Le garçon sauvage, Paolo Cognetti, Éditions 10/18

C’est un petit livre rafraîchissant qui va vous emmener passer du printemps à l’automne dans les montagnes. Haut, très haut, à plus de 2 000 mètres dans le Val d’Aoste. Paolo Cognetti y raconte son séjour, lui qui a fui Milan pour se ressourcer où il a passé son enfance. Peut-être même pour recommencer à écrire. Mais de sa quête d’écriture, Cognetti n’en parle guère. Il raconte davantage sa vie dans les alpages, sa recherche de la nature, son attirance pour les animaux et pour les paysages. Il nous parle de sa baita, le chalet dont il prend possession avec son odeur de bois et de résine. Il lit, notamment Rigoni Stern, un autre écrivain montagnard. Mais côté Dolomites. Il coupe du bois quand il lui faut débiter un mélèze abattu par la foudre. Il en profite pour nous expliquer les caractéristiques des différentes essences. Il fait la vaisselle dehors sous le regard des marmottes. Paolo Cognetti envisage de cultiver un potager, mais que faire pousser à une telle altitude ? Des légumes à feuilles comme les salades ou les épinards. Peut-être des carottes. Cognetti aime cuisiner. Quand il se prépare des tagliatelles vertes, ce n’est pas en achetant son paquet de Barilla. Il ramasse des têtes d’orties, les hache avant de les mélanger à la farine. Cognetti nous raconte surtout ses rencontres car ce sont les hommes qui comptent. Ce sont eux qui ont façonné ces paysages. En juin, il voit arriver les bergers et leurs vaches. Il se délecte de les voir gérer l’herbe avec l’aide de leurs chiens. Déplaçant chaque jour les piquets pour rationner la pâture. Parce que ça mange une pie rouge pour produire du lait qui part chaque soir à la fromagerie. Avec l’arrivée de l’automne, les stalactites apparaissent à la fontaine. Il est temps de préparer la baita pour l’hiver et de partir.

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