Ahlam, Marc Trevidic, Éditions Jean-Claude Lattès

Janvier 2000, Kerkennah au large de Sfax en Tunisie. Paul Arezzo, célèbre peintre français vient soigner un chagrin d’amour dans ce petit paradis. Il devient rapidement l’ami de la famille de Farhat, un pêcheur qui l’emmène en mer sur sa felouque. Nora, son épouse professeur de français, Fatima sa mère qui l’a été, Issam son fils et Ahlam sa fille. Nora tombe rapidement malade et Paul l’emmène en France pour tenter de faire soigner une leucémie. En vain, puisque Nora meurt en l’absence de sa famille qui n’a pu obtenir de visas. Paul revient s’installer à Kerkennah, fait construire une maison et se remet à peindre. Il prend aussi sous sa coupe Issam et Ahlam. Issam peint et Ahlam joue du piano. Mieux, ils le font ensemble, Issam peignant sur les notes de sa sœur. En 2010, le régime de Ben Ali tombe miné par la corruption. Pour beaucoup de Tunisiens, c’est le début de la liberté. Mais les Salafistes sortent de l’ombre pour ramasser la mise. Issam passe de leur côté et abandonne sa famille alors qu’Ahlam veut vivre sa vie de femme libre. C’en est fini du projet de Paul de partir en France pour que les deux enfants puissent s’accomplir dans leur art. Ancien juge anti-terroriste, Marc Trevidic nous décrit la déchirure d’une famille et d’une société. Au grand désespoir de Fahrat.

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