Les bottes suédoises, Henning Mankell, Éditions Seuil

Henning Mankell n’est pas qu’un auteur de polars. Il a aussi écrit sur la fin de sa vie deux romans où il met en scène Fredrik Welin, un médecin à la retraite qui vient se réfugier dans l’île de ses grands-parents au large de Stockholm suite à une erreur médicale. Et plus ou moins y finir sa vie. Les chaussures italiennes constituaient le premier volume. Les bottes suédoises en sont le second que l’on peut néanmoins lire directement. Le titre du livre fait référence aux bottes en caoutchouc Tretorn que Welin souhaite acheter sur son île suite à l’incendie de sa maison. Un incendie où il aurait pu mourir sans un réveil en sursaut au milieu de la nuit. Welin a tout perdu, vêtements, chaussures, biens en tout genre et il doit se réfugier dans sa caravane et se contenter de ce qu’il peut acheter sur place : pour l’essentiel des produits chinois de piètre qualité. À 70 ans, Welin est d’autant plus malheureux qu’il vit seul, sa femme dont il était séparé étant morte. Sa fille Louise, dont il a découvert l’existence à l’âge de 40 ans lui est étrangère. Elle viendra quand même le retrouver sur l’île alors qu’une enquête de police découvre que plusieurs foyers sont la cause de l’incendie dont Welin pourrait bien être l’auteur. Le livre contient donc une intrigue policière mais mineure. Mankell s’attache surtout à décrire les sentiments d’un homme sur la fin de sa vie. Qui se rattache à ce qu’il peut pour en bénéficier encore un peu. Sa fille qu’il découvre dans la douleur. L’amour impossible avec la journaliste Lisa Modin bien trop jeune pour accepter les avances de Welin. Tout un ensemble qui se déguste avec d’autant plus de plaisir que la mer est omniprésente dans ce roman. Et que Wellin va se baigner tous les jours de l’année, si besoin en cassant la glace.

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