Peindre la pluie en couleurs, Aurélie Tramier, Éditions La Belle Étoile

Pas vraiment feel good ce roman, nonobstant sa jolie couverture et le pedigree de son autrice qui revendique sur son compte Tweeter avoir déjà écrit un bouquin de ce type. Plutôt un livre qui vous remue sans toutefois jamais vous désespérer. Parce qu’elle est rude la vie de Morgane Mercier, directrice de crèche aux Batignolles. Son truc à elle ce ne sont pas les mouflets mais les animaux. Elle rêve de diriger une pension haut de gamme pour chiens, elle qui partage sa vie avec Snoopy son beagle. Pourtant elle va devoir s’adapter quand elle apprend la mort de sa sœur Émilie, qui avant de décéder trouve la force dans l’ambulance de lui confier ses deux enfants. Elliot dix ans et Léa six ans désormais orphelins de père et de mère. Il y a bien les grands-parents, mais du côté de leur père Oma Annett et Opa Georg qui vivent en Allemagne, on est réalistes. Malgré leur amour, ils ne sont plus en état d’endosser une telle responsabilité. Mamie Cat par contre elle voudrait bien, et elle ne se prive pas de le faire savoir. Elle envisage même un recours auprès du juge pour rapatrier à Marseille ses petits-enfants. Parce que quand même, quoi de mieux que la mer et le soleil pour grandir.

C’est une sacrée bouffée d’espoir distillé par cette jeune romancière

Peindre la pluie en couleurs c’est l’histoire d’une trentenaire fracassée qui est dans l’obligation morale d’accomplir l’ultime vœu de sa sœur qu’elle aimait tant. La lutte de deux jeunes enfants pour réapprendre la vie après la mort de leurs parents. Deux jeunes enfants qui habitent désormais avec leur tante juste au-dessus d’un cimetière. C’est une série de personnages comme on souhaiterait en rencontrer. Une puéricultrice qui rayonne auprès des bambins qu’on lui confie. Un croque-mort long comme un jour sans pain qui hurle du Dalida en amenant en corbillard sa petite Alice à la crèche. C’est une sacrée bouffée d’espoir distillée par cette jeune romancière qui réside à Munich. Et en fin de compte un bouquin plutôt feel good. Il n’y a pas de mal à se faire du bien.

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