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	<title>Archives des Jean-Claude Lattès - Surbooké</title>
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	<description>Le blog de Laurent Bisault</description>
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	<title>Archives des Jean-Claude Lattès - Surbooké</title>
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		<title>La commode aux tiroirs de couleurs, Olivia Ruiz, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 05:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas d&#8217;idée préconçue ! Un chanteur ou une chanteuse peut parfaitement se transformer en excellent écrivain. Marc Lavoine l&#8217;avait montré avec L&#8217;homme qui ment. Olivia Ruiz s&#8217;y est collée avec La commode aux tiroirs de couleurs, une merveille de roman sur la transmission au sein d&#8217;une famille déracinée. Un livre consacré à la grand-mère de [&#8230;]</p>
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<p><strong>Pas</strong> <strong>d&rsquo;idée</strong> <strong>préconçue !</strong> Un chanteur ou une chanteuse peut parfaitement se transformer en excellent écrivain. Marc Lavoine l&rsquo;avait montré avec <a href="https://surbooke.fr/wordpress/?p=1200" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="L'homme qui ment (s’ouvre dans un nouvel onglet)"><em>L&rsquo;homme</em> <em>qui</em> <em>ment</em></a>. Olivia Ruiz s&rsquo;y est collée avec <em>La</em> <em>commode</em> <em>aux</em> <em>tiroirs</em> <em>de</em> <em>couleurs</em>, une merveille de roman sur la transmission au sein d&rsquo;une famille déracinée. Un livre consacré à la grand-mère de la narratrice et aux femmes qui l&rsquo;ont entourée : ses deux sœurs, sa mère, sa fille ainsi que toutes celles qui l&rsquo;ont aidée à vivre. Un bouquin écrit au féminin, dynamique, sensuel, amoureux, où le malheur n&rsquo;a jamais le dernier mot. Un roman sonore, odorant, goûteux grâce à la cuisine que ces femmes ont ramenée d&rsquo;Espagne. Dans leurs murs ça sent la tomate, l&rsquo;oignon, l&rsquo;ail, le poivron, le piment, le safran, la cannelle, la fleur d&rsquo;oranger, le jasmin. Le roman parle de la langue qu&rsquo;il faut apprendre pour entrer dans un nouvel environnement. Le livre est à l&rsquo;image d&rsquo;Olivia Ruiz qui a mélangé sa parentèle pour l&rsquo;écrire. Publié en 2020, <em>La</em> <em>commode</em> <em>aux</em> <em>tiroirs</em> <em>de</em> <em>couleurs</em> a connu un grand succès parfaitement mérité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Espagnols de merde, ils sont sales, ils puent</p></blockquote>



<p>L&rsquo;histoire repose sur une commode qu&rsquo;une grand-mère a légué à sa petite-fille pour qu&rsquo;elle découvre tiroir après tiroir quelle a été sa vie. L&rsquo;Albuela, Rita de son vrai nom, c&rsquo;était le ciment de la famille. Rita était avec Papi celle qui emmenait les cousins en vacances à Narbonne-Plage. Dormir à six tête-bêche avec les grands-parents dans le lit du <em>mobile home</em> qu&rsquo;ils louaient était un plaisir. Le drame n&rsquo;intervenait que quand un des enfants devenu trop grand devait migrer sur un lit de camp. Mais avant, bien avant, la vie de Rita avait été compliquée. Ses parents, Républicains espagnols, l&rsquo;avaient envoyée en 1939  avec ses deux sœurs dans de la famille en France, peu avant la fin de la guerre civile. Une migration que près d&rsquo;un demi-million de compatriotes ont connu. Les parents de Rita étaient restés, fidèles à leur engagement, et traqués ils finirent pas se donner la mort. Rita, Leonor  et Carmen aboutissent chez le tió Pepe de Narbonne après un passage par le sinistre camp d&rsquo;Argelès. Les premiers mots français qu&rsquo;elles apprennent sont ceux prononcés sur leur passage : Espagnols de merde, ils sont sales, ils puent. Et comme le tió Pepe ne veut pas altérer son statut de notable en les accueillant, il les place dans un immeuble occupé par des réfugiés. Pour elles une chambre qu&rsquo;elles payent en faisant de la couture. La boss de l&rsquo;immeuble s&rsquo;appelle Madrina. De sa chambre de 25 mètres carrés qu&rsquo;elle habite seule elle régente tout. Les repas qu&rsquo;il est interdit de sauter, les travaux de couture, la formation des couples. Celui-là, même pas en rêve, il fourre sa nouille partout. Rude et attentive. Une mère de substitution pour Rita à qui elle explique ses premières règles.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Rita qui rêve de s&rsquo;intégrer parle français sans accent</p></blockquote>



<p>Rita tombe amoureuse de Raphael un réfugié andalou rencontré à Toulouse, un ardent défenseur de la République qui n&rsquo;a jamais baissé les bras devant le régime de <em>l&rsquo;hijo</em> <em>de</em> <em>puta</em>. Rita qui rêve de s&rsquo;intégrer parle français sans accent et se fait appeler Joséphine Blanc. Mais Raphael n&rsquo;est pas dupe. Le coup de foudre est total. Ils vivent ensemble deux ans d&rsquo;un amour fou, jusqu&rsquo;à ce que le bel Andalou ne revienne pas d&rsquo;une mission au pays de Franco. Rita retourne à Narbonne, elle retrouve ses sœurs et Madrina, et c&rsquo;est dans cet environnement de femmes qu&rsquo;elle met au monde sa fille. André son voisin français s&rsquo;impose comme le père de son enfant. Tout le monde sait autour d&rsquo;elle qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le père biologique mais Rita ne le dira jamais à sa fille Cali, parce que sa fille ne voudra jamais l&rsquo;entendre. André est un bon père et un piètre amant pour Rosa. Il finit toutefois par lui faire un petit Juan. Mais rien n&rsquo;est simple dans cette famille qui se fixera à Marseillette où a grandi Olivia Ruiz.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-dailymotion wp-block-embed-dailymotion wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>La supplication, Svetlana Alexievitch, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 05:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman biélorusse 🇧🇾]]></category>
		<category><![CDATA[🤍🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au début il y eut une petite phrase sur le compte Instagram de Nicolas Mathieu : « Un des meilleurs bouquins que j&#8217;aie jamais lu ». Elle renvoyait à La supplication le livre de Svetlana Alexievitch, une écrivaine biélorusse qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2015 pour ses écrits sur l&#8217;Afghanistan, Tchernobyl, [&#8230;]</p>
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<p><strong> Au début il y eut une petite phrase sur le compte Instagram de Nicolas Mathieu</strong> : « <em>Un des meilleurs bouquins que j&rsquo;aie jamais lu</em> ». Elle renvoyait à <em>La</em> <em>supplication</em> le livre de Svetlana Alexievitch, une écrivaine biélorusse qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2015 pour ses écrits sur l&rsquo;Afghanistan, Tchernobyl, et sur la politique russe envers l&rsquo;Ukraine. Soit autant de sujets qui l&rsquo;ont menée dans des relations conflictuelles avec les autorités de son pays.<em> La Supplication </em>sous-titrée « Tchernobyl, chroniques du monde après l&rsquo;Apocalypse » est constituée de témoignages d&rsquo;habitants et de personnes qui sont intervenues autour de la centrale après l&rsquo;explosion. Sa lecture souvent insoutenable décrit autant l&rsquo;horreur de ce qui s&rsquo;est passé aux confins de l&rsquo;Ukraine et de la Biélorussie, que la décrépitude du système soviétique qui n&rsquo;a fait que l&rsquo;aggraver. Svetlana Alexievitch nous dit sobrement au début de l&rsquo;ouvrage que « <em>Le 26 avril 1986&nbsp;une série d&rsquo;explosions détruit le réacteur et le bâtiment de la quatrième tranche du réacteur nucléaire de Tchernobyl. Pendant la seconde guerre mondiale les Nazis avaient détruit 619 villages en Biélorussie et exterminé leur population. À la suite de la catastrophe le pays en perd 485. C&rsquo;est un désastre.</em> »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <em>Tchernobyl</em>, <em>zéro</em> <em>mort</em> » Arnaud Montebourg</p></blockquote>



<p>Quelques semaines avant le <em>post</em> de Nicolas Mathieu, Arnaud Montebourg s&rsquo;était exprimé à propos des centrales nucléaires : « <em>Il</em> <em>faut</em> <em>relativiser</em> <em>la</em> <em>question</em> <em>du</em> <em>risque</em>. <em>Fukushima</em>, <em>zéro</em> <em>mort</em>. <em>Il</em> <em>y</em> <em>a</em> <em>un</em> <em>débat</em> <em>qui</em> <em>s&rsquo;ouvre</em>, <em>mais</em> <em>enfin</em>, <em>zéro</em> <em>mort</em>. <em>Tchernobyl</em>, <em>zéro</em> <em>mort</em>. ». Montebourg n&rsquo;était pas interrogé par surprise au détour d&rsquo;un trottoir. Il intervenait face au maire de Grenoble Éric Piolle dans un débat intitulé  « Le nucléaire est-il écologique » organisé par&nbsp; <em><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Reporterre (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://m.reporterre.net/Nucleaire-le-recit-du-debat-Montebourg-Piolle-sur-Reporterre?__twitter_impression=true" target="_blank">Reporterre</a></strong></em>. Repris par Hervé Kempf un des animateurs, Montebourg a reconnu son erreur, sa « <em>bêtise</em> ». Le mot est faible quand on sait que certaines estimations parlent de plusieurs dizaines de milliers de morts, le plus difficile étant la mesure des décès différés. La lecture du livre de Svetlana Alexievitch ne laisse de toute façon aucun doute sur l&rsquo;ampleur du drame. À Fukushima les décès furent infiniment moins nombreux mais ils ont existé en-dehors des morts du tsunami. En prononçant ces paroles Montebourg s&rsquo;est probablement définitivement décrédibilisé. Mais il illustre aussi l&rsquo;impossibilité d&rsquo;avoir un débat rationnel sur le nucléaire devant la société française. Les raisons en sont multiples. Parmi les plus importantes il y a le système électoral français qui attribue la quasi-totalité du pouvoir au président de la république. Or le chef de l&rsquo;État n&rsquo;est jamais élu sur son choix énergétique mais sur bien d&rsquo;autres éléments. Il en va différemment en Allemagne où la pratique du consensus a permis au pays de décider de sortir du nucléaire trois mois après la catastrophe de Fukushima. Il serait sain d&rsquo;en discuter devant les Français qui en dernière instance choisiraient leur politique énergétique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La prétendue excellence française dans l&rsquo;industrie nucléaire n&rsquo;est plus qu&rsquo;un mythe eu égard aux retards de construction des EPR</p></blockquote>



<p> On découvrirait alors que le risque nucléaire n&rsquo;est nullement comparable aux autres risques industriels comme le prétend Arnaud Montebourg. Que l&rsquo;électricité française principalement d&rsquo;origine nucléaire n&rsquo;est moins chère que parce que ne sont pas provisionnées les sommes nécessaires pour démanteler les centrales. Que les travaux demandés par l&rsquo;autorité de sûreté du nucléaire (ASN) pour prolonger leur fonctionnement devraient coûter autour de 100 milliards d&rsquo;euros. Que les énergies renouvelables sont désormais moins coûteuses que le nucléaire. Que l&rsquo;Allemagne n&rsquo;a pas augmenté ses rejets de CO2 en sortant du nucléaire comme le rappelle régulièrement <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Pau Neau (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://twitter.com/PaulNeau" target="_blank">Paul Neau</a></strong>. Ce pays a davantage augmenté sa production d&rsquo;électricité renouvelable qu&rsquo;elle n&rsquo;a baissé ses productions nucléaires et fossiles sur les dix dernières années. Il y  a certes encore trop d&rsquo;électricité issue du charbon en Allemagne, mais il faut aussi prendre en compte la difficulté sociale à fermer les mines qui est d&rsquo;une autre ampleur que celles induites par l&rsquo;arrêt de Fessenheim en France. Que la prétendue excellence française dans l&rsquo;industrie nucléaire n&rsquo;est plus qu&rsquo;un mythe eu égard aux retards de construction des EPR. Qu&rsquo;il existe des scénarios de sortie du nucléaire en France comme celui de <strong>négaWatt</strong> qui s&rsquo;appuie en plus des renouvelables sur l&rsquo;efficacité et la sobriété énergétiques. Soit comme ne le cesse de le dire Corinne Lepage que le nucléaire est une industrie du passé. En attendant qu&rsquo;un débat national s&rsquo;ouvre on pourra toujours se contenter de la lecture de <em>La supplication</em>.</p>



<p> </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Aucune infirmière ne s&rsquo;approche de son mari qu&rsquo;elles qualifient de réacteur</p></blockquote>



<p>À Tchernobyl les pompiers sont appelés pendant la nuit en urgence et partent en chemise balancer le graphite brûlant en bas du réacteur. Personne ne les avaient prévenus. Au matin ils sont transférés à l&rsquo;hôpital. Beaucoup vont mourir mais ils ne le savent pas encore. Dans la ville on ne parle pas de radiations et les familles continuent à cultiver leur potager. La femme d&rsquo;un pompier enceinte de six mois est prise de vomissements. Elle retrouve son mari dans un établissement radiologique moscovite où il a été transféré avec ses collègues quand elle apprend qu&rsquo;elle ne pourra plus avoir d&rsquo;enfants. Son système nerveux central et sa moelle épinière ont été touchés. Elle sera la seule épouse à pénétrer dans l&rsquo;hôpital car les médecins veulent les protéger. Pour entrer elle leur a caché sa grossesse. Aucune infirmière ne s&rsquo;approche de son mari qu&rsquo;elles qualifient de réacteur. Malgré la greffe de la moelle osseuse de sa sœur son époux décède quatorze jours après l&rsquo;explosion, il n&rsquo;est plus qu&rsquo;une énorme plaie. On l&rsquo;enterre à Moscou dans un cercueil en zinc sous des dalles de béton. Sa femme et ses beaux-parents rentrent au village. Elle accouchera à huit mois et sa petite fille mourra aussitôt. Une kolkhozienne a trouvé dans les champs des morceaux de césium. On lui a conseillé de travailler avec des gants de coton, de laver les bûches et l&rsquo;intérieur de sa maison, de ne plus utiliser l&rsquo;eau, et enfin d&rsquo;évacuer le village. Trop vieille pour partir, elle a préféré rester en étant ravitaillée par les miliciens. Au début elle lutte contre la prolifération des rats qui ne craignent plus rien. D&rsquo;autres familles s&rsquo;installent plus loin en se cachant pour échapper aux soldats qui ont tué tous les chiens porteurs de poussières radioactives. Elles font vingt kilomètres à pied pour le pain, mais elles peuvent continuer à cultiver autant qu&rsquo;elles le souhaitent la terre étant libre d&rsquo;accès. Elles boivent aussi le lait de leurs vaches avec toujours la même idée : rentrer au village.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les soldats sont bien payés, trois fois leur solde habituelle, mais ne sont pas informés</p></blockquote>



<p>Outre les pompiers les militaires envoyés sur le site payent un lourd tribut. Ils n&rsquo;ont pas le choix, c&rsquo;est ça ou la cour martiale. Ils y vont vêtus d&rsquo;une calotte blanche,&nbsp;d&rsquo;une blouse et d&rsquo;un masque de gaze. La zone est déclarée interdite, déjà vidée de ses habitants, et les soldats sont fiers d&rsquo;y travailler. Ils savent qu&rsquo;ils sont nés, non pas pour être riches, mais pour devenir des héros. Leur tâche consiste d&rsquo;abord à empêcher les habitants de rentrer ce qu&rsquo;ils ne comprennent pas. D&rsquo;un côté de la frontière leur maison leur est interdite, de l&rsquo;autre les vaches paissent. Les soldats sont bien payés, trois fois leur solde habituelle, mais ne sont pas informés. Tout ce qui peut sortir de la zone se négocie en alcool. Certains leur disent qu&rsquo;ils ne risquent rien même en léchant leur hélicoptère. D&rsquo;autres les incitent à se fabriquer des protections. Ce n&rsquo;est que trois ans après qu&rsquo;ils commenceront à mourir. Ils revenaient presque tous d&rsquo;Afghanistan où tout était plus simple. Une balle suffisait pour décéder. Revenu chez lui, un soldat donne son calot à son fils qui lui avait tant réclamé. Deux ans après cet enfant souffrira d&rsquo;une tumeur au cerveau. Des bébés naissent avec une tripe aplasie : pas de vagin, pas d&rsquo;anus, pas de rein gauche. Les médecins ne parviennent pas à les reconstruire et l&rsquo;État biélorusse se refuse à lier ces pathologies à l&rsquo;explosion de la centrale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La nourriture a un goût de césium et de strontium</p></blockquote>



<p class="has-text-align-left">Tout va bien, tout est sous contrôle. C&rsquo;est ce que Gorbatchev annonce aux habitants des villages touchés à la télévision. Le secrétaire local du parti communiste est attendu sur place. Mais où va-t-il passer ? Les militaires le comprennent en voyant la triple couche de bitume fraîchement posée qui lui évitera la poussière radioactive que tous avalent dans les chemins de terre. Dans les champs les pommiers sont en fleurs mais il n&rsquo;y a aucune odeur. L&rsquo;organisme réagit aux fortes radiations en bloquant certains organes. La récolte des légumes s&rsquo;annonce exceptionnelle. Mais il est inconcevable de jeter les concombres. Les habitants multiplient donc les conserves. Sage précaution. À Noël les étals des magasins seront vides et les habitants compenseront avec leurs provisions au point que certains diront en plaisantant que la nourriture a un goût de césium et de strontium. Ils ont de toute façon fait au mieux pour protéger leur bétail. Certains ont gardé les vaches à l&rsquo;étable tout en leur amenant de l&rsquo;herbe des champs. Les appels au secours des physiciens sont ignorés des autorités. Pourtant les responsables politiques prennent des pastilles d&rsquo;iode mais ne le distribuent pas à la population. Il ne faudrait pas déclencher une panique.</p>



<p></p>
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		<title>La Sainte Touche, Djamel Cherigui, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 05:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit livre, grosse surprise, immense plaisir. Djamel Cherigui, 34 ans, épicier roubaisien le jour et écrivain la nuit, nous offre un premier roman détonnant qui cartonne. Un roman ? Pas vraiment. Une quasi-autobiographie revisitée par une plume qui en fait tout le charme. On a parlé de Céline qui avait révolutionné l&#8217;écriture pour décrire la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Petit livre, grosse surprise, immense plaisir. Djamel Cherigui, 34 ans, épicier roubaisien le jour et écrivain la nuit, nous offre un premier roman détonnant qui cartonne. Un roman ? Pas vraiment. Une quasi-autobiographie revisitée par une plume qui en fait tout le charme. On a parlé de Céline qui avait révolutionné l&rsquo;écriture pour décrire la misère de la banlieue. Mais Cherigui est drôle en plus d&rsquo;être fréquentable. C&rsquo;est bien plus un nouvel Audiard qui aurait été updaté dans un quartier maghrébin. Son écriture tient de l&rsquo;oralité, parce que nous explique Cherigui, ses tentatives plus traditionnelles n&rsquo;étaient pas convaincantes. Ce n&rsquo;est pas pour autant qu&rsquo;il ne connaît pas la littérature. Au contraire. Il s&rsquo;est sorti de sa période fumette le jour où il a découvert la biographie de Napoléon écrite par Max Gallo. Un déclic qui lui a fait lire les plus grands auteurs du XIXe. Pourtant si vous êtes accro aux classiques, amoureux de Vaugelas, compulsif du Grévisse, inconditionnel du dico de l&rsquo;Académie, que tchi, nada, walou, ce livre n&rsquo;est pas pour vous. Dans tous les autres cas lisez le. Il va faire travailler vos zygomatiques,&nbsp;et enrichir votre vocabulaire comme le préconisait le grand linguiste Alain Rey qui appréciait tellement les nouveaux mots qu&rsquo;il chantait du rap après avoir bouclé ses dictionnaires <em>Le</em> <em>Robert</em>. Vous allez vous régaler même si le roman faiblit un peu sur la fin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Alain c&rsquo;était pas un mec à qui on allait la faire</p></blockquote>



<p>Il est écrit à la première personne sans que l&rsquo;on sache jamais le nom du narrateur. Son truc c&rsquo;est l&rsquo;écriture, mais comment peux-tu écrire quand ton daron t&rsquo;a foutu dehors, lassé de tes retards au retour du lycée. C&rsquo;était pas qu&rsquo;une question d&rsquo;horaires, il avait découvert du shit dans la chambre de son fils. Alors il avait pété un câble. Que son fils fume le narguilé, grille le bambou, se prenne pour un Cherokee, c&rsquo;était juste pas possible. Ça allait chier. Et en plus le morveux voulait arrêter l&rsquo;école pour être écrivain. Et pourquoi pas astronaute alors que lui se tuait à la tâche à l&rsquo;usine. Écrivain, un truc de pédé. Son fils serait de la jaquette, à voile et à vapeur, il voudrait se prostituer, faire le mignon avec des vieux dégueulasses ? Dehors ! Alors heureusement qu&rsquo;il l&rsquo;a rencontré Alain Basile, épicier à la Belle Saison, Alain qui était pourtant tout sauf un poète. Quand il l&rsquo;a croisé, cela faisait un moment qu&rsquo;il n&rsquo;avait plus dormi ni mangé correctement. Il en avait bouffé des squats délabrés, des toxicos, des punks à chiens. Des mecs qui t&rsquo;écorcheraient vif pour un bifton de cinq balles. Avec Alain ça avait été différent. Alain c&rsquo;était un mec qui voulait faire fortune et pas qu&rsquo;en vendant des canettes de 16 aux gonzes qui zonaient le soir. Lui son truc c&rsquo;étaient les immeubles de rapport, le trafic de cigarettes, le commerce de la beuh. Ce qui l&rsquo;exaspérait Alain c&rsquo;étaient les retards de paiement. C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;il y mettait les moyens en visitant ses locataires le 5 du mois quand ils venaient de toucher, distribuant force baffes, expulsant les mauvais payeurs à coups de pompes dans le cul. Alain c&rsquo;était pas un mec à qui on allait la faire. C&rsquo;est pas lui qu&rsquo;allait se carrer ses thunes bien profond. C&rsquo;est comme locataire qu&rsquo;il l&rsquo;avait connu, dans un de ses immeubles crasseux où il avait pour voisin un légionnaire roumain, Manu un amateur de poudre afghane, Vanessa le trans brésilien accro au sucre glace bolivien, et Thierry qu&rsquo;avait fait l&rsquo;Algérie. Rien que le haut du panier. Alain il avait tout de suite vu qu&rsquo;il pouvait lui faire confiance. L&#8217;emmener la nuit dans ses tournées où il récupérait la weed. Avec une seule consigne, qu&rsquo;il déclare aux condés que la sacoche lui appartenait s&rsquo;ils lui posaient la question. Il avait pas l&rsquo;air Alain, mais il ne lâchait jamais le morceau. Même avec les filles alors qu&rsquo;il avait du bid, presque plus de tifs, et des ratiches gâtées au point qu&rsquo;on aurait pu jouer aux dames dessus. Lui ça l&rsquo;écœurait qu&rsquo;il leur parle comme ça aux nanas. Il ne l&rsquo;aurait jamais fait parce qu&rsquo;il ne s&rsquo;était encore jamais servi de son zgeg autrement que pour pisser. Petit à petit il avait progressé dans le boulot au point qu&rsquo;Alain lui avait confié des missions importantes, pas vraiment faciles, au risque de finir en lamelles dans le mafé du zig qu&rsquo;il devait mettre à l&rsquo;amende. Faut se méfier dans ce métier. Le danger n&rsquo;est pas toujours où on l&rsquo;attend. Y a des femmes qui veulent vous&nbsp; planter les ongles dans les yeux, vous crever la rétine, vous transpercer les prunelles, faire jaillir le globe oculaire. Alors il notait tout ce qu&rsquo;il vivait, ces quelques lignes annonçant un excellent chapitre, puis un roman. Autant dire une œuvre en devenir.</p>
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		<title>Le roi n&#8217;avait pas ri, Guillaume Meurice, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 05:26:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On pouvait croire qu&#8217;on aller se poiler. Ou craindre que le bouquin n&#8217;ait été édité qu&#8217;en raison de la notoriété de son auteur. Dans les deux cas on se trompait. Le roi n&#8217;avait pas ri n&#8217;est pas une compilation des meilleures chroniques de Guillaume Meurice même si le livre est plein d&#8217;humour. C&#8217;est tout le [&#8230;]</p>
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<p><strong>On pouvait croire qu&rsquo;on aller se poiler</strong>. Ou craindre que le bouquin n&rsquo;ait été édité qu&rsquo;en raison de la notoriété de son auteur. Dans les deux cas on se trompait. <em>Le roi n&rsquo;avait pas ri </em>n&rsquo;est pas une compilation des meilleures chroniques de Guillaume Meurice même si le livre est plein d&rsquo;humour. C&rsquo;est tout le contraire d&rsquo;un ouvrage bâclé. Que son éditrice Clara Dupont-Monot participe à la même émission que lui sur France Inter ne signifie pas qu&rsquo;elle lui ait accordé un passe-droit. Il faut y voir la reconnaissance de la qualité du travail de Meurice, de la part d&rsquo;une autrice de plusieurs romans médiévaux. <em>Le roi n&rsquo;avait pas ri</em> c&rsquo;est une histoire érudite, remarquablement écrite, à en faire pâlir d&rsquo;envie Edith et Roger deux intimes de Meurice. Elle nous conte la vie de Triboulet bouffon de Louis XII puis de François 1er, qui avait le droit de leur dire leurs quatre vérités sous réserve de les faire rire. Mais s&rsquo;il se loupait, les rois pouvaient l&rsquo;envoyer à la mort, ce qui n&rsquo;aurait pas manqué de réjouir les nobles de la cour qu&rsquo;il avait humiliés pour amuser les souverains. Le livre incite à réfléchir sur les rapports des humoristes et du pouvoir. Dans quelles conditions et jusqu&rsquo;où peuvent-ils s&rsquo;exprimer, certes&nbsp;aujourd&rsquo;hui&nbsp;sans risquer leur tête mais en pouvant perdre leur emploi ? Ce n&rsquo;est pas Stéphane Guillon et Didier Porte virés de France Inter par Philippe Val qui nous diraient le contraire. Et pas davantage Sébastien Thoen licencié de Canal Plus pour avoir déplu à Bolloré. On retrouve dans l&rsquo;ouvrage de Guillaume Meurice son rejet de la chasse et des chasseurs, son dégoût de la guerre. Son refus d&rsquo;être aux côtés  « <em>des puissants, vainqueurs, des dominants, de ceux qui écrasent, détruisent, souillent </em> ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Triboulet découvrit les flagorneries de la cour indispensables pour se faire bien voir du monarque</p></blockquote>



<p>Triboulet, dont les historiens attestent de l&rsquo;existence sans pouvoir en dire beaucoup plus, est pour tout cela un magnifique porte-parole. Il avait été surnommé Laideron par sa famille blésoise qui ne tarda pas à le jeter à la rue, où il vécut de mendicité et de rapines avant d&rsquo;être recueilli comme fou à la cour de Louis XII. On continua à se moquer de lui mais il gagna un gîte et découvrit l&rsquo;usage du savon, des vêtements taillés par le couturier du roi, ainsi que le patronyme qui le fera rentrer dans l&rsquo;histoire. Il se reput des mets les plus luxueux, poulardes, bars en sauce, pâtés d&rsquo;alouettes, pièces montées. Ne manquaient que les homards qui furent inventés bien plus tard spécialement pour l&rsquo;Assemblée nationale. Triboulet découvrit les flagorneries de la cour indispensables pour se faire bien voir du monarque. Indispensables car comme lui dit Le Vernoy, celui qui l&rsquo;éduqua,  « <em>Le roi décide, on exécute </em> ». Chirac parlant de Sarkozy n&rsquo;avait rien inventé. Par chance Louis XII aimait les arts, ce qui fit de lui le protecteur de Triboulet, celui qui l&#8217;emmenait partout, à la table du Conseil et sur les champs de bataille italiens où le bouffon découvrit les horreurs de la guerre. Mais que faisait-il là ? Comment pouvait-il faire rire en pataugeant dans le sang ? Hélas Louis XII mourut, sans laisser d&rsquo;héritier mâle, et laissa la place à un lointain cousin. Triboulet rempila auprès de François 1er qui le connaissait depuis longtemps. Le bouffon perdit un monarque réfléchi contre un jeune étalon qui ne pensait qu&rsquo;à saillir de la donzelle, à chasser et à jouer de l&rsquo;épée au milieu des cadavres. Triboulet qui avait découvert Érasme s&rsquo;en affligeait. Par peur de mourir du côté de Marignan ou Pavie, et parce qu&rsquo;il ne voyait aucun intérêt à ces massacres. Triboulet comme Guillaume Meurice n&rsquo;apprécie vraiment pas les boucheries. François 1er ruina encore un peu plus son pays, perdit la liberté quand il fut capturé, ce qui lui coûta une partie de son royaume. De retour en France il retrouva avec plaisir Triboulet qui continuait à le faire rire.  « <em>Il connaissait son rôle à la perfection. Il le connaissait par cœur, par foie, par tripes</em> ». Jusqu&rsquo;au jour où &#8230;</p>
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		<title>Les fureurs invisibles du cœur, John Boyne, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 05:49:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman irlandais 🇮🇪]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;histoire de l&#8217;Irlande de 1945 à nos jours. L&#8217;histoire des méfaits de la religion catholique notamment sur les femmes et les homosexuels. Et à la fin, la modernisation de ce pays qui a été le premier État européen à reconnaître le mariage gay. C&#8217;est à ce défi tout personnel que nous convie John Boyne, écrivain [&#8230;]</p>
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<p><strong>L&rsquo;histoire de l&rsquo;Irlande de 1945 à nos jours</strong>. L&rsquo;histoire des méfaits de la religion catholique notamment sur les femmes et les homosexuels. Et à la fin, la modernisation de ce pays qui a été le premier État européen à reconnaître le mariage gay. C&rsquo;est à ce défi tout personnel que nous convie John Boyne, écrivain homosexuel assumé, dans un récit de 800 pages débordant de révolte, de douleur, d&rsquo;humour et d&rsquo;optimisme. Ce qui donne non pas un pamphlet revendicatif, mais un récit centré sur Cyril, un Irlandais que l&rsquo;on découvre quand il est encore dans le ventre de sa mère. Une formidable réussite littéraire que l&rsquo;on ne peut que chaudement recommander. Un bouquin que vous garderez dans un coin de votre tête pendant longtemps. Tout commence à Goleen, petit village à la pointe sud-ouest de l&rsquo;Irlande. La seconde guerre mondiale se termine, ce qui n&rsquo;a guère d&rsquo;importance pour Catherine Goggin qui à 16 ans est enceinte sans être mariée. Elle est la seule fille de sa famille qui compte aussi six frères, parce qu&rsquo;en Irlande un homme se doit d&rsquo;ensemencer sa femme pour qu&rsquo;elle lui donne beaucoup d&rsquo;enfants. Catherine assiste à la messe donnée par le père Monroe, dont on ne sait pas encore qu&rsquo;il a eu deux enfants de deux femmes différentes. Il la somme de dénoncer celui avec qui elle a fauté, pour qu&rsquo;il se confesse et soit pardonné. Elle sera ensuite chassée de la communauté. C&rsquo;est son père Bosco Goggin qui a informé le curé de son état. Elle refuse, comme son père et son grand-père refusent que les femmes de la famille lui viennent en aide. Seul le plus jeune de ses frères la défend avant d&rsquo;être frappé par son grand-père. Le départ de Catherine soulage de nombreuses villageoises qui craignaient qu&rsquo;elle ne nomme leur fils ou pire leur mari.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Vous êtes complètement cinglés, dans ce pays, ou quoi ? Vous ne voulez pas que vos compatriotes soient heureux ?</p></blockquote>



<p>À Dublin Catherine survit en tant que serveuse dans un salon de thé jusqu&rsquo;à la naissance de son fils qu&rsquo;elle confie à une institution religieuse. On le retrouve en 1952 après qu&rsquo;il a été adopté par Charles et Maude Avery, un couple de la bonne bourgeoisie qui vivent sous le même toit tout en s&rsquo;ignorant. Maude écrit des romans pour enfants alors que Charles est banquier à la réputation sulfureuse. Ils ont prénommé leur fils Cyril en souvenir d&rsquo;un épagneul qu&rsquo;ils avaient beaucoup aimé. Il a sept ans et a été informé qu&rsquo;il ne serait jamais un véritable Avery. Cyril rencontre Julian Woodbead, un garçon de son âge dont il&nbsp;pensera longtemps qu&rsquo;il sera l&rsquo;amour de sa vie. Sept années après, ils partagent la même chambre d&rsquo;un collège religieux. Si Julian est obsédé par les filles, Cyril en pince pour son compagnon, sans pour autant se considérer comme homosexuel. Ce qui serait un crime aux yeux de la loi irlandaise. 1966 Cyril a 21 ans, il travaille au ministère de l&rsquo;Éducation. Impossible pour lui de pratiquer sa sexualité avec bonne conscience. Et ce n&rsquo;est pas en s&rsquo;entendant dire par un médecin que « <em>Les</em> <em>pervers</em>, <em>dégénéré</em>s, cinglés ont <em>toujours</em> <em>existé</em>  » que cela risque de s&rsquo;arranger. Son histoire va se poursuivre jusqu&rsquo;en 2015, la période que John Boyne dénomme « La nouvelle Irlande ». Son chemin est donc encore long. La société irlandaise, taraudée par le catholicisme rejettera pendant longtemps l&rsquo;altérité. Ce qui fera dire à un des personnages du roman :  « <em>Vous êtes complètement cinglés, dans ce pays, ou quoi ? Vous ne voulez pas que vos compatriotes soient heureux ?</em> ». Et encore ne savait-il pas encore que le sida était devant eux.</p>
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		<title>Les corps conjugaux, Sophie de Baere, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2020/10/11/les-corps-conjugaux-sophie-de-baere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2020 18:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on tout faire au nom de l&#8217;amour ? Sophie de Baere répond à cette question dans un roman aussi dérangeant que bien écrit. Alice y apparaît en 1967 du côté de Bolbec en Normandie entre sa mère, son frère né handicapé mental, et sa sœur Mona. Le père a fui le foyer pour ne plus [&#8230;]</p>
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<p><strong>Peut-on tout faire au nom de l&rsquo;amour ?</strong> Sophie de Baere répond à cette question dans un roman aussi dérangeant que bien écrit. Alice y apparaît en 1967 du côté de Bolbec en Normandie entre sa mère, son frère né handicapé mental, et sa sœur Mona. Le père a fui le foyer pour ne plus voir son fils, et lui qui construit désormais des toits à Clermont-Ferrand n&rsquo;a jamais été capable d&rsquo;en mettre un au-dessus de sa famille. La mère napolitaine Silvia Callandri se démène pour faire vivre ses enfants. La vie est difficile pour cette couturière à domicile entre les quolibets des voisins qui n&rsquo;aiment pas les<em> macaroni</em>, Alessandro qui restera toujours le tiot et ses deux filles. Mais Silvia a un espoir : faire briller Alice dont la beauté a tout de suite attiré l’œil. Alice accepte de mettre des robes, de se laisser pomponner, de concourir à 16 ans pour devenir la miss locale puis miss Normandie. Elle devient la réussite que sa mère n&rsquo;a jamais connue depuis son départ d&rsquo;Italie. Elle est aussi le bon coup que les fils de commerçants et de notables en rut se tapent sur les sièges arrière des Renault 5 GTI.  Celle qu&rsquo;on déballe comme un joli paquet. Alice la salope, Alice la pute.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Alice disparaît plongeant son mari et sa fille dans le désespoir</p></blockquote>



<p> Alors Alice part à vingt ans, le bac toujours pas en poche, pour s&rsquo;installer à Courbevoie. Elle y trouve l&rsquo;anonymat dans un emploi de standardiste. La miss locale, celle qui apparaît dans les catalogues d&rsquo;Euromarché a rendu la main. Elle rencontre Jean l&rsquo;instituteur qui devient son amant et l&rsquo;amour de sa vie. Celui qui apaise ses angoisses, celui avec qui l&rsquo;alchimie est totale. En 1989, Charlotte naît à la maternité Port-Royal, au moment où le mur de Berlin tombe. Ni la mère ni la sœur d&rsquo;Alice ne viennent la voir. Elle ne s&rsquo;entend guère avec les parents de Jean mais leur bonheur est toujours aussi fort. Près de dix années plus tard, Alice annonce à Jean qu&rsquo;elle est enceinte. Des années qu&rsquo;ils en rêvaient. Il sort le champagne. Après tant de temps elle lui demande de l&rsquo;épouser, de la garder pour toujours. Quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît plongeant son mari et sa fille dans le désespoir. Nous les suivrons pendant de longues années, de Melun à Charleville-Mézières, de la Normandie aux Alpes, car nous savons ce que sa mère a dit à Alice. Des années de vaines recherches et de fuites sont devant eux. Avec pour ultime message  « <em>Il ne faut pas juger l&rsquo;amour </em>».</p>
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		<title>Confusions, Marie Tanguy, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 05:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[🤍]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a plusieurs façons d&#8217;aborder ce livre qui relate la plongée d&#8217;une jeune femme dans la campagne électorale d&#8217;Emmanuel Macron. La narration de ce qu&#8217;a vécu Marie Tanguy, jeune trentenaire que les golden boys macroniens ont été chercher à la CFDT pour écrire une partie des discours du candidat. Une réflexion sur la manière [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Il y a plusieurs façons d&rsquo;aborder ce livre</strong> qui relate la plongée d&rsquo;une jeune femme dans la campagne électorale d&rsquo;Emmanuel Macron. La narration de ce qu&rsquo;a vécu Marie Tanguy, jeune trentenaire que les <em>golden boys</em> macroniens ont été chercher à la CFDT pour écrire une partie des discours du candidat. Une réflexion sur la manière dont se déroule la conquête du pouvoir et les compromissions qui vont avec. La folie qui s&#8217;empare de jeunes têtes bien faites, persuadées qu&rsquo;elles savent tout mieux que les autres. Ou encore l&rsquo;impossibilité de s&rsquo;inscrire durablement dans une équipe destinée à gouverner si on n&rsquo;a pas fait les bonnes écoles tout en étant sévèrement testostéroné. <em>Confusions</em> c&rsquo;est tout cela à la fois et c&rsquo;est ce qui rend le bouquin intéressant. Marie Tanguy, études à Sciences Po, origine modeste, famille dans le Lot, est démarchée pour rejoindre l&rsquo;équipe de celui qu&rsquo;elle appelle EM. Elle se considère comme faisant partie de la deuxième gauche, celle que Michel Rocard a longtemps incarnée, elle n&rsquo;a pas de passé syndicaliste, mais a trouvé son équilibre en travaillant dans le collectif qui entoure Laurent à la CFDT. Laurent, c&rsquo;est Laurent Berger, dont elle refuse de donner le nom comme tous les personnages qu&rsquo;elle côtoie dans son récit.  « <em>Macron ce n&rsquo;est pas Rocard </em>» lui répond le premier secrétaire de sa conf. Elle le sait mais Macron c&rsquo;est jeune, ça se veut aussi de gauche, ça parle écologie et numérique alors banco. Marie se retrouve dans le bureau occupé par le groupe Idées au 99 rue de l&rsquo;Abbé Groult dans le XVe arrondissement de Paris. C&rsquo;est petit, beaucoup trop petit car ils sont cinq, ça renifle la transpiration et la nourriture. « <em>Ça sent le fauve chez les Idées</em> » glisse Sibeth quand elle parle d&rsquo;eux. On lui concède une place, on la dote d&rsquo;un ordi, un Mac, forcément un Mac, on n&rsquo;est pas chez les ploucs. On l&rsquo;initie à Telegram la messagerie cryptée avec laquelle tous les échanges se font. Écrire pour EM ne signifie pas travailler à ses côtés, le taf étant particulièrement hiérarchisé. Elle a en charge les premiers jets qui sont obligatoirement relus et réécrits par Ismaël (Emelien) la tête pensante en charge du programme. Si tous travaillent comme des dingues, lui est encore plus actif. Cet homme est-il seulement capable de dormir alors qu&rsquo;il envoie régulièrement des messages à deux heures du matin? Pas d&rsquo;Emmanuel donc mais parfois Brigitte, qui fait le tour des bureaux. Dans cette atmosphère stressée, elle apporte des confiseries et un peu d&rsquo;humanité aux équipes. Marie ne cesse de se demander si elle est au niveau, tant ceux qui l&rsquo;entourent semblent avoir rayé ce terme de leur vocabulaire. Ils sont là pour écrire le programme, alors ils envoient. Manu a promis de s&rsquo;attaquer aux rentes, une obsession chez lui depuis la Commission Attali, ils vont donc butter les régimes spéciaux. Réformer la fiscalité des successions ? Même pas en rêve. Pourtant ça lui plairait à Marie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les corps intermédiaires ne sont que des lobbys néfastes</p></blockquote>



<p>Avec les bons sondages, les ralliements se multiplient autour du candidat qui devient plus téméraire, promettant à ceux qui viennent le voir ce qu&rsquo;ils ont envie d&rsquo;entendre. L&rsquo;équilibrage des comptes, dont se gausse toute l&rsquo;équipe en prend un coup ? Pas d&rsquo;importance on fera avec. Les journées sont longues, Marie mange de plus en plus mal, presque toujours au bureau. Son corps s&rsquo;avachit, elle a  arrêté le sport, elle rentre tous les soirs en Uber faute de métro. Elle a même délaissé son amoureux, mais elle est contente d&rsquo;en être, de travailler avec ces génies. Parfois les doutes l&rsquo;assaillent comme le jour où elle doit préparer le discours pour la visite d&rsquo;EM à La Réunion. On ne lui demande pas de connaître le sujet mais d&rsquo;écrire en s&rsquo;appuyant sur le savoir de l&rsquo;équipe spécialisée sur le sujet. Petit problème, ils ne se supportent pas et passent leur temps à se débiner, alors qui croire ? Sans même songer à s&rsquo;imposer, Marie a du mal avec le plus brillant des <em>golden boys</em> : David (Amiel). L&rsquo;étoile montante de la macronie est un pur génie. Bac à 15 ans, normalien grandi dans les beaux quartiers, aussi à l&rsquo;aise en économie qu&rsquo;en histoire, et surtout aucun doute sur ses capacités. Pour lui les corps intermédiaires ne sont que des lobbys néfastes, ce qui est quelque peu compliqué à avaler pour celle qui vient de la CFDT. La concertation ? Elle se réduira à faire de la pédagogie sur ce qui aura déjà été décidé. Marie trouve quelques soulagements chez les rares femmes de l&rsquo;équipe, mais trop peu. Elle finit par partir avant le premier tour vaincue par un <em>burn-out</em> et le sentiment de ne pas être à sa place. On lui souhaite de se reconstruire en se posant une ultime question : aurait-ce été différent dans une autre équipe ?</p>
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		<title>Un bref désir d&#8217;éternité, Didier Le Pêcheur, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 14:39:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est à un voyage dans le Paris de la fin du XIXe siècle que vous convie Didier Le Pêcheur. Un voyage que l&#8217;on vous conseille si vous souhaitez passer un excellent moment au milieu des gagneuses et des marlous, des condés et des bourgeois qui s&#8217;encanaillent. Il vous emmène dans une ville où les ouvriers [&#8230;]</p>
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<p><strong>C&rsquo;est à un voyage dans le Paris de la fin du XIXe siècle</strong> que vous convie Didier Le Pêcheur. Un voyage que l&rsquo;on vous conseille si vous souhaitez passer un excellent moment au milieu des gagneuses et des marlous, des condés et des bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Il vous emmène dans une ville où les ouvriers se tuent à la tâche sans espoir de faire de vieux os. Plus dure encore est la vie des femmes, abonnées aux coups des pères puis des maris, élevant des marmots sans en avoir les moyens, ce qui ne les dispensent pas de gagner leur vie. Par nécessité et rarement par choix, certaines vendent leur corps croyant échapper à la misère. Mais les contreparties ne manquent pas. Fût-ce pour une fille du même nom, on ne tapine pas dans la joie, car en plus des clients il faut aussi en passer par un protecteur pour survivre dans le métier. Dans ces années 1890, certains refusent pourtant cette société. Ils sont anarchistes et posent des bombes. Traqué par toutes les polices de France, Ravachol&nbsp;terrorise bourgeois et patrons. Moins idéologues, de jeunes gens se sont regroupés en bandes et ils imposent leurs lois aux abords des fortifications, là où le surin et le respect du chef en imposent à la rousse. La terreur suscitée par Ravachol prend fin en 1892 quand Jules Lhérot, garçon de café, reconnaît le poseur de bombes dans son établissement. Il court le dénoncer au commissariat. La justice passe et condamne Ravachol à la guillotine. La presse qui s&#8217;empare de l&rsquo;événement pour vendre du papier lui en est reconnaissante. Mais les anarchistes se vengent en faisant sauter le café, tuant le peu de famille du loufiat. La vie de limonadier prend fin et Jules devient policer. Quoi de plus beau pour un héros de la Nation que de faire respecter l&rsquo;ordre ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Zélie c&rsquo;est la Casque d&rsquo;or de Becker, la vraie vie en plus</p></blockquote>



<p>Zélie a choisi un autre chemin. À 15 ans, elle fuit son père et fait le trottoir pour survivre. Raflée par les policiers, elle est envoyée en maison de correction au grand dam du commissaire Raynaud qui sait qu&rsquo;elle en ressortira mieux armée pour son métier. Raynaud, un commissaire pas comme les autres. Poête quand il ne dirige pas ses hommes. Et humain quand il sauve Madeleine du déshonneur, quand son amant décède d&rsquo;épectase dans ses bras. Pour Zélie, Raynaud ne peut pas grand-chose. Car cette fille c&rsquo;est la Casque d&rsquo;or de Becker, la vraie vie en plus. Ses hommes l&#8217;emmènent le dimanche danser dans les guinguettes, et savent « <em>lui mettre en joie sa petite boutique</em> ». Mais elle doit pour cela ramener de l&rsquo;argent les autres jours. Comme Casque d&rsquo;or, Zélie provoque des batailles entre souteneurs et c&rsquo;est Milo qui l&#8217;emporte. Le bel apache s&rsquo;impose, lui qui a appris à tuer dans les Bat&rsquo;d&rsquo;Af&rsquo;, et qui s&rsquo;en souvient du côté des fortifications. N&rsquo;allez pas pour croire autant qu&rsquo;ils seront heureux et qu&rsquo;ils auront beaucoup d&rsquo;enfants. Dans ce Paris célébré par Eugène Sue, la réussite n&rsquo;a pas cours chez les miséreux. Et leur code d&rsquo;honneur a aussi ses limites. De toute façon, la police veille, non pas pour arrêter ces détrousseurs de bourgeois. Elle prend note de tous ceux qui viennent s&rsquo;encanailler chez les gourgandines. Ça peut toujours servir. Alors profitez de la courte de vie de Zélie et de Milo, et même de celle de Jules, vous ne le regretterez pas.</p>
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		<title>L&#8217;âge d&#8217;or, Diane Mazloum, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
		<link>https://surbooke.fr/wordpress/2020/02/01/lage-dor-diane-mazloum-editions-jean-claude-lattes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 16:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman libanais 🇱🇧]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une bluette avant la tourmente. Les amours adolescentes qui annoncent la guerre. C&#8217;est l&#8217;histoire que nous raconte Diane Mazloum dans L&#8217;âge d&#8217;or. L&#8217;histoire du Liban de 1967 à 1978, soit la terrible décennie qui allait pulvériser ce havre de paix que l&#8217;on se plaisait à appeler «&#160;La Suisse du Moyen-Orient&#160;» en référence à la sage [&#8230;]</p>
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<p><strong>Une bluette avant la tourmente</strong>. Les amours adolescentes qui annoncent la guerre. C&rsquo;est l&rsquo;histoire que nous raconte Diane Mazloum dans L&rsquo;âge d&rsquo;or. L&rsquo;histoire du Liban de 1967 à 1978, soit la terrible décennie qui allait pulvériser ce havre de paix que l&rsquo;on se plaisait à appeler «&nbsp;La Suisse du Moyen-Orient&nbsp;» en référence à la sage cohabitation des communautés et plus encore aux richesses que détenaient ses banques. C&rsquo;est du moins ce que vivait la frange la plus riche des Libanais, les Chrétiens dont les privilèges politiques étaient garantis par la constitution aux dépens des Musulmans. Des Musulmans plus pauvres et toujours plus nombreux, les deux allant souvent de pair. Diane Mazloum se sert de ce contexte, y compris de personnages réels, pour construire son roman. Tout commence le 6 juin 1967, un jour presque comme un autre pour Georgina, jeune beauté encore lycéenne qui n&rsquo;a qu&rsquo;une idée en tête : décrocher une participation à son premier spot publicitaire. Ça se maquille, ça se soigne les cheveux, ça se pomponne, ça s&rsquo;enduit de produits multiples et variés pour ne pas rater cette chance. Georgina commence ici  un brillant parcours qui va l&rsquo;amener en quelques années à devenir «&nbsp;Georgina du Liban&nbsp;» pour avoir successivement gagné le titre de Miss Liban puis de Miss Univers. Un cas unique dans l&rsquo;histoire  du pays du Cèdre. Georgina ne le sait pas encore, et elle passe le plus clair de son temps parmi les enfants aisés de Beyrouth qui pouvaient dans la  journée toucher la neige pas très loin de la capitale pour plonger quelques heures après dans la Méditerranée. Roland est un de ceux qui l&rsquo;entourent, officiellement amoureux de Shirine avec qui il a entamé de sérieuses approches, mais de plus en plus attiré par Georgina. Peut-être plus encore que la future Miss nationale, Roland est né du bon côté avec un père officier de l&rsquo;armée et une mère qui porte de somptueuses robes de soirée dans les meilleurs restaurants. Ainsi va la vie alors que ce 6 juin 1967 constitue pour le reste du monde, le début de la guerre des Six jours qui allait permettre à Israël de s&rsquo;imposer face à la coalition arabe. De cette guerre les Libanais ne veulent pas, du moins l&rsquo;État libanais qui s&#8217;empresse de rendre à Israël les deux aviateurs abattus en déclarant que l&rsquo;avion était tombé tout seul. Mais ce que ne veulent pas voir les riches Libanais, c&rsquo;est que leur pays abrite déjà d&rsquo;innombrables réfugiés palestiniens en quête d&rsquo;un mythique retour qui devient plus illusoire encore à la fin de ces six journées. De fait plus personne ne veut d&rsquo;eux, et surtout pas les grands frères arabes qui finiront, Jordanie en tête, par les expulser de leur territoire. À charge pour ces Palestiniens d&rsquo;alimenter encore un peu plus la population des camps libanais. Profite, profite, Georgina. Séduis autant que tu peux, Roland. L&rsquo;avenir s&rsquo;annonce bien sombre, même pour ceux qui sont nés du bon côté.</p>
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		<title>Ahlam, Marc Trevidic, Éditions Jean-Claude Lattès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bisault]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Feb 2017 18:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[roman français 🇫🇷]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lattès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Janvier 2000, Kerkennah au large de Sfax en Tunisie. Paul Arezzo, célèbre peintre français vient soigner un chagrin d&#8217;amour dans ce petit paradis. Il devient rapidement l&#8217;ami de la famille de Farhat, un pêcheur qui l&#8217;emmène en mer sur sa felouque. Nora, son épouse professeur de français, Fatima sa mère qui l&#8217;a été, Issam son [&#8230;]</p>
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<p><strong>Janvier 2000</strong>, Kerkennah au large de Sfax en Tunisie. Paul Arezzo, célèbre peintre français vient soigner un chagrin d&rsquo;amour dans ce petit paradis. Il devient rapidement l&rsquo;ami de la famille de Farhat, un pêcheur qui l&#8217;emmène en mer sur sa felouque. Nora, son épouse professeur de français, Fatima sa mère qui l&rsquo;a été, Issam son fils et Ahlam sa fille. Nora tombe rapidement malade et Paul l&#8217;emmène en France pour tenter de faire soigner une leucémie. En vain, puisque Nora meurt en l&rsquo;absence de sa famille qui n&rsquo;a pu obtenir de visas. Paul revient s&rsquo;installer à Kerkennah, fait construire une maison et se remet à peindre. Il prend aussi sous sa coupe Issam et Ahlam. Issam peint et Ahlam joue du piano. Mieux, ils le font ensemble, Issam peignant sur les notes de sa sœur. En 2010, le régime de Ben Ali tombe miné par la corruption. Pour beaucoup de Tunisiens, c&rsquo;est le début de la liberté. Mais les Salafistes sortent de l&rsquo;ombre pour ramasser la mise. Issam passe de leur côté et abandonne sa famille alors qu&rsquo;Ahlam veut vivre sa vie de femme libre. C&rsquo;en est fini du projet de Paul de partir en France pour que les deux enfants puissent s&rsquo;accomplir dans leur art. Ancien juge anti-terroriste, Marc Trevidic nous décrit la déchirure d&rsquo;une famille et d&rsquo;une société. Au grand désespoir de Fahrat.</p>
<p>L’article <a href="https://surbooke.fr/wordpress/2017/02/04/ahlam-marctrevidic-editions-jean-claude-lattes/">Ahlam, Marc Trevidic, Éditions Jean-Claude Lattès</a> est apparu en premier sur <a href="https://surbooke.fr/wordpress">Surbooké</a>.</p>
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