dansaient</em> <em>le</em> <em>dimanche</em></a></strong>, en est un bon exemple. C&rsquo;est un bouquin d&rsquo;histoire romancé, ce qui le rend d&rsquo;autant plus accessible. On pourrait dire la même chose du <strong><a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=12085" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Petit Soviet (s’ouvre dans un nouvel onglet)"><em>Petit</em> <em>Soviet</em></a></strong> d&rsquo;Éric Decouty.</p>
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		<title>Le Petit Soviet, Éric Decouty, Éditions Liana Lévi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 05:20:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça se lit comme une série noire. Comme ces excellents polars historiques que concoctaient Didier Daeninckx ou Frédéric Fajardie dans les années quatre-vingt. Dans Le Petit Soviet Éric Decouty, journaliste de profession, part à la recherche d&#8217;un secret de famille qui remonte à la Résistance. Une période où l&#8217;héroïsme s&#8217;est parfois confondu avec des actes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ça</strong> <strong>se</strong> <strong>lit</strong> <strong>comme</strong> <strong>une</strong> <strong>série</strong> <strong>noire</strong>. Comme ces excellents polars historiques que concoctaient Didier Daeninckx ou Frédéric Fajardie dans les années quatre-vingt. Dans <em>Le</em> <em>Petit</em> <em>Soviet</em> Éric Decouty, journaliste de profession, part à la recherche d&rsquo;un secret de famille qui remonte à la Résistance. Une période où l&rsquo;héroïsme s&rsquo;est parfois confondu avec des actes que l&rsquo;on a préféré cacher sous le manteau. En filigrane, sans jamais citer son nom, Decouty nous raconte un peu la vie de Georges Guingouin, celui qui avait été surnommé « Le préfet du Maquis » tant il avait d&rsquo;importance dans la Résistance limousine. Communiste au début de la guerre, Guingouin s&rsquo;est souvent opposé aux consignes de son parti. Ce sont les victoires des résistants qu&rsquo;il dirigeait qui ont amené les Allemands à surnommer le Limousin « La petite Russie ». Guingouin est élu en 1945 maire de Limoges, ce qui ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;être accusé d&rsquo;exactions contre des civils pendant la guerre et d&rsquo;avoir dérobé de l&rsquo;argent. Déjà mauvaises pendant la guerre, les relations entre Guingouin et le PC se détériorent. Il est attaqué par les dirigeants du parti et exclu dans les années cinquante. En 1954 Guingouin est jugé et condamné suite aux accusations proférées à la Libération. On annonce son suicide en prison. Il avait en fait été battu à mort mais il en réchappe . Parce qu&rsquo;il est originaire de Saint-Junien, à proximité de Limoges et d&rsquo;Oradour-sur-Glane, Éric Decouty nous fait revivre avec passion cette période. Il crée pour cela un personnage amené à découvrir les faits et méfaits de son grand-père dans des lieux jamais nommés, le Village, la  Ville, la Sous-préfecture.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Il y a cette chape de plomb qui semble empêcher les gens de parler</p></blockquote>



<p>Joseph Kruger est le fils de Maurice Kruger et le petit-fils de Paul Kruger. À croire que les mères ne comptent pas dans son pays. Joseph a quitté le village en 1987 avec ses parents. Il avait douze ans et son grand-père, une figure du coin, venait de mourir. Il était communiste, les prénoms de ses descendants en attestent. Maurice renvoie à Thorez et Joseph au petit père des peuples. Après le décès du grand-père, la famille est en quête d&rsquo;un avenir meilleur, et ça commence pour Joseph par des études à la Ville. Trente années après Joseph Kruger revient au Village à la demande d&rsquo;un banquier, pour régler la succession de ses parents qui viennent de décéder. Joseph est désormais marié avec Janet une architecte américaine de Chicago avec qui il a eu deux enfants. Le Village a bien changé, ses trois cafés, son restaurant et les élèves de l&rsquo;école appartiennent au passé. Le séjour de Joseph s&rsquo;annonce court. Mais il multiplie les rencontres inattendues. Le fils de l&rsquo;ancien maire, désormais maire lui-même, qui habite le château du Village. Une ancienne amie de sa mère, et le banquier qui lui révèle de bien curieux secrets. Il y a aussi cette chape de plomb qui semble empêcher les gens de parler, même si certains disent que son grand-père se serait suicidé. Le séjour se prolonge, Joseph parcourt sa région d&rsquo;enfance, boit des bières au bistrot, remue ce que certains voudraient oublier. C&rsquo;est à croire que ses parents lui ont laissé cette tâche. Mais à trop fouiller l&rsquo;histoire on y découvre parfois ce qu&rsquo;on aurait préféré éviter.</p>
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		<title>Vies dérobées, Cinzia Leone, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 05:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ail et parmesan 🇮🇹]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des livres dont les premières pages vous assurent que vous irez au bout de votre lecture. Vies dérobées de Cinzia Leone en fait partie. Ce roman construit sur le thème de l&#8217;identité est une petite merveille. Il vous fait voyager de 1936 à 1992 entre la Palestine, la Turquie, les États-Unis, l&#8217;Italie [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Il</strong> <strong>y</strong> <strong>a</strong> <strong>des</strong> <strong>livres</strong> <strong>dont</strong> <strong>les</strong> <strong>premières</strong> <strong>pages</strong> vous assurent que vous irez au bout de votre lecture. <em>Vies</em> <em>dérobées</em> de Cinzia Leone en fait partie. Ce roman construit sur le thème de l&rsquo;identité est une petite merveille. Il vous fait voyager de 1936 à 1992 entre la Palestine, la Turquie, les États-Unis, l&rsquo;Italie et Israël. Le récit se déroule en trois étapes et démarre sur un mensonge. Celui que le Turc Ibrahim Özal commet en accaparant l&rsquo;identité du Juif Avraham Azoulay avec qui il est en affaires. Son acte va bouleverser sa vie et celle de sa famille. Il va aussi influer sur l&rsquo;existence de l&rsquo;Italienne Esther Giusti cinquante années plus tard. Pour nous conter cette saga la Romaine Cinzia Leone  introduit une étape intermédiaire qui met en scène le personnage de Giuditta, une jeune fille qui traverse la seconde guerre mondiale entre Ancône et Rome. Totalement addictif, le roman est l&rsquo;égal des meilleures réussites de Luca Di Fulvio comme <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Le gang des rêves (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=1084" target="_blank"><em><strong>Le</strong></em> <em><strong>gang</strong></em> <em><strong>des</strong></em> <em><strong>rêves</strong></em></a> ou <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Les prisonniers de la liberté (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://surbooke.fr/wordpress/?p=395" target="_blank"><em><strong>Les</strong></em> <em><strong>prisonniers</strong></em> <em><strong>de</strong></em> <em><strong>la</strong></em> <em><strong>liberté</strong></em></a>. Au point qu&rsquo;il faudra un jour s&rsquo;interroger sur ce que les auteurs italiens ont en plus. Le roman s&rsquo;interroge longuement sur ce que signifie être Juif sans jamais imposer une réponse. Car ses personnages auraient bien du mal à répondre à la question. Le livre parvient à parler avec espoir de l&rsquo;insoluble question des rapports entre Musulmans et Juifs. Journaliste, illustratrice, Cinzia Leone en est à son troisième roman et à son deuxième prix littéraire en Italie. Assurément une autrice à lire ! Une de plus chez Liana Levi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ibrahim Özal demeurera-t-il Musulman à l&rsquo;instar des Dömne ?</p></blockquote>



<p>Par le passé Avraham Azoulay avait toujours réussi à s&rsquo;enfuir, mais cette fois il n&rsquo;en a pas le temps. Alors qu&rsquo;il avait échappé aux pogroms d&rsquo;Odessa, il est tué à Jaffa en 1936 avec sa femme Myriam et leur fille Havah. Ils sont battus à mort dans leur maison. Leur nom s&rsquo;éteint. Musulman turc, Ibrahim Özal a tout entendu. Il récupère le contrat qui lui donne 10 % de l&rsquo;affaire d&rsquo;Azoulay dans le négoce du coton Karnak Ménoufi, la fleur du coton égyptien. Il ramasse aussi les passeports des défunts. Ibrahim Özal a déjà fait faillite par le passé à Istanbul, il ne s&rsquo;agirait pas de tout perdre à nouveau. Il s&rsquo;enfuit avec sa femme Myriam et leur fille Yasmine pour Istanbul <em>via</em> Rhodes. Özal décide de se faire passer pour Azoulay et de récupérer le coton auprès de son fournisseur un Copte d&rsquo;Alexandrie. Mais comment assumer cette nouvelle identité ? Ibrahim Özal demeurera-t-il Musulman à l&rsquo;instar des Dömne, ces Juifs convertis à l&rsquo;islam dans l&#8217;empire ottoman et qui avaient continué à vénérer en secret leur Dieu ? Ferra-t-il comme les Marranes, convertis de force au catholicisme par l&rsquo;Inquisition mais qui n&rsquo;avaient pas abandonné leur foi ? Özal décide de se couler entièrement dans la personnalité d&rsquo;Avraham Azoulay. Être circoncis était un premier atout. Restait à assimiler les nouveaux rites religieux. Mais il fallait aussi que sa femme se transforme en une Juive diaphane d&rsquo;Odessa et qu&rsquo;elle trahisse son identité. En attendant de se rendre en Égypte, le couple s&rsquo;installe à Djerba où réside une importante communauté juive.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Giuditta est en train de devenir juive par contrainte</p></blockquote>



<p>Ancône. Giuditta dix-sept ans et son frère Tibia dix-neuf viennent d&rsquo;être exclus du lycée. En 1936, les fascistes italiens n&rsquo;aiment pas les Juifs et pas davantage les anarchistes comme leur père qui est régulièrement tabassé et gavé d&rsquo;huile de ricin. Il est cette fois envoyé douze mois en relégation dans une petite île au sud du pays alors que sa femme se meurt d&rsquo;un cancer. Avant de partir le père donne en cachette à ses enfants une boulette de papier qui comporte trois noms et autant de numéros de téléphone. Le premier est celui d&rsquo;un sénateur juif qui accueille et embauche les deux jeunes gens à Rome comme femme de chambre et comme coursier. Quand le sénateur décède en 1940, ils migrent à Ostie à la rencontre du deuxième nom de la liste. Cela leur vaut une embauche dans le Ghetto de Rome comme cordonnier pour Tibia et chez un marchand de boulons pour Giuditta. Mais elle n&rsquo;y reste pas pour éviter de se faire tripoter par son patron. On la retrouve bonne d&rsquo;enfants chez la famille Della Seta qui peine à vivre de son commerce de statuettes chrétiennes, une activité désormais interdite aux Juifs. Elle retourne avec son frère à Ancône en 1943. Giuditta s&rsquo;est toujours sentie juive par hasard, elle est en train de le devenir par contrainte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Esther a toujours mangé du porc et pas seulement de la <em>bresaola</em></p></blockquote>



<p>Rome 1991, Esther trente-six ans, divorcée, accepte de rencontrer Ruben Pardes qui souhaite l&rsquo;épouser. Cet avocat quadragénaire lui propose un contrat de mariage qu&rsquo;il juge idéal, tout en ajoutant que l&rsquo;amour viendra après. Peu importe que le père décédé d&rsquo;Esther ne fût pas juif puisque sa mère Giuditta l&rsquo;est. Pardes sort d&rsquo;un mariage avec une Polonaise catholique qui s&rsquo;est peu à peu transformé en fiasco. Esther a été élevée dans la religion catholique, mais sa mère ne lui a rien imposé comme à ses autres enfants. Esther a toujours mangé du porc et pas seulement de la <em>bresaola</em> comme ses cousins, toute Cohen qu&rsquo;elle fût du côté de sa mère. Dans sa famille on célébrait les fêtes juives et catholiques ce qui la faisait douter de son identité. Qui était-elle vraiment ? Petite elle avait frappé une camarade de classe qui rejetait les Juifs. Mais adulte où se situait-elle ?</p>
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		<title>Et ils dansaient le dimanche, Paola Pigani, Éditions Liana Levi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 05:28:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Liana Levi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un indispensable souvenir que nous offre Paola Pigani. Celui des ouvrières lyonnaises des années qui ont précédé le Front populaire. Comme souvent dans ses écrits Paola Pigani s&#8217;attache aux femmes venues d&#8217;ailleurs, peut-être parce que sa famille installée dans le Poitou est originaire d&#8217;Italie. Et ils dansaient le dimanche c&#8217;est l&#8217;histoire de la Sase, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/09/08/et-ils-dansaient-le-dimanche-paola-pigani-editions-liana-levi/">Et ils dansaient le dimanche, Paola Pigani, Éditions Liana Levi</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C&rsquo;est un indispensable souvenir</strong> que nous offre Paola Pigani. Celui des ouvrières lyonnaises des années qui ont précédé le Front populaire. Comme souvent dans ses écrits Paola Pigani s&rsquo;attache aux femmes venues d&rsquo;ailleurs, peut-être parce que sa famille installée dans le Poitou est originaire d&rsquo;Italie. <em>Et ils dansaient le dimanche</em> c&rsquo;est l&rsquo;histoire de la Sase, la Soie artificielle du Sud-Est, la première usine française à fabriquer de la viscose. La production avait débuté en 1904 à Sárvár en Hongrie, et à la fermeture de l&rsquo;usine en 1927 elle avait migré à Vaulx-en-Velin à côté de Lyon. Ses propriétaires MM. Gillet et Chatin ont alors cherché la main-d&rsquo;œuvre servile qui manquait, dans les plaines magyares et en Pologne. Comme l&rsquo;époque s&rsquo;y prêtait de nombreux Italiens sont aussi arrivés à Lyon pour fuir le fascisme. Cette immigration spontanée les contraignait à se débrouiller pour vivre en dehors des usines, dans des bidonvilles plutôt que dans les logements mis à disposition par le patronat. Au-delà de la Sase le roman raconte la vie ouvrière, les soixante heures hebdomadaires, le retard d&rsquo;une minute au pointage tarifé un quart d&rsquo;heure, le travail imposé le dimanche quand le besoin s&rsquo;en faisait sentir. Pour les salaires mieux valait être un homme qu&rsquo;une femme, un Français qu&rsquo;un Étranger. Il fallait faire avec les ordres des petits chefs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La vie ouvrière est aussi faite de solidarités entre les femmes</p></blockquote>



<p>À la Sase on ventilait rarement les ateliers alors qu&rsquo;on respirait des vapeurs de soude et d&rsquo;acide dont la nocivité était officiellement contrecarrée par des distributions de lait. Et il y avait pire. Dans l&rsquo;usine pyrotechnique de Décines, les explosions se multipliaient au point que les ouvrières étaient parfois brûlées vives. Mais la vie à l&rsquo;usine était aussi faite de solidarités entre les femmes, contre le patronat, contre les hommes, et contre le racisme particulièrement présent dans des communes habitées par 50 % d&rsquo;immigrés. Décines était ainsi le fief des Arméniens, ceux qu&rsquo;on appelait les  « ian ». Le dimanche avait une place essentielle dans la vie ouvrière puisque les congés payés n&rsquo;existaient pas encore. On s&rsquo;éloignait des cités apparentées à l&rsquo;usine, on migrait dans le parc de la Tête d&rsquo;or, dans l&rsquo;île Barbe ou plus loin vers la Saône. On désertait parfois la messe pour monter dans le tramway et découvrir la ville. Place aux bals, à la musique, à la danse et au cinéma en espérant trouver celui ou celle avec qui on vivrait. Les Français avaient un gros avantage pour séduire les jeunes immigrées, ils leur apporteraient leur nationalité en cas de mariage.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les temps s&rsquo;annoncent difficiles avec des licenciements</p></blockquote>



<p>Le récit se concentre sur une jeune hongroise Szonja et sa cousine Márieka qui arrivent en train à Lyon depuis Budapest. C&rsquo;était le prix à payer pour échapper aux travaux des champs, pour ne pas passer sa vie à gaver les oies, pour ne pas se contenter d&rsquo;une unique robe par saison. Szonja et Márieka dix-sept ans atterrissent dans le foyer des sœurs du Très-Saint-Sauveur. Elles bénéficient chacune d&rsquo;une chambre dont le prix est prélevé sur leurs salaires. Elles ne savent pas encore que les religieuses vont contribuer à leur manière à faire d&rsquo;elles de dociles ouvrières. Ici pas de baisers derrière les buissons et le dimanche&nbsp;tout le monde à l&rsquo;office. Le curé est avec les patrons, il ne s&rsquo;agirait pas de se faire remarquer. Mais la messe c&rsquo;est aussi un moment pour rencontrer des garçons avec d&rsquo;autres vêtements que ceux qu&rsquo;on porte à l&rsquo;usine. Szonja se lie d&rsquo;amitié avec Elsa une Italienne avec qui elle partagera les spécificités de sa communauté, la <em>focaccia</em>, le <em>riso</em> <em>rosso</em> et les gâteaux aux raisins secs. Elsa est une femme capable de lui passer un bâton de rouge pour qu&rsquo;elle se fasse <em>una</em> <em>bocca</em> <em>di</em> <em>gioa</em>, une bouche de joie. Pour ces deux ouvrières comme pour les autres les temps s&rsquo;annoncent difficiles avec des licenciements, des réductions d&rsquo;horaires et des baisses de salaires. Pire encore les ligues d&rsquo;extrême droite se font menaçantes. Mais les ouvriers n&rsquo;ont pas dit leurs derniers mots. Ensemble ils pourront beaucoup. Encore une très belle réussite éditée par Liana Levi.</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2021/09/08/et-ils-dansaient-le-dimanche-paola-pigani-editions-liana-levi/">Et ils dansaient le dimanche, Paola Pigani, Éditions Liana Levi</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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